Salut à tous !

Aujourd'hui, j'introduis un peu plus de One Piece dans cette fiction (je sais que vous en manquiez). Je vous présente aussi le contrat d'Ann de façon plus précise (comme toujours, pour les précisions, voyez en fin de chapitre).

Sakura-chan : le ticket que vend Rodin sert à quelque chose *hint hint*

Louvette68 : Yep, Bayonetta a déjà rencontré Luffy, et quand bien même Luffy aurait des pouvoirs de ce genre, il deviendrait un Sage de Lumen, et non pas une sorcière. Ann n'a peut-être plus son akuma no mi, mais elle arrive à produire des petites flammes et en se concentrant peut contrôler du feu (je le montrerais plus tard). Et face à des anges du style Grace et Glory qu'on rencontrera plus tard, ou quand Fairness sera avec son pote Fearless, elle choisira toujours celui avec les flammes. Pour Luffy, non, il ne fera pas parti des persos principaux, quant à Marco, on va pas le voir avant la fin du premier jeu, minimum, mais cela ne veut pas dire que j'ai pas quelqu'un d'autre pour vous tenir compagnie. Vous allez le voir ici :D

Sur ce, je vous dis à bientôt pour la suite !

Oh et je m'excuse pour le quart d'heure de culture général, j'ai pas put résister ^^'


Atterrissage parfait, retour en ville.

Ann dessina immédiatement un Sigil dans les airs, usant des pouvoirs de Madama Khepri pour ralentir le temps des débris en chute. Les deux sorcières se redressèrent, les deux pieds à terre.

- Je ne serai jamais assez reconnaissante que tu aies un contrat avec la Maîtresse du Temps, soupira Bayonetta. C'est moins épuisant pour toi que pour moi de faire ça, grâce à ton pacte.

Ann allait répondre quand une voix les interpella en Enochian :

- Êtes-vous celles qui m'ont sorti de mon sommeil suprême ?

Les deux sorcières levèrent la tête pour voir la tête renversée du Fortitudo leur parler.

- Vous portez la trace du mal.

Ann se mordit une lèvre pour ne pas faire de commentaire, alors que Bayonetta s'avançait lentement vers un gravats en suspension dans le temps, une de ses armes levée à hauteur d'épaule.

- Vous avez fait un pacte avec les ténèbres pour acquérir le pouvoir des sorcières. Dîtes-moi mes enfants, comment vous nommez vous ?

- Si nous étions tes enfants, nous serions des sorcières bien moches, répondit Bayonetta avec un sourire. Tu crois pas ?

Ann s'avança un peu, écartant du canon de l'une de ses armes un morceau de gravats en chute extrêmement ralentie. Ce qui n'était pas animé en premier lieu, elle avait un meilleur contrôle dessus, que sur ce qui était plus ou moins vivant. Mais elle jouait avec le temps, et c'était épuisant tant qu'elle ne maîtriserait pas un peu mieux ses dons.

- Y'a que ta mère qui pourrait aimer un visage comme le tien, et un visage que j'ai déjà vu… Si seulement je pouvais me rappeler d'où… continua la plus vieille.

Bayonetta se baladait lentement entre les morceaux d'église de sa démarche chaloupée avec sa voix espiègle et sensuelle. Ann ne put s'empêcher de rire. Elle n'aurait pas aimé recevoir ce que l'ange venait de se manger dans les dents.

- Hmmh… Dans ce cas, toutes mes excuses. Si vous n'êtes pas celles qui m'ont invoqué, nous n'avons aucune raison de nous battre.

Deux rochers qui se brisèrent sur sa tête lui coupèrent la parole. Les filles venaient de shooter dedans, sans s'occuper de la taille des projectiles (deux fois plus gros qu'elles) ou autre. Pour le coup, Ann perdit aussi son contrôle sur les autres rochers et ils tombèrent lourdement sur le sol.

- Ah vraiment ? demanda la plus jeune en faisant tournoyer ses flingues entre ses doigts.

- Tu crois sérieusement que c'est à toi de décider ça ? Tu vois, nos potes démoniaques nous bassinent grave pour qu'on tue des gars comme toi, continua Bayonetta.

- Alors, toi, mort, c'est de la paix pour un petit moment pour nous. J'ai d'autres affaires qui m'attendent, tu sais.

Et elles lui tirèrent dessus, sauf que l'ange disparut dans une sorte de portail doré.

C'est à cet instant que la terre trembla.

Des gros morceaux de sol explosèrent, dévoilant des geysers de lave, figeant Ann, qui se rappela le coup qu'elle avait reçu d'Akainu. Elle commença même à trembler.

- Allez, Ann-chan, c'est pas le moment de nous faire une crise de panique… fit Bayonetta en la prenant par le poignet, se préparant à courir en cas de besoin.

Elle tira Ann à elle pour la sortir de la ligne de mire d'un Applaud enflammé. Cela réveilla la pirate qui se dégagea de la prise de sa sœur de clan pour envoyer un bon coup de pied noir de Haki dans la figure de son agresseur.

