7 ANS PLUS TARD
Je m'appelle Arya Stark et depuis 7 ans, je suis otage d'un groupe terroriste avec celui qui est désormais mon compagnon, Jaime Lannister. Aujourd'hui, lui et notre fils vont être libéré et renvoyé en Angleterre. Adrian est né pendant notre captivité et vient de fêter son 6ème anniversaire.
Après 7 ans de bons et loyaux services, le chef du réseau m'accorde enfin de les renvoyer tous les deux en Angleterre à mon plus grand bonheur et à ma plus grande tristesse également. C'est eux deux qui m'ont aidé à tenir toutes ces année d'esclavagisme et les voir partir me crève le cœur. Mais cette vie que nous menons depuis bien trop longtemps ne convient pas à notre petit garçon chéri. Si Adi ne déteste pas vivre ici car il est bien traité par les femmes du village je ne veux pas qu'il soit endoctriné par ces tarés.
Jaime est furieux que je l'ai inclut dans le voyage retour mais que gagnerait-on à rester ici tous les deux ? J'ai bon espoir de pouvoir m'évader sans eux alors qu'à trois tout plan est impossible.
Les garçons vont bientôt partir. Je vais dire au revoir à Jaime d'abord et l'embrasse longuement pour lui faire mes adieux et lui glisse un petit paquet de lettres pour chaque personne qui m'est chère : Maman, Tywin, Robb, Sansa, Bran et Rickon et sans oublier Jon et Moira. J'ai également glissé une lettre pour Jaime et pour Adi quand il sera plus grand si je ne m'en sors pas. Après avoir quitté Jaime, je vais chercher Adi dans sa petite chambre de l'autre côté de la grotte. Dès que j'arrive, il se détache d'Oma Tilda et vient dans mes bras. Mon petit soldat est très fort et ne pleure pas. Il me murmure à l'oreille : « Je me souviens de tout maman ! Je t'aime et tu reviendras vite ! »
« Oui, mon chéri ! Dans très peu de temps, tu vas me revoir, je ne t'oublie pas Adi ! Je t'aime chéri ! »
Quand je donne Adi à son père après l'avoir embrassé des milliers de fois, je pleure à chaudes larmes au travail. Je suis en train de concevoir un missile télécommandé. Depuis 7 ans, je ne fais que construire, déconstruire et reconstruire n'importe quelle arme. J'ai acquis beaucoup de compétences sur le tas pour pallier à celles de Jaime. Je n'ai plus personne désormais. Quand j'ai raté pour la troisième fois le pli du fer que devait avoir le morceau situé à la tête du missile, je me mis à crier de rage et j'ai seulement réussi en tapant dans le mur à m'exploser les phalanges. Quand Youri, mon gardien depuis 7 ans m'entend tomber au sol, il arrive directement et me rétablit sur mes pieds.
-Tou as besoin de t'aérer Stark. Tou sortirrras un peu avec moi ! Nous irrons fairrre du chefal.
-Je n'ai pas envie de sortir, je viens d'envoyer mon fils et mon mari loin de moi ! Je veux terminer ce putain de missile et aller dormir !
-Che te l'ordonne maintenant ! Vadira et Aslino veulent se dégourdir les pattes !
-Comment tu veux que je résiste quand tu m'offres de monter à cheval ? J'arrive !
Immédiatement, je pris mon kéfié pour me protéger des tempêtes de sable et je l'ai suivi dehors sans aucun regret pour monter ces fantastiques chevaux arabes. Seule source de distraction accordée par la femme du chef des terroristes : j'ai contribué à les soigner quand ils furent attaqués i ans et depuis j'avais reçu la permission de sortir une fois par mois environ : c'était ma bouffée d'oxygène. Dès que je suis sortie de la grotte, j'ai tout de suite repéré les deux étalons sellés à la bédouine. J'ai sauté sur le dos de Vadira, le grand étalon noir que j'adorais. On est parti avec Youri directement vers les dunes de sable au grand galop. L'heure de liberté que l'on m'avait accordée passa trop vite à mon goût et je me suis trop rapidement retrouvé enfermé dans cette cave humide et sale, seule encore une fois.
