J'ai été super longue à publier donc j'en suis désolée. Mais je me rattrape par un chapitre long et très... intéressant. Ce qui suis dans ce chapitre n'est surtout, surtout pas pour les homophobes.
Bsx à tous et bonne lecture ! ^ ^
Chapitre 4 :
Les deux magiciens marchaient depuis un bon moment avant de se décider à faire leur toute première halte. L'état de Draco s'aggravait au fur et à mesure des minutes qui s'écoulaient.
Les crises se manifestaient soit sous forme de quintes de toux inquiétantes ou de maintes difficultés respiratoires durant lesquelles le blond devait faire une pause, courbé en deux par la souffrance lancinante, recherchant un air qui se faisait rare.
Le Gryffondor n'esquissait aucun geste en se direction de peur de le blesser dans son orgueil mais il n'en menait néanmoins pas large. Et se fut à l'instant où Draco finit par cracher du sang en se tenant la gorge son divin minois angélique déformé par la souffrance, que le jeune homme réagit, angoissé mais déterminé.
Autant recevoir les foudres de son ami, au moins ça prouverait qu'il est encore en forme et aurait de l'énergie à revendre :
Draco? risqua Harry, je...heu...tu te sens bien?
J'ai l'air d'aller bien? rétorqua le concerné en lui jetant un regard noir en essuyant le sang qui perlait au coin de ses lèvres fines et pâles.
Son visage, malgré les soins promulgués par la magicienne devenait de plus en plus blême, sa fièvre montait, ses pupilles ne pétillaient plus, perdant toute trace d'ardeur et de vigueur, de combattivité pour devenir neutres, vides et le moindre effort lui arrachait un hurlement silencieux ainsi qu'une quantité de reproches et d'avertissements provenant de ses muscles endoloris :
Je le vois bien, s'agaça le jeune brun, il suffit de voir ton visage creusé par la maladie pour le deviner. C'était juste une question de courtoisie, histoire d'entamer une discussion pour que tu puisses oublier momentanément ton mal.
Bien entendu, railla le blond furieux d'être aussi faible, et c'était aussi indispensable que cette interrogation soit obligatoirement en relation avec ma maladie? Tu ne pouvais pas inventer meilleure question pour me faire sortir ce virus de la tête, franchement j'en arrive à ne plus ressentir le supplice qu'il m'inflige, mes félicitations.
Tu t'imagines que c'est évident? renchérit le Gryffondor outré, c'est vrai que monsieur Draco Lucius Malfoy a toujours su comment démarrer avec tact une relation amicale quelque soit les circonstances en posant les interrogations adéquates.
Parfaitement, continua l'intéressé avant de repartir dans une nouvelle quinte de toux lui arrachant une grimace, dans n'importe quelle situation je parviens à dire les choses qui conviennent, j'ai de l'intuition pour cela.
Ben voyons, rappelle moi qui m'a très mal conseillé à propos des Weasley?
Remets moi en mémoire qui a préféré ne pas suivre mon conseil et partir vadrouiller chez les lions, au lieu de recevoir les honneurs et le tact légendaire des Serpentards.
Tu en vois où toi de l'honneur? lança Harry d'un ton acide, je te signale que vous êtes les premiers en faveur de la tricherie, des acteurs talentueux et terrifiants en tout sens afin de parvenir à vos fins, sournois, vaniteux, et sans un brin de courage, privilégiant la manipulation au respect et à la sincérité.
Tu oublies que l'on met également la torture en valeur, enchaîna d'un air taquin le fier Serpentard, si la violence ne résous rien, la torture elle, est un moyen incontournable.
Tu n'es pas sérieux? Tu n'oserais pas! siffla sa Némésis dégoûtée, ne me dis pas que...
A ton avis quelle est la souche, le fondement de toutes les rumeurs qui circulent à Poudlard? demanda Draco, un rire sarcastique et pervers s'affichant sur son profil de marbre, mais tout bonnement des cris, des supplications, des prières des victimes torturées par nos aïeuls durant les guerres passées.
Tu plaisantes? parvint à articuler le jeune sorcier chamboulé et au bord de la nausée, les membres de ta maison commettaient de tels crimes, de telles abominations et c'est resté secret sans punition ni châtiment?