Les deux sorcières luttèrent coude à coude contre les vagues d'anges.

- Oyasumi ! souhaita Ann en soulevant une voiture avec une main de Madama Khepri qu'elle envoya dans la figure de deux anges.

Bayonetta réussit à activer un magnifique Witch Time qui lui donna ce qu'elle voulait : le temps d'invoquer un pied de Madama Butterfly. Le coup de talon transperça trois anges.

- Y'en a encore beaucoup ? grogna Ann.

- Oui, ils sont toujours très nombreux à s'ennuyer dans le Paradis ! lui répondit Bayonetta en voletant au-dessus d'un trou de lave grâce à ces ailes de papillon. Ann-chan ! Vierge de Fer !

- D'accord !

Bayonetta vida les environs derrière elle, alors qu'Ann attirait l'attention de celui qui devait être le chef.

- LEVITHMONG! invoqua Bayonetta.

Ses cheveux ressortirent derrière Ann, formant une magnifique Vierge de Fer. Ann courut vers l'ange en Witch Time et se hissa sur ses épaules, usant de sa souplesse pour passer derrière lui en lui envoyant en même temps un coup de pied dans le dos qui l'éjecta dans l'appareil. Les portes se refermèrent et l'ange fut digéré, avant que tout explose et se dissolve. Bayonetta envoya un baiser sur le portail qui voulait les piéger sur la place, le détruisant.

- Ne restons pas ici, je suis pas bien avec toute cette lave… souffla Ann.

- La décoration est vraiment à revoir, commenta Bayonetta. Le Paradis a vraiment des goûts de chiotte.

Les deux sorcières se remirent à courir. Elles passèrent sous une arche pour se retrouver sur une nouvelle ligne de tram en descente qu'elles parcoururent au pas de course. Quelque chose explosa derrière elles et de la lave dévala la pente.

- Merde merde merde et merde ! jura la pirate.

Elles accélérèrent leur course, évitant deux mastodontes angéliques au passage qui se ramassèrent la lave. Elles sautèrent par-dessus une énorme crevasse dans le sol et elles purent enfin se prétendre à l'abri quand la lave tomba à l'intérieur.

Elles restèrent un instant immobiles pour reprendre leur souffle.

- Ann-chan, Madama Khepri a un pouvoir sur le Soleil et le Temps… tu peux accélérer la tombée de la nuit ? Comme ça, on pourra marcher sur les murs s'il le faut.

- Je… je n'ai jamais fait ça, mais je vais essayer. Je… Je vais devoir l'invoquer. Minimum son buste. Tant que je ne maîtrise pas ce don, c'est à elle de le faire, souffla Ann, pâle et incertaine.

- Tu peux le faire, Ann-chan. Ne montre ni peur, ni faiblesse et tout se passera bien. Tu as la force de la maîtriser. Vas-y, avant que la zone devienne encore plus dangereuse.

Ann souffla un bon coup, puis se plaça devant la petite place juste en bas de la rue. Petite place tout aussi abîmée que le reste de la route. Elle posa un genou à terre et leva les bras au ciel.

- BOGIRA VAORESA ACOCASAHE !

Ses cheveux passèrent un Sigil. En réponse, sur la place, un énorme portail rouge des enfers s'ouvrit. Deux mains géantes jaillirent de l'intérieur du portail, en saisirent chacune une extrémité, puis l'écartèrent, permettant au corps qui allait avec les mains de le passer. Le buste de Madama Khepri s'éleva au-dessus de la place, gigantesque, la montrant comme une femme mince, belle et élégante, à la peau vert clair et aux yeux rouges qui brillaient dans l'ombre de sa coiffe/couronne vert foncé et or qui rappelait les pinces d'un scarabée. Sa tenue était une robe très révélatrice, mélangée avec des voiles de soie translucide et une armure, toujours avec les couleurs vert sombre, or et parfois un peu de bleu, plus des arabesques noires, rappelant dans un sens les tenues de l'ancienne Égypte.

La démone regarda autour d'elle, puis les sorcières (qui la saluèrent de la tête avec respect), un petit sourire aux lèvres, mesurant du regard l'ombre des deux femmes. Elle tourna ensuite le visage vers le ciel noir de cendre.

- Coucher le soleil ne changera pas grand-chose, mais puisque c'est ce que vous voulez, je vais vous faire plaisir, dit la démone.

Elle écarta ses mains en éventail, les levant dans le ciel comme pour toucher le soleil, avant de lentement, les faire glisser vers la terre. La luminosité commença à diminuer au fur et à mesure que la démone faisait son geste et bientôt, la seule source de lumière provint des flammes. Madama Khepri releva ensuite ses mains et les écarta, comme elle avait fait avec la porte des enfers, écartant les nuages, permettant à la lune de déverser sa lumière sur les sorcières, illuminant leurs pieds d'une énergie mauve quasi immédiatement. Ceci fait, elle se défit, comme quand on détache une tresse, et la crinière de cheveux noirs qui en résulta retourna dans le portail qui se referma.

Ann se redressa à la fin de l'invocation, vacillante.

