Ce matin, il faisait particulièrement humide dans la banlieue de Cokeworth

Dans cette petite ville de la région des Midlands, on avait l'habitude du brouillard épais qui rendait la visibilité quasiment nulle à certains moments de la journée. A vrai dire, un dicton local déclarait qu'on ne voyait le soleil que pendant les jours de paie.

Aussi, les ouvriers, comme souvent, se bornèrent à soupirer en sortant de chez eux avant d'aller faire leur service dans les usines voisines.

Un homme pourtant semblait faire le chemin inverse. Au lieu de sortir du quartier, il semblait au contraire y avoir une affaire pressante et marchait à grands pas sur le trottoir.

Un rien tendu, il ne cessait de jeter des regards scrutateurs sur les rares passants à croiser son chemin.

Son chemin le mena finalement devant une petite maison, strictement identique aux autres.

Une fois les alentours dégagés, il frappa à la porte. Sa visite devait avoir été prévue car l'huis s'ouvrit instantanément.

- Il fait un temps de dragon aujourd'hui. Fit le visiteur sur un ton dégagé.

- Et bientôt il pleuvra des sirènes. Répondit l'hôtesse sans hésitation. Entre Thomas.

Ils échangèrent un regard entendu, désormais sûrs de leur identité respective. La porte se referma et le silence retomba dans la ruelle.

- Comment va-t-il ? S'enquit l'arrivant en montrant l'escalier menant à l'étage.

- Il dort, comme on pouvait s'y attendre. Je reste sur mon idée initiale que de l'aiguise-méninge avant de se coucher n'était pas une bonne idée.

Son interlocuteur soupira et haussa les épaules. « C'est mon avis aussi. Mais ce gamin a passé trop de temps sous l'effet du maléfice même si les médicaments moldus ont pu atténuer un peu son effet. Toutefois ce n'est pas l'objet principal de ma visite.

- Parle. Qu'y a-t-il ?

- On a retrouvé le principal suspect de ce même maléfice et des blessures infligées aux deux autres enfants.

- Vous l'avez attrapé. S'enquit la propriétaire de la maison avec surprise. Pendant la nuit ?

- Je n'ai pas dit que nous l'avions attrapé, Jenny. Corrigea le nouveau venu. J'ai dit que nous l'avions retrouvé. Le fait est qu'il ne nous a apporté aucune information viable dans la mesure où il était mort. Tué.

Jenny eut un moment de perplexité avant de se reprendre. « Le corps a été identifié ? »

- Aucun doute. Répondit Thomas. C'est bien Steve Ernst, membre d'une branche locale de la Mafia australienne. Le problème actuel tient au fait qu'il ne touchait pas uniquement au trafic de substances d'après nos premières expertises. Il semblerait que le bonhomme nous ait caché sa véritable nature et qu'il trempe dans un culte obscur apparemment bien organisé. Il paraît même qu'on aurait des gobelins et la Fraternité de Transylvanie dans le coup. Nous traquions un croup de caniveaux et on tombe sur une manticore.

- Est-ce que je peux faire quelque chose de plus ?

L'homme secoua la tête. « Il faut mieux que tu restes à l'écart pour l'instant. Continue ta mission en couverture en attendant que les choses se tassent.

Théo se réveilla en sursaut. Son dernier rêve était particulièrement réaliste. Pour un peu il aurait été tenté d'y croire.

La porte s'ouvrit et la femme qui l'avait accueilli hier entra. Cependant, à la faible lueur traversant les rideaux il lui semblait qu'elle paraissait plus jeune que la veille. Mais il n'en aurait pas juré cependant. En tout cas, elle portait les mêmes habits quoique rehaussés d'une veste violette

- Bonjour Théo. Fit l'arrivante avec un sourire avenant. Enchantée de te rencontrer, je m'appelle Jenny et j'habite dans cette maison. Comment te sens-tu ?

Définitivement plus jeune. Au moins la moitié de l'âge de celle d'hier. Est-ce qu'elle était une parente de la première ? Décidant de ne pas se pencher sur cette question insoluble, le convalescent répondit à la question.