Nous avons toujours possédé les pleins pouvoirs, murmura le blond les yeux voilés dans le vague, nous l'avons exploité à notre avantage. Même si ce n'est que fragments du passé semblables à des rêves, cela demeure l'héritage cruel et vicieux de Salazar Serpentard et nous n'y pouvons rien.
Il ajouta devant l'air horrifié de Harry :
Il est vrai que nous ne bénéficions ni de l'impulsivité des Gryffondors ni de leur sens de l'altruisme et du respect alors nous nous sommes bâtis notre propre réputation dans l'espoir d'attirer des autres, mais aussi sale soit-elle et aussi repoussante qu'elle puisse te paraître, c'est une part de moi. Et si je n'en suis point satisfait, je ne peux ni la rejeter ni l'ignorer car se voiler la face est renoncer au moi authentique.
Le brun écoutait en silence, il ne s'était jamais jamais penché sur l'origine de l'histoire des Serpentards et n'aurait jamais imaginé qu'elle était si émouvante, sanglante, touchante et reniée.
Sans un mot, il se rapprocha du blond et comme pour lui montrer que malgré ses révélations, en dépit des cicatrices, rien ne changerait dans sa manière de le concevoir, il l'embrassa affectueusement sur le front.
Un baiser aussi léger qu'un battement d'aile de papillon, emplit de douceur qui amena le Serpentard à rosir légèrement, mais Harry trop occupé à dissimuler sa propre gêne n'y fit point attention.
Ils reprirent leur marche à la « poursuite » de l'herbe miraculeuse et, bien que Harry soit tenté à la perspective de déplier le parchemin que lui avait confié l'ensorceleuse à la chevelure rougeoyante, il n'en fit rien, fidèle à sa promesse.
De plus, son esprit s'enivrait à part entière de Draco, de sa présence érotique, de sa voix sexy et captivante.
Son amour envers le glacial et digne jeune homme touchait l'abîme de la franchise et de la droiture, il était pur, exaltant et torride, loin de reposer uniquement sur une relation charnelle.
Il en était captif et cela l'effrayait, le paralysait, car si le prince des verts et argents le repoussait, l'attraction qu'il exerçait sur le rouge et or, elle, ne pourrait être refoulée. Une adoration durant plus de cinq ans qui se référait limite à harcèlement fanatique, selon les dires de son meilleur ami.
Et en dépit des encouragements de Blaise ou des recommandations d'Hermione, il n'avait pas réussi à se déclarer, tout juste capable de se détruire et de se consumer.
C'était logique en soi vu la haine qu'ils ressentaient l'un envers l'autre, ou plus exactement que Harry falsifiait, qui ne se qualifiait que par des regards meurtriers et lourds de menaces informulées, des sortilèges les exposant à toutes sortes de situations dégradantes, les mots venimeux tant de fois prononcés, mais tout ceci n'était qu'apparence pour le jeune Gryffondor qui tâchait de conserver une attitude nonchalante, bien que les regrets ne cessaient de le dévorer, l'encerclant et le condamnant.
Son être entier chavirait, de multiples ondes frissonnantes de chaleur lui transperçaient la colonne vertébrale et les sensations inconnues au niveau de son bas ventre et au creux de ses reins se faisait plus intenses aux moindre pensées dirigées principalement vers le séduisant et aristocratique blond platine qu'il jugeait impies.
Le crépuscule commençait à teindre de rose l'horizon lorsque les deux mages aboutirent à une clairière, entourée d'arbres majestueux et tordus. Il se dégageait un parfum de santal et de tilleul adoucissant et relaxant, proposant une atmosphère calme et détendue. Les jeunes sorciers se concertèrent du coin de l'œil, ils étaient épuisés et déjà les courbatures lançaient dans les muscles de leurs cuisses.
Ils n'étaient vraiment pas attitrés pour la chasse aux herbes magiques et salvatrices. Échec sur toute la ligne.
Par conséquent, il était inutile d'approfondir les recherches. Ils choisirent de s'y installer car l'endroit était tentateur, séduisant et comblait leurs attentes (autant mourir dans un lieu enchanteur avait souligné d'un ton moqueur le blond, amer).