/
POV JAIME
Le fait de la quitter m'a crevé le cœur littéralement, ma moitié, ma femme que je quittais pour rentrer dans mon pays. Si je l'ai laissé, c'est pour Adi, pour qu'il connaisse enfin la paix et retrouve son pays, son véritable pays. Mon petit garçon est tout ce que j'ai de plus précieux au monde avec sa mère. Et pourtant Dieu sait qu'il n'était pas prévu au programme. Quand Arya a su ou plutôt deviné qu'elle était enceinte, nous étions paniqués. Captifs depuis 3 mois au fin fond de l'Afghanistan, nous ne savions que faire et finalement nous avons été obligés d'en avertir nos ravisseurs. Le chef des rebelles s'est longuement entretenu avec elle avant de se retirer, l'air triomphant.
-Je vais garder ce bébé, ce sera selon lui une incitation à ma fidélité encore plus prenante qu'avec toi murmura Arya avant de s'effondrer en pleurs dans mes bras.
Les mois d'après furent pénibles, elle forcée à travailler toute la journée comme un forçat, moi inquiet pour elle et mon enfant mais le pire fut l'accouchement. Non pas qu'il fut dur et très long. Adi est né en moins de deux heures mais le fait que je risque de la perdre ou plutôt de les perdre me torturait. Quand Oma Tilda m'a apporté mon fils et que je l'ai vu pour la première fois, j'en suis resté baba. Il était tout simplement parfait. Déjà sérieux comme un pape, ses yeux gris (héritage Stark) et ses petits cheveux blonds encadraient son visage. A peine né, Adrian Lannister avait déjà compris qu'il devrait être exceptionnel pour survivre dans le monde où il était né, dans le monde où nous, ses parents l'avions propulsé sans le vouloir.
Après pratiquement une journée de voiture, nous sommes arrivés dans une ville inconnue où les rebelles nous ont jeté devant le consulat britannique avant de repartir aussi vite que possible. J'ai relevé mon fils et gravi les marches quatre par quatre pour émerger dans le hall. Deux soldats m'ont arrêté et retenu alors que j'essayais d'expliquer calmement à Adi la situation.
-Lâchez-moi ! Je suis le colonel Lannister et je veux parler au consul !
-Le colonel Lannister a été déclaré mort il y a maintenant 4 ans monsieur, je trouve cela tout à fait inapproprié d'insulter sa mémoire.
-Laissez-moi parler au consul que diable, je pourrais prouver mon identité. Ma femme est encore captive avec eux !
-Mais mon dieu, que se passe-t-il encore ? Le consul demande à ce qu'on lui rapporte la cause de ce remue-ménage !
- Vous voyez, même le consul veut me voir ! Rétorqué-je
Adi toujours silencieux à mes côtés, nous sommes donc montés dans les appartements du consul. Celui-ci, très souriant, se présenta avec un accent chantant d'Irlande.
-Mon cher, monsieur, je suis Syrio Forel, consul de Grande Bretagne, que puis-je faire pour vous ?
-Me trouver un téléphone et que vous écoutiez la conversation pour que je prouve que je suis bien Jaime Lannister !
-Je vous en prie, prenez place.
Fébrile de réentendre mon père après tant de temps, je saisis le combiné et composa le numéro de la base. Quelques bips retentirent puis avec une friture due à la mauvaise couverture réseau, j'entendis le familier :
-Maréchal Lannister ici.
-Papa, c'est Jaime… Ils m'ont relâché mais ils ont toujours Arya !
-Monsieur, cette blague est de très mauvais goût ! Je vous prierai de ne plus m'importuner.
-Papa, je ne rigole pas ! C'est bien moi ! Mon matricule est le 707-AJLC-1990. Je suis né à Casterly Rock dans la commune de Lannisport dans les Cornouailles. J'ai une sœur jumelle Cersei et un petit frère Tyrion.
-Jaime, c'est vraiment toi ? Tremblotante, la voix de mon père était totalement hésitante et pleine de larmes.
-Oui, Papa ! Ils m'ont libéré aujourd'hui et je suis au consulat. Je veux rentrer Papa !
-Mais bien sûr, je vais te faire envoyer des papiers pour toi et Arya !
-Papa, je t'ai dit qu'Arya n'avait pas été relâché mais il faudrait des papiers pour quelqu'un d'autre : un petit garçon de 6 ans qui se prénomme Adrian Lannister …
- … Lannister ? Tu as eu un fils pendant ta captivité !?
-Euh Arya et moi avons eu un fils pendant notre captivité et pour notre défense, elle n'était pas au courant qu'elle était enceinte avent de quitter Port Réal.
-Jaime, passes-moi le consul, il va vous faire ces papiers dans l'heure et vous embarquerez par le premier avion ! Nous ferons la paperasse à ton retour !