- L'invocation d'une Démone se travaille, Ann-chan, sourit Bayonetta. C'est un muscle. Si tu ne l'entraînes pas, tu seras toujours aussi essoufflée.

Ann lui jeta un regard noir qui exprimait toute sa colère.

Elle ne put pas faire plus parce qu'un ange arriva. On aurait dit un chien métallique avec la tête en cône se finissant en un étrange bec. Son corps était couvert de flammes.

- Ils t'ont vraiment entendu, là-haut, Ann-chan. C'est un ange de Seconde Sphère. Fairness, commenta Bayonetta. Repose-toi, le temps que je m'occupe de lui.

Bayonetta brandit ses armes et tira sur l'ange, l'éloignant d'Ann. La créature jetait de grosses boules de feu sur la sorcière qui se chargeait d'esquiver. C'est là que l'ange sauta en arrière, ignorant les trous de lave, comme insensible et poussa un cri qui produisit des ultrasons. Les deux sorcières se bouchèrent les oreilles en grimaçant, et c'est là que l'ange chargea. Bayonetta se jeta sur le côté au dernier moment, faisant que l'ange alla se prendre un arbre qu'il cassa sur le coup, s'assommant à moitié dessus.

Et ça recommença.

Bayonetta manqua de laisser une jambe dans les mâchoires de métal du monstre, apprenant à rester à distance de cette façon.

Ann se releva et s'avança à son tour. Vu sa démarche, elle était vraiment pas contente.

- NANBA ! invoqua-t-elle en sautant en l'air.

Quand elle retomba, ce fut pour faire tomber sur le monstre une roue à piques sur le dos de leur adversaire, l'écrasant à moitié. Bayonetta donna un puissant coup de pied dans la tranche, la mettant en marche. La roue fit ce qu'elle savait faire de mieux : elle tourna. Ce faisant, elle déchira la chair et l'amure de l'ange prisonnier dessus. Les sorcières levèrent ensemble une jambe, et donnèrent un coup de pied à nouveau dans la roue, l'envoyant valdinguer contre un mur qui se détruit au passage, entraînant l'ange avec.

- Humph ! fit Ann en gonflant ses joues d'indignation.

Bayonetta la prit par le poignet et l'entraîna de nouveau avec elle.

- On est de retour là où on était tout à l'heure, avant l'église, reconnut Ann. C'est là qu'on a rencontré ton Cheshire.

- Possible, mais ça va pas nous aider pour l'instant ! lui dit Bayonetta.

- Oh si !

Elles descendirent une dernière rue pour arriver au bord du ravin qu'elles avaient réussi à traverser plus tôt. C'est là qu'à gauche, derrière les deux statues, une porte éclata sous la lave et la chaleur.

Leur chemin vers la sortie.

Bayonetta souleva l'une des statues et esquiva l'éclair, provoquant le Witch Time.

La lave cessa de sauter et les deux sorcières parvinrent à la traverser, se trouvant dans une nouvelle ruelle.

Trois anges apparurent et allèrent les attaquer quand…

BOUM !

Les anges tombèrent sur le cul, reculèrent de peur et prirent leurs jambes à leur cou en voyant l'énorme vague de lave venant vers eux. Bayonetta et Ann les regardèrent fuir par-dessus leur épaule, avant que la plus vielle ne se retourne. En moins de deux, elle attrapa un ange et le jeta à terre, l'utilisant en planche avec Ann pour littéralement surfer dans la rue, poursuivie par la vague de lave.

- J'ai déjà dit que je déteste la lave ? Si ce n'est pas le cas, c'est chose faite ! cria Ann par-dessus le brouhaha.

- Prends une sucette et ça ira mieux ! lui dit Bayonetta avec un sourire.

Ann se retrouva avec une sucette à la fraise en bouche, sans avoir eu le temps de protester. Quand la lave les rattrapa, elles utilisèrent un mur effondré comme tremplin, se projetèrent en l'air pour retomber sur un mur, usant de leur pouvoir pour marcher dessus et ne pas glisser. Elles se mirent à courir dessus, empruntant un morceau de bâtiment détruit pour passer d'un côté à l'autre de la rue quand leur chemin ne pouvait continuer d'un côté ou de l'autre, Parfois devant sortir leurs ailes pour se frayer un chemin, tout en essayant de ne pas se prendre des gravas gravats dans la figure.

- Bayonetta ! Une nouvelle vague arrive ! appela Ann.

Les deux sorcières accélérèrent et franchir une nouvelle passerelle de gravats, grimpant le long du toit d'un clocher. Juste à temps car la lave engloutit ce qui leur avait servi de pont… et endommagea de façon irréparable la base du clocher, le faisant chuter dans le vide.

- Dis à Marco de ne pas t'embarquer à Vigrid si vous partez en lune de miel ! lança Bayonetta.

Elles arrivèrent sur le toit à l'instant où l'église tomba réellement. Elles attendirent le bon moment, puis sautèrent sur une autre zone saine, esquivant de justesse de finir cuites à point dans la lave.

