Auteur : Nobu123
Série :
Katekyo Hitman Reborn!
Paring :
Gokudera/Lambo
Rating :
M à cause du langage et d'une scène explicite.
Note de l'auteur :
Pour cet OS, Gokudera a 6 années de plus que Lambo.

I can't

GokuLam

Il ne pouvait pas.

Il devait résister.

Peu importe la situation, peu importe ce qu'il pensait, peu importe qu'il soit son voisin et que son cœur batte à cent mille à l'heure dés qu'il croisait ses yeux menthes, il devait suivre ces deux règles.

Il s'était imposé ces règles à l'âge de 14 ans, quand il avait revu, après trois années d'absence, le fils de sa voisine. Celui avait, d'après ce qu'il avait entendu, passé trois années en Italie avec son père biologique pour une raison quelconque. Il était revenu car son père avait péri d'un cancer quelques mois plus tôt, c'était tout ce qu'il savait. Lambo avait maudit cet homme d'être mort car à cause de cela, celui qui l'avait torturé dans son enfance était revenu.

Quand sa mère lui avait annoncé que Gokudera Hayato, celui qui l'avait gardé jusqu'à ses huit ans était revenu en ville, il avait ragé. Les souvenirs de son enfance était revenues, toutes les fois où, épuisé de son caractère agité, le métis l'avait enfermé dans sa chambre, il l'avait détesté pour cela car jamais il n'avait joué avec lui.

Gokudera Hayato avait été le pire gardien de toute sa vie. Et il comptait bien se venger.

Et pourtant… et pourtant, quand il avait revu l'adolescent, toute idée de vengeance avait disparu. Si Gokudera était mince et frêle à ses 14 ans, il était maintenant grand, fin et musclés à ses 17 ans. Lambo n'avait pu s'empêcher de regarder les fins abdominales qu'avait l'italien alors que celui-ci lavait la voiture de son beau-père. Caché derrière les rideaux de son salon, il l'avait longuement détaillé, fixant ses cheveux gris attaquer en chignon pour ne pas être mouillé, ses bras finement musclés s'activant à nettoyer chaque centimètres de la voiture, ses jambes aussi longues et fines presque dépourvu de poils – dieu soit loué -, ses traits aussi fins que le reste de son corps, son nez droit, ses yeux si pénétrants. Il aurait bien voulu le regarder plus longtemps, mais sa mère avait fait irruption dans la pièce en lui criant d'aller ranger sa chambre.

Les choses se passèrent ainsi pendant trois longues années. Il surveillait par la fenêtre, regardant le gris parler avec ses amis, laver la voiture, aider sa mère à rentrer les courses ou encore jouer au basketball. Chaque fois qu'il le croisait quand il était à l'extérieur, il partait chez un ami ou rentrait chez lui, ignorant les cris de sa mère.

Une fois, il avait entendu sa voix.

Il était dans le stationnement, rentrant les paquets de sa mère alors que celle-ci parlait avec celle de l'Italie. Trop occupé à prendre les sacs, il n'avait pas entendu Gokudera ouvrir la porte pour s'adresser à sa mère :

-M'man! Où t'as mis la télécommande?

Sous le choc, il avait presque laissé tomber les paquets au sol. Une voix grave, rauque, presque semblable à celle des yakuza.

Je dois résister...

Et il l'avait pensé, pensé et pensé, mais cela n'avait pas empêché un doux frisson de traverser ses reins quand la voix était parvenue à ses oreilles. Il était rentré sans un mot dans la maison, laissant les derniers sacs dans le coffre de la voiture alors que les deux mères et Gokudera avait dévisagé la porte qu'il avait claqué.

Un jour, il l'avait vu nu.

