Disclaimer : pas à moi !!!!
Genre : UA, schoolfic, romance, léger angst
Couples : pas de surprise 1x2, 3x4, 5xHilde
Rating : M ( pas à tous les chapitres quand même je vous rassure !!)
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Chapitre 4 :
_ Quatre ! Qu'est ce .....
_ Attendez ! D'abord vous allez entrer et vous sécher et ensuite on parlera.
Si le ton de Trowa était calme et posé, il ne souffrait pas de refus pour autant. Une fois sommairement séchés, installés dans le salon avec une tasse de café, Heero se tourna vers son petit ami et le visage perdu de celui-ci lui laboura le ventre. Il regarda les deux cachottiers responsables de l'état de Duo :
_ Bon, on peut savoir ?
Son ton légèrement agressif ne passa pas inaperçu et finit de terroriser Quatre, qui tenta de se fondre dans son fauteuil. Trowa se redressa et prit la parole.
_ En fait, la nuit où vous vous êtes rencontrés, j'ai rencontré Quatre au bar, il était paniqué et cherchait Duo partout, il parlait avec le barman quand je me suis dit qu'il était peut-être le garçon avec lequel tu étais parti.
Trowa marque une pause, laissant le temps à son auditoire de comprendre chaque mot, il regarda Duo qui était devenu blême, il n'avait jamais su que Quatre l'avait cherché et encore moins qu'il s'était à ce point inquiété.
_ Je lui ai proposé mon aide et quand il m'a décrit son ami, je lui ai dit qu'il était parti avec toi Heero, s'en ai suivit une discussion assez houleuse où j'ai eu le plaisir de me faire traiter de menteur...
Trowa tentait de taquiner gentiment Quatre pour le distraire et le réconforter, devinant facilement que celui-ci était au plus mal. En fait, seul Heero l'écoutait avec la plus grande attention (comme toujours pensa-t-il) alors que les deux autres étaient à moitié plongés dans leurs méandres intérieurs.
_ ... Bref, une chose en entraînant une autre, nous avons sympathisés et échangés nos numéros. Nous nous sommes revus à plusieurs reprises et avons finis par sortir ensemble. Quatre ne voulait pas vous en parler car vous n'étiez pas ensemble à ce moment là et Duo n'allait pas très bien selon lui, en fait tu n'allais pas mieux Heero ! Donc, c'était tout récent et on n'était pas encore très sûrs de nous, on a préféré rien dire. Puis vous vous êtes mis ensemble et là on a commencé à discuter sérieusement avec Quatre, on voulait vous le dire mais les semaines ont passé sans que l'on trouve une façon d'amener le sujet. On a été lâches, j'avoue mais d'un autre côté, je me dis que vous qui êtes nos meilleurs amis respectifs, vous n'avez même pas remarqué qu'il se passait quelque chose d'important, donc on n'est peut-être pas les seuls fautifs ? Non ?
Un silence pesant s'installa dans le salon, Heero regarda son ami et ses excuses se lisaient dans ses yeux. Ces deux-là n'avaient jamais eu besoin de beaucoup parler pour se comprendre, en quelques regards ils s'étaient excusés et mutuellement pardonnés ; ils avaient également compris que cela risquait d'être plus long et plus difficile avec les deux autruches qui essayaient de disparaître.
_ Tu m'as menti.
Sa phrase tomba tel un couperet, net et précis, froid comme l'acier. Quatre savait que la seule chose que Duo ne pardonnait jamais c'était le mensonge.
_ Je ne t'ai pas menti, je ne t'ai rien dit, ce n'es pas la mê ...
_ Me prend pas pour un con Quatre !! Tu m'as menti, volontairement ou par omission c'est pareil, c'est la seule chose que je ne peux pas pardonner, tu le sais, je ne supporte pas le mensonge chez ceux qui disent m'aimer ! Comment as-tu pu faire ça ?!!!
_ Duo s'il-te-plaît, écoute moi ...
La voix de Quatre s'était faite plaintive mais le regard de Duo s'était gelé. Même Heero en eut des frissons, il n'avait jamais vu son amant avec ses yeux-là, Quatre lui les connaissait ces yeux-là et il savait qu'il devait vite désamorcer la bombe.
_ Mais enfin comment peux-tu tout me reprocher ? Toi aussi tu as ta part de responsabilités il me semble.
