La liste des envies de Lisa
Chapitre 4 Dans la chambre
By Cullen15000
Beta : LilyRose
Partie 1 - POV Edward.
Elle était magnifique. Ma belle endormie. Même dans son sommeil, elle souriait sous la lumière douce de la veilleuse de notre chambre. (n/L tu m'étonnes moi aussi j'aurais le sourire si je passais mes nuits avec Edward ^^)
C'était surprenant de réaliser qu'après tant d'années, tant de moments vécus ensemble, j'avais l'impression de la redécouvrir à chaque fois que je la retrouvais après une journée de séparation. Je m'émouvais comme au premier jour.
Je déposai avec précautions mon petit cadeau sur le sol afin de me rapprocher de Bella. Il attendrait tranquillement le lendemain.
Immédiatement, je la recouvris car dans son sommeil agité, elle avait enlevé la couette, dévoilant son tee-shirt favori recouvrant ses formes épanouies par la grossesse. C'est moi qui lui avais offert et je ne pouvais, évidemment, le regretter au souvenir de son sourire resplendissant lorsqu'elle avait ouvert le paquet, mais que ce type s'affiche sur la poitrine de ma femme me gonflait sérieusement par moments.
A d'autres non.
La liseuse était abandonnée au bout de ses doigts, allumée. Bien sûr. Encore une fois, elle s'était endormie sur une de ces histoires... A moins que ce ne soit en papotant avec ses amies sur les réseaux sociaux. Avant de la poser sur sa table de nuit, je tirai la langue à son fond d'écran puis l'éteignis. Bella ne pouvait pas me voir et ça me faisait du bien. Même si finalement, je l'aimais bien ce beau gosse, il jouait bien, il était sympa, son seul défaut était de faire fantasmer un peu trop ma Bella.
Elle ne m'avait pas attendu mais je ne pouvais pas lui en vouloir d'être si fatiguée. Il était très tard et si elle était si mal, c'était à cause de moi. Ou grâce à moi. Question de point de vue j'imagine. J'étais fier comme un coq, d'une grande et idiote fierté masculine d'être le responsable de son état. J'étais inquiet aussi de la voir si épuisée et si lasse parfois. Le médecin m'avait dit de ne pas m'inquiéter, que les désordres hormonaux consécutifs au premier trimestre de sa grossesse étaient responsables de sa fatigue et aussi de son excitation parfois… hum très plaisant. J'avais eu la curieuse sensation que c'était moi qu'il voulait mettre sous calmant. Pourquoi, j'avais le droit d'être inquiet non ? J'allais devenir Papa.
Avant de me laisser emporter, je me penchai sur elle pour embrasser son front, écartant une mèche humide de transpiration de ses yeux fermés. Je me redressai et m'éloignai du lit, passant une main dans mes cheveux j'ôtai mon bonnet que je jetai négligemment sur la commode avant de le reprendre pour le mettre à sa place dans le tiroir de la commode. Comme ça, elle ne râlerait pas trop en se levant le matin. Quoique, j'aimais bien la faire ronchonner quand elle trouvait mes fringues sur le sol en se levant. Surtout si je la faisais rougir en lui rappelant comment nous nous les étions enlevés mutuellement avec fièvre quelques heures plus tôt.
Je souris. Non, interdit de penser à cela maintenant. On verrait cela un autre soir. Enlevant rapidement mon tee-shirt blanc, je dégrafai mon jean que je posai sur la chaise avant de rejoindre la salle de bain pour me rafraîchir.
J'avais été de garde à la caserne toute la journée et j'avais eu l'impression que le monde entier s'était ligué contre moi qui n'avait qu'un désir : rejoindre ma Bella chez nous.
Ma douche expédiée, vêtu de mon seul boxer noir, je rejoignis mon objectif : le lit conjugal. Je me glissai sous la couette noire et blanche, derrière elle. Tout doucement pour ne pas la réveiller, je l'entourai de mes bras, posant une main possessive sur le léger arrondi de son ventre qui hébergeait un mélange de nous deux. Par la fenêtre ouverte en ce mois de juin, la fraîcheur venue du littoral était agréable en début de soirée mais au coeur de la nuit, comme maintenant, elle était un bon prétexte pour me lover contre le corps de ma bien-aimée. Sur cette pensée plaisante, je me sentis fondre vers le sommeil.
