Attention ! Ceci est un slash. Vous êtes prévenus !

Et voici le nouveau chapitre de A Veela and his mate. Un chapitre plus court. Au programme, les retenues avec Ombrage. Certains passages sont encore tirés du livre, comme pour le chapitre précédent.

Merci à stormstrooper2 et Chambre 313 qui m'ont laissé des reviews !

Bonne lecture !


Le dîner ce soir-là passa si lentement qu'Harry aurait juré que les horloges se moquaient de lui. Toutes les quelques secondes, il levait les yeux vers la Grande Table et voyait Severus le fixer. Chaque fois que Severus croisait le regard d'Harry, ils verrouillaient leurs yeux et Severus offrait un rapide sourire qu'Harry lui retournait immédiatement.

Malgré le léger répit, Harry allait devenir fou avec tous ces regards lubriques fixés sur lui. Ron et Hermione firent de leur mieux pour le bloquer à la vue des autres, mais ça ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas sentir leurs regards. Severus aussi, avait l'air de souffrir d'un complexe quand il vit les expressions suggestives tournées vers son compagnon. Il se demanda si Dumbledore se ficherait s'il jetait un sort à quelques élèves...

Remus et Sirius étaient tiraillés entre observer la réaction de Severus à l'attention que suscitait Harry et l'aider à tous les repousser. Bien sûr, ils ne voulaient pas qu'Harry soit si irrespectueusement attrapé et peloté, mais observer l'expression meurtrière de Rogue était juste trop divertissant.

Finalement, Severus en eut assez quand il remarqua un Serdaigle sournois s'approcher d'Harry, passer à côté de lui et lui palper les fesses avec espièglerie. Harry leva pratiquement le pied en l'air et glapit assez fort, attirant l'attention de tout le monde à la table des Gryffondor et celles des professeurs. Harry rougit et baissa les yeux. Severus grogna en lui-même et sortit furieusement de la salle, espérant qu'Harry comprendrait.

En effet, même pas deux secondes plus tard, Harry s'éloigna rapidement des étudiants qui mangeaient et passa ses bras autour du cou de Severus. « Je n'en peux plus ! » explosa-t-il, l'air totalement contrarié et épuisé.

Severus soupira et enroula ses bras autour de la taille d'Harry. « Je sais, mon amour. Je suis désolé que tu doives en passer par là, mais je ferai de mon mieux pour te protéger. »

Harry soupira. « Je sais que tu le feras Severus, mais tu ne peux pas tous les arrêter. »

Severus fronça les sourcils et resserra ses bras. « Je sais que je ne peux pas, c'est pour ça que ton parrain et son toutou sont là pour aider. »

Harry grimaça et Severus déposa un chaste baiser sur sa joue. « Maintenant dépêche-toi amour, tu ne voudrais pas être en retard pour ta retenue. »

Harry grogna puis se mit sur la pointe des pieds pour déposer une bise sur le nez de Severus. « Très bien, je promets de ne pas lui donner de raison pour me garder plus longtemps. »

« J'apprécierais, » dit sèchement Severus qui secoua la tête quand il vit Harry courir vers la classe d'Ombrage pour ne pas être en retard.

Quand Harry frappa à la porte, le Professeur Ombrage appela, « Entrez, » d'une voix mielleuse. Il s'avança prudemment en regardant autour de lui.

Harry avait connu ce même bureau du temps de ses trois précédents occupants. A l'époque de Gilderoy Lockhart, les murs étaient tapissés de portraits de lui qui adressaient au visiteur un sourire rayonnant. Du temps de Lupin, on avait toutes les chances d'y trouver de fascinantes créatures enfermées dans des cages ou des aquariums. Enfin, lorsque le faux Maugrey s'y était installé, il l'avait rempli de toutes sortes d'instruments bizarres destinés à détecter méfaits et mensonges.

