Bonjooooooooooouuuuuur ! Comment allez vous tous ?
Voici le 4ème chapitre des aventures de nos deux héros à Rome ! J'espère que ça vous plaira autant que j'ai aimé l'écrire !
Un énoooooorme merci à Marie pour ses conseils, oh combien précieux, sur les réactions d'Elizabeth ! Je te dédicace ce chapitre la miss ! ^^
Egalement un grand merci à toutes celles et ceux qui ont eu la gentillesse de me laisser une review !
Le disclaimer est toujours le même ! Bonne Lecture !
Le mardi suivant, 23H37, quelque part au-dessus de l'Atlantique nord. (aargh… C'est mon gène JAG qui remonte à la surface, désolé !).
John regardait sa compagne, paisiblement endormie dans le fauteuil de 1ère classe à ses côtés. Il poussa un profond soupir de soulagement et se détendit. Ils y étaient enfin !
Laissant ses pensées vagabonder, il songea au temps passé depuis le week-end dernier. Un sourire lui vint aux lèvres… Liz avait été jalouse…
Ça n'avait pas été évident tout de suite, mais plus tard, lorsqu'il avait repensé à leur conversation, il s'en était rendu compte… Après son esclandre à l'infirmerie et la réflexion de Rodney, il avait eu besoin de prendre l'air. Un peu plus tard, Elizabeth l'avait rejoint sur le balcon et ils s'étaient expliqués au sujet de ces fameux dossiers et de Miss Reilly, leur nouvelle secrétaire de 57 printemps.
Et John n'en revenait toujours pas ! Le docteur Elizabeth Weir, travailleuse acharnée, l'avait remercié de lui avoir trouvé de l'aide ! Qui plus est, une aide efficace et qui ne soit pas "blonde et sexy" avait-elle dit.
Sur le coup, il n'avait pas compris. C'est plus tard, en y repensant, qu'il avait fait le lien. La dirigeante de la cité avait cru pendant un moment, qu'il avait engagé cette nouvelle aide uniquement pour satisfaire dieu sait quel instinct masculin primaire ! Cette pensée le fit sourire. Elizabeth jalouse, ça n'était pas pour lui déplaire…
Ayant finalement eu l'autorisation du docteur Beckett, ils avaient pu partir le mardi comme prévu. Carson avait, bien entendu, fourni à John la trousse contenant les bandages et la crème cicatrisante de Liz. Changer ce pansement ne prenait pas plus de quelques minutes, mais il fallait que ce soit fait deux fois par jour. Le militaire, qui malgré les rumeurs, savait respecter un ordre, avait promis au médecin qu'il y veillerait !
La dirigeante et son second avaient donc franchi la porte direction la Terre, en milieu de matinée. De là ils avaient tout d'abord été invité à déjeuner par le général Landry, puis en début d'après-midi, ils avaient pris un avion militaire direction Washington.
C'est à partir de là que John avait commencé à se faire du souci pour Elizabeth. Lui-même était habitué au peu de confort des avions militaires, mais la jeune femme avec sa blessure, en avait souffert. Elle n'avait rien dit, mais John avait bien vu son visage se crisper sous la douleur.
Ils arrivèrent néanmoins sans trop d'encombre à l'aéroport de Washington-Dulles d'où ils purent embarquer sur un vol régulier direction Rome.
A présent la jeune femme dormait profondément à côté de John, qui se félicita intérieurement d'avoir insisté pour réserver des places en 1er classe. Après cet affreux trajet de quatre heures en C-130 depuis Colorado Springs, il était plus qu'heureux qu'Elizabeth puisse dormir confortablement !
Le militaire regarda sa montre et grimaça. Il allait tout de même devoir la réveiller. Il n'avait pas tout de suite voulu l'ennuyer avec ça, car elle devait se reposer, mais il fallait changer son pansement. Leur vol durant environ onze heures, ils allaient arriver à Rome tôt le lendemain matin. Ils ne pouvaient donc pas attendre d'être arrivés pour s'occuper de sa blessure.
