Coucou tout le monde !

Je suis ravie, vraiment ravie que le précédent chapitre vous ait plu. A l'origine, il ne devait pas être aussi long mais je me suis laissée aller et au bout d'un moment, je me suis rendue compte de sa longueur. Normalement, il n'aurait pas dû se terminer ainsi mais j'ai dû le couper en deux et faire les chapitres 3 et 4.

J'espère que la deuxième partie vous plaira tout autant et répondra à quelques questions que vous vous posez mais je souhaite surtout qu'il vous fasse, vous posez encore d'autres questions. Je sais, je suis vilaine à vouloir que vous vous creusiez les méninges comme ça :p

Bon maintenant, si je répondais à vos review :

Klaroline : Si, si ça rencontre à tout avoir avec Klaus mais dans le bon sens des choses, rassures-toi.

Justine : Intéressantes les questions que tu as posées. Je ne peux que te conseiller de lire ce chapitre qui dévoilera un pan de l'histoire de Caroline. En ce qui concerne Akussa, je compte écrire des flashbacks de sont passés. Il y a énormément à apprendre sur elle, surtout pour Bonnie qui ne peut que grandir à ses côtés.

Mlanie : Pas de panique, la rencontre que Caroline va faire, va l'aider à passer un cap. Tu comprendras mieux de quoi je parle au fur et à mesure.

Chupachupss : Tes questions ne me gênent aucunement quand je ne peux pas te répondre car ça dévoilerait un peu de l'intrigue où parce que je ne m'étais pas posée moi-même ces questions-là, je te le dis. Donc continue, c'est très motivant pour moi !

Voilà, je crois avoir répondu à toutes vos questions. Je vous laisse tranquille maintenant. Bonne Lecture.


MUTATION

- Chapitre 4 -


POV Klaus :

Je serrais ses petites mains dans les miennes. Caroline se tenait debout devant moi, son corps secoué par les sanglots. Je m'en voulais de lui faire revivre ces évènements mais je devais savoir ce que ce chien lui avait fait subir. Mon Ange tentait tant bien que mal de se calmer mais à chaque fois qu'elle se croyait prête à me parler, elle repartait dans de longs sanglots. Je me sentais anéantis de la voir ainsi. Je m'avançais vers elle, afin de la prendre dans mes bras mais elle recula d'un pas. Je fronçais les sourcils sans comprendre sa réaction. Je la regardais, elle cherchait au fond d'elle à relever la tête, à être forte et mon étreinte l'en aurait empêché. Je la laissais faire à son rythme. Elle voulait m'en parler, je devais être patient. Caroline ne pleurait presque plus. Elle alla s'assoir sur le lit et prit une grande inspiration.

« Oui, c'est Tyler, qui m'a frappée. » Déclara-t-elle sans me regarder.

Ce minable avait osé lever la main sur elle ! J'en étais sûr maintenant. Je l'imaginais la battant, lui faisant endurer mille tortures. Je la voyais ployer sous les coups. Furieux, je donnais un violent coup de poing dans le mur, y creusant un profond trou. Ma main saignait abondamment mais je n'y prêtais pas attention. Je n'étais pas calmée pour autant, je soulevais une table et la jetais au travers de la pièce. Caroline cria de peur. Je pris conscience que je l'effrayais mais je ne parvenais pas à me contrôler. Je sentis mes yeux s'entourer de petites veines. Je m'écroulais sur le sol, incapable de parler. J'hurlais de douleur à chaque fois que mes os se brisaient mais jamais encore la transformation ne fut aussi rapide. Je me retrouvais en loup, Caroline recroquevillée sur le lit, ses grands yeux bleus effrayés me fixant. Je grognais, mes pâtes glissaient sur le planché. Je parvins à retrouver une certaine stabilité sur le tapis aux bords du lit.