Ce fut une sensation de tiraillement à la cheville qui me réveilla. Suivie de la pression douce et persistante de ma femme qui cherchait à imbriquer son corps contre le mien.
Autant l'une était un régal autant l'autre me faisait grimacer. Je remuai les pieds dans l'espoir de faire disparaître cette sensation inattendue mais la douleur fut encore plus forte comme si ...Mince ! Ouvrant les yeux, je m'aperçus qu'il faisait toujours nuit.
- Edward ? murmura Bella contre ma poitrine, d'une voix ensommeillée.
- C'est moi, enfin, je crois ma douce.
- Vaudrait mieux que cela soit toi car le corps de l'homme blotti contre moi prend des libertés avec ses mains et mon corps, rigola doucement ma douce en picorant mon torse de petits baisers.
Ah bon ? Je n'avais même pas remarqué que mes doigts étaient partis à l'assaut de sa hanche, caressant son ventre doux et tiède. Perdu dans la redécouverte de ce territoire merveilleux, j'en avais oublié l'autre "découverte" qui me griffa le pied pour se rappeler à mon bon souvenir.
- Aie !
Je m'assis brusquement sur le lit et je découvris ce que j'avais pensé y trouver : mon cadeau d'anniversaire.
Bella s'assit à son tour à coté de moi, surprise apparemment par le fait que je l'aie abandonnée quelques secondes après avoir si bien commencé, ce qui n'était pas vraiment mon habitude.
- Qu'est -ce que ? ...Ohhhh, qu'il est beau !
Immédiatement, je détournai le regard de la petite boule de fourrure rousse insolente qui jouait avec mes chevilles comme si elles étaient un grattoir pour chaton enragé. Je me retournai vers Bella pour observer sa réaction.
Non pas que j'aie des doutes sur son amour des chats ou encore mieux des chatons. Mais j'avais encore pris une décision qui nous concernait tous les deux sans lui en parler.
Faut dire que lorsque nous avions extrait la nichée de cinq chatons des décombres de l'immeuble écroulé hier, j'avais craqué pour l'horrible boule de poils roux et sales et j'avais conçu le projet de l'offrir à ma Bella car son anniversaire approchait. Rosalie, la seule femme de l'équipe, avait tenté de m'en dissuader m'expliquant qu'un animal n'était pas un cadeau. Elle n'avait pas tort mais nous n'envisagions en aucun cas de l'abandonner pour partir en vacances comme semblait le sous-entendre le sergent Hale ! (n/L : il a raison c'est moche ça ! )
Les gars et moi, on avait haussé les épaules et pris chacun une des petites bestioles. Moi je voulais la rouquine. Jasper avait flashé sur une petite chatte noire et blanche, Emmett, lui, avait voulu la plus grande au pelage clair et Jake avait choisi celle qui avait la langue pendante comme un chien. Nous avions ensuite tous les quatre regardé notre sergent Hale et la dernière petite bête au pelage sombre. Alternativement. Plusieurs fois. Jusqu'à ce qu'elle cède. "OK les gars, avait dit notre Rosalie, je prends celle-là mais c'est la dernière fois que vous me poussez à adopter un animal à quatre pattes."
Dans la foulée, la portée avait vu le vétérinaire pour vérifier que tout allait bien : il était hors de question de ramener un chaton malade auprès de ma femme enceinte !
Laquelle femme demeurait muette : elle contemplait la boule rousse qui avança maladroitement sur notre lit, tanguant sur les obstacles que constituaient nos membres emmêlés sous la couette. Un coin de mon cerveau se demanda comment une bête aussi maladroite avait pu sortir du panier dans lequel je l'avais transportée et laissée endormie tranquillement la veille au soir après lui avoir donné un biberon de lait.
Puis l'avancée du petit monstre s'arrêta sur mes cuisses, le chaton se mit en boule et s'endormit en ronronnant. (n/L : Moi aussi je peux me mettre en boule sur ses cuisses ?)
J'étais sidéré. Et inquiet.
Il n'était pas dans les habitudes de ma femme de se taire.
- Bella, tu n'es pas fâchée ? Tu n'as rien dit encore ? C'est pour ton anniversaire.
- Il s'appellera Ronron.