C'était arrivé par hasard, mais cela ne changeait rien au fait que c'était arrivé. Râteau à la main, il était en train de râteler la cours quand son regard s'était porté à la maison juste à côté de la sienne. Il avait continué son travail, son regard dérivant de temps en temps vers l'habitation de son obsession. Et puis c'était arrivé. Il avait levé les yeux, tombant par hasard sur la fenêtre de la salle de bain, et son corps s'était figé quand il avait remarqué que celle-ci était dépourvue de rideau mais surtout en remarquant le corps nu du métis. Ses yeux d'une vert presque noire s'était fixé sur la peau semblant si douce et laiteuse du jeune adulte. Il l'avait détaillé pendant de longues minutes se lavait les cheveux minutieusement et son cœur avait accélérer quand le gris avait pris le savon en main, commençant à nettoyer son corps avec une lenteur presque insupportable. Il avait senti le rouge lui monter aux joues quand il avait vu sa main gauche disparaitre entre ses jambes, caressant surement ses parties intimes. Puis il l'avait vu s'adosser au mur de la douche, se mordant la lèvre sensualité encore plus insupportable. Une douce chaleur avait commencé à prendre place dans son bas ventre quand, sortit de nulle part, sa mère l'appela en criant.

Il avait sursauté, faillit lâcher son râteau puis avait accouru vers sa mère, tout cela sans voir le regard du gris sur sa personne.

Un jour, il l'avait insulté.

Ce jour-là, il avait été invité à une fête par Haru, une fille qu'il connaissait à cause des amis de sa mère. Il avait accepté d'y aller, préférant s'amuser que de rester dans sa chambre à broyer du noire en pensant à son voisin plus que bandant. Sachant que la jeune femme l'attendait devant chez lui, il avait rapidement enfilé un jeans un peu usé et un t-shirt noir avec un col en V avant de descendre les escaliers presque en courant, disant à sa mère qu'il reviendrait tard puis était partie avec elle.

Lambo s'était fait passé pour le cavalier de Haru car celle-ci lui avait dit qu'elle voulait rendre jaloux un garçon qui se trouvait dans sa classe. Il avait donc joué les petits amis, dansant avec elle, la collant quand elle parlait à ses amis et allant lui chercher ce qu'elle voulait.

Et elle lui avait montré d'un signe de tête le garçon en question. Le noiraud avait senti son cœur arrêter de battre pendant un bref instant alors qu'il avait croisé de nouveau ses yeux menthes. Un léger sourire avait pris place sur les fines lèvres du métis et Haru, à ses côtés, avait rougi, s'étant senti immédiatement fixé. Va savoir pourquoi, il avait eu envie de partir, de ne plus être dans la même pièce que lui.

Alors qu'il commencé à marcher vers la sortie pour prendre un peu l'air, il avait senti un regard sur sa personne. Lambo avait fait comme si rien n'était, se posant sur le perron, quand le bruit de la porte avait attiré son attention. Et comme à chaque fois, son cœur avait manqué un battement quand il avait croisé le regard mentholé.

-Tu veux quoi?

Il avait presque grogné la phrase, ne pouvant s'empêcher de se sentir agresser.

-J'savais pas qu'Haru aimait les plus jeunes.

La voix envoutante de son voisin s'était faite amusée, chose qui l'avait agressé encore plus.

-C'est pas d'tes affaires, fous moi la paix tu veux, connard.

Il s'était levé rapidement, le bousculant pour rentrer à l'intérieur. Il n'avait pas su quoi dire et ses sentiments s'entremêlant dans son cœur, il avait dit la première chose qui lui était venu en tête, soit une idiotie. Franchement, il était complètement stupide, n'avait-il pu s'empêcher de penser en allant rejoindre la brune.

Avoir resté plus longtemps, il aurait remarqué le frisson que sa voix avait procuré au gris.

Et puis maintenant, il y avait… ça.

Attendu sur une des chaises longues qui se trouvait dans sa cours, Lambo profitait du soleil et des vacances pour se reposer. Il n'avait pas vu son voisin depuis quelques semaines déjà et en était plutôt soulagé, pouvant maintenant se détendre comme il le méritait.

Ouvrant à regret ses yeux, il s'étira pour attraper le tube de crème solaire, faisant doucement bouger les muscles de son torse et son dos. Il s'appliqua de la crème un peu partout, ne voulant pas devenir rouge. Remettant ses lunettes de soleil, il voulut se rallonger quand sa mère, comme toujours, cria :

-Bah voyons mon p'tit veau, tu as oublié de t'en mettre dans le dos!

