Rating : M.
Nda : J'ai enfin établie une chronologie à Big Bang l'histoire d'Hayate et Takeshi. Comptée en [Rapport] ou à l'évocation de dates, l'échéance de Juillet mettrait fin à cette aventure ; fanfiction née d'une inspiration au détour des chiottes -le one shot d'une tireuse fumant avant de lâcher sa roquette haha. Je m'excuse au fait pour le temps que je prends à publier, la lecture n'en sera que meilleure~ Hum, j'espère. (Petite page publicité. Crossing Roads : le Lion et la Renarde. OCs : Kitsune Aiko ; Xanxus, Fran, Squalo, le reste de la Varia, son passé de Cervello et de meurtrière, sans oublier l'humour décalé de KHR et le Rating M. Jetez y un œil !) À présent le chapitre 4. N'oubliez pas de commenter s'il vous plait ! Aiko.
Cigarette and Loneliness - Chet Faker
Mon pouce glissa, j'inspirai et ma cigarette s'embrasa. Je soufflai doucement ma fumée pour la regarder se dissiper. Un bruit de pas léger attira mon attention, je tournai ma tête sur l'homme qui allumait la sienne. Tch, enfin une pause dans cette matinée infernale. Le revers du club de vacances. On se croirait presque à l'école avec leurs conneries.
´Maybe this could be the kind of one.´
Ça devenait de plus en plus flippant. Je sortis sans la moindre discrétion mon téléphone que j'avais réussis à coincer entre mes seins sous la matière fine mais serrée de ma chemise. J'avais abandonné les talons par contre. C'était vraiment trop pour moi, rien à faire des consignes sur le personnage. Mes fidèles Converses noires (au moins respectai-je l'harmonie des couleurs que je portais) avaient retrouvées mes pieds. Malgré la jupe toujours horriblement collée à mes formes, j'avais plus de mobilité.
´Where I sit on the words.´
"Hm ?"
´Or talking through each style .´
Je relâchai la fumée de ma cigarette en levant sombrement les yeux sur l'homme italien dans toute sa splendeur. Une main lâche passa dans ses cheveux blonds pour les maintenir en arrière. Ses yeux fins étrangement familiers et ses sourcils froncés dans une sorte d'amusement mâture révélaient un charme nonchalant intense chez ce type en veste de costard ouverte sur un tee shirt quelconque.
Everything is overheard.
Son attention sur moi fit remonter des frissons désagréables dans mon dos. Sa gestuelle criait son expérience physique au combat et il avait l'air... d'un pédophile. Trop gentil et mielleux avec ce qu'il faut de désinvolture pour captiver les minettes. C'est ce que cet enfoiré de Shamal m'avait apprit quand j'étais gosse. Tch, à cause de ce connard et de ses idées perverses, j'avais toujours ouvert un oeil méfiant et hostile sur la gente masculine. Au moins lui ne s'était pas abaissé à s'en prendre à moi avant ma majorité, si ce n'était pour ses commentaires désobligeants.
See everything I take upon loses worth.
"Qu'y a t il jeune fille ?"
Je lui haussai un sourcil dubitatif.
"Hayate!"
Well now that you're not the one that I thought you were.
La voix de l'autre crétin me déstabilisa et je jetai un regard en arrière vers son sourire idiot.
And it hurts that I'm done.
"Haaan, quel joli prénom."
Quand mes yeux se retournèrent j'aperçus son dos disparaître à l'intérieur du bâtiment. Tch, quel type bizarre.
Now I don't believe in nothing.
"Je vois que tu as rencontré Gamma ! Tu es f-"
Ma Converse déchirée se pressa contre son ventre. Qu'il n'ose pas franchir mon espace vital. Le japonais semblait néanmoins prendre un malin plaisir à vouloir être proche de moi au milieu de la populasse. Je refusais que quiconque puisse voir ce qu'il se passait quand cet idiot agissait presque comme...un homme. Je m'éloignai à grands pas. Je fuyais Takeshi comme la peste depuis cette nuit la.
Avoiding night, tell me you know .
"T'as pas intérêt à me suivre, connard !"
Maybe I could be this lonely guy.
[Rapport : BigBang
Réunion dix huit. Les choses prennent forme. Ce gars nous fait créer un modèle sociétal. Les critères sont affolants. ]
That'll sing on a song.
Je passai par la salle de réception pour sortir sur les terrasses arrières du Manoir. L'endroit était désert et franchement flippant. L'air y était humide et l'on apercevait derrière les premiers arbres de la forêt qui bordait le domaine, la hauteur métallique d'un épais grillage. Tch. J'allumai ma clop et posai mon cul sur le rebord du muret qui séparait cette terrasse du reste du jardin.
Another tease will come along.