Partie 2 POV Bella. Un an plus tard
Je m'étirai doucement. Je me sentais si bien. Épuisée mais si bien. Depuis six mois, le sommeil était une denrée rare dans notre maison mais cette nuit Edward avait pris le relais. Bien qu'il ait travaillé toute la journée, il s'était occupé du bébé toute la nuit. J'avais donc eu exceptionnellement six heures de repos d'affilée. M'appuyant sur mon coude, je me soulevai un peu pour contempler mon homme.
Il dormait. A plat ventre. Mon cœur se serra et quelque chose frémit dans mon ventre lorsque je découvris que le drap bleu recouvrait à peine le bas de son corps. Il reposait dévoilant à demi le postérieur délicieusement musclé d'Edward. Mes mains me démangèrent de l'envie de se glisser à la lisière du tissu dont j'étais presque jalouse. (n/L : et moi donc !)
Bella tu es une idiote frustrée !
Je me mordis la lèvre. Pourquoi ce maudit drap n'était pas un tout petit peu plus bas. Juste un peu... Je pouvais juste avoir la certitude qu'il était nu. Allongé et sans défense à mon coté alors qu'une féroce envie de le réveiller me tenaillait.
Non, Il avait besoin de se reposer.
Cherchant à me reprendre, je laissai mon regard errer le long des jambes dissimulées d'Edward. J'étais fière : moi seule connaissais la fermeté et la puissance des cuisses qui se cachaient sous le coton imprimé. Un pompier sérieux suivait forcement un entraînement physique régulier afin de pouvoir intervenir dans de bonnes conditions et je jouissais du plaisir de ce corps contre le mien.
Son pied gauche avait échappé à la prison de tissu et je fus ridiculement émue par le mollet où frisottaient quelques poils roux. Je secouai la tête : Étais-je en manque d'amour à ce point pour fondre à la vue d'une cheville ?
Bella tu es ridicule ma fille.
Cette pensée ne m'empêcha par de continuer d'admirer Edward endormi. Il était rarement si immobile et calme et même si on se connaissait depuis l'enfance, je rougissais immanquablement lorsqu'il me surprenait à le mater avec envie. Ce que j'étais en train de faire.
Sa main gauche traînait sur le sol à coté du lit, abandonnée et ouverte. Ses longs doigts habiles étaient au repos. Non, je ne voulais pas penser à ce qu'ils étaient capables de faire ! Sur un piano. (n/L : et que sur le piano bien évidemment :) ( ndla : EVIDEMMENT)
Edward était un virtuose méconnu. A chaque fois qu'il en avait le temps et l'occasion, il filait sous les combles de la maison où il s'était installé une salle de musque. Je pouvais rester des heures à l'écouter composer des mélodies entraînantes ou reprendre le dernier tube de Muse ou Timberlake à ma demande.
Je soupirai d'envie, de plaisir ?
Je laissai mon regard remonter le long de son bras, dévorée par l'envie de poser un baiser sur sa nuque, juste sur le grain de beauté tentant, juste sous l'oreille.
Était-ce moi qui avais gémi ainsi ?
Il allait falloir que je me lève et que je file à la douche - froide - si je continuais ainsi.
Comme je m'y attendais, ses cheveux étaient un joli foutoir ! Des mèches rousses en désordre comme s'il avait passé la nuit à y mettre les doigts. Car ce n'était pas moi - malheureusement - qui avais fait ce magnifique gâchis. Je souris doucement, je connaissais par coeur la texture soyeuse de ses cheveux, la façon dont ils glissaient agréablement entre mes doigts. Et le mal qu'il avait à les remettre en ordre, c'était d'ailleurs une des raisons pour laquelle il les cachait souvent sous son bonnet. Solution de facilité que j'adorais.
Je me rembrunis en voyant les cernes qu'il avait sous les yeux. Il était crevé. Les copines m'avaient avertie que les premiers mois d'un bébé étaient pleins de joies, de peurs et de nuits blanches.
Elles avaient raison. Pour les moments de bonheur inouïs, pour les craintes de ne pas être à la hauteur. Et pour la fatigue aussi.
Malheureusement. De plus, lui et moi avions des horaires de dingues, des gardes à n'en plus finir.
Mais il était toujours là mon amour, pour m'épauler.
Dans son sommeil, sa tête s'était tournée de mon coté. Je pouvais donc admirer ses lèvres fines étirées par un petit sourire serein et ses mâchoires qui s'ornaient d'une ombre de barbe très virile.