- J'ai la tête qui tourne. Murmura-t-il d'une voix pâteuse.

Quand il avait tenté de s'asseoir, un étrange vertige l'avait pris. Jenny s'avança et doucement l'aida à se rallonger. Quand ce fut fait elle arrangea le drap et s'assit sur un bord du lit.

- Doucement, mon grand. Lui dit-elle gentiment. Ne te redresse pas si vite, tu es encore fatigué après toutes ces aventures nocturnes. En plus j'étais certaine qu'avec ce genre de potions fortes…

Elle leva les yeux au ciel d'un air désabusé avant que le sourire ne lui revienne. Elle posa une petite gourde sur la table de nuit. « Quand tu te seras reposé encore un peu, tu pourras boire un peu d'eau. Ça t'aidera à faire passer le mauvais goût. »

- Qui êtes vous ? Demanda Théo en la regardant de ses grands yeux bleus. Pourquoi ils m'ont amené dans votre maison ?

- Ils ne t'ont rien dit ? S'étonna Jenny. Remarque ça ne m'étonne pas d'eux…Et bien comme je disais, je m'appelle Jenny. Jennifer Blaque. Je suis amie avec les gens qui sont venus te chercher à l'hôpital. En fait on pourrait même dire que je travaille avec eux. Et si tu es là c'est parce que la personne qui t'a fait du mal était… est partie quelque part et que nous nous sommes dit que tu serais mieux là.

Elle décida sagement de ne pas se lancer dans un récit détaillé de qui était la personne en question et ses liens avec des exercices criminels. Non seulement ce n'était pas le moment mais en plus elle n'allait pas inquiéter un petit garçon malade plus que nécessaire.

- Qu'est-ce que c'est un sorcier ? Interrogea l'enfant avec un certain intérêt.

Il ne sait pas qu'il est un sorcier…non, il ne le comprend juste pas complètement. Rien d'étonnant.

- Si tu veux je t'expliquerais quand tu auras dormi. Il est encore tôt. Est-ce que ça te convient ?

Sur le signe affirmatif de son protégé, elle sortit une baguette magique de sa main et l'agita avec grâce. Dans un éclair lumineux, les vêtements de Théo se muèrent en un pyjama bien plus confortable.

- Allez, essaie de te reposer. Je reviendrai un peu plus tard.

Théo acquiesça et ferma les yeux. Jenny posa sa main sur son front pour vérifier s'il n'avait pas de fièvre. Elle parut satisfaite.

Doucement elle lui caressa les cheveux, apaisant peu à peu son jeune visiteur et ne cessa que lorsque le bruit d'une légère respiration s'éleva dans l'atmosphère.

Son visage innocent lui tira une expression attendrie. Elle posa furtivement ses lèvres sur son front avant de se lever et quitter la chambre à pas de loups.

On pouvait être Auror, démanteler des trafics de criminels, s'attaquer à des mangemorts sans pitié, rédiger des avis de décès et avoir conservé sa sensibilité et des sentiments de tendresse. Son instructeur lui avait toujours répété qu'il fallait un exécutoire. Et Jennifer avait trouvé le sien dans une petite vie paisible en dehors du travail.


Great ormond street hospital

L'ambiance qui régnait dans les couloirs était lourde, aussi épaisse que le brouillard britannique qui obscurcissait actuellement le soleil.

La raison était simple, un des jeunes patients avait disparu sans que personne ne s'en aperçoive, Théodore Swift. Et il n'y avait aucune piste. Pas la moindre idée de comment un enfant pouvait avoir disparu d'un des lieux les plus sécurisés de l'Angleterre.
Toutefois, le garçon n'avait laissé ni chaussures ni veste ce qui laissait penser qu'il était parti de son plein gré.

Les policiers du Royaume courraient d'un bout à l'autre des couloirs, s'interpellant à grands cris. Déjà les hypothèses les plus farfelues circulaient.
Si on avait tout de suite pensé à d'éventuels complice du directeur de l'orphelinat, cette éventualité avait peu à peu disparu. Jusqu'à preuve du contraire, l'incident au sein de l'orphelinat était un acte isolé.