Ses pas silencieux identifiables résonnèrent de nouveau. Ce malade me suivait ou quoi ? Je jetai un coup d'oeil agacé au blond en tirant nerveusement la fumée entre mes lèvres. Il me regarda avec concupiscence et avança vers moi. Je me détournai sur la forêt en contre bas et l'ignorai lorsqu'il se mit à me parler. Non mais, c'était pas mon pote, on avait pas élevé les moustiques ensemble. Tch, quel foutu pervers. Les hommes étaient tous des obsédés psychotiques. Impossible d'avoir confiance en eux. Surtout lorsqu'il s'agissait de mafieux.
With everything I don't want.
"Eeeh. Tu as l'air bien en colère, jeune femme. Kishimoto t'exaspère ? Il ne satisfait pas ?
- Ta gueule. Fous moi la paix, tch.
- Eeeh, tu es tellement sur la défensive."
And you won't see me.
Je tirai violamment sur ma cigarette pour me retenir de lui foutre mon poing sur la gueule. Parmi toutes les règles stupides de cette mission idiote, il y avait celle de n'impérativement PAS ENGAGER DE COMBAT.
"Je parie que c'est ton premier, ou bien…eeh ne serais-tu pas encore vierg~"
Le reste de sa phrase mourut pourtant dans sa gorge. La droite m'avait bien trop démangée. Et encore, j'avais vraiment restreint la force de ma colère. Non mais qu'est ce qu'il lui prenait à ce super connard de toucher mes cuisses ?! Le sang pulsait fort dans ma tête et je me savais aussi rouge de haine que de gêne. Comment osait-il ? Qu'est ce qui clochait à ce point dans son cerveau pour s'imaginer pouvoir m'approcher ? Je ne voulais même plus respirer le même air que lui, il me dégoûtait. Je cracherai sur sa tombe.
Or pass with another one.
Je le repoussai avec mes jambes. Ma jupe émit un craquement sec quand je parvins à prendre suffisamment d'élan pour faire un flip. L'empreinte de mes converses taille 37 zébrait son haut. Je ne pus que lui lever mon majeure avec rage, incapable de prononcer quoique ce soit tant ma tête tournait. J'atterris dans l'herbe en contrebas, de l'autre côté du muret sur lequel je m'étais assise. Putain, putain de merde ! Qu'est ce que je foutais dans ce putain de plan foireux ?!
I cannot dream this is enough when you're gone.
Respirer. Lutter contre mon corps qui pétait un câble. Inspirer, rallumer ma cigarette. Doucement, cherchant ce coin calme de mon esprit. La partie de moi qui pouvait tout occulter pour uniquement vivre l'instant présent sans conscience du reste. Celle que je réservais d'ordinaire à mes positions de tirs et qui étouffait toute angoisse. Un, deux, trois. Enchaîner les taffs en silence, prête à dégainer l'arme loger vers mes cuisses - et nettement plus accessible depuis que j'avais niqué cette putain de jupe. Plus de doutes. Plus d'émotions. Plus de connards, juste de cibles potentielles. Je finis par bouger dans l'ombre de l'après midi pour m'éclipser jusque dans ma chambre. Les draps moelleux du pieu terminèrent dans le placard, enroulés autour de moi quand je l'investis.
J'y restai des heures.
Only to stomach a night without eating at all.
Craquer.
C'était le moment où mes nerfs devaient lâcher. Trop de pressions et de tromperies au quotidien. J'étais une putain de solitaire merde, tout ce monde et leurs foutus buffets ça me dépassait. Les gens. La Mafia. La mission et son bourrage de crâne. Les connards d'harceleurs. Je n'en pouvais plus. Seule et pathétique cachée dans un placard avec ma couette. Comme dans mes souvenirs de gamine batarde enfermée dans le manoir de mon Père. Derrière mon antipathie congénitale il n'y avait qu'une putain de gosse traumatisée.
Everyone's coming but now this will all be yours.
Tch, une vraie morveuse fragile. Les larmes affluaient sans que je ne puisse les arrêter. J'en étais noyée. Totalement perdue dans mon fuckin désespoir. À l'abandon total jusqu'à épuisement de mes forces et de ma conscience. Pleurant dans le noir, pleurant entre les bras qui vinrent me chercher, pleurant de toutes les fibres de mon corps balloté de sanglots, pleurant dans l'obscurité toujours présente puis la chaleur de son torse. Jusqu'à m'y fondre pour enfin respirer.
Breathe, this is love without love without love without love without love without love.
Ouais, craquer.
#KHR#
[Big Bang : Jour vingt-neuvième. Que dire ? Tant reste à venir jusqu'au centième.]