Ce voyage visuel long et lent sur le corps d'Edward m'avait échauffé mais mon coeur bondit dans ma poitrine lorsque je vis sa main droite posée avec douceur et protection contre le dos de notre bébé. (n/L : c'est trop mignon)
Il dormait paisiblement lui aussi, blotti contre l'épaule de son papa qu'il semblait suçoter dans son sommeil. Souvent nous craquions et notre bébé terminait la nuit entre nous deux. C'était pas bien. Mais c'était si bon.
Les larmes me montèrent aux yeux.
Dieu que je les aimais tous les deux.
Avec précaution pour ne pas les réveiller, je sortis du lit. Ronron surgit et bondit sur ma place encore chaude. J'hésitai à laisser le chat à proximité de mon fils mais il s'installa en boule et se prépara à dormir lui aussi. Je rejoignis alors la salle de bain.
Je tirai la langue à la femme aux cheveux hirsutes, aux yeux rêveurs et cernés qui me regardait dans la glace.
Fatiguée et Frustrée.
Mais je souris à mon reflet en constatant avec bonheur que nous étions vendredi et qu'après une petite journée de travail, je serai en congés pour presque 48 heures. Avec ma petite famille.
Après une douche - très froide - je revêtis mon tee-shirt fétiche et des sous-vêtements propres et effectuai un démêlage en règle de ma tignasse avant de passer en baillant à la cuisine, où un café noir finit de me réveiller.
Les écouteurs sur les oreilles, je glissai dans mon sac une provision de bonbons qui piquent et une tablette de chocolat blanc.
Bon je ne mangerai pas tout, les collègues allaient me taxer c'est sûr. Tant mieux pour ma ligne. J'allai vérifier que mon smart-phone était bien chargé lorsqu'un parfum que je connaissais par cœur m'enveloppa tandis que des mains saisissaient fermement mes hanches. Il était juste derrière moi. Mais son corps ne me touchait pas.
- Bonjour Bella, souffla Edward dans mon cou, ses lèvres effleurant ma peau.
Mes jambes vacillèrent et mes seins pointèrent instantanément sous le tissu lorsqu'une des mains remonta sous mon vêtement, le long de mon ventre jusqu'à saisir de façon possessive l'un d'eux. Je me retins à la porte du frigo devant moi afin de ne pas tomber.
- Bonjour Edward, réussis-je à articuler d'une voix déjà rendue rauque par le désir.
- Tu comptais partir sans me réveiller petite chipie ? susurra-t-il dans mon cou entre deux baisers.
- C'était l'idée, tu devrais te reposer, commençai-je comme pour me défendre.
- Je devrais te punir.
- Ah... pourquoi ?
J'étais incapable d'en dire plus car il appuya ses dires d'un balancement en avant de son bassin contre mon dos.
J'avais la preuve qu'il était parfaitement réveillé.(n/L : laquelle laquelle ?) (ndla : je sais pas. Suis trop timide pour demander) ( n/L permets-moi d'en douter… )
Je me laissai donc aller contre lui, me frottant doucement contre son corps ferme.
Nous restâmes ainsi l'un contre l'autre un long moment sans rien dire, nous enivrant de la proximité de nos corps.
- Edward ?
- Humm ?
Il semblait aussi perdu que moi dans un autre monde.
- Je dois aller travailler ?
Pourquoi mon affirmation avait-elle résonné comme une question. Je sentis son buste tressauter de rire contre mon dos alors que ses doigts agiles jouaient une mélodie envoûtante sur ma poitrine.
- Tu en es vraiment sûre ? sourit-il avant de me mordiller la nuque.
Je lançai alors une main en arrière vers le cou d'Edward et en même temps, l'autre se plaqua sur ses hanches pour qu'il ne s'éloigne surtout pas. Mes doigts se posèrent sur sa peau.
Mince !
Edward.
Était.
Entièrement Nu. (n/L : Brusque hausse de ma température corporelle...)
Je me retournai brusquement vers lui. Il me plaqua immédiatement contre le réfrigérateur.
- Bon anniversaire Bella !
Il s'empara de mes lèvres et j'eus une dernière pensée consciente et furtive : je serai en retard au travail aujourd'hui. (n/L : *applaudis bien fort* j'adore )
The END
A suivre …