Harry s'adossa contre le tronc argenté et épais d'un des arbres et grimaça en se redressant immédiatement en se massant vigoureusement le dos, sous le regard railleur du Serpentard : il n'avait prête gare aux branches pointues et solides qui sortaient en un amas entremêlé du tronc du bouleau.
Surpris, le brun ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt, il avait oublié que dans un conte de fée toute chose était possible, ou du moins la quasi totalité. Avec un soupir d'exaspération, il murmura un rapide enchantement qui se chargea d'écarter les branches gênantes afin que le Gryffondor puisse prendre place dos contre le résinifère sans se blesser.
L'énergie végétale du géant d'écorce lui transmettait la moindre once de volonté et d'ardeur, il pouvait la ressentir circuler contre ses omoplates prodiguant une intense source de vitalité.
Draco, quand à lui, demeurait debout sans une parole, son regard de métal nostalgique perdu dans les confins de l'horizon.
Malgré le châtiment qui l'attendait, il avait l'air plutôt serein et la lueur douce du coucher de soleil accentuait l'éclat de sa peau diaphane. Le prince des or et rouge se perdit dans la contemplation de ce tableau si angélique mais à la fois si mélancolique.
Dans quelques heures, le Serpentard ne serait plus qu'une réminiscence et le jeune homme se devait de s'y souscrire. La bile remonta dans sa gorge, lui rappelant son dégoût pour la lâcheté et les regrets. Connaître la destinée de Draco et devoir s'y résoudre le révulsait.
Un craquement familier lui fit relever la tête : plongé dans ses réflexions, il n'avait pas réalisé que l'obscurité diffusait ses ombres menaçantes et couvrait de son manteau étoilé la forêt presque endormie.
Le prince des verts et argents venait d'allumer d'un mouvement adroit un feu ardent et s'amusait à l'aide d'un sortilège à faire danser les flammes, telles des langues de feu, avec grâce sans se brûler. Un sourire enfantin époustouflant et enjoué s'affichait sur son visage harmonieux et exquis, tandis qu'une aura d'insouciance l'entourait telle une auréole.
Réprimant un fou rire, Harry se contenta de focaliser ses prunelles émeraudes sur les flammèches du brasier improvisé lorsqu'il sentit une délicieuse effluve suave et épicée, indiquant que sa Némésis venait de s'asseoir à ses côtés.
Le brun eut l'impression que son cœur battant la chamade allait être expulsé de sa cage thoracique, maudissant l'attraction qu'exerçait le corps du blond, faiblement éclairé par la lumière rougeoyante. Un tel supplice était inhumain.
Bercé par la clarté de la lune et par la chaleur promulgué par leur contact mutuel, le magicien sentit son enveloppe charnelle s'alourdir, atteinte par l'épuisement accumulé au long des heures passées.
Il tressaillit en constatant que son ange de glace avait déjà posé sa tête sur son épaule et qu'un infime souffle suave s'échappait de ses lèvres pleines et convoitées entrouvertes.
Ses longs cils frémissaient au rythme de la respiration du prince des Serpentards tandis que son visage détendu intensifiait et adoucissait ses traits envoûtants et réguliers, le transformant en une créature de rêve inaccessible.
Du bout de ses doigts hâlés, le jeune Gryffondor les frôla en suivant chaque courbe, esquissant chaque tracé, caressant le moindre contour. Il se contenta cependant de les frôler, de peur de chambouler le dessin séraphique et céleste.
Lorsque la poursuite dangereuse et ensorcelante atteignit le point final, à savoir la commissure des lèvres du jeune sorcier, Harry se mit à hésiter. Tremblant, il dû se forcer à se remémorer que la personne la plus chère à ses yeux n'allait pas tarder à rendre l'âme, pour recueillir tout le courage dont il était doté afin de poser simplement son index sur la bouche douce et chaude de Draco. Il retint fermement sa respiration attendant les représailles sèches et blessantes de celui-ci, néanmoins le blond endormi ne remua pas d'un cil.
