Titre : Une vie dans le temps.
Auteur : Suzan
Avertissement : Ce texte mets en évidence de relations homosexuelles, il serait donc préférable au jeune public et aux homophobes de s'abstenir.
Résumé : Défi de Zaika : Harry est envoyé dans le passé pour sauvé l'avenir en tuant Tom Jedusor alors âgé de cinq ans. Seulement tout ne se passe pas comme prévu. Et il va découverte en découverte.
NDA : Bonjour à tous ! Je suis désolée de ne pas avoir pu répondre à toutes les reviews mais je manque de temps et je voulais publier au plus tôt le chapitre 4 qui est le pendant du 3. Pour l'instant l'histoire devrait comporter 9 chapitres.
Beaucoup d'entre vous m'ont questionné sur la suite de cette histoire. Elle n'est pas franchement classable et j'avoue que c'est ce que je voulais. Parce qu'une histoire avec Harry qui tue Tom petit et retrouves Severus, on en a tous lu. Je voulais quelque chose d'un peu plus original et de vraisemblable. D'un peu plus vivant avec une épaisseur autre. Je ne sais pas si j'y suis arrivée, mais c'était aussi le pari de cette histoire. Vous ne savez pas où je vous emmène et peut être cela ne vous plaira pas. Mais sans désir et sans risque il n'a pas de vie.
J'essaie tout de même de coller au plus près du livre de JK Rowling et des informations qu'elle nous a laissé sur la saga, même si le contexte est totalement différent.
Merci à tous ceux qui ont ajouté cette histoire en alerte ou en favori ainsi qu'aux lecteurs qui viennent d'un peu partout : France, Belgique Canada, Etats-Unis, Réunion, Italie, Portugal, Martinique, Tunisie et Espagne.
Bonne lecture à tous !
Suzan.
CHAPITRE IV : ANDREAS WINSTON
Harry n'eut pas à attendre longtemps : Poppy lui amena le matériel nécessaire à la fabrication de la potion en un temps record. Il la remercia et s'installa rapidement sur le plan de travail. Il inspira et expira, comme le lui avait souvent conseillé Severus et commença à préparer les ingrédients délicatement. Il remercia son ancien amant pour l'avoir obligé à être le meilleur partout, et surtout en potions, honneur oblige.
Il commença la préparation dans le silence le plus profond. Poppy aidait le jeune patient en appliquant une compresse froide sur son front brûlant. Des gémissements entrecoupaient de temps en temps le silence tendu et la concentration d'Harry.
Cet instant sembla s'étirer à l'infini, la préparation demandait une attention de tous les instants et lorsqu'il la laissait mijoter, il s'installait aux côtés de Tom pour le rassurer. Albus avait annulé ses cours après une visite chez le directeur et était venu s'installer dans un fauteuil inconfortable. Il leur expliqua dans une accalmie qu'Andreas et Tom avaient l'asile administratif de Poudlard pendant la guérison du garçon.
Durant toute la confection de la potion, Dumbledore regarda attentivement les gestes du jeune homme. Un Maître des Potions sans aucun doute. Il était perturbé par cette signature magique qu'il ne connaissait que trop bien. Etait-ce pour cela qu'il avait envoyé ce jeune homme dans le futur ? Albus respira profondément et décida d'attendre la fin du traitement du garçon avant de parler à Andreas de ses projets pour lui. Il attendit regroupant le plus de puissance possible en lui.
Au milieu de la nuit, Harry arrêta le feu sous la potion et la mit en fiole, pour la faire refroidir. Albus se leva et il lui demanda de réciter le contre-sort au moment où il administrait la potion. Il s'assit sur le bord du lit, releva Tom et lui fit avaler le contenu de la fiole alors que Dumbledore jetait le contre sort. Le garçon tomba endormi et Harry se tint à ses côtés.
- Je vous attends à la première heure demain. Une fois que vous serez sûr que son corps et sa magie auront purgé la malédiction.
Harry hocha la tête et attendit, surveillant toutes les heures l'état de son petit patient par un sort. Tom Jedusor avait été victime d'un sort à cinq ans. Une malédiction, visant à faire de lui quelqu'un de mauvais, apparemment. Peut être n'était-ce là pas tout. Le sorcier l'avait choisi puissant dans un milieu défavorisé. Il lui fallait une certaine haine de départ.
Mais peut être qu'en changeant toutes les conditions de départ, la malédiction, l'absence d'amour, pourrait-il sauver Tom Jedusor ? L'empêcher de devenir ce qu'il était devenu ? A cinq ans la limite du bien et du mal se rapporte à ce qui est agréable et à ce qui ne l'est pas.
