Un grand merci à Jabelherdra, xfaces, Ballorchide, BrunasseLucile et Poly.
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Indécente Lecture.
XXXXX
Le trajet jusqu'à la salle de Potions se fit en silence. L'une réfléchissait à un moyen d'apaiser la situation tandis que l'autre ruminait les récents évènements.
Il ouvrit la porte d'un geste brusque et dans un élan de galanterie lui laissa la possibilité d'entrer en premier. Il releva tout de même un sourcil en notant son hésitation.
S'arrêtant devant son grand bureau, il s'assit à moitié dessus, ne laissant d'autre choix à Hermione que de rester debout devant la première rangée de bureaux d'écolier.
Les minutes s'égrainèrent dans un silence quasi-absolu où ils s'observaient furtivement.
Snape brisa le silence en premier.
-Qu'est-ce que vous avez fait !
De suite elle leva les yeux sur lui.
-Pardon ?
-Il est ensorcelé ? Le journal….
-Je ne vois pas de quoi vous parlez…. Monsieur.
Il ne sembla pas l'entendre et continua sur sa lancée.
-Une très vieille incantation peut-être…. ?
-Non !
-Je sais que vous êtes une adepte des potions illicites Miss Granger, mais je pense que je m'en serai aperçu si une potion était à l'origine de cette…. folie.
Elle se défendit aussitôt.
-Je n'ai absolument rien fait de mal !
Il la scruta de nouveau.
-Vous l'avez donc fait exprès. Exprès de le laisser trainer à la vue de tous…. A *ma* vue.
Elle détourna le regard, plus gênée que coupable mais il ne le comprit pas comme ça.
Il se leva alors et prit furieusement l'objet de malheur pour lui tendre.
Elle douta une seconde de la marche à suivre. Et ce fût la seconde de trop.
-Prenez-le !
Il lui mit dans les mains puis s'agaça de son manque de réactivité.
-Ouvrez-le !
-Pourquoi ?
C'était *la* question qu'il attendait depuis que, quelques minutes plus tôt, il eut la révélation qui pourrait le sauver. Un plan infaillible qui allait faire regretter à cette chère Miss Know-It-All d'avoir voulu le connaitre d'un peu plus près.
-Parce que…. Miss Granger, vous allez m'en lire un passage.
Seul le bruit du dit-journal tombant à terre lui répondit.
-Excusez-moi !
-Vous m'avez parfaitement entendu Miss, si je pensais que votre ouïe vous faisait défaut je vous aurai envoyé voir Poppy avant. Maintenant ouvrez votre fichu journal !
Elle ramassa son journal et s'exécuta nerveusement.
-Je…Vous… Vous voulez que je lise quoi ?
Il la détailla scrupuleusement, puis demanda curieux.
-Avez-vous une… histoire préférée ?
Elle prit une jolie teinte rosée.
-Je… Je n'en n'ai pas Monsieur.
A cette réponse plus que surprenante il ne put s'empêcher d'hausser un sourcil inquisiteur.
-Ah non ?
Elle se balança d'un pied sur l'autre, mal à l'aise, avant de se lancer dans sa justification.
-Ce que je veux dire c'est que… je n'en n'ai pas de préférée, je les apprécie toutes….
Il se permit un rictus condescendant.
-Oui, de ça je ne doute pas Miss Granger. Je dois bien avouer que vous avez… un certain sens de la mise en scène….
Elle s'empourpra de plus belle devant la signification de son «compliment» et à l'entente de sa voix grave.
Elle voulu le remercier d'une petite voix mais fût interrompue par son ordre de *commencer à lire les parties intéressantes*.
Elle ouvrit alors le recueil avec empressement, scannant le contenu de la page sur laquelle elle était tombée.
Snape s'était de nouveau appuyé contre son bureau et la fixait avec intérêt à présent.
-Je ne vous dérange pas trop Miss ?
-Non ! P… Pardon.
-Maintenant serait un bon moment pour commencer votre lecture…..
Elle prit une grande inspiration et se lança d'une petite voix.
-…. J'étais désemparée, quelque peu perdue…..
Il l'interrompit d'un raclement de gorge.
-Non Miss Granger, depuis le début… Je ne voudrai pas que vous manquiez quoique ce soit…. Ce serait dommage, non ?
Il prit un plaisir immense à la voir se démener avec son embarras, trouvant une justice poétique dans ce simple fait. Après tout lui aussi avait vécu l'humiliation et il était temps qu'elle paye.
Décidant qu'il se montrait bien trop clément avec elle, il décida de se rappeler à son bon souvenir.
-Comme vous le savez Miss, ma patience a des limites…. Limites que vous êtes en train de tester en ce moment même….
Elle se mordit la lèvre, baissant son regard.
La différence avec leur précédente confrontation était incroyable tant le célèbre courage des Gryffondors était ambivalent. Là où elle s'était sentie pousser des ailes et avoir un brin d'audace plus qu'à l'ordinaire la dernière fois, c'était tout le contraire maintenant qui se faisait ressentir.