J'allais et venais, l'observant. Je ne ressentais pas l'envie de la tuer pourtant dès qu'un vampire se trouvait dans la même pièce que moi, je ne pouvais faire autrement mais là, j'en étais incapable. Est-ce que mes sentiments pour ma Belle influençaient mes réactions en loup ? Je devais le vérifier ! Je sautais sur le lit avec agilité. Caroline recula contre la tête de lit, cherchant à mettre le plus de distance entre nous. Je m'approchais tout doucement mais elle était trop effrayée. Je décidais de changer de tactique. Je me couchais alors sur le lit et continuais à avancer en rampant vers elle. Caroline me regarda perplexe, un éclair passa sur ses yeux. Lentement, précautionneusement, elle avança sa main vers moi. Je ne bougeais plus la laissant passer ses doigts dans ma fourrure. Elle caressa d'abord le dessus de ma tête puis mon dos. Elle était magnifique dans sa serviette et ses cheveux relevés sur sa tête. Son visage était concentré sur les caresses qu'elle me prodiguait. J'aurais été un chat, j'en aurais presque ronronné de plaisir. Caroline se fit plus entreprenante, ses doigts se perdaient dans ma fourrure, elle approcha son visage de moi et déposa un baisé sur ma tête, juste entre mes deux oreilles. C'était la première fois qu'elle me voyait sous ma forme lycanthrope et ne semblait pas effrayé, se laissant même aller à m'embrasser.

« Que se passe-t-il ici ? » Fit la voix de Madame Paterson qui tentait d'ouvrir la porte.

« Fait chiez cette bonne femme ! » Ronchonna ma douce en se levant d'un bond. « Aller petit loup, tu vas dans la salle de bain, je m'occupe d'elle. »

Je sautais du lit et lui obéît, je vis un sourire de contentement sur ses lèvres. Elle prenait plaisir à me donner des ordres !

POV Caroline :

Une fois Klaus dans la salle de bain, je détachais mes cheveux, les ébouriffait et ouvrit la porte à la mégère.

« Madame Paterson ! » L'accueillis-je faisant mine d'être essoufflée.

« J'ai entendu des cris ! » Dit-elle d'un ton accusateur.

« Oh ! Pardon… Nous n'avons pas été discrets ! Je suis sincèrement désolée. Ca faisait plusieurs heures, que l'on roulait et vous savez ce que c'est… » Déclarais-je en prenant un rire nerveux.

« Et ça c'est quoi ? » Insista-t-elle en pointant son doigt vers l'intérieur de la chambre.

Je le suivais et remarquais le tas de vêtements de Klaus, déchiré par sa transformation. Je déglutis avec difficulté.

« C'est… C'est moi ! J'étais très pressée de déshabiller mon homme ! » Dis-je mortifiée sachant que Klaus entendait tout depuis la salle de bain.

Elle leva un sourcil peu convaincu mais elle n'insista pas plus et s'en alla. Je refermais la porte, m'appuyais contre et soufflais. Klaus sortit de la salle de bain sous sa forme humaine. Il ne portait qu'une serviette autour de la taille. Je me délectais du plaisir qu'il m'offrait. Son corps parfaitement sculpté ni trop musclé, ni pas assez. Il s'assit sur le lit, posa ses coudes sur ses genoux nus et reposa sa tête dans la paume de ses mains. Je m'attendais à quelques moqueries de sa part mais rien ne vint, il semblait soucieux. Je m'approchais de lui à défaut de sa fourrure, j'avais le désir de faire courir mes doigts dans ses boucles blondes mais me ravisais soudainement voyant son regard malheureux sur moi. Je le regardais avec des yeux ronds. Il prit mes mains dans les siennes avec douceur. Je tressaillis à son contact. Je n'étais plus habituée à tant de tendresse. Il caressa du bout des doigts ma peau meurtrie.

« Il… Il y en a d'autres ? » M'interrogea-t-il dans un murmure.

Je pris une grande inspiration, ouvris la bouche pour lui répondre mais la refermais incapable de le faire souffrir d'avantage. Klaus n'était certes plus un enfant mais il m'aimait et ça même si en amour Klaus ressemblait à un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je détachais mes mains des siennes et les glissais dans ses cheveux. Je me plaçais devant lui, entre ses cuisses et pelotonnais sa tête contre mon ventre. Il enroula ses bras autour de ma taille, tendrement. Je frissonnais ainsi prisonnière des bras de MON originel !