J : Elizabeth… Appela-t-il doucement en posant une main sur son épaule pour la secouer légèrement.
La jeune femme gémit et s'étira avant d'ouvrir les yeux.
E : Quoi John ? On est déjà arrivé ?
Le pilote sourit. Il ne pouvait décidément pas s'empêcher d'admirer cette femme si craquante… Il reprit pourtant avec flegme.
J : Non pas encore. Je suis désolé de vous réveiller mais il faut changer votre pansement. Carson a insisté pour que nous le fassions deux fois par jour, et vue notre heure d'arrivée…
Elizabeth grimaça mais hocha la tête.
E : Où pouvons-nous faire ça ?
J : Je vais me renseigner.
Il revient quelques minutes plus tard.
J : Le steward nous propose la cabine de l'équipage. Elle est libre pour le moment et comme nous n'en avons que pour quelques minutes…
E (se levant) : Très bien, je vous suis.
Une fois dans la cabine, John fit asseoir Elizabeth sur une table. Il prit ensuite son air le plus parfaitement détaché pour dire :
J : Il va falloir que vous enleviez votre pull…
Elizabeth frémit. Avec n'importe qui d'autre, cela n'aurait été qu'une formalité. Après tout son soutien-gorge était plus couvrant qu'un haut de maillot de bain ! Mais seulement ce n'était pas n'importe qui, c'était John… Le seul homme sur terre capable de la troubler d'un regard… Elle regretta un instant d'avoir accepté qu'il l'accompagne dans ce voyage et tourna la tête vers lui. Le militaire, debout derrière elle, attendait patiemment qu'elle s'exécute.
E : Vous pourriez au moins vous retourner ! S'exclama-t-elle.
Le colonel sourit et se retourna. La diplomate enleva donc son pull et le plaqua sur sa poitrine, croisant les bras.
E : C'est bon.
John se retourna et sentit un long frisson parcourir sa colonne vertébrale. Même de dos, Elizabeth était magnifique. Et il avait l'immense privilège de poser les mains sur sa peau… Il s'approcha, prit une inspiration, posa une main sur son épaule et commença doucement à défaire le bandage.
J : Vous me dites si je vous fais mal !
La jeune femme hocha la tête, trop troublée pour assurer la neutralité de sa voix. La main que John avait posée sur son épaule était trop chaude et trop douce pour qu'elle puisse encore penser de façon cohérente…
Une fois le pansement retiré, John entreprit de nettoyer la blessure avec un désinfectant. Sa mâchoire se crispa lorsqu'il repensa aux événements qui l'avaient causée. Il figea ses mouvements. Sentant qu'il ne bougeait plus, Elizabeth demanda :
E : Quelque chose ne va pas ?
J (se reprenant) : Si, si ! Tout va bien, excusez-moi.
Il prit ensuite le tube de crème que lui avait donné le médecin-chef et en déposa un peu sur ses doigts. John sentit alors sa bouche s'assécher… Venait le moment le plus délicat. Il allait devoir masser le dos de la jeune femme pour faire pénétrer la crème… Son hésitation ne dura pourtant qu'une micro seconde. Avec une main, il prit appui sur la base de la nuque d'Elizabeth et de l'autre il commença un lent mouvement circulaire. La jeune femme se mordit la lèvre et ferma les yeux, bénissant le ciel qu'il soit derrière elle et ne puisse pas voir son visage... Il n'y avait plus, ni pansement, ni blessure, juste une femme presque nue qui tentait vainement de maitriser son corps frissonnant sous des doigts caressants.