Harry prit une décision fondamentale durant sa nuit de veille. Lui qui avait toujours rêvé une famille, ne sachant comment l'obtenir lorsqu'il avait appris son homosexualité, avait décidé de choisir sa famille. Il allait adopter. Ainsi il aurait Tom sous les yeux et lui permettrait de faire de sa vie autre chose.
A cet instant Harry commença le deuil de son ancienne vie, afin de devenir Andreas Winston, père de trois enfants.
Le bureau de Dumbledore était plus dégagé que lors de ses précédentes visites. Le professeur lui proposa de s'asseoir sur un siège en face de lui. Albus avait longtemps pesé le pour et le contre dans le fait de faire entièrement confiance à ce jeune homme venu du futur. Mais il lui avait montré hier une preuve de confiance incontestable en lui parlant de sa mission.
- Bien Mr Potter, je vais être clair.
Il vit Harry sourire à cette phrase.
- La signature magique que vous nous avez montrée à l'infirmerie est celle de Gellert Grindelwald. Comme vous l'aurez sûrement compris à présent, il voulait un descendant pouvant lui succéder si jamais son stratagème échouait. Vous venez de me prouver qu'il est encore actif et nous venons de détruire son plan de secours par mégarde. Etant donné les circonstances, il faut surveiller ce jeune garçon très étroitement afin que Grindelwald ne puisse le retrouver.
- Pour ne rien vous cacher Professeur, je pensais l'adopter, ainsi que son frère et sa sœur.
Albus le regarda légèrement surpris. Il n'avait jamais pensé que cela serait si simple de le persuader d'être le tuteur du jeune garçon.
- Il a des frères et sœurs ?
- Une petite sœur et un grand frère. Ainsi la famille sera au complet et Grindelwald ne pourra s'en prendre à l'un ou l'autre.
Un silence accueillit ces dernières paroles.
- Je vais vous parler aussi franchement que vous l'avez fait pour moi, continua Harry. Je suis venu ici pour tuer ce petit garçon. Maintenant que la malédiction est levée, je voudrais le prendre sous mon tutorat, afin de pouvoir changer notre futur. En faisant cela, je n'aurais plus aucun moyen de retour. Je vivrais en tant qu'Andreas Winston, protégé d'Albus Dumbledore. Si vous êtes disposé à m'aider, je vous promets de faire de mon mieux.
Albus Dumbledore réfléchit quelques instants.
- Les papiers d'adoption seront prêts dans trois jours. Vous aurez le Manoir à disposition ainsi qu'une petite fortune personnelle.
Harry hocha la tête.
- La petite fille a cinq ans, elle s'appelle Adeline. Le grand a sept ans et s'appelle Owen.
- Tout sera fait pour eux.
- J'oserais vous demander une autre faveur : j'ai quelqu'un à vous présenter. Elle s'appelle Mary, elle est sorcière, mais n'a pu intégrer Poudlard à l'âge de onze ans. Je me propose de la prendre en apprentissage un an, avant qu'elle n'intègre la cinquième année ici.
- Je lui ferai passer un entretien avant de la présenter au Directeur.
- C'est parfait.
- Je demanderai en plus des papiers pour un apprentissage.
Ils discutèrent encore des derniers détails. Albus souhaitait voir Andreas et ses enfants intégrer la bonne société, afin qu'ils ne soient pas anonymes et donc hors de portée de Gellert. Harry répugnait à faire partir de ce monde. Mais les arguments de Dumbledore eurent raison de son dégoût. La sécurité des enfants avant tout.
Lorsqu'Andreas sortit en le remerciant sincèrement, Albus décida de prendre en charge Gellert, son ancien compagnon. Peu importe le temps que cela prendrait. La motivation qui lui avait toujours manquée venait de se créer. Il ne laisserait pas Gellert détruire son monde.
Andreas passa voir Tom qui n'était pas encore réveillé. Il demanda à Poppy de veiller sur lui. Il lui serra la main avant de transplaner pour l'orphelinat.
Dès qu'il fut entré dans l'orphelinat la directrice l'assaillit de questions. A ses côtés se tenaient Miss Jones, Miss Livingston, Mary et les deux petits sorciers.
- Mr. Winston, où est l'enfant que vous avez emmené avec vous ? Nous n'avons pas les moyens de payer une hospitalisation...
- Tant mieux, je la paie.