Médecins et infirmières étaient convoqués les uns après les autres, et chacun répondait la même chose. Le patient Swift était calme, d'un caractère plutôt doux et ouvert. La dernière fois qu'on l'avait aperçu, il lisait dans la chambre qui lui avait été allouée. Non il n'avait fait aucune tentative de fugue et oui il entretenait de bons rapports avec les autres pensionnaires et le personnel-soignant.

Richard Preston, lui, ne s'en remettait pas. Il n'avait été que peu absent au cours des quelques jours écoulés. Mais il n'avait rien perçu. Étant la dernière personne à avoir échangé avec ledit Swift, il était sur la sellette. Sa maison et son automobile avaient été perquisitionnés, ses habitudes décortiquées, son emploi du temps étudié à la minute près. Rien.

L'enquête n'ayant rien donné, on dressa un portrait robot qui fut placardé en ville. Et on attendit.

AVEZ-VOUS VU CET ENFANT ?

Théodore Swift, garçon d'une dizaine d'années, chevelure châtain clair et yeux bleus foncés. Il mesure environ 4 pieds et 3 pouces et porte vraisemblablement une tenue d'hôpital claire et une veste marron à carreaux.

Il a été vu pour la dernière fois le 12 juin à l'hôpital Great ormond street.

Si vous l'avez vu veuillez prendre contact immédiatement avec les services de police.


A des centaines de lieux de l'hôpital, le principal concerné par les affiches de recherche regardait le paysage par la fenêtre de sa chambre.

Après s'être reposé, il avait pris le parti de se lever et s'habiller.

Pas mal de choses tournoyaient dans sa tête depuis la veille au soir. Certains souvenirs commençaient à lui revenir, fugaces, légers et brefs. Certainement ces étranges médicaments délivrés par les personnes de la veille.
Des souvenirs donc, mais si pauvres et incomplets…Quelques moments vécus à l'orphelinat, l'attaque par le directeur puis le néant jusqu'à ce qu'il se réveille à l'hôpital.

C'était un néant étrange, rempli de sons et de lueurs. De cris aussi.

Et voilà qu'on venait lui dire qu'il était un sorcier. Théo se souvenait à peu près de ces histoires qu'il avait pu entendre sur des personnes capables de faire apparaître des choses ou transformer des objets en éléments différents. Cela devait être des sorciers. Et le voyage de la veille au soir prouvait bien un tel pouvoir car il n'avait aucun souvenir d'avoir utilisé une voiture ou le train, seuls moyens de transport qu'il connaissait.

Il observa ses mains attentivement. Est-ce que lui aussi savait faire disparaître des choses ?

Pour une raison qu'il ignorait, cette idée faisait écho à un passé encore flou. Comme si ce n'était pas la première fois qu'il s'interrogeait à ce sujet.

C'est à cet instant qu'il entendit la voix de Jenny derrière la porte. Elle l'avait apparemment entendu bouger et lui demandait s'il voulait descendre. Il acquiesça et ouvrit l'huis. Elle l'accueillit d'un sourire et le précéda dans une petite salle à manger.

- « Bonjour Théo. Fit-elle gentiment. Est-ce que tu as faim ? Bien sûr que oui, suis-je sotte, tu n'as rien mangé depuis hier.

Elle posa sur une table un assortiment de pains, marmelades et jus de fruit qui n'étaient pas en vue une poignée de secondes auparavant.

Tout en mangeant, Théo l'observait avec curiosité. Il ne s'expliquait toujours pas pourquoi elle paraissait plus jeune que la nuit précédente.

Son interrogation devait se refléter sur son visage car la jeune femme éclata d'un rire cristallin.

- J'ai l'impression que tu as plein de questions. Pose-les moi et je tâcherai d'y répondre de mon mieux.

- Où sommes-nous ? Pourquoi je suis sorti de l'hôpital ? C'est quoi un sorcier ? C'est vrai que je suis aussi un sorcier ? Qu'est-ce qui m'est arrivé avant d'être soigné ? Comment vous faites pour changer d'âge ?