Je suis impatient de connaître mon petit-fils !
-Comme lui, papa ! Arya lui a refilé sa sacro-sainte vénération pour toi au travers des histoires de tes hauts faits d'armes. Je te passe Mr Forel papa. Je t'aime.
-Moi aussi fils !
/
Le lendemain, nous étions, mon fils et moi, conduits à l'aéroport pour embarquer dans le Boeing en partance pour Heathrow. Adi était totalement désarçonné, ne connaissant alors que la grotte et quelques voitures. Il était seulement habitué aux armes qu'il avait côtoyées depuis tout petit. Néanmoins, toujours très sage, il se contentait de se coller à moi quand quelque chose le surprenait. Habillé par les bons soins de Mr Forel, on aurait pu le croire sorti des pensions anglaises les plus prestigieuses. Quant à moi, rasé de près, épouillé, lavé et parfumé, je pouvais ressembler à un pirate émacié par le temps. Mon petit garçon à la main, on pourrait presque croire à deux occidentaux s'en retournant de très longues vacances. Mais nous étions en Afghanistan, en temps de guerre.
Le temps d'embarquer, Adi avait déjà parlé en trois langues différentes aux personnes qui nous entourent. Adi a appris en plus de l'anglais, le russe et le pashtoun, comme moi mais parlait beaucoup mieux le russe et le pashtoun que l'anglais.
Pendant toute notre captivité, il n'avait passé que très peu de temps avec nous et parlait donc l'anglais très rarement. Je ne le forçais pas trop à parler anglais car il n'était pas encore très à l'aise avec. Les heures de voyage passèrent affreusement lentement et à la fin, Adi commençait à sérieusement s'agiter jamais il n'avait été confiné ainsi et il voulait bouger alors que nous allions atterrir. Je le forçai à se rasseoir et l'attacha pour l'atterrissage qui dura une dizaine de minutes. Nous étions près de la porte et nous pûmes sortir les premiers. Adi sortit de l'appareil en courant sur la passerelle tandis que moi, j'essayais peu à peu de reprendre pied dans la réalité. Mon petit garçon m'attendait quelques mètres au moment de rentrer dans le duty-free. Le souci est qu'une troupe de journalistes s'était rassemblé pour manifestement nous voir arriver. Adi était figé de panique et tremblait de tout son corps. Il sauta dans mes bras tandis que je me frayais seul un chemin à travers cette meute. Mon père, ma sœur et mon frère ainsi que tous les Stark m'attendaient à la sortie devant les bagages. Les Stark regardaient émus le fils de leur sœur qui n'était toujours pas avec nous mais n'avaient pas grand sentiment par rapport à mon retour à part Robb qui me donna une accolade virile avant de me dire « Content de te voir à la maison frangin ! ». Ma sœur m'enserra après mon frère tandis que mon père examinait mon fils. Méfiant vis-à-vis de lui et des autres, Adi les fixait de derrière mes jambes. Il me demanda en russe : Papa, qui c'est ? Pourquoi ils me regardent ?
Je repris en anglais et m'agenouilla devant lui pour le regarder :
-Adi, je te présente ton grand père : Tywin et ta grand-mère Catelyn et voici tes oncles et tantes et manifestement tes cousines! En regardant la poussette que tenait Moira.
Si Adi ignorait totalement ses oncles et tantes, il s'avança décidé vers mon père. Tywin s'agenouilla pour se retrouver à sa hauteur et directement Adi se jeta dans ses bras et lui murmura quelque chose à l'oreille. Je vis mon père se tendre et immédiatement prendre Adi dans ses bras. Je ne fis que suivre le mouvement comme d'habitude et quelques minutes plus tard, nous étions à l'abri dans la voiture. Il nous a fallu plus d'une heure pour arriver à Port Réal et alors immédiatement Adi a sauté de la voiture pour explorer comme il avait pris la mauvaise habitude de le faire depuis tout petit. Il ne faisait attention à personne comme s'il était chez lui depuis toujours alors que tous les soldats qui attendaient notre retour le regardaient fixement. Nombreux sont ceux qui l'ont salué chaleureusement et auxquels Adi a rendu un de ses sourires éclatants qui acquièrent tout le monde à sa cause.
Beaucoup de soldats et d'officiers me regardaient sans oser m'approcher mais quand Adi revint en courant vers moi et me sautant dans les bras en me faisant tomber par terre, le rire qui échappa à tous les soldats présents détendit l'atmosphère.