- Pardon, je crains de ne pas avoir compris ? Se récria Mrs. Cole.
- Magdeleine revient dans une semaine, j'assurerai le service des repas comme convenu. Et cela nous laissera le temps de préparer les papiers d'adoption de trois enfants, annonça Andreas avec un grand sourire.
- Trois enfants ?
- Oui, j'adopte Owen et Adeline, ainsi que Tom Jedusor s'ils sont d'accord,
Un grand sourire s'épanouit sur les visages d'Adeline et d'Owen. Adeline exultait. Elle le savait.
- Et si Mary est d'accord avec ma proposition, je lui offre le poste de gouvernante.
S'en fut trop pour la directrice qui resta sans rien dire. Miss Jones lui sourit lorsqu'il passa devant elle pour rejoindre le bureau de la directrice, afin de lui expliquer chacune de ses décisions. L'entretien fut bien plus compliqué que celui avec Dumbledore. Décidément il en aurait soupé des directeurs ! Il obtint néanmoins ce qu'il voulait. Il aurait été jusqu'à camper dans son bureau pour qu'elle cède.
Ne restait plus qu'à se mettre d'accord avec les trois petits monstres. Deux d'entre eux attendaient dans le couloir. Lorsqu'il sortit, il s'approcha d'eux et leur ouvrit ses bras.
- Dans une semaine je vous emmène dans une super maison.
- Tu promets ? dit sérieusement Owen.
- Je promets. Mais si je ne me trompe pas, il faut que j'aille faire la vaisselle du petit déjeuner avec Mary...
- Mary, voilà ce que je te propose, annonça Andreas alors qu'il lavait la vaisselle à la main, une fois n'étant pas coutume. Tu vivras avec nous pendant un an. Je t'offre un apprentissage sorcier. Je te formerai pendant un an et tu étudieras sous ma tutelle, avant d'avoir un entretien avec le directeur de Poudlard, Armando Dippet.
- Cela me convient, lui sourit-elle.
- Il y a un papier à signer pour que ton apprentissage soit reconnu. Je suis compétent dans certains domaines. Nous verrons lequel te plait le plus et je réaliserais pour toi une formation accélérée.
- Ce serait vraiment bien.
- Je suis content que cela t'aille.
- Et vous ? Vous allez faire quoi ?
- Je m'autorise un an pour y réfléchir. Pour l'instant je suis impatient de partir d'ici et de vous faire découvrir le monde sorcier, conclut-il en lui souriant.
Harry s'étendit sur le lit de l'infirmerie. Il restait près de Tom. Il ne s'était toujours pas réveillé mais sa magie paraissait stable. Il se rendait parfaitement compte qu'il avait agit comme un « Gryffondor impulsif ». Mais son instinct lui avait dicté ce choix, et il savait qu'aussi rapide qu'il fut, il ne le regretterait pas. Il devait attendre que le temps fasse son œuvre et que l'Histoire reprenne son cours, après un tel bouleversement.
Il avait bon espoir que Tom se remette complètement de cette malédiction. Le fait d'avoir Adeline et Owen avec lui, l'aiderait sûrement.
Peut être que dans son futur à lui, Tom avait été séparé de ses deux seuls amis, et avait laissé la malédiction agir sur lui et conforter sa rancœur. Si Adeline et Owen avaient été adoptés par des moldus, la haine contre eux se serait créée. Ses dons auraient servi à se protéger puis à attaquer les petites brutes de l'orphelinat. Il aurait grandi dans un monde d'indifférence, et refusant de s'excuser d'exister, il aurait mal agi aidé par le morceau d'âme de Gellert Grindelwald prenant peu à peu toute son influence, afin de détruire toute possibilité de sentiments.
Andreas soupira. Il venait d'avoir trois enfants d'un coup. Il savait que Dumbledore n'était pas dupe. Il savait très bien qu'Adeline et Owen n'étaient pas les frères et sœurs de Tom, en tout cas pas par le sang. Mais il n'avait pas posé de question. Peut être par discrétion. Il l'en remerciait en tout cas.
Harry finit par sourire. Il s'était crée trois raisons de vivre dans ce passé. Décidément l'Histoire ne voulait pas le voir mourir jeune.
Il se fit réveiller par un petit bonhomme aux yeux noirs. Il le voyait un peu flou car il n'avait pas encore ses lunettes. Il lui sourit néanmoins et s'assit.
- Bonjour Tom, tu vas bien ?
- Je suis en pleine forme, annonça Tom, d'un ton d'adulte.
Andreas cacha son sourire.