Mais aujourd'hui, il était devenu méconnaissable. Des étoffes ornées de dentelles recouvraient tout, des vases de fleurs séchées étaient posés sur de petits napperons et un mur entier était occupé par une collection d'assiettes ornementales qui représentaient des chatons aux couleurs criardes, chacun portant autour du cou un nœud différent. Les assiettes étaient si laides qu'Harry, pétrifié, ne put en détacher son regard jusqu'à ce que le professeur Ombrage prenne à nouveau la parole :

« Bonsoir, Mr Potter, » dit-elle.

Harry sursauta et se tourna vers elle. Il ne l'avait pas tout de suite remarquée car elle portait à présent une robe à fleurs tapageuse qui semblait se fondre entièrement avec la nappe recouvrant son bureau, juste derrière elle.

« 'Soir, professeur Ombrage, » répondit Harry avec raideur.

« Eh bien, asseyez-vous, » dit-elle.

Elle lui indiqua une petite table drapée de dentelles devant laquelle elle avait installé une chaise à dossier droit. Un morceau de parchemin vierge, posé sur la table, paraissait l'attendre.

Elle l'observait, la tête un peu penchée, en souriant toujours largement comme si elle savait très bien ce qu'il pensait et attendait de voir s'il allait à nouveau perdre son calme. Au prix d'un effort colossal, Harry détourna son regard, laissa tomber son sac à côté de la chaise et s'assit.

« Très bien, » dit Ombrage d'une voix douce, « on parvient déjà mieux à contrôler son humeur, n'est-ce pas ? Maintenant vous allez copier des lignes, Mr Potter. Oh non, pas avec votre plume, » ajouta-t-elle en voyant Harry se pencher pour ouvrir son sac. « Vous allez vous servir d'une de mes plumes personnelles. Voilà. »

Elle lui tendit une longue plume mince et noire dont l'extrémité était anormalement pointue.

« Je veux que vous écriviez : «Je ne dois pas dire de mensonges », » poursuivit-elle à mi-voix.

« Combien de fois ? » demanda Harry d'un ton qui imitait d'une manière assez convaincante celui de la politesse.

« Oh, autant de fois qu'il le faudra pour que le message rentre, » répondit Ombrage de sa voix doucereuse. « Allez-y. »

Elle alla s'asseoir à son bureau et se pencha sur une liasse de parchemins qui semblaient être des copies à corriger. Harry leva la plume noire et pointue puis se rendit compte qu'il manquait quelque chose,

« Vous ne m'avez pas donné d'encre, » dit-il.

« Oh, mais vous n'en aurez pas besoin, » répondit le professeur Ombrage avec quelque chose dans la voix qui évoquait vaguement un rire.

Harry posa la pointe de la plume sur le parchemin et écrivit : «Je ne dois pas dire de mensonges. »

Il étouffa alors une exclamation de douleur. Les mots s'étaient inscrits sur le parchemin dans une sorte d'encre rouge et brillante. Mais au même moment, ils étaient également apparus sur le dos de sa main droite, tracés dans sa peau comme avec un scalpel. Tandis qu'il regardait la coupure encore étincelante de sang, la peau se referma peu à peu et l'inscription s'effaça en ne laissant qu'une marque légèrement rouge et lisse au toucher.

Harry se tourna vers Ombrage. Elle l'observait, sa large bouche de crapaud étirée en un sourire.

« Oui ? »

« Rien, » répondit Harry à mi-voix.

Il regarda à nouveau le parchemin, y reposa la pointe de h plume et recommença à écrire : «Je ne dois pas dire de mensonges. » Aussitôt, il ressentit la même douleur cuisante au dos de sa main. Cette fois encore, les mots s'étaient inscrits dans sa peau. Et, cette fois encore, la coupure se referma d'elle-même quelques secondes plus tard.

Le même phénomène se répéta ainsi. Harry écrivait inlassablement les mêmes mots sur le parchemin non pas avec de l'encre mais, comme il ne tarda pas à le comprendre, avec son propre sang. Et à chaque fois, les mots s'inscrivaient au dos de sa main, disparaissaient lorsque la plaie guérissait puis réapparaissaient dès qu'il reposait la pointe de la plume sur le parchemin.