-PAPA ! J'ai vu des loups comme sur les dessins de Maman ! Mais eux, c'est des vrais et ils avaient l'air très méchant !
- Il y a sûrement celui de ta maman dedans, je vais aller voir oncle Robb pour savoir : tu viens ?
En fourrant son nez dans mon cou, il acquiesça et je me dirigeai alors vers mon père et Robb en pleine discussion.
-Jaime, je vais emmener Adi quelque part, pourquoi tu n'en profiterais pas pour te réinstaller et profiter de ta famille. Je suis sûr que les Stark veulent recevoir des nouvelles. Je voudrais d'ailleurs que tu me rejoignes dans deux heures au QG pour une Visio avec l'état-major.
-D'accord Papa, mais tu risques d'avoir des problèmes de compréhension, il parle couramment Pashtoun et russe mais très mal l'anglais. Et je t'en supplie, ne le braques pas ! Il est têtu !
-Tiens ça me rappelle quelqu'un ou plutôt deux personnes de ma connaissance ! Intervint Robb. Je vais aller avec eux, je parle Pashtoun donc je pourrais aider si Adrian se met à parler une autre langue que l'anglais.
-Merci Robb ! Mais tu es passé colonel, félicitations ! Qui est parti à la retraite pendant mon absence ?
-Euh, justement, c'est ton poste que j'ai pris Jaime mais dès qu'on te réintègre, je le rends.
- On a bien le temps pour tout ça ! J'ai envie de me reposer un peu avant de reprendre le travail ! Et surtout retrouver Arya.
Papa appelait Adi qui vint directement. Je l'ai un petit sermonné pour qu'il essaie de parler anglais un maximum et qu'il soit sage avec son grand-père. Adi me murmura les deux mots que nous utilisions quand il fallait qu'il reste invisible en Afghanistan. Je savais que mon petit garçon ne ferait aucune bêtise mais je répugnais à le laisser seul même avec mon père. Je n'eus néanmoins pas le choix puisque Robb et Cersei me tirèrent vers la maison de Jon pour que je leur raconte surement toutes ces années de captivité. Je pouvais les raconter je pense sans trop de soucis mais je devais donner les lettres que m'avaient confié Arya avant notre départ.
Une pour sa mère, une pour Tywin, une pour chacun de ses frères et sœurs, pour Moira, Waters. Ils se sont tous dispersés pour lire cette lettre qui était leur premier contact avec Arya depuis 7 ans. Je donnerais la sienne à mon père quand j'irais à la base. Mais deux lettres étaient encore sans destinataires. Quand je vis qu'une était adressé à Adi et l'autre à moi j'eus les jambes coupées par l'émotion. J'ai d'abord ouvert la mienne pour m'attendre au pire :
Mon amour,
Je t'écris cette lettre les larmes aux yeux. Je ne pense pas que je m'en sortirais, en tout cas, cela me parait hautement improbable. Je suis rassurée de te voir en sécurité en Angleterre avec notre fils. J'ai œuvré pour qu'il nous soit possible de nous trouver enfin réunis mais j'ai lamentablement échoué. Si tu m'as obéi, tu es présentement à Port Réal. Consoles ma famille mais ne leur dis pas tout de suite que je suis condamnée. Ils ne le supporteraient pas.
Mon chéri, malgré l'horreur de ces dernières années, tu les as rendus tellement heureuses que je te remercie du fond du cœur pour cela. Protèges Adi et ne me pleures pas Jaime. Je rejoindrais mon père plus rapidement que prévu.
Avec tout mon amour, Arya.
Je me suis totalement effondré, j'ai pleuré pour la première fois depuis longtemps pleurant la mère de mon fils et la femme de ma vie. Je suis resté une heure comme cela avant que Robb ne me trouve à terre. Les yeux rouges, mon ami de toujours m'a relevé et m'a consolé. Je lui ai tendu la lettre et il l'a lu devenant plus pâle qu'il ne l'était déjà.
-Arya y arrivera, elle s'échappera pour nous rejoindre, on va tout faire pour la retrouver en tout cas. Elle nous attendra le temps qu'on mette l'opération en marche mais maintenant qu'on était redevenu vivants, tout serait plus simple dit Robb.
Le chapitre finit bizarrement mais si je mettais plus ça faisait un énorme chapitre donc désolé mais le prochain arrive vite :) Enjoy some feedback guys :)