Il grogna légèrement, se tournant vers elle pour répliqua :

-J'suis pas l'homme élastique non plus! Viens donc m'aider!

-Désolé chéri, maman doit aller chez la voisine!

Grommelant, Lambo se rallongea sans se mettre de crème dans le dos, sachant que, de toute façon, sa mère reviendrait assurément pour le faire à sa place.

Quelques minutes plus tard, alors qu'il avait les yeux fermés et caché derrière ses lunettes de soleil, un raclement de gorge le sortit de l'état végétatif dans lequel il était. Grognant un peu, il ouvrit doucement les yeux et son cœur rata un battement.

Penché au dessus de lui, Gokudera Hayato le regardait, un mince sourire amusé aux lèvres.

-Alors? À ce qui parait, t'as besoin d'aide pour te crémer le dos.

-Va en enfer.

Et voilà, il perdait encore ses moyens et disait n'importe quoi.

-Bah dis donc, t'as du caractère, j'aime bien.

Ne pas prendre au deuxième degré, ne pas prendre au deuxième degré, je dois résister bordel!

Il avait beau pensé ça, quand les doigts longs et agiles de l'italien rentrèrent en contact avec son dos, il ne put s'empêcher de frissonner.

-Aller, laisse moi faire.

Doux murmure contre son oreille, il ne put s'empêcher de frissonner, sentant de nouveau une douce chaleur s'emparer de lui.

-Pourquoi?

Le mot avait traversé ses lèvres sans qu'il ne le veuille alors qu'il ne faisait que penser à cela. Pourquoi Hayato faisait-il cela?

-Pourquoi quoi?

Un nouveau frisson traversa son dos quand le souffle chaud du métis rentra en contact avec sa nuque. Il avala difficilement, fermant les yeux pour essayer de reprendre un peu son sang-froid, sans grand succès. Puis, ouvrant légèrement la douche, il souffla :

-Pourquoi est-ce que tu me crème… Hayato?

Les mains dans son dos avaient cessé de bouger un bref instant. Il espéra que c'était à cause qu'il lui avait fait de l'effet mais mit cette idée loin dans son esprit. Il ne fallait pas rêver à ce point tout de même.

Un grognement rauque lui arriva aux oreilles alors que les mains glissèrent vers ses côtes, se rendant jusqu'à son torse. Il eut un hoquet de stupeur quand, brusquement, il fut collé au torse du plus vieux. Son cœur manqua un battement quand il sentit la bouche qui le faisait tant rêver mordiller délicatement son lobe d'oreille.

-J'adore entendre ta voix dire mon prénom… fit la voix rauque du gris à son oreille.

Résister… je dois… résister…bordel de merde!

Rougissant plus qu'il ne l'aurait voulu, Lambo couina quand l'une des mains de l'autre se glissa jusqu'à l'un de ses mamelons, s'amusant à le maltraiter.

-je… essaya-t-il de dire, la voix vibrant de désir. Je peux… pas.

Gokudera sembla pouffer car la bouche contre son oreille vibra avant de se glisser vers son cou, déposant des baisers sur son passage avant de commencer à mordiller la peau si douce du plus jeune.

-Hayato… grogna Lambo, comme s'il voulait qu'il s'arrête, alors que sa tête se penchait sur le côté pour lui laisser plus de place.

-Hmm… continue de dire mon nom comme ça, fit le gris avant de relever son menton, le forçant à tourner sa tête vers lui pour l'embrasser.

Le baiser parut délicat et presque timide au plus jeune, comme si Hayato avait peur de le brusquer. Presque frustré que leur premier baiser soit semblable à un frôlement, il décolla leurs lèvres avant de l'embrasser plus franchement, lui montrant clairement ce qu'il n'osait lui dire. Le métris grogna doucement contre ses lèvres, caressant de sa langue ses lèvres avant de les lui mordiller délicatement.