Derrière la fenêtre du bureau, l'obscurité tombait dans le parc. Harry ne demanda pas quand il pourrait s'arrêter. Il ne regarda même pas sa montre. Il savait que le professeur Ombrage l'observait, guettant le moindre signe de faiblesse. Mais il n'avait pas l'intention de laisser voir quoi que ce soit, même s'il devait rester là toute la nuit à s'écorcher la main avec cette plume...

« Venez ici, » dit-elle enfin.

Il lui semblait que des heures entières s'étaient écoulées.

Il se leva, la main douloureuse. En y jetant un coup d'œil, il vit que la coupure s'était refermée mais que la peau à cet endroit avait à présent une couleur rouge vif.

« Votre main, » dit-elle.

Il la tendit et elle la prit dans la sienne. Harry réprima un frisson lorsqu'elle le toucha avec ses épais doigts boudinés entourés d'horribles vieilles bagues.

« Mmm, il me semble que je n'ai pas encore réussi à faire grande impression, » dit-elle avec un sourire. « Eh bien, nous n'aurons qu'à recommencer demain soir, n'est-ce pas ? Vous pouvez partir. »

Harry quitta le bureau sans dire un mot. L'école était déserte. Il était sûrement plus de minuit.

Il parcourut lentement le couloir puis, après avoir tourné le coin et s'être assuré qu'elle ne l'entendrait pas, il se mit à courir à toutes jambes. Il voulait maintenant voir Severus plus que tout mais avait peur de ce que son compagnon ferait s'il découvrait ce qu'Ombrage avait fait, donc à la place, il courut jusqu'à la salle commune de Gryffondor.


« Pourquoi tu n'as pas fini ça hier soir ? » demanda Harry en s'asseyant sur la chaise vide à côté de Ron au petit-déjeuner le matin suivant. Ron cherchait l'inspiration en jetant des regards frénétiques tout autour de la pièce.

« Il faudra bien que ça aille, » soupira Ron en fermant son journal, le fourrant rapidement dans son sac puis se levant de table. Harry se leva aussi et ils saluèrent Hermione avant de se diriger vers la Tour Nord.

« Au fait, la retenue avec Ombrage, c'était comment ? Qu'est-ce qu'elle t'a donné comme punition ? » demanda Ron, brisant le silence détendu.

Harry hésita une fraction de seconde, puis répondit, « Des lignes. »

« Ça aurait pu être pire. » Ron haussa les épaules.

Harry se mordit les lèvres et acquiesça vaguement.

La deuxième retenue fut juste aussi pénible que la précédente. Sa main droite était maintenant rouge et enflammée, et malgré tous les sorts créatifs qu'il avait essayés, les mots refusaient de s'effacer. Non seulement ça, mais Ombrage avait aussi commencé à le garder encore plus tard, ne le libérant parfois qu'après minuit.

Les effets des retenues n'étaient pas visibles que pour lui, cependant. Tous les soirs, il avait à peine l'énergie de se traîner jusqu'à la salle commune et s'étendre sur le lit, bien loin d'avoir terminé ses devoirs.

Le jeudi passa dans un nuage de fatigue. Severus avait repéré Harry dehors et demander une explication au fait qu'il ne l'avait pas vu nulle part. Harry avait paru si épuisé que Severus n'avait même pas attendu une réponse. A la place, il l'emmena dans leurs appartements et obligea Harry à se coucher.

« Que se passe-t-il Harry ? » demanda Severus d'une voix rauque. « Quelqu'un t'a fait du mal ? »

Harry grogna et secoua la tête vivement. « Non, ce n'est pas ça, » essaya d'expliquer Harry.

Severus faisait les cent pas devant le lit puis pinça son nez, un signe qui indiquait instantanément la frustration chez Severus. Harry s'assit dans le lit et attrapa le poignet de Severus. « Je vais bien Sev, arrête de t'inquiéter s'il te plaît. »

Severus grogna et se força à se calmer. Ça ne l'avancerait à rien d'effrayer son compagnon, pas s'il essayait de lui faire dire la vérité. « Je t'en prie chéri, fais-moi confiance. »

Harry déglutit et le regarda avec des yeux suppliants. « J'ai confiance en toi, » jura-t-il en adressant un doux sourire à Severus pour essayer de le détendre. « Je suis fatigué et j'ai un peu de temps avant ma retenue, peut-on juste se câliner s'il te plaît ? »

Le visage de Severus s'adoucit immédiatement et il grimpa dans le lit et prit Harry contre sa poitrine. « Bien sûr, Harry, » murmura-t-il d'une voix apaisante.