John, de son côté, avait toutes les peines du monde à se concentrer sur sa tâche. La peau d'Elizabeth était tellement douce… Plus encore qu'il n'aurait pu l'imaginer. Et ce petit grain de beauté juste là, à la base de son épaule, ne l'aidait pas tellement. Le colonel mourait d'envie de poser ses lèvres à cet endroit qui semblait si sensible. Mais les sentiments qu'il portait à la jeune femme ne devaient pas entrer en jeu ! Il refusait tout simplement d'abuser de la situation. Elle avait accepté de son plein gré qu'il l'accompagne, il se devait d'être digne de sa confiance. Et peut être qu'un jour, il pourrait… Mais John secoua la tête ! Il devait garder les idées claires !
Au prix d'un immense effort de volonté, il termina donc correctement son travail. Lorsqu'il ôta ses mains et s'éloigna d'elle pour chercher un pansement neuf dans la trousse, Liz s'aperçut qu'elle avait bloqué sa respiration pendant tout le temps où il appliquait la pommade… La tension qui régnait dans la pièce était presque palpable. Aucun d'eux ne parlait, mais chacun était concentré sur la présence de l'autre.
John revint, et appliqua le pansement sur sa blessure.
J : Voilà ! C'est fait.
La jeune femme enfila rapidement son pull et se leva… Peut-être un peu trop brusquement car elle eut un vertige et serait tombée si John ne l'avait pas retenue.
J : Oh là ! Doucement, restez avec nous ! dit-il en l'attrapant par le bras.
Elle se retrouva face à lui, et leurs yeux s'aimantèrent.
E : Merci… murmura-t-elle sans arriver à détacher son regard des magnifiques yeux verts de son compagnon.
Ils étaient près… Beaucoup trop près… Et John tenait toujours son bras. La situation n'était, certes, pas nouvelle, mais cette fois, c'était plus qu'ils ne pouvaient en supporter ! Trop de tension s'était accumulée entre eux durant ce bref moment… Et si rien ne se produisait maintenant, il était certain qu'ils allaient commettre l'irréparable ! Mais le pire, c'est qu'aucun d'eux ne savaient s'ils le redoutaient ou s'ils l'attendaient…
John pencha lentement la tête vers Elizabeth… Leurs nez se frôlèrent, leurs lèvres s'entrouvrirent, et…
Boum, boum, boum ! Trois coups secs frappés à la porte, suivit de la voix du steward :
S : Colonel Sheppard ? Pouvons-nous entrer ?
Ils sursautèrent et s'écartèrent précipitamment.
J (sans quitter Liz des yeux) : Oui bien sûr !
Le steward et une hôtesse de l'air entrèrent dans la pièce. Cette dernière salua, se saisit d'un plateau et ressortit aussitôt. Liz la suivit immédiatement, adressant un léger sourire au steward qui lui tenait la porte. John rangea la trousse de soins, serra la main du jeune homme et le remercia de leur avoir permis d'utiliser cet endroit.
S : De rien ! C'était un plaisir ! Bonne fin de vol colonel !
John hocha la tête en souriant et sortit.
Elizabeth avait rapidement regagné son siège. Elle s'installa et, complètement déboussolée, perdit son regard à travers le hublot… Comment avait-elle pu se laisser autant emporter ? Dire que si ce steward n'avait pas frappé à la porte, ils se seraient sûrement… Un long frisson la parcourue quand elle songea à nouveau aux lèvres de John s'approchant des siennes… Elle ferma les yeux et s'abandonna une minute à cette sensation grisante. Que ce serait-il passé s'ils n'avaient pas été interrompus ? Elle secoua la tête et tenta de se raisonner. John était son second, ils travaillaient ensemble ! Il était tout simplement hors de question qu'ils mènent une quelconque relation, autre qu'amicale ! Elle soupira et tenta de reprendre son calme. Ce moment d'égarement ne devait simplement plus se reproduire. Dorénavant, quand il la soignerait, elle ferait abstraction de ses mains chaudes et caressantes, de son souffle sur sa nuque, de sa douceur, de… STOP ! Elle devait s'interdire d'y penser ! John était un collègue, un ami, qui l'accompagnait à Rome pour un colloque et ce uniquement parce qu'elle était blessée et avait besoin d'un peu d'aide ! Leur relation devait rester à ce niveau-là, point !