Or, au lieu de s'éveiller, le jeune Malefoy referma instinctivement ses lèvres...emprisonnant par la même occasion le doigt du Survivant, qui glapit de terreur en sentant le contact humide de la langue adroite à l'extrémité de celui-ci. Il vira à l'écarlate en se mordillant la lèvre inférieure pour mieux contrôler ses gémissements.
Visiblement décidée à faire empirer la situation, la langue exercée de l'héritier angélique continua son petit jeu qu'elle devait juger intéressant et divertissant, ne se gênant pas pour atténuer son passage de plus en plus brûlant autour de l'index du pauvre rouge et or, complètement à sa merci et déboussolé.
Il se surprit même à vouloir réveiller l'auteur de ses assauts déstabilisants.
Ce fut au moment où un Draco inconscient entreprit de sucer de manière aguichante et provocante, l'index captif et sans défense, que le magicien ne pouvant retenir plus longtemps ses soupirs, laissa échapper un petit cri étouffé qui n'échappa malheureusement pas à l'ouïe fine du blondinet qui se redressa hâtivement, sans comprendre la présence étrangère dans sa bouche.
Harry, honteux ne savait plus où poser son regard et sentait dans sa nuque un regard métallique et cuisant, le rendant encore plus mal à l'aise.
La tension s'accéléra quand un sourire cruel et mutin étira ses lèvres pâles :
Eh bien Harry, tu fais des avances à un mourant? Ce n'est pas très glorieux comme choix, ironisa impitoyable et moqueur le sorcier à la chevelure platine.
Ce n'est pas vraiment ce que tu crois Draco, tenta d'expliquer le brun qui n'aimait pas du tout le ton employé par le Serpentard. Un ton froid, méprisant et menaçant. Il avait l'impression d'être une proie traquée et un frisson lui parcourut la colonne vertébrale.
Tiens donc, répondit son compagnon avec un sourire inquiétant en fixant le Gryffondor de ses deux lames d'argent arrogantes, et que suis-je censé saisir dans ce cas? Que tu pouvais espérer profiter de ma faiblesse pour posséder mon corps, que tu serais capable de m'étreindre sans la moindre résistance de ma part? Tu es bien sûr de toi et peu sincère pour une personne qui prétend avoir acquit le courage de sa maison. Je suis navré Harry mais tu me donnes envie de vomir, conclut-il d'un air dégoûté et sauvage.
Tu te trompes, murmura le brun suffisamment fort pour que seul son âme sœur puisse avoir accès à ses paroles, je me contentais juste de parcourir ton visage lorsque ta bouche a happé mon index et que ta langue a suivi avec son ballet endiablé. Je n'y suis pour pas grand chose et ça me blesse que tu sois aussi persuadé que j'aurais tiré profit de ta maladie pour commettre quelques gestes déplacés.
Évidement que j'y ai songé, c'est ce que j'aurai fait, assura le blond avec un petit rire gourmand et avide.
Je ne te suis similaire en aucune façon, renchérit au bord des larmes le brun troublé, et sache que lorsque je touche quelqu'un c'est une question de sentiments purs et réels et non pour satisfaire un quelconque intérêt.
Tu es naïf et innocent petit lion, plaisanta avec soulagement le prince des verts et argents, mais c'est avec joie que j'écouterai tes soit disant émotions envers ma personne.
Hein? Comment? demanda Harry le regard noyé dans les pupilles grises du malade et les neurones déconnectées, mais je n'ai jamais sous entendu quoique se soit à propos d'une infime attirance envers...
Tu mens et te contredis de manière intolérable, siffla mécontent le jeune Malefoy, je te promets d'être attentif à ce que tu vas me révéler alors sois franc. Si tu ne supportes pas mes piques, moi je ne veux plus que me dissimule la vérité, c'est contre ta nature et je ne l'accepte pas.
Mais...essaya d'argumenter son ennemi.
Avant que je ne meure, confessa intimement le blond crispé.