Harry soupira et se détendit dans ses bras. « J'aime ça, quand il n'y a que toi et moi, et personne qui essaye de… me peloter ou quoi que ce soit, » murmura Harry. « Tu es gentil, chaud et je me sens en sécurité dans tes bras. »

Severus pouffa de rire et Harry rougit quand il réalisa ce qu'il venait juste de dire. Harry était tenté de raconter la vérité à Severus, qu'il était obligé de graver des mots dans ses propres mains, et que le désir qu'il suscitait chez tout le monde s'empirait, et que tout ce qu'il voulait faire était de rester avec Severus pour toujours. Il était juste sur le point de laisser échapper les mots fatals, quand il vérifia sa montre.

« Je vais être en retard pour ma retenue, Severus, » dit Harry en essayant de s'extirper des bras de Severus. « Allez, laisse-moi y aller. »

Severus rit et relâcha son petit compagnon. Il se releva sur ses coudes et appela Harry avant qu'il ne puisse sortir en courant. « Harry, je veux que tu reviennes dans mes appartements ce soir. Je me fiche qu'il soit tard amour, mais je veux dormir en sachant que tu es en sécurité dans mes bras. »

Harry hésita, mais voyant l'expression sérieuse de Severus, il acquiesça finalement puis courut jusqu'à la classe du Professeur Ombrage.

Cette retenue fut pire. A chaque mot qu'il écrivait sur le papier, la plume creusait encore plus profondément dans sa main. Plus profond que jamais. Il retint une grimace de douleur et garda obstinément la mâchoire fermée, se sentant légèrement écoeuré à mesure que le sang coulait sur son poignet. L'interruption du grattement de la plume fit lever la tête du Professeur Ombrage.

Elle se leva de sa chaise et tourna lentement autour d'Harry avant d'hocher une fois la tête et de placer un sourire sur son visage. « Vous pouvez y aller pour ce soir. »

« Est-ce que je dois quand même revenir demain ? » dit Harry, cachant son halètement de douleur en prenant son sac.

« Bien sûr, » répondit le professeur Ombrage avec un sourire toujours aussi large. « Je crois qu'une soirée de travail supplémentaire permettra d'inscrire le message un peu plus profondément. »

Harry se dirigea lentement vers les appartements de Severus. Il devait trouver un moyen de guérir sa main, ou tout du moins le cacher pour que Severus ne le voie pas. Il réfléchit rapidement, essayant de se rappeler s'il connaissait un sort de guérison. « Tergeo ! » murmura-t-il rapidement, criant presque de soulagement que il se souvint du sort qu'Hermione lui avait appris l'année dernière. C'était un sort compliqué, et il était utilisé pour nettoyer le sang d'une blessure et la soigner. Harry observa la cicatrice à peine visible avec satisfaction. Severus n'en aurait aucune idée.

« Locomotive, » murmura-t-il calmement au portrait. Harry se précipita à l'intérieur, espérant ne pas avoir réveillé Severus. Ses efforts pour être silencieux furent inutiles, cependant. Severus était assis dans son fauteuil préféré devant la cheminée dégustant un verre de brandy et lisant une revue sur les potions.

Harry sourit et s'avança vers son compagnon. Severus leva les yeux, posa ce qu'il avait dans les mains et attira rapidement Harry sur ses genoux. « Elle t'a gardé tard, » observa-t-il, de la colère dans la voix.