Il avait changé de tactique et cela portait ses fruits, le regard de Duo changea, on pouvait y voir une lueur d'interrogation, il cherchait à comprendre les derrières paroles de Quatre, voyant si celui-ci disait vrai mais il n'eut pas le temps de s'interroger que Quatre repris avec un entrain nouveau.
_ Quand aurai-je pu t'en parler, hein ? Entre deux portes au lycée ? Tu n'es presque plus à la maison, et en général tu passes en coup de vent , ou alors on mange, ou on bosse ou on est avec Hilde et Wufei. Je voulais t'en parler à toi, mon frère, en premier avant de le dire aux autres mais je voulais avoir le temps de faire ça bien, pas comme ça en coup de vent, entre le fromage et le dessert !!
Quatre était furieux, il n'avait plus rien à voir avec le jeune homme fautif et timide d'il y avait quelques minutes, il semblait prêt à bondir tel un fauve blessé et ne quittait plus Duo des yeux. Lequel semblait sous le choc de ce qu'il venait d'entendre. Comme si les mots tournaient dans sa tête sans s'arrêter, il resta debout, position qu'il avait adopté pendant la dispute car il est plus facile de crier debout que assis. Puis, d'un coup il baissa la tête, vaincu.
_ Pardon ....
Duo avança et s'accroupit devant Quatre, il posa sa tête sur ses genoux et l'enserra dans ses bras.
_ Je suis tellement désolé. Tu a été toujours là pour moi, quand j'ai déprimé, déconné, que je me suis enlisé dans ma dépression, tu m'en a sorti et tu ne m'as pas quitté. Quand j'ai rencontré Heero, tu m'as écouté, consolé, engueulé, poussé, c'est grâce à toi si je suis avec lui aujourd'hui. Et moi, je n'ai fait que t'accabler de mes problèmes ou t'inonder de ma joie, depuis quand ne t'ais-je pas écouté, depuis quand n'ais-je pas pris le temps d'être là pour toi comme tu as été là pour moi ? Pardonnes moi Quatre, je ne le mérite pas mais je ne veux pas te perdre, je sais que je ne te mérite pas mais j'ai besoin de toi, pardon ....
Il resserra son étreinte autour de Quatre, lequel le fit se relever et asseoir près de lui, ils restèrent dans les bras l'un de l'autre (pas besoin d'explication, Duo savait qu'il était pardonné) les yeux rougis par l'émotion, jusqu'à ce que deux raclements de gorge se firent entendre. Ils se retournèrent vivement vers leur petit ami respectif et virèrent au rouge pivoine. Heero et Trowa ne les avait pas quitté des yeux pendant toute leur dispute/réconciliation, les trouvant super touchants, mais le temps passant, ils devinrent vite jaloux et réclamaient à présent l'attention de leur compagnon.
_ Pardon de vous déranger, on peut partir si vous voulez ?
Le ton d'Heero et le regard de Trowa firent que tout le monde éclata de rire, plus par relâchement nerveux qu'autre chose mais c'était bon quand même. Chacun retrouva sa moitié et ils continuèrent à discuter, rattrapant le retard de ces dernières semaines. Ainsi Duo apprit que Trowa avait le même âge et avait fait presque le même cursus qu'Heero mais qu'il était spécialisé en sociologie, qu'il enseignait d'ailleurs à l'université du district. Quatre expliqua quelques uns de leurs rendez-vous, leurs souvenirs les plus marquants et les plus drôles, comme cette fois où ils se promenaient main dans la main et qu'une petite vieille à moitié aveugle avait pris Quatre pour une fille, Trowa avait tellement ri qu'il était tombé du trottoir ou encore quand ils s'étaient assis dans l'herbe dans un parc et qu'un énorme Beauceron s'était pris d'amitié pour Trowa, s'asseyant sur lui et lui léchant le visage jusqu'à ce que son maître arrive à l'en décrocher, Quatre avait refusé de l'embrasser jusqu'à ce qu'il ai pris une douche.
Quand enfin, la pluie s'arrêta, Heero et Duo quittèrent l'appart de Trowa, se promettant tous ensemble de refaire une soirée comme celle-là, la pluie et les engueulades en moins.
Dans la voiture, Duo somnolait en regardant le paysage défiler. C'est d'une voix à moitié endormie qu'il fit partager ses réflexions à son chauffeur préféré.
_ C'est quand même une sacrée coïncidence ! Je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est un peu grâce à nous si ils sont ensembles, non ?
_ Hum, oui, un peu sûrement.