De par le changement de comportement radical de son professeur, elle se percevait ridiculement petite et inadéquate pour ce genre d'affrontement. Celui des envies et de la raison.
-Je suis vraiment obligée de lire Professeur ?
-Vous avez honte de vos écrits maintenant ?
Son ton sarcastique l'air de ne pas y toucher lui redonna l'intrépidité de la fois dernière.
-Non Monsieur, je n'en n'ai pas honte.
-Alors quel est le problème dans ce cas ?
-Ce sont des pensées privées. Intimes. Elles n'étaient pas faites pour être partagées.
-Vous en êtes sure…. ? Jamais, dans votre esprit dérangé, l'espoir d'être un jour... découverte, *mise à nue*…. ne vous ait parvenu ?
Son cœur s'emballa tellement qu'elle n'entendait plus que ça.
-Ca n'a pas d'importance, si ?
-Non, ça n'en n'a pas vraiment. Plus maintenant je vous l'accorde.
Sa réponse la soulagea.
-Miss Granger….
-Oui ?
Il indiqua de la tête le journal oublié.
-Un cours de lecture nous attend il me semble.
Elle rassembla son courage avant de commencer.
-D'accord…..
Tout avait pourtant commencé normalement dans son cours. Nous étions sous sa surveillance constante, à croire qu'il n'attendait qu'un faux pas de notre part, ce qui était sans aucun doute le cas. Mes partenaires de crimes étaient comme à leur habitude en train de me demander les réponses, ce qui lui donna l'excuse qu'il recherchait.
-Venez-ici Miss Granger.
Je le soupçonnais de savoir exactement ce que sa voix me faisait lorsqu'elle prenait ce timbre là.
-Bien. Maintenant, puisque vous semblez posséder les *qualifications* nécessaires, faites donc le cours à ma place.
Une vague d'excitation s'abattit sur moi, résultat du subtil mélange entre l'ambiance électrique et le savoir académique que j'allais devoir enseigner.
/
Elle reprit sa respiration et constata par la même occasion qu'il arborait un petit air satisfait.
-J'aurai dût deviner que pour que vous soyez réellement excitée, l'appât de la connaissance pourrait jouer un grand rôle.
Ses joues rosirent alors qu'elle se permit de rouler les yeux devant sa remarque.
-Je vous en prie Granger, faites comme ci je n'avais rien dit.
/
-…..Je partis donc dans une longue tirade pour me faire bien vite stopper.
-Vous voyez, vous ne réussissez pas à *capturer* l'attention de la classe.
Jetant un regard périphérique à la pièce je constatais qu'il avait raison.
Il se tourna alors complètement vers moi.
-Je pense que ça peut vite s'arranger.
J'étais toujours face à la classe lorsqu'il décida de passer derrière moi.
Mes sens en alerte par sa simple présence, je m'obligeais à ne pas bouger.
Il posa ses mains sur ma taille, m'attirant à lui avec force.
-Ce qu'il faut, à une classe comme celle-ci, c'est quelque chose qui pique * l'intérêt* Miss Granger.
Oh. Ca pour «piquer mon intérêt» il venait tout juste de faire ce qu'il fallait.
Me toucher.
Après seulement quelques secondes il retira ses mains, m'arrachant un sursaut quand il les posa sur ma peau nue.
-Mais….
-Regardez devant vous. Vous vouliez qu'ils apprennent quelque chose, non ? Et bien laissons les *étudier*….
Mes yeux survolèrent la salle, constatant que toute l'attention de mes camarades était dirigée vers moi. Cette nouvelle information m'enflamma davantage.
Ma tête tournait, mes sens tourbillonnaient, tant j'étais ivre de cette félicité presque charnelle.
Intérieurement une bataille faisait rage, je le maudissais de m'avoir mit dans cette situation et de ne pas aller jusqu'au bout… de ne pas me toucher plus franchement… là où j'en avais le plus besoin, alors qu'au même instant je le vénérais justement pour ces mêmes raisons.
Je me sentais…
/
-Stop ! Arrêtez-vous là.
Elle ne pût cacher la lueur de déception qui éclaira son regard une seconde.
Ses yeux l'examina de haut en bas, avant qu'il ne lui balance son ironie au visage.
-Intéressant. Ce côté exhibitionniste que vous semblez avoir développé…. Bien sûr, vu votre penchant à vouloir attirer l'attention de vos professeurs, cela ne m'étonne qu'à moitié. Il y a même une certaine forme de logique dans le procédé.
Fronçant les sourcils, elle se demandait s'il n'avait pas raison.
**Avait-elle une logique aussi tordue ?**
-Et bien… ?
-Oui ?
-Vous pensez pouvoir réellement supporter tous ces regards sur votre peau dénudée ? Voir les regards avides de ces garçons et ces filles pour qui, la plupart du temps, vous n'êtes qu'une bibliothèque ambulante ? Peut-être est-ce même pour ça que cela vous fait tant d'effet… Leur montrer, leur prouver que Le Cerveau que vous êtes n'en n'est pas moins un Corps, avec ses désirs, ses envies et mêmes ses contradictions…..