Elles avaient eu chaud. Littéralement.

- Essayons de quitter Vigrid, proposa Ann.

Et elles se remirent en route, pour finir sur une place avec une fontaine et deux tramways totalement cramés.

Juste pour les faire chier, deux Fairness se matérialisèrent.

- Je commence à me demander quels sont les chiffres de l'armée angélique, très sérieusement.

Nouveauté chez leurs amis : ils se téléportaient droit devant elles pour les avoir.

Ann fut claire sur un point.

Claquement de doigt, et elle invoqua une main pour soulever une voiture qu'un des monstre se mangea.

Les sorcières commençaient sérieusement à en avoir marre.

Et tout explosa avec la lave.

Les deux sorcières réussirent à s'accrocher à un des wagons du tram qui fut envoyé balader. Le Witch Time était actif, leur permettant de passer aisément sur des gravats en chute, puis dans un autre wagon de tram un peu plus loin, à moitié aspergé par la lave. Elles tirèrent dessus, tournoyant à la verticale.

La scène aussi bizarre soit-elle parvint à faire un trou dans la lave, leur offrant une porte de sortie dans laquelle elles s'engouffrèrent, traversant le wagon par l'autre bout pour tomber dans des ruines/ cavernes dont les chemins étaient longés par de la lave.

- Tu crois qu'on trouvera des anges par ici ? demanda Ann.

- Je ne pense pas. Montre-moi ton visage, on a pas eu le temps de s'y pencher auparavant.

Ann tourna la tête vers Bayonetta, la laissant examiner les multiples coupures autour de son œil. Un petit scarabée était dessus, ressoudant les plaies entre elles, laissant une fine cicatrice blanche sur son passage.

- Tes lunettes ?

- Je vois que dalle de loin, mais ça ira. Je ferai changer les verres par Enzo, marmonna Ann en montrant les lunettes qu'elle avait rangées dans une de ses poches.

Elles se remirent en route, marchant lentement, cette fois, esquivant les éclaboussures de lave quand il le fallait, sans cesser de suivre le chemin dans la roche, pour finir sur un promontoire.

- Les catacombes de Vigrid, conclut Bayonetta.

- Marco va me tuer… soupira Ann.

- On fait un détour chez Rodin pour nous décharger des halos des anges et tu en profites pour passer un appel ?

Ann lui jeta un regard reconnaissant. Bayonetta retira son bracelet et le posa à terre, avant de reculer. Immédiatement, celui-ci grandit et fusionna avec le sol, se transformant en un portail vers les enfers.

- Allons-y.

Les deux femmes plongèrent dans le cercle qui les téléporta ailleurs.


- Peu importe le nombre de fois ou la façon dont vous le demanderez, je vous équiperai pas d'une lame de tronçonneuse, leur dit Rodin de derrière son bar. A part ça, qu'est-ce que je peux pour vous ?

Ann et Bayonetta s'avancèrent un peu plus.

- Vous avez l'air de bien vous amusez si j'en juge par la cicatrice toute récente sur ton visage, Ann, nota Rodin.

- Si Enzo passe, tu pourras lui dire que mes lunettes ont besoin de nouveaux verres ? demanda Ann en posant ses lunettes sur le comptoir. Je peux t'emprunter ton denden, pendant que Bayonetta et toi faites affaires ?

- Pièce à côté.

Rodin pointa une porte du pouce et Ann suivit la direction pour passer une porte.

- Voici quelques halos pour obtenir des ingrédients. J'ai besoin de racines de mandragore et de geckos grillés, surtout. Pour Ann-chan, mets-moi quelques morceaux de cornes de licorne, je te prie, commanda Bayonetta en déposant une bourse pleine d'halos miniaturisés sur le comptoir. Oh, et j'ai trouvé ça. Tu sais quelque chose à ce sujet ?

Bayonetta sortit deux vinyles dorés qu'elle avait trouvés avec Ann durant leurs combats.

- Voyez-vous ça… Angelic Hymns Gold LPs… vous avez mis la main sur deux trucs affreusement rares, on dirait… ces trucs sont les appâts parfaits pour énerver quelques affreuses têtes en enfer. Qu'une note les atteigne et allait savoir qui sortira des cercles intérieurs pour vous le faire payer. Je peux alors les utiliser pour donner vie à ce que je fais de mieux… des armes de destruction massive. Avec deux de ces trucs, vous avez l'intention de me faire travailler jusqu'à l'os.

Rodin reposa les disques et dit :

- Je te propose un marché. Tu me donnes ces vinyles et je mettrai au point pour toi une arme telle que les anges en pleureront de désespoir, rien qu'en la regardant.

Pour toute réponse, Bayonetta avança les vinyles vers Rodin, le faisant sourire :

- Je vais descendre sous les tropiques un instant, alors, mets-toi à l'aise. Quand le premier sera fini, mets le second, je te prie.