« J'aurais dû être prêt de toi. » Souffla-t-il.

Je sentis mes larmes picoter mes yeux. Je fermais les paupières pour tenter de les retenir et pris une grande inspiration. Ma gorge était nouée, je ne parvenais pas à formuler une parole. Je voulais pourtant lui dire, qu'il n'aurait rien pu faire, que personne ne l'avait su jusque-là car Tyler savait cacher les marques sauf le soir ou il m'avait faite celles que je portais aux poignets. Klaus leva les yeux vers mon visage, baigné par les larmes que je n'avais pu retenir.

« Ne pleure pas, Love. Tu n'as pas à pleurer, tu n'es pas responsable de ce que ce chien galeux t'a fait subir. » Me dit-il avec douceur mais conviction.

Il s'était levé et tenais mon visage en coupe, son corps contre le mien.

« Alors, ne dis plus que tu aurais dû être prêt de moi. Tu n'aurais rien pu faire car je n'étais pas prête à être aidé. » Déclarais-je en posant mes mains sur les siennes.

Il me sourit et posa son front contre le mien.

« D'accord. » Souffla-t-il. « Mais dis-moi, s'il y a d'autres marques sur ton corps. »

Je me mordillais la lèvre, je ne voulais pas lui faire du mal mais je connaissais la ténacité de Klaus et il ne lâcherait rien tant que je ne lui aurais pas répondu. Je tentais de gagner du temps. Je m'éloignais de son corps qui m'empêchait de mettre mes idées en ordre.

« Pourquoi c'est si important pour toi de savoir ça ? » L'interrogeais-je.

« Parce que je veux savoir ce qu'il t'a fait endurer. Je veux savoir où il t'a frappé pour commencer à le faire souffrir aux même endroits qu'il t'a fait souffrir toi. » Sa voix se cassa alors qu'il terminait sa phrase.

Je ne pus supporter la vue de ses yeux remplis de larmes. Il allait ramener les miennes à la surface et je ne voulais plus pleurer. Je m'enfermais dans la salle de bain, posais mes mains sur le lavabo et me regardais dans le miroir. Mes cheveux étaient en pagailles, mon teint blafard, mes yeux enfoncés dans leurs orbites, mes lèvres étaient gercées. Je ne me reconnaissais plus. Où était passé Miss Mystic Falls ? Où était la belle jeune fille dans sa robe beige du bal de promo ? Tyler avait fait de moi une loque. Je ne voulais plus être cette fille que je voyais dans le miroir. Je voulais être à nouveau celle qui avait battue Mason Lockwood pour protéger sa meilleure amie, celle qui s'était battue contre une bande de fantôme pour protéger la mère de son ex, celle qui tenait tête à l'hybride originel, celle que Klaus aimait. J'enfilais mes sous-vêtements. Tyler m'avait battu, rabaissé presque détruite, il allait payer maintenant ! J'ouvris la porte et m'avançais dans la chambre. Klaus me tournait le dos, il remontait son boxer Emporio Armani noir sur ses magnifiques fesses rondes et fermes. Je toussais pour lui faire remarquer ma présence.

POV Klaus :

Mon Ange se tenait devant moi dans des sous-vêtements rouge en dentelle. Elle était magnifique encore plus belle que je ne l'imaginais, malgré les traces qu'elle portait sur tout son corps. J'inspirais et expirais profondément. Je m'approchais à pas lent de ma Belle. J'examinais son corps meurtri par les coups de cet enfoiré. Ses bras portaient des ecchymoses ainsi que son ventre, ses hanches. Je n'osais la toucher, mon examen la mettais suffisamment mal à l'aise. Je passais derrière elle, son dos n'avait pas été épargné non plus par la barbarie de ce fumier mais ce qui me donna le plus de difficulté à me contrôler, fut la trace de morsures au niveau de ses reins. Je revins devant elle, je ne pus m'empêcher d'embrasser son poignet droit. Caroline avait vécu l'enfer, elle méritait d'être traitée en Reine. J'embrassais les marques sur ses bras. Elle ne me repoussa pas, au contraire un magnifique sourire s'étirait sur ses lèvres. Je continuais de l'embrasser tendrement son ventre, ses hanches, son dos. Mon corps s'enflammait mais je me jurais de ne rien tenter tant que Caroline ne serait pas prête à aller plus loin. Elle déglutit avec difficulté, je savais déjà que mes doux baisés ne la laissaient pas indifférentes. J'embrassais sa morsure et remontais tout doucement mes lèvres le long de sa colonne vertébrale jusqu'à son cou. Il n'avait pas été malmené mais je ne pouvais y résister. Je sentais mon Ange haleter et elle ne cherchait pas à me le cacher.