- Nous avons réussi à lever le mauvais sort qui avait été apposé sur ta magie. Maintenant tu devrais pouvoir en faire sans avoir mal.
-...
- Tu as faim ?
- Oui, c'est pour ça que je vous ai réveillé.
- Remets-toi au lit sinon je vais me faire gronder par l'infirmière et comme tu dois avoir beaucoup de questions j'essaierai d'y répondre pendant le petit déjeuner.
Il demanda à un elfe de maison du château d'apparaitre. Tom sursauta et regarda la créature sous toutes ses coutures.
- Bonjour, est-ce que tu pourrais nous apporter un petit déjeuner complet pour deux personnes, s'il te plait ?
- Tout de suite, Maître.
A peine eut-il disparu, qu'un plateau rempli de victuailles apparut sur le plateau à côté du lit.
- C'est un elfe de maison, expliqua Andreas à Tom. Nous sommes dans le monde dont je t'avais parlé. Les elfes de maison sont de loyaux serviteurs et permettent de nourrir et d'entretenir Poudlard.
- C'est quoi ?
- Poudlard est une école pour apprendre aux sorciers comment faire de la magie.
- Mais je sais déjà.
- On leur apprend comment faire de la magie avec une baguette, précisa-t-il, mais aussi à réaliser des potions, à combattre en duel... On apprend tout ce qu'un sorcier doit apprendre pour pouvoir devenir citoyen de la communauté. On entre en première année à l'âge de onze ans. Je t'ai emmené ici pour avoir l'aide du professeur Dumbledore, un sorcier très puissant. Il m'a aidé à lever la malédiction.
Tom mâchonna un toast sur lequel Harry venait d'étaler de la confiture de myrtilles. Le cerveau du petit sorcier tournait à plein régime. Son instinct lui criait « et maintenant ? », mais il n'osait pas poser la question. Il la formula d'une autre façon en demandant :
-Où sont Adeline et Owen ?
- Ils sont à l'orphelinat. Il s'est passé beaucoup de choses pendant que tu étais malade. Tout c'est précipité. J'ai demandé à la directrice d'engager la procédure d'adoption pour Adeline, Owen et toi.
Le petit garçon retint son souffle.
- Si... si tu es d'accord, nous pourrions vivre ensemble dans une maison. J'ai réussi à en trouver une... Et puis, Mary devrait venir avec nous, en tant qu'apprentie...
- C'est vrai ? s'exclama Tom en écarquillant les yeux.
- Oui je te propose de venir avec nous.
Andreas se sentit bête de ne pas avoir demandé plus tôt son avis à l'enfant. Après tout, il n'aurait guère apprécié qu'on décide de cela à sa place.
- Et on pourra avoir une chambre ? interrogea sérieusement Tom.
Harry éclata de rire.
- Bien sûr. Mais si tu acceptes, il faut savoir que vous aurez aussi classe.
- Ils viendront me voir Adeline et Owen ?
- Oui, tu seras en mesure de voyager à la fin de la semaine. Nous partirons d'ici tous ensembles une fois les papiers signés.
Ils restèrent ainsi quelques temps à discuter de leur futur ensemble, s'apprivoisant petit à petit, jusqu'à ce qu'Andreas doive impérativement rejoindre la cuisine pour le déjeuner de l'orphelinat.
La directrice vit avec soulagement le départ de son remplaçant en cuisine. En effet, il les avait régalé cette semaine de plats tous plus... originaux les uns que les autres. Elle attendait avec impatience l'arrivée de Magdeleine et le retour des pommes de terre.
Elle était néanmoins heureuse que trois enfants partent. Le jeune homme avait l'air sérieux. Un oncle promettait de les héberger le temps qu'il trouve une maison décente et un nouveau travail. Il avait une solide expérience en tant qu'ouvrier, il pourrait assurer un avenir meilleur aux enfants qu'il emmènerait avec lui. Une fiancée l'attendait dans son village, visiblement stérile.
Et puis, elle était également heureuse de pouvoir se séparer de Mary sans la projeter directement dans la misère, car malgré le fait qu'elle soit charmante, elle était tout de même assez peu travailleuse, il fallait le reconnaître.
Cette certitude était ancrée en elle et pourtant elle ne se souvenait pas précisément de la signature des papiers. Ils étaient dûment signés, elle avait vu les pièces justificatives, mais cela restait quand même flou. Mais elle était tellement fatiguée ces derniers temps...