Il sembla s'apercevoir de sa précipitation et s'interrompit brusquement avec un air coupable.

- En voilà un petit garçon curieux. Le taquina Jenny avant de prendre une expression plus sérieuse. Oui, je me doute bien que tu dois t'interroger.

Elle s'installa dans un fauteuil en rotin avant de faire signe à son jeune interlocuteur de l'imiter. Ce qu'il fit.

Tu connais déjà mon prénom. Quand au lieu où nous nous trouvons, c'est une petite maison située dans la ville industrielle de Cokeworth, au beau milieu des Midlands. Ce n'est pas un lieu très ensoleillé, mais ses habitants sont discrets et travailleurs. En fait, c'est la résidence d'une vieille dame qui est morte il y a peu de temps et m'a donné sa maison. Pour éviter les questions, je me déguise en elle.
La plupart de tes autres questions sont liées entre elles, donc je vais faire une réponse globale ».

Sa mine était pensive quand elle poursuivit « Un sorcier, comme tu t'en doutes peut-être est une personne qui possède des capacités magiques. J'en suis une, toi aussi. Les gens qui ne possèdent pas des pouvoirs, la plupart des gens que tu as rencontrés, nous les appelons moldus ».

Elle sortit un bout de bois splendidement ouvragé de sa poche et le montra à Théo. « C'est ce que nous appelons une baguette magique. On s'en sert pour utiliser la magie, comme tu m'as vu le faire tout à l'heure pour transformer tes vêtements. »

- Est-ce que ça marche vraiment ? demanda Théo avec curiosité.

Lorsqu'elle agita le poignet, des étincelles jaunes et bleues jaillirent de la baguette avant de disparaître sous le regard ébahi du jeune garçon. « Comme tu es aussi un sorcier, tu en auras une un jour. Mais le fait que tu sois sorcier explique qu'on t'a amené hors de l'hôpital où tu étais. Déjà au cas où le directeur de ton orphelinat reviendrait, et ensuite parce que tu es à un âge où la magie accidentelle peut survenir à n'importe quel moment, ce qui aurait….compliqué les choses. C'est le Ministère de la Magie, une structure qui gouverne les sorciers d'Angleterre, qui a dirigé ton voyage la nuit dernière. ».

Théo avait encore plus de questions maintenant. Sur un signe de Jenny, il les posa une à une. La plupart portaient sur le monde des sorciers, les possibilités de la magie, son propre passé qui continuait à lui échapper et l'avenir proche.
Si la jeune femme se montra très enthousiaste à lui parler des divers objets magiques, des potions magiques et d'une école nommée Poudlard, elle se montra en revanche moins loquace sur les événements récents.

« J'ignore encore beaucoup de choses. Mes proches m'ont uniquement dit que tu vivais à l'orphelinat depuis ta naissance, que tu t'appelais Théodore Swift et quelques autres détails que m'ont donné mes amis du Ministère. Au cours de l'enquête sur ton directeur, ils ont appris que tu avais repris conscience à l'hôpital moldu. Donc ils m'ont demandé si je pouvais t'accueillir, et comme j'ai de la place j'ai dit oui ».

- Combien de temps est-ce que je vais rester ici ? S'enquit Théo avec un regard étonnamment pénétrant. Qu'est-ce qu'il va se passer une fois que tous ces problèmes seront réglés ?

Si elle eut un instant d'hésitation face à cette question directe, Jenny n'en montra rien.

- Normalement, dans les cas où les enfants sorciers se retrouvent dans une situation analogue, il est plus ou moins prévu qu'un sorcier adulte vienne pour prendre les choses en main, ou éviter que les choses dérapent. Nous avons une volonté de passer inaperçus très….ancrée.
Mais mes collègues ont en fait considéré qu'il serait préférable que tu te familiarises dès à présent avec le monde de la magie plutôt que retourner dans un environnement moldu.
Je ne sais pas combien de temps tout cela va durer, mais tu es le bienvenu autant que nécessaire.

- Et lorsque vous retournerez travailler avec ces gens qui m'ont amené ?