Je m'écartais pourtant à regret d'elle, lui laissant le temps de remettre ses idées en ordre et les miennes par la même occasion. Je lui tendis un de mes t-shirts pour qu'elle se rhabille et m'assis face à elle sur le lit cherchant à comprendre pourquoi ses marques n'avaient pas disparus ! Caroline tenait toujours le t-shirt entre ses mains, la bouche grande ouverte. Je la regardais perplexe.

« Que t'arrive-t-il Love ? » L'interrogeais-je inquiet par son manque de réaction.

« Ça t'arrive souvent de faire ça ? » Ragea-t-elle.

Je levais un sourcil étonné. Aurait-elle voulu que je continue ?

« Caroline, je ne voulais pas… » Son visage se décomposa, je compris que c'était le genre de refrain que lui avait fait Tyler. « Je m'exprime mal ! Attends ! Ce que je voulais dire, c'est que tu viens à peine de rompre avec ton petit-ami violent. J'ai vraiment cru bien faire en m'arrêtant là. Je ne veux pas te blesser. » Expliquais-je du mieux que je pouvais.

Je m'étais levé et tenait ses mains dans les miennes. Ses yeux s'emplirent de larmes, elle éclata de rire, un petit rire nerveux irrésistible.

« Désolée de réagir comme ça. Je ne sais plus où j'en suis. » Déclara-t-elle.

« Caroline, après ce que Tyler t'a fait subir c'est déjà beau que tu puisses te tenir là, devant moi. Tu es forte, Sweetheart ! » Lui répondis-je le plus convainquant possible.

Elle sembla me croire et enfila mon t-shirt. Je me maudis de le lui avoir donné. Nous nous assîmes sur le lit. Je caressais toujours ses mains, je n'arrivais pas à m'empêcher de la toucher, c'était plus fort que moi.

« Est-ce que ça fait longtemps que tu as ces marques ? Certaines semblent plus anciennes. »

« Certaines ont plus d'une semaine et d'autres quelques jours. » Me répondit-elle.

Je fronçais les sourcils. Elle aurait dût cicatriser depuis le temps.

« Je sais, j'aurais dû cicatriser mais apparemment ça ne marche pas. » Répondit-elle comme si, elle avait lu dans mes pensées.

« Et mourir ! Sa morsure aurait dû te tuer ! » Répliquais-je.

« Je crois qu'on aura plus de questions à poser à Akussa. » Souffla-t-elle. Je la regardais surpris, la bouche grande ouverte. « Quoi ? »

« Euh… Je pensais à la même chose ! » Répondis-je abasourdi.

Elle me sourit apparemment ravie que nous ayons les mêmes idées, l'un et l'autre.

« Tu dois boire du sang pour guérir ! » Affirmais-je en me levant pour prendre une poche de sang dans la petite mallette réfrigérée, que je transportais toujours avec moi dès que je voyageais.

« J'ai déjà essayé » ! Répondit-elle.

« Et ça n'a rien fait ? » L'interrogeais-je surpris.

« Bah… En fait, je ne digère plus le sang humain. » Dit-elle tracassée.

« Quoi ? Et le sang de vampire, tu le digères ? » M'inquiétais-je à mon tour.

« Je ne sais pas. Je n'ai pas essayé. » Avoua-t-elle.

Je me mordis le poignet et le portais à sa bouche. Mon Ange n'hésita pas une seconde et appliqua ses lèvres sur la plaie et aspira le sang. Je m'assis sur le lit et la serra alors contre moi de mon bras libre.