Drop the Game - Flume & Chet Faker
J'arborai un tee shirt extra large vermillon noircit d'une tête de mort dans l'explosion d'une bombe. Assise au coin de mon oreiller. Pétrifiée. À peine réveillée. Je voulais déjà fumer. L'aube brillait derrière les rideaux. Mais je ne bougeai pas pour observer mes pensées. J'étais vraiment à bout. Ce petit mois avait déjà réussi à foutre en l'air mon mental. Mission de merde. Caractère de merde. Vie de merde. Tch.
'I've been seeing all, I've been seeing your soul'
Je finis par sortir de ma torpeur pour chopper une clop. J'avais atteins un tel maniement de mon corps en sa présence que je ne le réveillai pas se faisant. Takeshi dormait. Je nous enfumais en silence en tâchant de me préparer à ce jour. Ce dernier. Demain, je partirais. Une pause, c'était tout ce dont j'avais besoin. Je reviendrais prête. La soit disant excuse de partiels - bah oui, j'étais censée être une étudiante - m'avait assurée une sortie des lieux autorisée sur le contrat que j'avais signé avec le fameux groupe Millefiore Ets.
'Give me things that I've wanted to know
Tch. Ça me foutait la jerbe. Je courus m'embuer sous l'eau chaude. Une brûlure à la limite du supportable pour mon épiderme que je frottai vigoureusement. Le jet balayait ma peau et mon image. Ok, faire le point. Aujourd'hui, je réglerai mes comptes avec les connards - ou pas - et serrai prête à me barrer à tout moment. Et je me casserai ! Ragaillardie par cette douche exaltante, j'avais déjà la clop au bec. Abandonnant ma serviette, je me hissai sur le plan reliant nos deux éviers.
'Tell me things that you've done'
Les derniers plocs des gouttes d'eau restante sur la paume de la douche et le rythme de mes taffs animait le silence humide de la pièce. Putain, je n'allais pas y arriver. L'angoisse et l'effroi rattrapèrent mes membres faibles. Une unique larme, douloureuse comme si j'eus versé du sang, roula sur ma joue. Reniflant, j'affrontai du regard mon reflet flou. Mes mèches grisâtres me collaient à la peau et je les dégageai sur une épaule. Pendant un moment, je ne pus que me détailler sans rien penser, dépassée. Un bâillement me poussa à reprendre contact avec la réalité et tirer une serviette sèche autour de mon corps prit de frissons.
'I've been feeling old, I've been feeling cold'
J'avais encore du temps avant de devoir être prête. Et la fatigue me regagnait trop fermement. Je ne résistai pas et retournai me pieuter. C'est quand cet idiot remua prêt de moi, si chaud et si torse nu que je réalisai être totalement à poil. J'ouvris grand les yeux pour voir son visage détendu de sommeil en face du mien. Ma gueule me brûlait tellement je rougis violemment. Et ce con dormait ! Pas moyen de me dégager de son étreinte improvisée. Alors pour cette fois encore, je me laissai aller sans rien dire. Doucement, mes doigts décidèrent de tracer le contour de ses traits asiatiques. Dessinant même avec arrogance ses lèvres. J'y posai furtivement les miennes avant de m'accrocher à lui. Après tout, il avait toujours été le seul.
You're the heat that I know
-Takeshi, je murmurai en me détendant.
'Listen, you are my sun'
-Ha...
Pour cette fois je rendais les armes.
-Haya...te..?
'Hush, I said there's more to life than rush'
Il pouvait tout gâcher en se réveillant. Cet idiot en était capable. Et surtout, je n'étais pas prête à le voir me regarder. Un peu tordu j'avoue. Alors pour une fois, qu'il me laisse n'être qu'une simple femme paumée. Je tâchai de ralentir mon souffle de fumeuse au creux de son cou. Ça le faisait frémir dangereusement. Je recalai mon menton sur son épaule lorsqu'il cessa. Il bougeait toujours tellement dans son sommeil. Une des raisons pour laquelle je dormais si mal : il me réveillait sans arrêts d'un murmure et je me levais fumer une clop. J'étais incroyablement habituée à le voir dormir de ce fait. Presque fascinée en fait. Étrangement, l'idée de le laisser seul ici une semaine me bouffait les tripes.
Not gonna leave this place with us
Je savais qu'il irait bien, ce crétin était trop bête pour se faire des problèmes. Peut être pourrait il me débarrasser des miens...mais je m'égarais. La présence de Takeshi était pourtant rassurante. Mes lèvres se posèrent sur sa peau. Je gouttai pleinement l'homme et le pouls de sa jugulaire. Ce ne fut qu'en ressentant l'écho des succions dans ma bouche que je réalisai l'avoir marqué d'un suçon. Je frémis contre lui sous l'émotion qui me prit et la satisfaction qui m'entraîna dans le sommeil. Bien, cet idiot n'aurait qu'à se rappeler et assumer ce qu'il me faisait. Je partais de toute façon.