D'accord, d'accord, paniqua le Gryffondor sans apercevoir la lueur amusée dans les prunelles d'acier, ce jour de notre quatrième année lorsque tu es venu à mon secours dans le cimetière, que tu t'es interposé entre ton maître et ton père pour me venir en aide et bien que les raisons de ton acte demeurent encore floues, tu t'es montré sans ton masque d'orgueil et vantard avec ta voix chaude et rassurante. Tu n'as pas hésité à subir la punition qui t'attendait et tu as failli de brûler les ailes mais la détermination et la peur t'ont incité à te défendre.
Tu as agit comme te le conseillait ton cœur, d'une façon intuitive et je t'en suis redevable. Tu m'as protégé jusqu'au bout, tu as insisté pour me soigner dès notre retour auprès des nôtres et tu es devenu un espion de qualité rare.
Toutefois, ces épreuves t'ont forgé et pour continuer à jouer ton rôle, tu as finalement choisi d'adosser à nouveau ce visage impassible et hautain mais ta décision mature a exposé ton véritable apparence, tes vraies valeurs et je ne vois pas comment j'aurais pu y résister.
Je ressemble à un Pouffsoufle poète et enfantin mais je n'aurais plus jamais l'aubaine de...si je ne parviens pas à les dire de suite... ces mots..., articula t-il d'une voix brisée, ils finiront par me faire suffoquer et mon précédent discours absurde ne serait plus que le fragment d'un souvenir qui s'estompe un jour de pluie.
De fins doigts diaphanes vinrent de poser tels un papillon sur les lèvres du sorcier brun et intimidé, coupant court à son exposé sentimental. Le souffle soudainement spasmodique et les yeux mis-clos par le toucher éthéré du Serpentard ambitieux, le malheureux ne reprit conscience de la réalité qu'en entendant un bruit qui ne présageait rien de tranquillisant, un son cristallin provenant de ses poignets, une résonance semblable à... :
Draco, puis-je savoir d'où sortent ces menottes? questionna horrifié le Gryffondor dépourvu de toute protection, et tant que nous y sommes ce que je fais enchaîné à une de ces branches?
Ma justification est tout ce qu'il y a des plus banales, égaya le blond d'un air réprobateur et sournois, j'ai dû user d'une magie très ancienne provenant de la bibliothèque de mon parrain, qui je dois avouer est très commode dans ce genre de contexte. Et, puisque ces branches s'extirpent du tronc de cet arbre, il serait totalement immoral de ne point s'en servir.
Un toux rauque empêcha le rouge et or furieux et embarrassé de riposter. L'usage de sortilèges n'était pas vraiment recommander, surtout dans l'état critique dans lequel se trouvait Draco.
Celui-ci serein et stoïque entreprit d'essuyer d'un geste provocateur et sensuel les gouttelettes de sang qui coloraient le coin de sa bouche grêle. Il récolta les pétales rosées à l'aide de l'extrémité de son index et d'un mouvement décisif et glacial le tendit en direction des lèvres closes de son prisonnier :
Harry, chuchota t-il la voix vibrante de désir, qu'envisage-tu de faire face à ma blessure?
Ne te moque pas de moi, cracha le brun se servant de sa colère pour ne pas succomber au souffle brûlant du blond platine près de son oreille, tu n'es pas blessé au doigt mais à la lèvre!
Justement, ricana sa Némésis, alors qu'attends tu pour me guérir?
Pardon? interrogea le jeune homme qui ne parvenait plus à ce concentrer, les sens flous et les idées imprécises.
Tu es devenu sourd Harry? Je t'ordonne de soigner ma plaie, qu'elle soit extérieure ou non visible. Et ce, avec tes propres moyens et capacités. Ce n'est tout de même pas si compliquer.
Que je fasse quoi? répéta inlassablement le petit Potter, le cerveau brumeux et peu propice à la réflexion, où ça?
Draco soupira et perdit patience. Avec une douceur infinie, il plaqua ses lèvres suaves et incolores sur celles sucrées et étonnées de sa victime. Le contact brusque mais tendre leur fit connaître des sensations nouvelles et paradisiaques. Un baiser doux et sauvage, gracieux et enivrant, tabou et délictueux. Une symphonie d'affres, d'effluves, tout entendement effacé, toute sagesse envolée cédant place aux fruits du péché.