POV Bonnie :

Je me réveillais, il faisait noir et ma tête me faisait atrocement mal. J'entrepris de m'assoir, ce fut encore pire. J'avais l'impression qu'un marteau piqueur creusait un trou dans mon crâne. Je restais allongée sur le sol glacé, les yeux rivés sur le ciel étoilé. Une larme roula sur ma joue, est-ce que Jeremy pensait à moi ou m'avait-il oublié ? Je ne pouvais pourtant pas souhaité qu'il s'arrête de vivre pour moi ! Une main glissa sur mon visage, je sursautais et me redressais brusquement ignorant la douleur lancinante. Je regardais autour de moi cherchant celui ou celle qui m'avait caressée mais je ne vis personne hormis Akussa, qui se tenait à plusieurs mètres de moi. Je me levais et la rejoignis d'un pas titubant. Elle m'accueillit avec un grand sourire.

« Comment te sens-tu ? » Me demanda-t-elle.

« J'ai mal à la tête ! Qu'est-ce qui s'est passé ? » L'interrogeais-je regardant toujours autour de moi.

« Tu as assisté au rituel des astres ! » Répondit-elle simplement et je compris qu'il fallait mieux ne pas chercher d'avantage.

« D'accord et quelle décision avez-vous prise ? » Lui demandais-je me rappelant que ce rituel était fait pour lui dire si elle devait aider ou non Klaus et Caroline.

« Je vais les aider. Il semblerait qu'ils sont ceux qui en aient le plus besoin pour le moment. » Dit-elle évasive.

Je levais les sourcils, j'avais bien trop mal à la tête pour poser plus de questions et j'étais sûre que, j'aurais les réponses à mes questions en temps voulu. Akussa ramassa ses affaires et commença à rebrousser chemin.

« Vous n'avez vu personne autour de moi ? Je vous demande ça car j'ai senti quelqu'un… » Commençais-je tout en la suivant.

« Te caresser le visage ! » Termina-t-elle. « Oui, j'ai vu tes amis qui sont de l'Autre Côté. Ils veillent sur toi ! Ils t'aiment énormément. » Répondit-elle avec douceur.

Mes yeux s'emplirent de larmes, je pensais à Alaric et à ma grand-mère. Je la suivis à nouveau ragaillardit de les savoir prêt de moi. Nous nous avancions quand un grognement résonna à mes oreilles. Akussa n'avait manifestement rien entendu où elle était habituée aux bruits du marais. J'accélérais le pas pour rejoindre la sorcière quand un nouveau grognement se fit entendre. Je m'arrêtais et scrutais les alentours. Je distinguais alors une paire d'yeux verts dans la nuit. Je reculais à pas lent, je ne voulais pas donner envie à cet animal de me sauter dessus. Je me rappelais soudain que cette bête ne pouvait pas me voir et qu'elle visait plutôt Akussa. Je devais l'avertir de la présence de l'animal. Je lui tournais le dos et commençais à courir vers la sorcière. Je l'entendais courir aussi et très vite. L'animal me doubla et se plaça devant moi. Je reconnus aussitôt à quel genre de bête féroce j'avais à faire : une panthère noir ! Je déglutis, elle me chassait moi ! Je reculais tout doucement mais je marchais sur une brindille qui craqua sous mon poids. La panthère grogna de plus belle et s'élança vers moi. J'hurlais de peur. Elle me sauta dessus toutes griffes dehors. Je tombais contre le sol dans un bruit mat.