Un long frémissement traversa le corps de Lambo quand il sentit leurs langues se toucher pour la première fois. Il avait l'impression de fondre comme de la neige en pleine été. Trop perdu dans les diverses sensations que son voisin lui faisait ressentir, il ne sentit qu'au dernier instant la main gauche de l'autre se glisser dans son maillot, voulant caresser sa verge. Ouvrant grand les yeux au contact, il les ferma immédiatement et retint un gémissement qui se transforma malgré lui en faible miaulement.

-Ha…hayato… on ... on peu pas… ma… mère…

Le dévorant des yeux, le gris empoigna son sexe, caressant son gland de son pouce avant de souffler contre ses lèvres :

-Oh que si on peut…

Hypnotisé par le lac mentholé qui se trouvait sous ses yeux, Lambo ne put qu'hocher de la tête avant de fermer délicatement les yeux pour de nouveau l'embrasser, sa respiration se trouvant en halètement. Toutes ces caresses et ces baisers lui faisaient perdre la tête. Il ne pouvait s'empêcher de gémir et de geindre alors que les mains de Hayato s'occuper de son membre et de son torse. Et le métis ne s'arrêtait pas là, le coller contre lui pour mieux l'embrasser et lui faire sentir son excitation contre ses fesses.

-Hmm… Hayato… grogna de nouveau Lambo alors qu'il lui grignotait le cou.

-T'es magnifique…

Le murmure l'excita encore plus. Fermant les yeux, il pencha la tête sur le côté avant de commencer à faire des mouvements de bassin, voulant faire accélérer Gokudera et par la même occasion, frotter son érection contre ses fesses. Un mince sourire prit place sur ses lèvres quand il entendit le métis gémir contre son cou. Il s'adossa un peu plus contre lui, frémissant en sentant encore plus son membre gonfler de plaisir contre lui.

-Hmmm…

Les mordillements se faisaient de plus en plus violent tout comme ses déhanchements et les mouvements de poignet de l'italien. Il ne pouvait s'empêcher de gémir faiblement, se retenant le plus possible alors qu'il sentait la chaleur dans son bas ventre devenir de plus en plus insupportable. Un ultime gémissement traversa sa gorge alors qu'il jouit dans la main du gris, penchant la tête vers lui pour l'embrasser. Quelques secondes passèrent où il resta front à front avec son voisin, laissant la brume se dissiper un peu de son esprit avant d'ouvrir les yeux, le regardant.

-Et…et toi?

Et voilà, il redevenait incertain face au plus vieux alors qu'il le fixait dans les yeux, détaillant son regard de menthe. Un doux sourire prit place sur les lèvres d'Hayato :

-Tes cris m'ont fait jouir, souffla-t-il contre ses lèvres avant d'y déposer un léger baiser sur ses lèvres.

Un doux frisson traversa le dos de Lambo alors qu'il ferma doucement ses yeux, appréciant le bref contact.

-Les garçons?

Ouvrant grand les yeux, le noiraud ferma son maillot avant de se lever rapidement, prenant la main de l'italien et de courir vers sa chambre qui se trouvait à l'étage. Une fois la porte, claqué, il reprit doucement son souffle, oubliant complètement le gris à ses côtés.

-Ouf… souffla-t-il. On a eu chaud.

Un pouffement de rire à sa droite lui fit tourner la tête et il tomba directement sur un regard amusé qui le fit frissonner.

-C'est qu'une passe ou… ? osa demander Lambo en le fixant.

Lui souriant doucement, son voisin tendit la main vers lui, lui caressant la joue. Appréciant le contact, le noiraud ne put s'empêcher de fermer les yeux.

-C'est loin d'être une passe.

Ouvrant les yeux à demi, Lambo lui adressa un sourire avant de s'approcher de lui pour l'embrasser.

-Lambo!

Sursautant, il regarda la porte, l'air horrifié.

- Ouvre-moi cette porte!

-J'peux pas!

Mouin… j'en suis plus ou moins fière. Il y a quelques moments que j'apprécie moins mais je l'aime quand même. Enfin, c'est un couple que je chéris et j'espère que vous l'aimez autant que moi. Et n'oubliez pas les reviews!