Il installa l'un des vinyles sur le gramophone qui se mit à jouer le titre Trois Marches Militaires de Schubert. D'abord, il n'y avait rien de spécial, puis une étrange sonorité s'ajouta à la musique. Robin ouvrit un portail vers l'enfer et s'y engouffra en marche arrière, disparaissant au son de rires d'enfants qui s'élevaient avec la musique.


Ann avait réussi à joindre le nouveau vaisseau mère, le Newgate, et était tombée sur Izou. Après lui avoir assuré qu'elle allait bien et qu'elle ne faisait aucune bêtise risquant de déboucher sur un nouveau Marine Ford, elle put enfin avoir Marco.

« Ann ? »

- Bébé… je t'appelle pour te dire que je risque d'avoir un peu de retard. Enfin, un peu beaucoup, plutôt…

« Et tu es où, yoi ? »

- Ben, avant qu'on vienne squatter le bar de Rodin, on était dans les catacombes de Vigrid. Bayonetta avait une piste pour en savoir plus sur elle-même. Elle retrouve quelques souvenirs.

« Le fait que vous soyez dans les catacombes à quelque chose à voir avec la brutale destruction d'une partie de Vigrid ? Quelque chose pour laquelle certains soupçonneraient Akainu, yoi ? C'est à la une des journaux. »

- HEY ! C'est pas nous ! Ce sont ces foutus anges ! Je sais pas ce qu'ils ont contre nous, mais ils n'arrêtent pas de nous attaquer au moindre coin de rue. Enfin, je m'entraîne, je vais pas me plaindre.

« Et tu te fais blesser, yoi. Le denden affiche ta nouvelle cicatrice. Comment tu t'es fait ça ? »

- J'ai pas fait gaffe et je me suis faite happée dans la gueule d'un ange. L'un de mes verres s'est cassé, d'où la blessure. Rien de grave, le miracle a fait que l'œil n'a pas été touché.

Le denden hocha la tête en silence.

- Désolée, chéri… je sais qu'on s'était dit qu'on serait ensemble pour Noël…

« T'en fais pas. Que tu reviennes vivante est ce qu'il y a de plus important pour moi, yoi. Sois minimum de retour quand ton frangin reprendra le large ou pour ton anniversaire. Mais n'oublie pas que tu es ma commandante et mon bras-droit, bébé. Ce sont des responsabilités importantes. Je sais que tu dois finir ta formation un minimum, mais n'oublie pas que tu es l'une des nôtres, yoi. »

- Je l'oublie pas. J'ai peut-être pas le temps de m'ennuyer et je deviens chaque jour plus forte, mais ma place est sur le Newgate avec vous.

Un bruit de chute lui fit tourner la tête vers le bar.

- Je crois qu'il se passe quelque chose chez Rodin, je te laisse. Bisou bébé.

« Bisou chérie. Rentre vite. »

Ann raccrocha le denden et sortit, ses flingues en main.

- Tout va bien, Ann-chan, rassura Bayonetta qui sirotait un Bloody Mary.

La main de Rodin apparut sur le bar, puis le reste du corps alors qu'il se redressait, après avoir mené ce qui semblait être une rude bagarre.

- Le premier est assez vulgaire, grinça-t-il. Mais il le compense dans son élégance… soyez gentil avec lui, d'accord ?

Et il avança quatre fusils à pompe à canon scié de gabarit assez court, noirs, soulignés d'or, sur le comptoir. On notait, comme pour toutes les armes de sorcières, une pierre précieuse sur la poignée de chacun d'eux. Pierre précieuse qui alimentait en balles les armes à l'infini.

- Je vous présente Onyx Rose.

- Joli… il me sera très utile pour compenser le manque de puissance de mes Scarborough Fair, nota Bayonetta en passant l'un de ses doigts sur le canon de l'un des flingues. Tu les veux peut-être, Ann-chan ?

Ann lui fit non de la main.

- Qu'est-ce qu'il se passe pour que tu nous refiles des armes ? demanda Ann.

- Les vinyles que vous avez ramassés les valent bien. Rapportez-moi s'en d'autres et vous aurez d'autres armes gratos.

- Et le second vinyle ? demanda Bayonetta.

- Il a pris plus de difficulté à mettre en forme, mais la finition est solide. Faîtes bon usage de celui-là.

Et il posa un katana avec un pompon blanc au bout de son manche sur le comptoir.

- C'est plus un joujou dans ton style, non, Ann ?

Ann prit le katana et le pompon vira à l'orange, avec des touches de dorée et vert, couleur de Madama Khepri. La rainure au centre de la lame se mit à pulser d'une énergie démoniaque tout aussi orange.

- C'est une vraie beauté… approuva Ann en passant son pouce sur le tranchant de la lame. C'est quoi son petit nom ?

- Shuraba. C'est Ashura qui se cache dedans, fais attention à toi.

- Ne t'en fais pas, Rodin. Je m'inquiéterais plus pour tes propres blessures. Tu saignes du crâne.

Rodin chassa son inquiétude d'un geste de la main et s'accroupit derrière son bar. Il déposa plusieurs bocaux dessus contenant trois types d'ingrédients en quantité.