Heero sourit devant l'air endormi de son jeune amant, il avait eu une soirée riche en émotion.
_J'en suis heureux, pour une fois que j'apporte un peu de bonheur à Quatre, j'espère que c'est le bon et qu'il ne le fera pas souffrir, je ne le permettrait pas ...
Heero du tendre l'oreille pour entendre les derniers mots, Duo commençant à s'endormir. Il se promit de bientôt découvrir le secret de son ange, le savoir serait la seule solution pour lui permettre d'aller de l'avant et, si possible, ensemble.
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Trowa et Quatre s'était couché et ce dernier, la tête reposant sur le torse de son amant, lui confiait ses sentiments.
_ J'espère vraiment qu'Heero ne le fera pas souffrir, je crois que Duo ne s'en remettrait pas, on le perdrait définitivement cette fois. Il a l'air tellement heureux en ce moment, si tu savais depuis combien de temps je ne l'avais pas vu comme ça, en fait ... je ne suis pas sûr de l'avoir jamais vu aussi heureux...
_ Quatre, tu es toujours mélancolique quand tu parles de Duo et de votre passé, je veux savoir maintenant, je t'ai dit que je t'aimais, tu m'as répondu la même chose, on se fait confiance, alors je veux connaître ton passé, il a l'air irrémédiablement entrelacé avec celui de Duo.
Quatre réfléchit quelques instants et soupirant, il commença à raconter son enfance aux côtés de Duo.
_ Ma famille est riche et bourgeoise, nous descendons d'une branche aristocratique très ancienne, de même que la famille de Duo. Nos parents étaient amis de longue date et nous avons été toujours été ensemble Duo et moi, depuis nos premiers jours. Mes parents travaillant beaucoup et ceux de Duo étant souvent à l'étranger pour obligations professionnelles, ils jugèrent que ce ne serait pas stable comme vie pour de jeunes enfants comme nous, alors ils achetèrent une maison en commun et nous y installèrent avec un grand nombre de personnels de maison, ils nous trouvèrent une nourrice et ensuite, un précepteur. Nous avons quasiment grandis sans nos parents, enfin surtout Duo, les miens revenaient toujours 5 ou 6 fois par mois.
Ses parents étaient ethnologues, pas par besoin mais par passion, ils auraient très bien pu ne pas travailler et vivre de leurs rentes, mais leur métier était leur passion (c'est comme cela qu'ils s'étaient rencontrés). Alors, ils voyageaient et Duo ne les voyait en fait que quelques fois l'an et jamais plus de quelques jours. Ils lui écrivaient des tas de lettres, l'appelaient souvent et lui faisaient toujours des promesses qu'ils ne tenaient pas, ce n'étaient jamais leurs fautes mais le mal était là quand même. C'est pour cela que Duo déteste le mensonge.
Au bout de quelques années,on a eu marre du précepteur et on a demandé à intégrer un collège. Nos parents ont fini par céder et ils nous ont envoyé dans un internat très chic et non mixte. Tu commences à comprendre mon intérêt pour les garçons ? Nous n'avons jamais connu que cela ...
Bref, nous ne nous y plaisions pas trop mais c'était quand même mieux qu'à la maison. De plus, ce n'était pas trop fatiguant, grâce à notre précepteur, nous avions un niveau hors du commun.
Quatre reprit son souffle et son visage s'assombrit.
_ En fin de dernière année de collège, nous venions d'avoir 15 ans, mes parents sont venus nous chercher au collège, quelques jours avant la fin des cours. Nous n'avons pas compris, ils envoyaient le chauffeur d'habitude. Ils avaient l'air gave et les traits tirés, fatigués. Arrivés à la maison, ils nous ont fait installés dans le salon, ma mère a pris Duo dans ses bras et mon père nous a annoncé que les parents de Duo étaient morts. Ils étaient partis vivre quelques semaines dans une tribu d'Amazonie pour étudier les effets de la déforestation sur leur conditions de vie, ils étaient sur le chemin du retour mais leur convoi a été attaqué par des rebelles locaux. Il n'y a eu que deux survivants selon les autorités mais tous les corps n'avaient pas été retrouvé.
Quatre sanglotait maintenant contre le torse de Trowa qui le serrait d'autant plus dans ses bras.
Après une petite pause, il reprit.