Drop the game, it's not enough
#KHR#
Comme d'habitude, je démarrai la journée sur des charbons ardents. Même pas le temps de prendre un truck à bouffer que j'étais déjà à ça de péter un cable. Apercevant la tête blonde du premier con, la fureur inonda mes veines.
"Toi. Tu m'approche encore et jte bute."
Je lui crachai à la gueule dès que je le vis dans un couloir avant de me barrer vers les auditoriums. Je dérivais furtivement entre les allées au gré de mes pas. Il devrait être un attardé pour ne pas capter le sérieux de ma menace. J'étais une tueuse après tout, bien que spécialisée dans les bombes et les armes lourde ou présentement sous pseudo couverture. Je pourrais toujours raconter une histoire plausible pour me tirer d'un Meurtre à l'Hotel(1) ou mettrai en scène un accident. Je m'étais jurée de lui faire la peau s'il osait encore me harceler. Tch, quel putain de batard. J'avais bien assez de problèmes avec l'autre idiot pour me retrouver avec un violeur sur le dos. J'en pouvais plus. Cette journée était déjà interminable ! Midi était était déjà pas foutu d'arriver, l'aube prochaine était encore si lointaine. Je voulais voir ma famiglia, serrer ma boss dans mes bras.
Je séchais la moitié des réunions, incapable de me concentrer sur tout ce que ces connards et autres bouffons déballaient comme conneries. Ça avait été presque intéressant au début. Les jours rendaient leurs conférences stériles. Les foutues simulations n'avaient, d'après moi, d'autre but que de former les invités à...ce fichu projet de mégalomane. Putain. Tellement de symboles noircirent encore les dernières pages de mon quatrième bloc note. Et puis la vint un autre type chelou. Insupportable et tout, rien qu'à sa tronche toute blanche et violette. Couleurs qui se répétaient jusqu'au bout de ses pieds. Même les marques qu'il arborait sur son visage pâle au sourire hypocrite.
-Alors tu nous quittes Hayate-chan.
Je m'apprêtais à sérieusement l'envoyer chier quand un mec, un japonais habillé tout en blanc - putain, c'était le dresscode du jour ou quoi ?! - débarqua comme s'il avait eu cherché ce gars bizarre.
-Byakuran-sama.
Il lui ouvrit un œil lila et machin se congédia d'un pas en arrière. Je déglutis en soufflant difficilement la fumée de ma clop à peine entamée. Forcément, j'étais énervée et de mauvaise humeur. Et voilà que le nouveau harceleur du jour - c'est à dire : un individu indésirable et/ou inconnu qui s'invite dans mon espace personnel et/ou pense stupidement qu'il peut me parler et/ou autres supers connards - se retrouve être le putain de Grand Manitou de toute cette foutue organisation.
-Je vois que tu comprends le japonais.
Eh merde ! Je me disais bien qu'il y avait quelque chose de pas cohérent dans cette situation pourrie. Ce connard m'avait bien eu. Je serrais des poings en grommelant. J'avais l'impression d'être transparente pour se type. Franchement, c'était si intimidant et édifiant. Bordel de putain de super connard. Je le haïssais déjà plus en plaçant le personnage derrière les complots et les programmes quotidiens.
-Je suppose que tu pratiques avec Kishimoto-kun.
Bordel, c'était encore quoi ces manières inexistantes ? Merde, je n'étais vraiment pas d'humeur pour ça. Je tournai des talons après une espèce de révérence à la japonaise. Après tout c'était dit dans mon dossier que j'avais été transférée au Japon au collège. Ma fumée ne s'était pas encore dissipée où je me trouvais que je tournai déjà dans un couloir. Un rapide coup d'œil en arrière me montra mon précédant interlocuteur avec son sourire de foutu détraqué mental en m'observant partir. Je frissonnais encore de la sueur froide qui avait coulé dans mon dos en passant la porte de ma suite.
Retour à la case départ. Tch, j'aurais mieux fait de rester couchée toute la matinée ! J'enlevai mes pompes puis mes fringues pour me foutre en pyjama. Tant pis, je dormirais jusqu'au lendemain. Je tremblais encore en m'enfouissant sous la couette, l'odeur de Takeshi m'enlaça comme pour me rappeler la raison pour laquelle je m'étais enfuis des susnommés draps le matin même. Et pourquoi je ne m'étais pas présentée de la journée. Tout était en bazar dans mon crâne. Ouai, j'avais complètement craquer. Je m'empourprai toute seule quand les pensées que j'avais essayer de tenir hors de mon crâne s'imposèrent à moi.
Je serrais fort son oreiller entre mes bras. Cet idiot.