Lorsque le Serpentard s'écarta, se fut le brun qui protesta qu'il n'était pas encore intégralement rétabli et exigea un second échange. Celui-ci fut une danse infernale. Le blond commença par mordiller la lèvre inférieure du jeune homme avant de la lécher avidement arrachant des plaintes frénétiques et saccadées au brun, rendu sensible au moindre contact en étant privé de tout mouvement.
Quand Draco reposa ses lèvres rougies sur les siennes, le Survivant put sentir la langue humide et habile de son compagnon tentant de passer la barrière close de son adversaire, qui soumis au charme, l'entrouvrit sans hésitation permettant un ballet exalté et passionné entre les deux partenaires, perdus dans les méandres d'une mélodie secrète.
Finalement, la bouche du jeune sorcier vert et argent descendit en direction du coup du brun pour déposer une multiplicité de baisers enfiévrés, mordillant la peau mordorée, la suçotant voracement y déposant sa marque prodiguant des lamentations au lion. Il poursuivit inlassablement son chemin vers la clavicule tandis que les gémissements que sa moitié tentait de contenir accentuaient les pulsations enjouées de l'orchestre.
A l'aide de sa langue, il continua toujours plus bas afin d'atteindre le nombril du jeune captif, enseveli sous les fragrances de la tentation, tandis que ses mains expérimentées relevaient le T-shirt devenu gênant au dessus de la tête du détenu, libérant un tourbillon de perceptions :
Dis moi Harry, susurra t-il impitoyable en remontant vers les tétons durs de son rival, tu préfères que je te touche avec la langue ou les doigts?
Tu peux courir pour que je te réponde, articula péniblement le brun, tourmenté par les assauts du désir.
Harry!, lança Draco d'un ton impérieux.
Avec...avec la langue, conclut le Gryffondor incapable de lutter.
Savourant sa victoire, le malicieux blondinet fit tourner sa langue autour des mamelons rosés et durcis par l'excitation, le visage empourpré de son compagnon l'encourageant à suivre cette voie.
Sa main paraissant vouloir s'ajouter au spectacle, débuta par des mouvements circulaires le long du torse cuivré, sa peau contrastant avec le velouté de celle d'Harry, puis entama sa chute vers les enfers, s'affairant à glisser le long de chacun des muscles saillants du sorcier aux yeux verts .
Sans cesser de parcourir le corps exposé de sa victime, le bourreau angélique déboutonna habilement et lentement les obstacles qu'imposaient le jean du jeune homme, qui de toute évidence s'avérait être trop étroit :
Eh bien Harry tu es bien précoce, sourit avec délice le prince des Serpents d'un ton goguenard, et ma foi bien muni. Toutefois, il me suffit de te frôler pour que tu sois toute chose.
Silence Draco, intima d'une voix enrouée le brun parcourut de tremblements.
Ledit Draco retourna à sa tâche, non sans dissimuler une étincelle scintillante dans ces pupilles métalliques.
Ses longs doigts pâles et exercés achevèrent leur mission, délivrant le jeune Potter d'une première couche devenue inconfortable et s'attaqua au deuxième stade. Ils finirent par s'introduire adroitement sous le boxer noir du Gryffondor et s'emparèrent avec gourmandise de la verge tendue du prisonnier avant de préluder par un agrément.
En effet, le blond fit coulisser les bourses d'Harry entre son index et son pouce engagea un rythme fluide prodiguant des ondes de chaleur répétitives dans le corps entier du brun qui poussa un râle enroué, cherchant à cacher ses joues qui avaient fortement tourner du rouge cerise à celui des tomates trop mûres.
Avec un petit rire sadique et loin d'arrêter son divertissement, Draco entreprit une exploration plus intense et précise du torse de sa proie à l'aide sa langue, engendrant un concert de soupirs sourds dans la gorge du brun. Image d'un début de jouissance contenue, d'une luxure à moitié dévoilée.
Lassé des testicules du captif, l'ange endiablé s'empara du sexe dur du Gryffondor à la peau dorée et se mit à en taquiner le bout avec savoir-faire, créant des petits cris satisfait et entrecoupés de son bel amant.