_ Duo s'est muré dans un silence profond, il refusait de s'alimenter, il passait ses journées à lire les lettres de ses parents et à regarder ses albums photos enfermé dans sa chambre, même moi j'avais du mal à le rejoindre. Il ne parlait pas. Ça a duré 2 semaines, puis un matin, il s'est levé et il est allé trouvé mes parents, il leur a expliqué que puisque les corps n'avaient pas été trouvé, alors ils n'étaient pas morts. Logique, pas de corps, pas de mort. Nous avons essayé de le raisonner pendant plusieurs jours mais il n'a rien voulu entendre, avec l'argent de ses parents, il a organisé une expédition, guides, gardes du corps, porteurs, et tout ce qu'il fallait. Mes parents n'arrivaient pas à s'opposer à lui, sa sécurité ne faisait aucun doute au vue des personnes engagés (pas comme ses parents) mais ils avaient peur qu'une fois ces recherches finies et réalisant la vérité, il ne disparaisse complètement. Alors je suis parti avec lui. Nous n'avions que 15 ans mais avec notre troupe de mercenaires, nous avons ratissés tous les villages et toutes les tribus d'Amazonie. Aucune trace de ses parents ... jusqu'à ce que nous arrivions dans la ville de Manaus sur le fleuve. Nous n'y avions pas prêté attention, cette ville était trop grande pour intéresser ses parents et surtout trop éloignée par rapport au point de départ. C'est pourtant là qu'on les a trouvé ... morts bien sûr.
En fait, ils avaient survécus à l'attaque mais grièvement blessés, ils étaient morts au bout de 5 semaines dans cet hôpital de fortune, loin de leur fils qu'ils n'avaient pas su aimé comme il le fallait et cela nous avait prit un an et demi pour les retrouver.
La seule consolation de Duo fut d'avoir une certitude et les derniers effets personnels de ses parents, sa seule famille. En rentrant, petit à petit nous avons réappris à vivre selon les normes de notre société, nous nous sommes réadaptés. Mais Duo avait perdu une partie de lui, il refusait de s'attacher et était devenu froid et distant. Il ne souriait plus, ne plaisantait plus, un parfait étranger. Il m'a fallu des efforts de patience et des trésors d'arguments pour le ramener vers moi. Nous allions avoir 17 ans et il était plus que temps pour nous de retourner à nos études. J'ai discuté longuement avec mes parents et les ai convaincu de nous laisser nous installer Duo et moi dans cet appart et nous inscrire à un lycée « normal ».
Voilà, aujourd'hui, nous en avons 19 ans et Duo a recommencé à vivre presque normalement. Il est encore très dur pour lui d'admettre qu'il a des sentiments pour quelqu'un. Il refuse de créer des liens, il pense que c'est parce qu'il n'a pas su les retenir, répondre à leurs attentes, que ses parents sont partis et sont morts.... Il lui faudra du temps pour avoir pleinement confiance en Heero et reconnaître l'amour qu'il a pour lui.
_ Je ne lui dirais rien.
_ Je m'en doute Trowa, j'ai confiance en toi.
_ Je t'aime Quatre, tu es quelqu'un de formidable.
Sur ces douces paroles et ses secrets, ils s'endormirent enfin.
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Les vacances et les fêtes passèrent relativement vite. Quatre et Duo passèrent Noël avec la famille de Quatre comme à leur habitude. Par contre pour la nouvelle année, ils innovèrent. Ils invitèrent Heero et Trowa, Hilde et Wufei et passèrent le réveillon tous ensemble. Duo était pleinement heureux, c'était la première fois qu'il passait d'aussi bonnes fêtes.
C'est donc dans cette ambiance plutôt détendu que les cours reprirent. Cependant, les premiers examens blancs allaient arriver et une première dispute éclata ente Heero et Duo. Le premier reprochait au deuxième de ne pas prendre ses cours au sérieux et de négliger ses révisions, lequel reprochait au premier de les prendre trop au sérieux au contraire. Ce fut une dispute rapide et elle se régla sur l'oreiller comme on dit. Dans les semaines qui suivirent d'autres petites disputes eurent lieu et elles se réglèrent de la même façon.
Néanmoins, plus les jours passaient et plus elles devenaient longues et sérieuse. Ils en étaient arrivés au stade où ils pouvaient rester fâchés pendant plusieurs jours avant que l'un ne cède. Les vacances de février passèrent dans cette ambiance là mais les choses se dégradèrent encore plus. Dans quelques jours les vacances de Pâques seraient là et rien ne changeait. Comme si ils avaient trouvé un équilibre entre disputes et réconfort.
