Voilà la suite, et je répond ENFIN à la question, mais seulement en partie ( Sadique Power) XD

Mais avant, réponse à une review anonyme que j'ai oublié de faire sur le dernier chapitre (Désoléeeeeeeeee TT-TT)

Harmonie : Merci :D Et maintenant, tu vas pouvoir si c'est celui que tu penses ;)

Enjoy o/


Les écrans diffusaient des images de Mathieu.
Elles étaient tirées du tout premier épisode de SLG, lorsque le présentateur était encore seul.

« Non, il ne l'était pas ».

L'homme masqué sentit la douleur dans son crâne s'accentuer au fil des minutes.

« Ils arrivent ».

Lorsque le bruit de coups donnés à la porte de la pièce se fit entendre, sa souffrance monta d'un cran, ainsi que sa jubilation.

« Le rideau va tomber pour toi, Mathieu Sommet ».

- Entrez.

Toujours tourné vers ses écrans, il entendit dans son dos les six personnes entrer.
Le Docteur Frédéric, Maître Panda, le Hippie, le Geek, le Patron et…

- Mon très cher Mathieu, quel plaisir de te revoir après toutes ces années !

Et alors qu'il faisait pivoter son fauteuil pour leur faire face, un hurlement sortit de la bouche de l'ursidé.

- Tiens donc, ton camarade aurait-il quelques mauvais souvenirs de notre dernière rencontre ? C'est drôle.

L'animal se tenait la tête entre les mains, les yeux révulsés et criant encore et encore.
Mais alors que tous se précipitait vers lui, il s'effondra, inconscient.
Son semblable vêtu de noir venait de le frapper sur la nuque d'un coup net et précis.
Son créateur se mit aussitôt à hurler :

- Bordel Patron ! Comment as-tu pu le…

- Il est juste assommé, gamin, je n'ai fait que le soulager. Et puis j'ai envie d'entendre ce que cet enfoiré a à dire pour sa défense.

Tous les regards se posèrent sur l'homme assis dans son siège. Ce dernier émit un petit rire.

- Voyons Patron, tu pourrais m'appeler par mon nom. Après tout, nous sommes de vieilles connaissances.

- Mes seules connaissances sont mes ennemis que j'ai flingués, ce qui n'est pas encore ton cas.

- L'animal ne vous a t'il donc pas parlé de mon visage ?

- Disons, intervient Mathieu, qu'il n'a gardé aucun souvenir précis de son séjour ici, si ce n'est la douleur résultant de votre visite.

- Je vois, j'aurais du me douter que la folie aurait quelques conséquences sur son cerveau. Tant pis, c'est donc à moi de vous éclaircir sur mon identité.

- , ma patience a des limites !

Le Docteur Frédéric, qui était resté à l'écart, son pistolet pointé vers la plus dangereuse personnalité, venait de faire rappeler sa présence.

- Docteur, nous savons tous les deux que ce n'est pas mon vrai nom, alors pourquoi continuer à l'utiliser ?

- Parce que c'est le seul que vous avez daigné me donner, alors à moins que…

- MAINTENANT, ÇA SUFFIT !

Le schizophrène venait de hurler, apparemment à bout.
Le Geek s'approcha de lui et posa une main sur son épaule, tentant vainement de l'apaiser, une larme dans l'œil menaçant de couler depuis leur arrivée.
Mais Mathieu se dégagea et se mit à égale distance entre l'homme au masque et Frédéric.

- Ça suffit…Vous nous avez enfermés, vous m'avez fait croire que mes amis, non, ma famille n'existait pas, vous les avez torturés, et maintenant vous discutez tranquillement d'une histoire de faux nom ? Je veux savoir ! Savoir pourquoi vous avez fait tout ça, dans quel but ? Pourquoi ?

Le jeune homme reprit son souffle, puis se dirigea vers le plus jeune, dont les pleurs silencieux mouillaient ses joues, et le prit dans ses bras dans un geste réconforteur et protecteur, comme pour s'assurer qu'il était bien là, bien réel.
L'homme masqué, qui fermait et refermait ses mains dans un geste maladif, reprit la parole :

- Je vais laisser mon associé vous racontez les faits, et si besoin est, je corrigerai sa version.