Harry soupira. « Je suis désolé, je ne pensais pas que tu m'attendrais. »

L'expression de Severus devint encore plus furieuse. « Je ne suis pas en colère contre toi, chéri, je suis en colère contre elle. Elle n'a pas le droit de te garder aussi longtemps en retenue. »

Harry soupira et enroula ses bras autour du cou de Severus. « Je ne veux pas parler de ça ce soir, je t'en prie Severus, » supplia-t-il. « Je veux juste rester assis ici dans tes bras. »

Severus arqua un sourcil. « Tu aurais eu ta place chez les Serpentard, » rit-il. « Bien Harry, nous oublierons le sujet pour l'instant. Après tout, nous avons un weekend complet qui s'annonce, et je ne prévois pas de te lâcher une seule fois. »

Harry roula des yeux. « Je ne pense pas que Sirius et Remus apprécieront beaucoup cette idée. »

Severus renifla et déposa un baiser sur la chevelure de jais d'Harry. « Eh bien, c'est dommage. Tu as été distant ces temps-ci, et je ne sais pas si c'est à cause de tes retenues, de tes admirateurs, ou d'autre chose. »

Harry se renfrogna. « Pour la dernière fois Severus, je n'ai rien à faire de mes admirateurs. »

« Je suis content de l'entendre, » dit légèrement Severus. « Maintenant, je ne t'ai pas eu dans mes bras pendant deux jours entiers, et je suis définitivement d'humeur à t'embrasser. »

Severus réarrangea Harry pour le mettre à califourchon sur ses genoux puis baissa lentement la tête, fixant Harry dans les yeux. Harry lui rendit son regard et Severus sourit puis baissa la tête encore plus. Harry le fixa et sourit.

Prenant ça pour un 'oui', Severus se pencha en avant et posa fermement ses lèvres sur celles d'Harry. « Je t'aime, » murmura-t-il contre la peau douce et Harry fondit dans le baiser et passa ses bras autour du cou de Severus. « Je t'aime aussi, » haleta-t-il entre deux baisers puis ricana bêtement quand la langue de Severus s'introduisit et effleura ses dents. Bien sûr, Harry nierait avec véhémence avoir jamais ricané bêtement. Non, Harry soutiendrait qu'il avait laissé échapper un rire très viril.

Severus s'éloigna et sourit amoureusement à son compagnon. « Allez Harry, il est tard. Nous devrions aller au lit, tu as cours demain. »

Harry fit une grimace et suivit Severus dans leur chambre. Harry était tenté de juste enlever ses vêtements et s'allonger dans le lit la réaction de Severus serait hilarante.

Severus devina ses pensées et se glissa rapidement derrière lui. « Je te suggère de ne pas faire ça, » murmura-t-il. « Je n'aurais pas assez de contrôle pour te résister si tu es nu. »

Harry frémit et rougit vivement. « Tu ne ferais rien, pas si je te demande de ne pas le faire, » dit-il, confiant.

Severus pouffa et poussa légèrement Harry vers le lit après avoir transformé leurs vêtements. « Ne tentons pas le diable, » dit-il, amusé.

Harry monta sur le lit et sourit quand il sentit Severus se presser contre son dos et enrouler ses bras autour de la taille d'Harry. « Tu ne le ferais pas, je le sais. »

Severus sourit. « Non, je ne te forcerai jamais, mais ça ne veut pas dire que je ne t'imaginerais pas te tortillant sous moi, les yeux fermés, gémissant mon nom… »

Harry rougit fortement aux paroles de Severus. « Severus ! »

L'homme plus âgé pouffa simplement et posa sa tête au-dessus de celle d'Harry. « Bonne nuit chéri. »


Vendredi fut une journée maussade et pluvieuse comme le reste de la semaine. Deux choses aidèrent Harry à mieux supporter la journée. La première était la pensée que c'était bientôt le weekend et qu'il le passerait entièrement avec Severus, Sirius et Remus l'autre était que, aussi horrible la retenue allait-elle être, il savait qu'il pourrait revenir près de Severus.

A cinq heures, ce soir-là, il frappa à la porte du bureau d'Ombrage en espérant qu'il s'agirait bel et bien de sa dernière séance et fut invité à entrer. Le parchemin l'attendait sur la table recouverte de dentelles, la plume noire et pointue posée juste à côté.

« Vous savez ce que vous avez à faire, Mr Potter, » dit Ombrage avec un sourire mielleux.