- Et voilà le reste de vos courses les filles. N'abusez pas trop sur les sucettes, c'est mauvais pour les dents.

Il dit cela en voyant Ann se servir dans le pot de racines de mandragore. Elle ferma son poing sur les ingrédients, fit tournoyer son autre main au-dessus, et se retrouva avec une sucette à la menthe verte qu'elle se mit en bouche.

- Si Cassandra-nee-san donnait les médocs sous cette forme, elle aurait bien plus de succès. Transformer des potions en sucette, moi je vous dis que c'est du génie pur, marmonna Ann.

Bayonetta eut un petit rire et empocha leurs achats avant que les filles ne disent au revoir à Rodin pour s'en aller.


- Que t'a dit Marco ? demanda Bayonetta alors qu'elles recommençaient à faire leur avancée dans les catacombes de Vigrid.

- De ne pas oublier que même si je devais peut-être finir mon entraînement, je restais une Shirohige avec des responsabilités.

Ann s'arrêta devant ce qui ressemblait à un portail circulaire.

- Où est-ce que ça mène d'après toi ? demanda Ann.

- De ce que je lis, ça mène vers le Jardin de Lumière, au Paradis. Tu veux qu'on trouve un moyen de l'activer ?

- Et puis quoi encore ? Pour l'instant, on n'a pas d'anges pour venir nous faire chier, alors, pas question d'aller chez eux.

Elles continuèrent de marcher jusqu'à un pont, pour voir des pans de roche tomber sur ledit pont, le détruisant. Bayonetta fit tourner sa sucette entre ses doigts, évaluant du regard les risques encourus pour escalader l'effondrement.

Ann ne s'embêta pas. Elle dessina un petit sigil devant elle.

- Olani.

Elle souffla un baiser sur le sigil mauve qui vola jusqu'au pont effondré. Là, il grossit, engloba la zone, et sous leurs yeux, le temps remonta à cet endroit, remettant le pont intact.

- Maaa, Ann-chan, tu vois que j'avais raison de te laisser seule tout ce temps ! Regarde-moi ça, tu arrives à remonter le temps sur une zone précise toute seule, comme une grande fille ! félicita Bayonetta.

- Ne m'appelle pas Ann-chan ou je te laisse te démerder seule !

Et Ann se mit à traverser à grands pas le pont. Elle s'arrêta brusquement et ramassa quelque chose par terre.

- Faudra qu'on retourne voir Rodin…

- Pourquoi ?

- Fantaisie - Impromptue…

Ann se retourna à moitié pour montrer un autre vinyle rose et or.

- Dépêche-toi de traverser avant qu'il ne s'effondre de nouveau, conseilla Ann en faisant disparaître le disque.

Bayonetta se dépêcha de rattraper Ann. Juste à temps car le pont s'effondra dès que Bayonetta atteignit des escaliers avec Ann, touchant une zone assez sûre. Elles continuèrent leur course, le reste du pont s'effondrant en gros blocs sous leurs pas, faisant que chaque mètre leur faisait risquer de finir dans la lave.

- On doit sauter ! appela Bayonetta alors qu'elles arrivaient en bout de pont.

Les deux femmes se prirent par la main et sautèrent, atterrissant sur un morceau de roche immergé. Là, elles devaient slalomer entre les éclaboussures produites par les geysers de lave.

- Je hais la lave… gémit Ann alors qu'elles escaladaient des rochers.

- Là, y'a une sortie ! Un peu de courage, Ann-chan !

Elles grimpèrent sur une corniche de pierre et s'enfoncèrent dans un tunnel dans la roche, avant de finir en cul de sac. Pas tant que ça, puisque leurs pieds brillaient d'une lueur mauve. En levant la tête, elles virent la lune brillait dans une cheminée de pierre, juste au-dessus de leur tête.

- Eh ben, elle est là la sortie ! Allez, courage Ann-chan. Après ça, promis, on se fait un hôtel !

- Je te prends au mot, Bayonetta, soupira Ann.

Les deux sorcières se mirent à courir sur le mur, esquivant quelques éboulements (à croire qu'ils n'attendaient qu'elles pour tomber), avant de finir à l'air libre au lever du soleil.

Ann se laissa tomber un instant à terre, une migraine lui labourant les tempes.

- On se repose un peu et on continue ? proposa Bayonetta en essayant de reprendre son souffle.

Le souffle régulier de la plus jeune fut sa seule réponse.

Bayonetta eut un petit sourire devant les restes de narcolepsie, et s'assit à terre.


Smoker fut salué par des forces de sécurité de Vigrid et escorté sur place.

Le G-5 était le plus proche pour enquêter. Pas qu'il ait autre chose à faire, mais ce n'était pas vraiment comme ça qu'il espérait passer la journée.

Tashigi siffla doucement en regardant les dégâts.

La lave s'était rapidement solidifiée, et ne semblait plus présenter de danger.

Il y avait quelque chose dans l'air qui disait à Smoker qu'il était face à quelque chose d'inconnu. Et puis, il y avait ce parfum de fleurs qui persistait envers et contre tout.