Le redoutable éphèbe de neige fit remonter sa main fraiche et apaisante non sans rompre la magie grisante dont se chargeaient avec méthode ses doigts, puis il commença à déplacer tout d'abord avec lenteur celle-ci le long du pénis de son soupirant et cadencé par ses bruits de plaisirs, il accéléra la valse défendue entraînant instantanément l'écoulement de la semence du jouvenceau au teint hâlé au creux de sa paume parfaite.
Harry s'empressa de reprendre son souffle mais son amour de glace n'était pas du même avis et termina de le débarrasser de son boxer avec un grognement de contentement face au postérieur ferme du jeune sorcier.
Il s'approcha de l'oreille du brun et lui confia :
Harry, ça risque d'être douloureux au début alors je vais y aller doucement et par étapes mais surtout je veux que tu détendes et que tu te concentres sur la moindre des sensations, est ce clair?
Oui, mais comment sais-tu que je suis vierge, s'enquit le Gryffondor méfiant.
Disons que j'ai mes sources et qu'en aucun cas je ne désire les trahir, répliqua d'un ton badin et carnassier le blond avant de retourner à ses occupations.
Il souleva le corps du jeune Gryffondor pour que ce dernier enlace ses jambes contre ses hanches. À l'aide de sa baguette, il marmonna un sort compliqué afin de lubrifier ses doigts (décidément les ouvrages provenant de la bibliothèque du professeur Snape étaient très instructifs) et en pénétra un à l'intérieur de l'orifice érotique de son soupirant en lui murmurant des mots intenses et sensuels afin de lui permettre de se décontracter et de se canaliser sur les impressions charnelles. Tout en le guidant au son de sa voix, Draco en introduit un second plus subtilement et attendit que son amant s'habitue à cette présence étrangère avant de déclencher un mouvement de ciseaux langoureux, provoquant la cambrure du Gryffondor engourdi par les vagues voluptueuses du plaisir charnel.
Le blond, sans interrompre les impulsions exaltantes, ôta souplement et avec la grâce d'un prédateur son blue-jean à son tour avant de passer à son caleçon de soie blanc.
Harry ne put profiter de cette vue excitante : les yeux fermés et la respiration incontrôlable, il tentait de sentir chaque vibration, la moindre modulation de bonheur qui augmentaient la température ambiante de son corps.
Fidèle à sa promesse, Draco prévint le jeune adolescent innocent qu'il allait venir et suivant le geste à la parole, il retira ses doigts et introduisit son sexe en Harry, patientant que le brun farouche s'adapte.
Un mouvement provocant de hanches lui intima de réagir. Le blond commença de longs va-et-viens, faisant onduler l'organisme entier du magicien étourdi et ivre de félicité, refermant fermement ses mains sur les hanches du jeune apollon brun, afin qu'il puisse suivre le rythme de ses coup impérieux.
Lorsque le prince des Serpentards accéléra la cadence, un ondoiement de délices accompagna le tournoiement et la perdition des deux âmes.
Les deux râles de plaisir respectifs se firent entendre quand l'ange des neiges atteignit la prostate et que dans un unisson parfait, ils accédèrent au nirvana.
Avec un léger soupir, le blond se laissa tomber sur le torse cuivré de son détenu, comblé, avant de se retirer avec dextérité. Un geste élégant, le vert et argent les nettoya et fit disparaître les liens qui retenaient le brun contre l'arbre. Celui-ci était rouge de complaisance et demeura allongé avant de faire un bond de cinquante centimètres :
Draco, regarde sous tes jambes : tu es en train d'écraser un parterre de fleurs, écarte toi!
L'intéressé se dégagea vivement afin d'observer le tapis de plantes qui se trouvaient juste en dessous de l'endroit où avaient eu lieu leurs ébats. Le parfum qui s'en échappait attisait les sens les plus reculés.
Le Serpentard eut un sourire sans joie, reconnaissant sans peine l'identité de l'herbe :
« Cette fleur, comme tu l'identifies si bien mon petit Potty, est en réalité la plante nécessaire à la réalisation de mon médicament.