Cela ne transparaissait pas dans leur comportement en classe encore heureux, se disait Quatre. Lui, ne savait pas quoi faire. Il voyait bien qu'Heero souffrait du manque d'investissement de Duo, il ne disait rien de lui, de son passé et Heero prenait ça comme un manque de confiance entre eux. Duo, de son côté, avait peur, il voyait bien que son amant devenait de plus en plus entreprenant. Lui posant sans cesse des questions de plus en plus intrusives. Alors Duo fuyait de plus en plus. Désormais, certains soirs au lieu de se rendre chez Heero, il restait dans sa chambre à composer et certains samedi au lieu de retrouver Heero il allait répéter avec son groupe : lui au chant et à la basse, Wufei à la batterie et Hilde à la guitare.
C'est ça qui les avait rapproché alors que Duo ne voulait plus se faire d'amis, ils étaient les deux seuls (avant Heero et Trowa) à avoir réussi l'exploit de se faire accepter dans le cercle très restreint du natté.
_ Tu vas le perdre Duo, parle lui, il comprendra.
_ Tu ne vas pas t'y mettre aussi hein Kitty ? Je ne lui dirai pas, je ne veux pas de sa pitié et tu sais que quand les gens savent c'est ça qu'ils éprouvent.
_ Les gens oui Duo, mais là il s'agit d'Heero, il t'aime, il a besoin de te connaître mieux, de te comprendre, si tu refuse, tu le perdras !
_ Il m'aime ? Il ne me l'a jamais dit, comment le sais-tu ?
_ Cela se voit enfin ! Et toi non plus tu ne lui a pas dit et pourtant ...
_ Stop ! Je ne veux plus rien entendre.
Duo était parti. Quatre se passa la main devant les yeux. Ils étaient épuisants ces deux-là, qu'avait-il fait pour mériter ça ? Enfin ! Il se remit à ses révisions en soupirant et se dit que Duo avait encore trouvé le bon moyen d'y échapper, à se demander si il ne le faisait pas exprès ....
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Duo marchait dans les rues de la ville indifférent au bruit qui l'entourait, entièrement tourné qu'il était vers le but qu'il s'était fixé. Quatre avait raison, ils souffraient tous les deux de cette situation mais Duo était le seul à pouvoir y remédier et pour cela, il comptait se rendre chez Heero et tout lui avouer. Depuis le temps que son petit ami attendait de savoir, après tout, n'était-ce pas le meilleur moyen de vérifier ses sentiments ? Cela risquait d'être douloureux mais au moins il serait fixé !
Arrivé devant chez Heero, il n'hésita pas une seule seconde, c'était devenu une habitude, Heero savait que Duo devait passer mais des fois il travaillait dans son bureau alors il ne fermait pas la porte à clé comme cela le jeune homme pouvait entrer sans déranger. Duo ouvrit donc la porte et passa dans l'entrée de l'appart pour se rendre au salon et là ..... il stoppa net sur l'image qui s'offrait à lui.
C'est vrai qu'il avait dit à Heero que finalement il ne passerait pas aujourd'hui mais de là à s'attendre à ça !!! Les larmes lui montèrent aux yeux mais il se retint, pas question de lui donner cette satisfaction en plus.
Il voulut faire demi-tour, il en avait assez vu, malheureusement, son pied heurta le tabouret qui se trouvait là et une des personnes présentes dans le salon se tourna vers lui en poussant un cri.
_ Mais qu'est-ce que tu fais ici toi ? Et depuis quand tu entres chez les gens sans frapper ? On peut savoir comment tes parents t'ont élevé ?
Duo ne répondit rien, se contenta de les fixer, les yeux vides, puis il se détourna et repartit aussi vite qu'il pu, sortir de l'appart, sortir de l'immeuble, vite de l'air, de l'air. Il arriva sur le trottoir, tituba, inspira profondément et se mit à courir, courir, courir encore ...
Il ne pouvait pas le croire, alors qu'il se décidait à tout lui avouer, le salaud ! Comment il avait pu ? Et en plus avec ....
Les larmes lui brulaient les yeux, il s'arrêta devant le parc municipal et s'y réfugia. Il s'assit sur un banc dans le coin le plus reculé et essaya de chasser de sa tête l'image d'Heero étendu sur le canapé embrassant .... Réléna, la surveillante en chef du lycée.
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A suivre ....
Bon c'est là que Duo va commencer à souffrir en fait, désolée, c'est pas de gaieté de coeur, je vous le jure !