- Tu vois ce que je vois, Tashigi ? demanda Smoker.

Tashigi ajusta ses lunettes et regarda autour d'elle, incertaine de ce que Smoker voulait qu'elle remarque. Son regard tomba sur les voitures…

- On dirait qu'elle a été soulevée puis jetée sur quelque chose… nota Tashigi en montrant l'une des voitures.

- Exact, mais ce n'est pas tout.

Il s'approcha d'un mur qui encadrait la petite place et l'examina de plus près.

- Vous avez eu un combat impliquant des armes à feu récemment ? demanda Smoker.

- Non, aucun. Vigrid est une ville assez paisible, on se demande même pourquoi on a des portiques de sécurité aussi sophistiqués. Les derniers instants violents de cette ville datent de la chasse aux sorcières, il y a cinq cent ans. Pourquoi cette question ?

- Parce que vous avez des impacts de balles, ici et c'est récent. Vous avez des denden de surveillance de l'endroit ?

- Non, seul le port en a, voir l'autoroute qui mène à l'île artificielle au large.

Smoker eut un soupir et demanda à les voir.

- Smoker-san… d'où vient ce subit intérêt ? demanda Tashigi sur le chemin.

- Comme ça…

Il n'allait pas lui dire qu'il avait reconnu le parfum de la personne pour qui, si les sentiments avaient été réciproques, il aurait quitté la Marine, et que la raison pour laquelle il était encore dans les rangs de celle-ci, était de se rapprocher de Sakazuki afin de venger la mort de celle dont il était tombé amoureux en dépit de tout.

Dans la salle de surveillance, il s'assit devant les différents écrans avec ses hommes, cherchant des personnages suspects.

- Pourquoi, Smoker-san ? demanda Tashigi.

- Je pense que ces impacts de balles sur la place ont été faits en même temps que la lave est apparue. Les deux événements sont peut-être liés.

Smoker s'alluma ses cigares et regarda avec attention les écrans devant lui, ses yeux plissés pour ne rien louper.

Une heure plus tard, un de ses hommes l'appela.

Smoker se leva et alla le rejoindre devant l'écran.

- J'ai pas grand-chose, outre des reflets qui vont vers les portiques de sécurité et juste après, ils sonnent.

Le marine mit la vidéo en marche et montra du doigt quelque chose sur la vitre. Un reflet, en effet. Sauf que Smoker voyait autre chose en plus.

Deux femmes, brunes, vêtues assez sexy. L'une lui était familière.

- Tu m'as parlé de reflet, pas de leur propriétaire, grogna Smoker.

Le marine regarda son supérieur avec surprise.

- Ben justement, y'a que ça, des reflets ! Personne en face !

D'autres marines s'amassèrent et confirmèrent ce qui était dit.

Smoker fronça les sourcils. Il était donc le seul à les voir, ces deux femmes. Peut-être cela était-il possible parce qu'il avait un akuma no mi ?

Il rembobina le film et regarda attentivement les deux femmes. L'une était en noir, l'autre largement plus colorée. Et elles avaient deux beaux flingues avec elles. Il les regarda s'arrêter devant le portique de sécurité et l'une des deux, celle qui lui semblait familière se tourna vers l'autre comme pour lui parler.

Smoker comprit la familiarité en voyant son chapeau. Le même foutu chapeau que Portgas D. Ann avait porté depuis ses débuts. Il resta comme deux ronds de flanc en voyant la femme retirer le chapeau en question… dévoilant le visage d'Ann.

Un peu plus amincie, des lunettes en plus, mais Ann, sans la moindre hésitation.

C'était une blague. Il n'y avait que cette explication.

Il la regarda passer avec sa compagne le portique et celui réagir.

- Smoker-san ? appela Tashigi.

- Je crois que je viens de voir un fantôme.


Le livre des Démons Infernaux :

- Madama Butterfly : Cette démone est aussi connue sous le nom de 'Maîtresse de l'Atrocité'. Comme vous avez pu le deviner (ou pas), c'est avec elle que Bayonetta a passé son pacte lui permettant d'user de son pouvoir et de sa puissance. Elle jouit d'une certaine réputation en Enfer. Elle est un astucieux et très beau mélange entre une femme belle et élégante, et le papillon machaon. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, elle est connue pour être brutale, même en Enfer. En échange de son âme, Bayonetta a gagné un énorme pouvoir et une immense sagesse (qui reste encore à prouver).

Elle apparaît donc comme une femme avec des attributs de papillon, portant une robe mauve assez serrée et ouverte sur ses jambes. Le haut est tout aussi ouvert, avec juste des bandes de tissu mauve pour soutenir la poitrine, allant de la ceinture au col. Elle a la peau bleue, c'est un point important. Elle porte aussi des talons hauts mauves, et porte des sortes de longues manches mauves qui vont jusqu'à s'enrouler autour de ses majeurs, surmontés par des accessoires représentant soit des piques, soit des piques rouges, soit des papillons, sur ses phalanges. Ce qui saute aux yeux, aussi, c'est qu'elle porte une sorte de casque ou couronne ressemblant à un gros papillon, sur le crâne, avec des décorations dorées et pointues sur le front. Sous ça, on peut voir qu'elle possède des yeux rouges. Cela va sans dire qu'elle est immense, si on prend en compte que nos sorcières font la taille de son avant-bras.