POV Caroline :

J'étais allongée sur le lit. Cela faisait plusieurs heures que nous nous étions couchées Klaus et moi. Il m'avait donné de son sang et nous nous étions mis au lit, aussitôt mes plaies cicatrisées. Je me sentais à nouveau moi mais je n'arrivais pas à chasser cette image de Tyler sur le parking. Je n'en avais pas parlé à Klaus de peur qu'il s'énerve encore. Quoiqu'en y réfléchissant bien, il s'était énervé puis transformé. Il ne m'avait pas agressé, au contraire, il était le premier loup que je touchais. Est-ce que ça signifiait quelque chose entre nous ? Je n'avais jamais été capable de toucher Tyler alors que nous étions ensemble et au final, il n'était pas l'homme de ma vie au contraire, il était mon bourreau. Avec Klaus s'était différent, à dire vrai tout était différent avec Klaus, les petits non qu'il me donnait, ses baisés, ses caresses, sa patience à mon égard. Je me tournais sur le côté, Klaus était couché sur le flanc et me tournait le dos. Je sentais son odeur. J'entendais sa respiration lente et profonde. Je me mordillais la lèvre et m'avançais vers son dos nu, avec la ferme intention de me blottir contre lui. J'étais consciente qu'il ne portait que son boxer noir et moi l'un de ses t-shirts, tout juste assez long pour cacher mes fesses. Je continuais de m'avancer précautionneusement pour ne pas le réveiller. Ma poitrine s'aplatit contre son dos musclé et j'allais l'enroulé d'un bras quand j'entendis un long sanglot, une plainte insoutenable. Je tendais l'oreille, les gémissements venaient du grenier.

Je me levais en évitant de réveiller mon Originel dont les nerfs étaient déjà mis à rude épreuve. J'enfilais un long gilet blanc que j'avais emmené dans mes bagages. Je sortis de notre chambre, la maison me paraissait encore plus délabrée en pleine nuit. Je tentais de ne pas faire de bruit mais les lattes du plancher grinçaient sous mon poids. Je parvenais jusqu'à l'escalier et le gravis avec lenteur. J'arrivais à la porte du grenier. Je tournais la petite poigné ronde en porcelaine, il y eut le déclic de la clenche et la porte s'ouvrit. Je pénétrais à l'intérieur, la pièce était plongée dans le noir total. Je m'avançais jusqu'au centre avec l'impression d'être observée. J'entendis la phrase de Klaus « Tu es un vampire, tu n'as pas à avoir peur de Casper ! ». Je soufflais avec force pour me donner du courage et avançais jusqu'à la fenêtre. C'est de là que j'avais vu la femme en arrivant. J'avais cru sur le coup que s'était une cliente mais comment une cliente pouvait séjourner ici alors qu'il n'y avait pas un meuble hormis un rocking-chair devant la fenêtre. Je le regardais perplexe, il se mit alors à bouger seul. Prise de panique, je courais jusqu'à la porte mais celle-ci se referma avant que j'ai eu le temps d'y parvenir. Je tentais de l'ouvrir mais rien ne marcha. Elle était bloquée par une force invisible.

« Klaus ! » Hurlais-je de peur.

Une seconde plus tard, je l'entendais tambouriner à la porte.

« Klaus ! » Criais-je de plus belle.

« Caroline, calmes-toi, je vais ouvrir la porte ! » M'ordonna-t-il sa voix tremblante.

Je m'écartais de la porte mais cette force l'empêchait de l'ouvrir. La poignée tournait mais la porte demeurait fermée. Une brume glacée envahit le grenier. Je frissonnais, le rocking-chair basculait toujours attirant mon œil. Une femme y était assise, ses cheveux blonds tirés en arrière maintenus en une demi-queue de cheval, un châle en tricot recouvrait ses épaules. Ses yeux étaient rivés vers l'extérieur. La peur qui m'habitait s'en alla aussitôt à sa vue. Je m'approchais à pas mesuré vers cette femme, ignorant les coups portés par Klaus dans la porte.

« Qui êtes-vous ? » L'interrogeais-je ne sachant pas si elle me répondrait.

« Olivia Forbes. » Répondit-elle.

J'écarquillais les yeux à l'évocation du nom de famille de cette femme.

« Forbes ? Vous avez bien dit Forbes ? » Lui demandais-je voulant être sûre de ce que j'avais entendu.

« Oui. » Acquiesça-t-elle simplement.

« Oh mais c'est dingue, je m'appelle Caroline Forbes et je viens de Mystic Falls, en Virginie. » Déclarais-je impressionné.