Le Docteur Frédéric attendit d'avoir capté toute l'attention, puis commença son récit :

- Depuis longtemps, l'armée cherche un moyen d'être plus forte. Mais plus elle recrutait de soldat, plus elle dépensait d'argent dans leur formation, moins elle pouvait financer d'armes. C'était une boucle sans fin, et moi, simple psychologue dans l'armée, je ne pensais pas pouvoir faire grand chose.
Puis Laloy m'a contacté et m'a parlé de votre cas, . Il me fit part de votre capacité à créer des doubles selon votre désir. Il nous fallait votre pouvoir pour constituer une armée de soldats prêts au combat, pouvant être réapprovisionnée à tout instants, et ce, à l'infini. Mais nous savions que vous n'apprécierez pas notre projet.
Alors nous avons décidé de vous forcer la main. Mon associé devait contaminé vos camarades, créant ainsi un compromis : leur santé mentale contre votre coopération.

- Si vous vouliez que je crée d'autres personnalités, pourquoi m'avoir fait croire qu'elles n'existaient pas ?

- C'était une mesure de sécurité. Le temps que finisse son travail, il fallait vous empêcher de fabriquer un être pour vous venir en aide.

- Et pourquoi nous révélez tout ça maintenant ?

- C'est ce que je voudrais qu'il me dise aussi.

L'homme au masque fut aussitôt regardé par tous, attendant qu'il s'explique.

- Eh bien, mon cher Frédéric, j'ai bien peur de vous avoir menti sur mes véritables attentions.

- Comment ça ?

- Mon objectif n'a jamais été d'alimenter votre stupide armée, mais de me venger de cet arrogant mioche, et vous n'avez été qu'un pion me permettant d'accomplir mon plan. Mais maintenant, vous ne m'êtes pus utile en rien.

Un coup de feu retentit.
Le masqué venait de tirer dans le torse du psychologue avec un pistolet qu'il avait sorti de son manteau pendant sa phrase.
Tandis que le touché s'écroula au sol, Mathieu et le Geek se rapprochèrent du Hippie qui était resté près de Maître Panda, toujours inconscient, et le Patron se plaça devant eux, sortant sa propre arme.
Crachant du sang, le docteur Frédéric parvient à articuler :

- Mais…qui…êtes…vous ?

- Désolé, mais vous n'êtes pas concerné par cette réunion de famille.

Une balle en pleine tête conclua la phrase, achevant définitivement le docteur.

- Comment ça, « de famille » ? Demanda le criminel sexuel.

- Je pensais que tu te souviendrais de la personne qui a failli te tuer.

- Je connais qu'une personne qui a failli me refroidir, et elle est morte depuis plus de 3 ans.

- En es-tu sûr ? Car j'ai la désagréable impression d'être encore vivant.

- Patron, dit Mathieu, me dit pas que c'est lui, me dit pas que c'est…

- Dis pas de conneries gamin, c'est impossible, et tu le sais.

Le gamer fixa tour à tour son créateur, le pervers et l'homme au masque.

- Mathieu, Patron, vous le connaissez ?

- T'inquiète pas gamin, ce type se fait juste passer pour quelqu'un avec qui on a eu des emmerdes autrefois.

- Vous êtes dans le déni le plus total, c'est drôle. C'est vrai qu'après tous vos efforts pour me tuer, c'est étonnant que je sois encore là. Mais je pense qu'il est temps de faire tomber les masques.

Et il dévoila son visage.
Et tout comme devant un miroir, apparurent des yeux bleus, les mêmes que ceux des cinq personnes en face de lui.
Le Patron et Mathieu s'écrièrent d'une même voix :

- Le Fou !

Et tandis qu'un rire commençait à secouer les épaules de l'interpellé, il répondit :

- Voyons, oublions ce surnom que vous m'avez donné, moi je préfère mon nom de naissance, celui que tu m'as donné lorsque tu m'as créé, Mathieu, alors appelez-moi le Loyal.

Et avant que quiconque ajoute quelque chose, la personnalité, car c'était là sa vraie nature, dit entre deux rires :

- C'est drôle quand on y pense…


Me tuez pas, promis, j'explique qui est le Fou et pourquoi il a fait tout ça dans le prochain chapitre ;)

Reviews ? :3