Le saviez-vous ? : Madama Butterlfy est le titre d'une pièce éponyme de Giacomo Puccini, elle-même basée sur une histoire courte du même nom de John Luther Long. Dans les deux cas, il est question d'une jeune japonaise du nom de Chōchō fin XIX début XX qui épouse un officier Américain. L'officier Pinkerton, l'ayant épousée par simple convenance, repart rapidement, laissant sa jeune épouse derrière lui. Trois ans passent et elle donne naissance à leur fils unique, tout en restant persuadée que son époux reviendrait. Il faut savoir que dans les deux œuvres, elle est rejetée de sa famille, laissant donc une jeune femme de même pas vingt ans, seule, avec une servante et un enfant en bas âge. Trois ans après le mariage et le départ de l'officier, celui-ci revient avec une épouse américaine. Dans les deux versions, il se refuse à affronter Chōchō, mais est d'accord pour prendre leur enfant avec lui. Dans la nouvelle, Chōchō tente de se suicider mais se ravise à la dernière minute en entendant son enfant pleurer. Le lendemain, quand l'épouse américaine du major vient voir la famille pour prendre l'enfant, la maison est vide. Dans la pièce, la jeune mère fait ses adieux à son fils, lui bande les yeux avant de lui mettre un drapeau américain dans les mains, avant de se suicider avec le couteau d'hara-kiri de son père.

- Madama Khepri : Cette démone apparaît normalement dans Bayonetta 2, comme étant celle avec qui la sorcière Rosa a passé son contrat. Dans cette fiction, elle est la partenaire actuelle d'Ann (cela ne doit pas poser beaucoup de problème, puisque Rosa est morte durant la chasse aux sorcières, donc bien avant le début de cette histoire). Elle est aussi nommée comme la Protectrice du temps. Elle contrôle le temps et le soleil, et on raconte qu'elle peut déterminer le destin d'une personne en regardant la longueur de l'ombre de cette personne formée par la lumière du monde des morts. En échange de son âme donc, Ann a accès à un savoir presque infini du temps, et des techniques secrètes pour le contrôler.

Pour ce qui est de son apparence, Khepri est aussi verte que Madama Butterfly est mauve. Verte foncée, avec des touches de doré sur ses ailes et ses vêtements. Son thème est le scarabée, on le retrouve sur ses chaussures, et sa coiffe représente les cornes de l'insecte. Ses ailes ont le même aspect translucide et fin que le scarabée, en plus d'arborer des motifs assez complexes qu'on retrouve sur sa peau. Pour ce qui est de sa tenue, le vert et l'or sont de rigueur, avec un peu de noir. Elle reste un peu plus révélatrice que celle de Madama Butterfly, reprenant un thème à la fois égyptien et indien.

Petite anecdote du jeu : les joueurs le savent, et les autres le découvriront, Madama Butterfly et Madama Khepri ne sont pas les seules démones du jeu. La troisième, Madama Styx, reprend beaucoup du modèle de Madama Butterfly. Cela fait donc de Madama Khepri une démone unique. Pour cette simple raison, en jouant Bayonetta 2 avec Rosa, elle n'apparaît jamais en invocation complète (trop de contraintes). Dans les scènes où elle aurait dû être présente, c'est Madama Butterfly qui est invoquée. Elle est aussi la seule à avoir des connexions avec le soleil, domaine réservé aux Anges, normalement. Elle est donc un mélange assez étrange des deux mondes que sont l'ombre et la lumière (cela explique le cas de Rosa ou l'ascendance de Bayonetta).

Le saviez-vous ? : Cette démone est inspirée du dieu égyptien Khépri (le soleil en devenir/ celui qui vient à l'existence) qui est associé au soleil et aussi le symbole de la renaissance. Il est représenté par un homme à tête de scarabée ou comme un scarabée poussant devant lui le disque soleil (tel le scarabée bousier). Au cours de la journée, il deviendra successivement Rê (le soleil au zénith) puis à Atoum (le soleil au couchant). Son temple était à Héliopolis (ceux qui ont des notions de grec reconnaîtront ça comme la Cité du Soleil). Il faut aussi savoir que Khepri a deux sources possibles : kheperer qui est le scarabée et kheper qui est le verbe « venir de l'existence ».

Hiérarchie de Laguna :

Fairness : c'est un ange qui est une sorte de mélange entre un chien et un dragon de métal. Il a une peau en fusion et il est aussi recouvert de flammes pour bien en rajouter. Il faut pas oublier les ailes, bien entendu. Si vous attendez un miracle, faut vous en prendre à lui, parce que c'est lui qui les administre. Les flammes sont le symbole de son courage.

Traduction Enochian :

BOGIRA VAORESA ACOCASAHE : Règne sur le temps

NANBA : épine