Au bout de trois heures de retenue, Ombrage se leva de son bureau et observa Harry de ses petits yeux perçants, un sourire écoeurant sur le visage. Elle prit sa main et l'observa attentivement, son sourire s'agrandissant de plaisir. « Oui, oui. Je crois que vous pouvez y aller pour ce soir. »

Harry guérit rapidement sa main une fois hors de vue puis se rua dans les cachots. Quand Harry ouvrit la porte, Severus l'attendait déjà d'un air ennuyé. Harry plissa le nez, visiblement confus. Puis il aperçut Sirius et Remus debout derrière lui avec de grands sourires.

« Hey gamin, tu n'as pas été attrapé sur le chemin jusqu'ici, n'est-ce pas ? » s'exclama Sirius en bondissant pour étreindre Harry. « Tu sais, quand Remus et moi avons emménagé ici, nous avons pensé que nous te verrions plus mais je crois que c'est le contraire, » plaisanta-t-il.

Harry sourit tristement et étreignit son parrain en retour. « Je suis désolé, Sirius. J'ai juste été trop occupé. Et non je n'ai pas été attrapé, les choses se sont étonnamment calmées ces derniers temps. Ce doit être parce que Dumbledore a annoncé que j'avais déjà un compagnon ! » dit chaleureusement Harry.

Remus, Severus et Sirius essayèrent de paraître innocent. Severus pouffa mentalement à l'innocence de son compagnon, ce qui était définitivement une bonne chose. Il ne savait pas comment Harry réagirait s'il lui disait qu'ils étaient allés voir chacun de ceux qui avaient ne serait-ce que fixer Harry, et leur avaient lancé quelques sorts en guise d'avertissement à ce qui se passerait s'ils continuaient à reluquer Harry. Pas besoin de dire que leurs menaces avaient plutôt bien fonctionné, étant donné qu'Harry n'avait pas été ennuyé une seule fois ces deux derniers jours.

« En fait Harry… » commença Remus mais Severus et Sirius lui jetèrent des regards menaçants.

« Sirius, laisse-le parler, » se renfrogna Harry. A bien y penser, Severus évitait son regard aussi maintenant. « Allez les gars, vraiment. Qu'y a-t-il ? »

Severus soupira et passa ses bras autour de son amant. « Ne te fâche pas Harry, mais nous avons quelque peu usé de… persuasion… pour s'assurer qu'ils ne t'embêteraient plus. »

Les yeux d'Harry devinrent ternes. « Vous n'avez pas fait ça ! » dit-il. « Vraiment, tous les trois ? » s'exclama-t-il, incrédule. « Remus, je pensais que tu aurais au moins essayé de les raisonner. »

Sirius renifla. « Remus a tout prévu. Rogue voulait les empoisonner, mais notre bon Remus l'a convaincu qu'il fallait que ce soit plus rusé. »

Harry frappa son front et fixa Severus. « Je ne peux pas le croire. Tu n'allais même pas me le dire en plus ! »

Les lèvres de Severus se tordirent. « Tu aurais dû les voir tous, un des Poufsouffle s'est presque mouillé, » ricana-t-il.

Harry grogna et s'écroula contre sa poitrine. « Severus, promets-moi que tu ne le feras plus. Je peux gérer leurs avances, il n'y a pas besoin de s'inquiéter. Je suis parfaitement capable de me défendre. »

Severus fronça les sourcils. « Je promets que je ne le ferai plus, » jura-t-il, souriant quand il trouva une faille. Harry n'avait jamais mentionné qu'il ne pouvait pas leur faire autre chose. Il échangea un regard avec les tuteurs d'Harry. Il n'accepterait aucune avance de personne à son petit Harry, et Harry devrait simplement le comprendre. C'était son rôle en tant que dominant de le protéger, et il le ferait du mieux qu'il le pouvait.

Harry sentit une tape sur son épaule et se retourna pour voir Remus avec un air expectatif. Harry roula des yeux puis se retourna et donna une brève étreinte à Remus. « Merci d'avoir voulu me le dire, » dit-il, jetant des regards agacés à Sirius et Severus.