Impeccable, s'exclama le jeune rouge et or qui se nicha dans les bras du blond gracile, se recroquevillant contre son cou pour humer son odeur si particulière, nous n'avons plus qu'à trouver une finalité au conte de fées et nous pourrons te guérir.
Non Harry, divulgua le Serpentard attristé en lui rendant son étreinte, je peux ressentir le virus s'approprier la vitalité des dernières cellules. Je suis désolé, mais cette découverte de me sauvera absolument pas de la destinée qui m'était prédestinée.
Je refuse, bouda le brun, accroche toi. Il y a bien un moyen pour découvrir une fin adéquat, une fin qui nous est propre.
Harry, ce n'est pas le moment de jouer les héros plein d'espoirs et dressant un discours futile et couvert d'inepties. Pour moi la route s'arrête là, mais pour toi la roue du temps continue de tourner. »
Il embrassa les larmes naissantes du Gryffondor qui perlaient brillantes dans ses pupilles verdoyantes et lui révéla, les lèvres salées les mots les plus tendres, les plus frissonnants qui puissent exister dans l'univers des histoires féeriques, ces paroles dignes d'une fin.
Son corps se convulsa dans les bras du brun épouvanté, pour devenir inerte.
Le petit Potter n'eut pas le temps de hurler à la lune son désespoir, qu'une spirale de coloris vifs et nébuleux englouti le monde dans lequel ils se situaient pour déposer sèchement le postérieur du Survivant sur la pierre dure et froide de la salle initiale.
Ils étaient revenus à Poudlard et un rugissement colérique se fit déjà entendre. Harry, chamboulé par les derniers événements, ne put éviter un Severus Snape sifflant comme un rhinocéros se précipiter à sa rencontre, fulminant de rage. Près de lui, se tenait le professeur Dumbledore, ses yeux bleus électriques rieurs pétillant derrière ses lunettes en demi-lune. Il caressait d'un geste amusé sa longue barbe argentée et seul son chapeau bleu et argent trahissait sa hâte précédente car il était de travers sur son crâne. Il se baissa silencieusement et ramassa le livre ouvert, aux pieds d'un Harry décontenancé :
« Potter, s'écria furieux le professeur de potions, qu'est ce que vous avez encore fait? Ça fait des jours qu'on vous cherche vous et monsieur Malfoy sans parvenir à vous contacter. Quelle idée saugrenue avez vous encore eu pour persuader mon filleul de vous suivre?
Professeur, répliqua d'un ton détaché le dénommé Potter, croyez-vous réellement que c'est le moment de me postillonner dessus alors que votre dévoué filleul s'est éteint?
Inquiet devant ces révélations, le parrain de Draco se pencha vers celui-ci avant de se redresser pour toiser de toute sa hauteur le Gryffondor :
Dites moi monsieur Potter, depuis quand les morts respirent-ils?
Heu... mais les défunts ne respirent plus monsieur, rétorqua d'un ton acide le brun.
Effectivement, c'est le seule réponse exacte et constructive que vous avez réussi à placer en plusieurs années de pratique. Les miracles existent...
Vous voulez dire que...
Parfaitement, monsieur Malfoy est encore en vie mais pas pour longtemps si vous restez ébahi comme vous le faites à la perfection, sans me donner le dernier ingrédient propice à sa guérison. »
Soulagé, Harry lui tendit vertement la plante qu'il avait pris soin de cueillir dans la clairière. Snape s'empara du corps inanimé de son filleul de glace et sorti de la salle à grands pas, sa cape noire tourbillonnant à chacun de ses mouvements.
Le directeur pouffa discrètement avant de le suivre et adressa un clin d'œil complice au Gryffondor perdu, mais ravi que son amour soit encore en vie et qu'il y ait par conséquence une chance qu'il soit sauf.
Il fouilla alors par réflexe dans sa poche pour en extraire le bout de parchemin plié en quatre que lui avait offert la Sorcière rouge.
A présent qu'il était revenu dans son univers, il pouvait en prendre conscience. Il le déplia agilement, le cœur battant pour découvrir...un parchemin désespérément vierge. Pas un seul écrit, pas une seule goutte d'encre :
« Oh la salope, s'exclama t-il outré, j'y crois pas! »
À suivre...
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