« Je sais… » Souffla-t-elle. Un sourire crispé sur le visage. « Je suis votre aïeule. »

Je soulevais un sourcil interdite. Je cherchais dans ma mémoire tous les souvenirs de famille et les histoires que l'on m'avait racontée quand j'étais petite.

« Attendez, vous êtes Olivia Forbes ? L'arrière, arrière, arrière-grand-mère de mon père ? » Demandais-je pour avoir vérification.

Elle acquiesça d'un mouvement de tête. Je l'observais alors, ses longs cheveux tombaient en cascade en boucle blonde et nous avions les mêmes yeux.

« Si vous êtes mon ancêtre que faites-vous ici ? » L'interrogeais-je.

« Je l'attends. » Souffla-t-elle la gorge nouée.

Je me souvins qu'Olivia Forbes était considérée par la famille comme une garce car elle avait quitté son mari, le sheriff Forbes du Mystic Falls de 1864. Selon les rumeurs, elle se serait enfuie la nuit où les vampires de Mystic Falls avaient été enfermés dans la crypte, avec un homme de passage en ville et sa trace avait été perdue.

« Je sais ce que les gens ont pensé de moi à Mystic Falls mais je m'en moque… » Commença-t-elle avant de s'arrêter et regarder par la fenêtre. « Je n'en pouvais plus de vivre sous le toit de ce monstre. »

« Ce monstre ? » L'interrogeais-je.

« Mon mari… Il me battait tout le monde le savait mais personne ne s'en souciaient. A l'époque, les hommes avaient tout pouvoir sur les femmes et… et il y avait toutes ces histoires de vampires. » M'expliqua-t-elle.

« Alors vous l'avez quitté pour un homme de passage ? » L'interrogeais-je hébétée.

« Non ! » Répliqua-t-elle sur la défensive. « Cela faisait déjà longtemps qu'il était installé quand nous avons commencé à nous fréquenter et puis nous avons fini par tomber amoureux. » Elle se leva et fit les cent pas. « Nous avions choisi de nous enfuir ensemble mais je fus la seule à le faire. Nous devions nous retrouver ici, si nous étions séparés. »

« Pourquoi ici ? » L'interrogeais-je ahuri par son histoire.

« Jonas était un vampire. Il devait faire de moi une créature de la nuit et nous serions allés vivre à la Nouvelle-Orléans. » M'expliqua-t-elle en pleurant.

Le nom Jonas m'évoqua quelque chose mais je ne me rappelais plus où je l'avais vu. Je me creusais la tête quand elle s'avança vers moi.

« Ne le quittes jamais, si tu l'aimes… » Souffla-t-elle.

Je me réveillais dans notre lit à Klaus et moi, mon Originel sur le côté dormant paisiblement. Je me levais boire un verre d'eau, j'avais fait un rêve très étrange et en même temps, j'avais l'impression que tout avait été réel. Je me recouchais et observais le dos de Klaus malgré la pénombre, j'arrivais à distinguer sa musculature : « Ne le quittes jamais, si tu l'aimes… ». Entendis-je dans ma tête. Je me rapprochais de lui et me blottis le plus possible contre son corps. Je passais un bras autour lui et caressais son torse. Je lui déposais un baisé dans le cou et m'endormis paisiblement.


Re-coucou !

Alors qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Allez-y, lâchez-vous, n'hésitez surtout pas à me faire part de vos réactions. J'ai hâte de vous lire.

Place aux spoilers maintenant :

Tout d'abord, Klaus et Caroline vont se rendre chez Akussa et découvrirent qu'elle accepte de les aider. Bonnie découvrira que sa rencontre avec la panthère noire n'est pas le fruit du hasard et qu'elle lui apporte une belle surprise. Vous apprendrez pourquoi Caroline ne cicatrise pas et aussi les raisons qui ont empêché Rebekah de prévenir Klaus (probablement un flashback).

Alors ça vous met l'eau à la bouche ? J'espère bien.

Gros bisous à bientôt. Selena Spears.

NB : Je vous mets le lien de la photo de l'actrice qui prête ses traits à Olivia Forbes dans mon profil.