Elle se trouvait sur le perron de l'orphelinat à saluer ses anciens pensionnaires, jusqu'à l'arrivée de la malle poste. Toute l'équipe était réunie comme le jour de l'arrivée de Mr. Winston pour leur souhaiter bonne chance, tandis qu'ils accueillaient Magdeleine enfin revenue de sa visite dans sa région natale.
Andreas traversa la route avec les enfants et leurs malles. Ils arrivèrent dans la ruelle sombre. Il leur fit un sourire en rétrécissant leurs bagages. Il sortit un mouchoir de leur poche, et leur demanda de s'accrocher. Il leur avait expliqué bien avant ce jour, le fonctionnement et l'utilité d'un portoloin, remis par Dumbledore afin de les transporter à Poudlard, sans dommage. Andreas sentit la sensation familière d'aspiration au niveau de son nombril. Et il écrasa une peur venue d'une autre vie.
Ils arrivèrent tous plus ou moins élégamment devant les grilles de Poudlard. Au moins arrivèrent-ils sains et saufs. A la porte les attendait Armando Dippet et Albus Dumbledore. Harry s'assura que chacun était debout et sans égratignures avant de passer les grilles de Poudlard devant les yeux émerveillés des enfants qui le suivaient.
- Ce n'est pas juste, Tom a eu droit d'y être pendant une semaine, s'exclama Owen, béat devant le panorama qu'offrait le château.
- Ne vous inquiétez pas jeune homme, répliqua Armando Dippet, surprit du langage du fils du protégé de Dumbledore, vous y serez admis dans peu de temps.
Owen, devant le ton du directeur, jugea prudent de se taire et Andreas lui fit un sourire pour qu'il ne se sente pas vexé.
Adeline quant à elle était simplement émerveillée par le parc. Le directeur partit assez vite en les laissant en « famille ». Elle ne comprit pas tout à fait ce mot. L'autre vieux monsieur serait-il de sa famille aussi ?
Elle était très fière de pouvoir le dire même si cela pouvait sembler ridicule. Maintenant elle pourrait dire « c'est ma maison, mon papa et mes frères... ». Et son orgueil gonflait à ces mots.
Ils retrouvèrent Tom allongé dans un grand lit après avoir grimpé des escaliers qui bougeaient. Son futur frère avait l'air bien. Adeline savait qu'il serait frère et sœur qu'une fois qu'ils auraient signé le papier. Elle attendait ce moment avec impatience, tout comme les garçons, qui s'ils n'avaient pas eu peur de faire trop de bruit dans cette grande pièce blanche, auraient couru partout...
Après une autre longue ascension où Tom eut la chance de se faire porter par Andreas, ils se retrouvèrent dans le bureau du professeur. Elle réalisa alors que ce serait peut être son professeur plus tard et décida de bien se tenir. Mais malheureusement elle s'endormit dans les bras d'Owen, épuisée et inquiète après cette matinée.
Tom grava les images du déroulement de la procédure dans sa tête pour les raconter à Adeline, si elle ne se réveillait pas. Elle s'était endormie. Normal, les filles c'est plus vite fatiguée.
Andreas avait beaucoup discuté avec le professeur, mettant au point leur future vie. Ils sortirent même un moment du bureau pour que le professeur puisse parler avec Mary de son année d'apprentissage.
Enfin arriva le moment des signatures. Tout le monde eut le droit d'y apposé son prénom et on réveilla même Adeline pour qu'elle puisse signer aussi. Après ils signèrent les papiers pour Mary. Une fois cela fait, le vieux sorcier se leva :
- Je suis enchanté que cette affaire soit réglée. Je vous souhaite tout le bonheur possible. Miss, je vous reverrai bientôt afin de m'assurer que l'apprentissage est suivi dans les règles et que vous progressez régulièrement afin d'intégrer Poudlard l'an prochain, dit-il en serrant la main de Mary. Je vous enverrai le carton d'invitation pour votre intronisation, sourit Dumbledore en saluant Andreas.
Tom ne comprit pas vraiment ce que cela voulait dire. Son tout nouveau père laissa cependant Mary lui lancer un sort pour le faire léviter jusqu'aux grilles de l'école. Lui se chargea d'Adeline et d'Owen. Une fois arrivés devant la grille, leur père sortit une clef de sa poche.
Ils s'y accrochèrent tous sans se poser de question. Le portoloin les emmènerait dans leur nouvelle maison et ils étaient impatients de s'y trouver.
- Prenez une partie de la clef entre vos doigts et accrochez-vous bien.
« Home sweet home »
A suivre...