A cette seconde précise elle le haïssait. D'une haine fulgurante pour avoir évoqué cette vérité. Pour avoir osé l'énoncer d'une voix délicieusement condamnable.
Etant perdue devant cette probabilité, elle ne pu confusément que bafouiller.
-Je… Je ne sais pas Professeur.
Il hocha brièvement la tête, signe qu'il comprenait.
-Reprenez.
Et c'est justement ce qu'elle fît.
/
Je me sentais exposée devant cette classe, et cette exhibition forcée ne m'excitait que davantage.
D'une incantation inaudible je perdis le reste de ma tenue, ne devenant que chair incandescente entre ses mains.
Disparues étaient ses caresses fantomatiques, laissant place à une étreinte plus directive.
Ses doigts s'agitaient sur mes tétons, les faisant se dresser pour l'auditoire et m'arrachant quelques cris au passage.
J'eus un sursaut de surprise lorsqu'il se décida enfin à flatter mon sexe impatient. Ses gestes précis m'indiquèrent d'écarter les jambes pour qu'il puisse *s'amuser* de moi… devant son public… *Notre* public.
Mes yeux se fermèrent tous seuls mais je m'imaginais sans mal le spectacle que je devais être.
Il me pénétra d'un doigt, puis le sorti pour lubrifier mon clitoris. Je le sentais écarter mes petites lèvres puis… plus rien. A part le soupçon de son regard inquisiteur sur ma partie la plus intime. Le soupçon d'autres regards…. Peut-être….
Enfin ses mouvements se firent plus rapides, plus contrôlés, et mon corps senti qu'Il redoublait de détermination jusqu'à…..
…. Ce que j'y sois. Au bord de cet excitant précipice.
Mes cheveux collaient mes tempes et me tombaient dans les yeux. Je devais ne plus ressembler à grand-chose si ce n'est à une femme pleinement comblée.
Je l'ai regardé ensuite.
-Vous pouvez aller vous rassoir Miss Granger.
-Comme ça ?
-Oui, ce serait préférable.
Mes yeux accrochèrent une dernière fois les siens alors que je lui obéissais.
Je me rassis donc à ma place. C'était fini.
/
Un long soupir se fit entendre alors qu'elle refermait doucement le journal. Elle ne sut dire vraiment s'il venait d'elle ou de Lui.
La curiosité de savoir ce qui allait se passer, comment il allait réagir, était forte mais elle fit tout pour y résister.
-Alors… ?
Elle prit ça pour un encouragement.
-Quoi ?
-Ca vous a excité ?
Un flash indéfinissable passa dans ses yeux.
Effrontément elle répondit.
-Et vous ? Etes-vous excité maintenant ?
Ses yeux se rétrécirent sous le coup de la stupéfaction. Son plan infaillible ne l'était peut-être pas tant que ça finalement.
Son sang ne fit qu'un tour tandis qu'il décidait de nouveau de l'attitude à adopter. S'il poussait le jeu plus loin, sans doute allait-elle renoncer.
Il ne réfléchit pas lorsqu'il lui demanda d'avancer. S'il l'avait fait il aurait comprit que rien ne serait plus jamais pareil entre eux dorénavant.
-Venez là.
Hermione fut surprise d'entendre à peu de chose près l'ordre par lequel tout avait commencé…. dans son «histoire».
Elle était en face de lui à présent.
-Agenouillez-vous.
Elle se recula, étonnée.
-Mettez-vous à genoux Granger !
Curieusement intimidée et excitée, elle fit ce qu'il lui demanda, se retrouvant ainsi au niveau de sa taille.
Il la toisa un moment, laissant le trouble s'installer. Une fois qu'il fut satisfait il écarta abruptement les pans de sa longue robe.
-Votre main.
Cette fois-ci elle s'exécuta de suite.
Elle poussa un léger cri et eut un mouvement de recul lorsqu'il la plaqua sur son corps.
Dur. Chaud. Vivant.
-Ceci répond-t-il à votre question ?
Sa main se crispa involontairement et elle remarqua que les yeux de son professeur étaient presque noirs maintenant.
-Ne jouez pas à ça Granger. Vous allez le regretter.
Elle allait à nouveau accentuer sa caresse mais il fut plus rapide.
Son regard, lorsqu'il se posa sur elle, était teinté de dédain à présent.
-J'espère que ce cours de lecture vous aura au moins apprit quelque chose.
Il la fit taire avant même qu'elle ait pu ouvrir la bouche.
-Bien. Leçon terminée. Dehors !
-Mais…
-Pas de «mais» Granger. Je vous ai assez vu maintenant déguerpissez !
Elle resta un instant clouée au sol. Et lui n'attendit pas sa réaction avant de quitter la salle pour se réfugier dans ses quartiers.
Le seul bon coté c'était qu'elle venait de récupérer son Journal. Ce n'était pas grand-chose mais ça la réconfortait tout de même…. Jusqu'à la prochaine rencontre avec son Professeur du moins.
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