Remus pouffa et ébouriffa les cheveux en désordre d'Harry. « Bien sûr que je voulais te le dire. Contrairement à ces deux idiots, je sais que tu l'aurais découvert à la longue et aurait été encore plus furieux. »

Harry acquiesça d'un air penaud. « Je n'aime pas que les gens trafiquent derrière mon dos. »

Severus fronça les sourcils. « Je suis désolé Harry, mais tu dois comprendre que je ne peux pas juste laisser ces idiots ramper autour de toi. Tu es mon compagnon, et ils doivent comprendre ça. »

Sirius observa Severus d'un air examinateur. « Wow, tu t'es vraiment adouci. Tes insultes était bien plus recherchées tout à l'heure. »

Severus se tourna pour fixer Sirius d'un air furieux alors qu'Harry s'exclamait fortement. « Severus ! Tu as vraiment jeté des sorts aux plus jeunes années ? » dit-il avec exaspération.

Severus se mordit la langue pour s'empêcher de crier après le cabot stupide. Tout ce qu'il avait voulu faire était d'avoir Harry blotti sur ses genoux pendant qu'il lisait une revue de potions. Mais non, il avait fallu que ces deux idiots indiscrets débarquent dans ses appartements.

« Sirius, je vous aime Remus et toi, mais combien de temps allez-vous rester ici ? Je veux vraiment juste me blottir contre Severus. » Harry interrompit finalement les regards que Sirius et Severus se jetaient.

« Eh bien, dans ce cas, je ne crois pas que nous allons partir, » intercéda immédiatement Remus. « Il n'y a absolument aucune raison pour que Severus et toi soyez si proche physiquement. »

Severus perdit patience. « Si tu penses que nous sommes proche quand nous nous câlinons, alors je n'ai pas la moindre idée de ce que tu vas penser quand j'aurais mon sexe entre ses fesses. Maintenant, je suis épuisé et je ne veux rien de plus que tenir Harry dans mes bras, donc je vous souhaite bonne nuit ! » gronda-t-il en les poussant vers la porte communicante.

Harry observa tout ça avec amusement. C'était pour cette raison qu'il avait insisté sur le fait que Severus n'avait pas besoin d'abandonner les insultes. Sirius et Remus avaient l'air de vouloir plaquer Severus au sol et le frapper, mais avant qu'ils aient pu en arriver là, Harry bondit rapidement entre eux. « Il plaisantait ! » dit rapidement Harry. « Je vous parlerai dans la matinée, d'accord ? » sourit-il en fermant la porte sur eux puis se tournant vers Severus et secouant silencieusement la tête avec un sourire. « Bien joué, » commenta-t-il.

Severus haussa les épaules. « Ils le méritaient pour être si odieux. » Il s'inclina contre l'accoudoir du canapé et étendit ses jambes. Harry s'approcha de lui, et dès qu'il fut assez prêt, Severus l'attira jusqu'à ce qu'il repose contre sa poitrine et assis entre ses jambes.

Harry ronronna de contentement et se détendit. Severus pouffa calmement. « Ça t'ennuie si je lis mon journal de potions ? » demanda-t-il doucement et Harry secoua la tête.

Pendant l'heure suivante, Harry somnola contre Severus pendant que l'homme démêlait ses cheveux et lisait. Finalement, Severus bougea et posa son livre pour caresser le ventre d'Harry. « On va au lit ? » demanda-t-il doucement.

Harry marmonna quelque chose en signe d'acquiescement et Severus pouffa de rire puis prit Harry dans ses bras, le porta jusqu'à leur chambre et le déposa sur le lit. Il ne perdit pas de temps à métamorphoser leurs vêtements, puis monta sur le lit. Au lieu de s'allonger derrière Harry, il attira Harry de sorte que sa tête repose contre sa poitrine et son bras en travers de son ventre. Severus sourit et enroula fermement ses bras autour de la taille d'Harry, serrant encore plus le garçon contre sa poitrine. « Fais de beaux rêves, » murmura-t-il puis il pressa durement ses lèvres sur le front d'Harry et tomba endormi.


A suivre

A la semaine prochaine pour un nouveau chapitre de A Veela and his mate !