Ce petit est clairvoyant. Tous ces changements récents l'ont probablement marqué…

- Ce n'est pas tout de suite Théo. Répondit-elle sur un ton apaisant. Je suis disponible pour les deux prochains mois ce qui laisse largement le temps de préparer la suite. Il y a de quoi s'occuper dans cette maison, bien qu'elle soit petite. De toute façon, nous aurons probablement des choses à acheter d'ici peu afin de t'équiper en vêtements et nous en profiterons pour dénicher quelques babioles marrantes afin de s'amuse. Tu verras, le chemin de traverse est incroyable.

Le jeune garçon la remercia pour la réponse. Ce n'était pas grand-chose, mais c'était un premier pas. Et tout valait mieux que cet orphelinat ou une chambre d'hôpital. Et puis elle avait l'air gentil.

La discussion continua tout au long de la journée sur des domaines accessoires.


La nuit suivante

Une silhouette encapuchonnée marchait d'un bon pas dans une petite forêt galloise.
Sous la lune se détachaient des ruines d'une ancienne bâtisse recouvertes de lierre. L'étrange personnage y entra.

A l'intérieur, il n'y avait pas la moindre lueur. C'était une obscurité absolue et un silence oppressant.

- Bien, me voilà. Fit l'arrivant à voix haute.

- Tu as fait extrêmement vite. Répondit une voix chuintante et étouffée qui semblait émaner de la totalité du lieu. Mais cela n'a en soi rien d'étonnant puisque je le savais déjà. Tu connais la raison de ta présence.

Ce n'était pas une question. Aussi, le nouveau venu ne répondit pas et attendit la suite.

- Le temps presse. Reprit la voix. Certes le danger immédiat est écarté, mais ce n'est que partie remise. Bientôt le passé et le présent seront réunis. Prudence est de mise.

Cette fois la silhouette prit la parole à son tour.

- Je ne m'explique pas pourquoi il est nécessaire de passer par toutes ces étapes. Allons à l'essentiel, et l'objectif sera plus vite réglé.

- Non ! Il est trop tôt. Il ne comprendrait pas l'importance. Il se perdrait. N'oublie pas que la voie a été brisée. C'est un pari trop gros pour miser prématurément. Pour survivre à l'avenir, il doit vivre.

- Mais qu'en-est-il de sa vie ? De son intégration.

- Cela est parfaitement clair. Il n'est pas seul et nous le savons tous les deux.


Collège de Poudlard, Ecosse

Les examens de fin d'année étaient sur le point de débuter. Les sujets avaient été préparés et vérifiés.
Comme chaque fois, le mois de juin était empli d'effervescence. Les Cinquièmes et Septièmes années s'arrachaient les cheveux sur leurs BUSE et ASPIC, rédigeant d'ultimes fiches de révisions, revoyant d'improbables sortilèges qu'une personne bien informée aurait déclaré faire l'objet des questions théoriques à venir.

Les professeurs étaient diversement harcelés pour des conseils méthodologiques ou magiques. Mais comme chaque année, un professeur était au centre des réflexions, celui de Défense contre les Forces du Mal.

Car le professeur actuel partait. Voyageur et explorateur, il n'avait interrompu ses pérégrinations que pour une seule année.

Aussi, comme chaque année, Albus Dumbledore se creusait la tête pour dénicher un remplaçant.

Pourtant, à ces préoccupations récurrentes s'ajoutait un nouveau problème. Avant même que ne débutent les vacances d'été, le Directeur était au fait du nombre de nouveaux élèves à intégrer la Première année en septembre. Cela découlait d'un incroyable système mis en place par Rowena Serdaigle, bien des siècles auparavant. Chaque lettre était préparée magiquement et était stockée avant d'être envoyée. Par commodité, ces lettres étaient imprégnées de différents charmes afin de pouvoir se multiplier ou changer de lieu de destination si besoin.

Mais le nombre initial, lui, ne changeait pas de lui-même.

Sauf que…un nouveau nom venait d'apparaître sur la liste, ce qui était théoriquement impossible.