Sur cette bonne, mais fragile, résolution, elle se retourna complètement vers la paroi de l'avion et tenta de se rendormir.
John, quand à lui, décida de se rendre tout d'abord dans les toilettes de l'appareil. Après ce qui venait de se passer, il voulait laisser Liz un peu tranquille. Une fois dans la cabine, il ouvrit le robinet d'eau froide et se passa la tête en dessous. En se redressant, il croisa son propre regard dans le reflet du miroir. Une petite voix insinua dans son esprit : "C'est très malin ça Sheppard ! Tu as encore réussi à la faire fuir !". Comme s'il le faisait exprès ! C'était à se taper la tête contre un mur ! Etait-ce sa faute, s'il était tombé amoureux d'une femme extraordinaire qui, manque de chance, était aussi sa supérieure ? Etait-ce sa faute, si les épreuves qu'ils avaient traversées ensemble les avaient autant rapprochés ? Etait-ce sa faute, si la peur de la perdre avait muée ses doutes en certitudes ? Non ! C'était comme ça ! Et il devait bien faire avec ! Seulement c'était de plus en plus difficile pour lui de ne rien tenter pour la séduire ! Au fond de lui, il se doutait bien de ce que pensait Liz du fait qu'ils puissent partager autre chose qu'une simple amitié… Ils travaillaient ensemble dans un univers minuscule où tout se savait très vite ! Ils n'auraient aucune chance de garder leur relation secrète. Mais c'était plus fort que lui ! Quoi qu'il fasse, elle occupait ses pensées en permanence… Il poussa un profond soupir. Mieux valait pourtant renoncer. Liz lui faisait confiance, ou du moins, il l'espérait ! Et il voulait s'en montrer digne. Se promettant donc de ne plus rien tenter, à moins qu'elle ne lui fasse expressément comprendre qu'elle le désirait plus que tout, il retourna s'asseoir à sa place.
oooooooOOOOOOOooooooo
Aéroport de Rome-Fiumicino, 8H30, le lendemain matin.
"… et la température au sol est de 28° C. Nous espérons que vous avez fait un agréable voyage et toute l'équipe de bord espère vous revoir très bientôt sur nos lignes."
Elizabeth n'écoutait pas, elle regardait par le hublot, impatiente de sortir de cette boite de conserve pour se retrouver enfin dans la ville de Rome. John la tira de sa contemplation avec un sourire.
J : Elizabeth ? Vous venez ?
Elle lui rendit son sourire et se leva pour sortir de l'avion. La gêne occasionnée par l'incident de la veille avait été laissée de côté à leur réveil. Tacitement, ils avaient enterré la hache de guerre et décidé de passer de bonnes vacances ensemble. On leur avait servi le petit-déjeuner à bord, et Liz avait essayé de soutirer à John quelques informations sur leur hôtel et la façon dont ils allaient s'y rendre. Il lui avait répondu, avec son habituel sourire à tomber, qu'une voiture viendrait les chercher à l'aéroport, que leur hôtel était dans le Transtevere, un quartier typique de Rome, qu'elle l'aimerait beaucoup et qu'elle n'avait pas besoin d'en apprendre plus pour le moment.
Intérieurement, John se réjouissait de l'impatience de sa compagne. Il avait hâte de lui faire découvrir ce quartier et le reste de la ville ! D'autant plus que le colloque d'Elizabeth ne commençait pas avant 15 heures, et qu'ils avaient, par conséquent, presque toute la journée de libre.
Ils sortirent donc de l'avion et après les contrôles douaniers, ils récupérèrent leurs bagages et retrouvèrent le chauffeur envoyé par l'hôtel pour les prendre.
Environ vingt-cinq minutes plus tard, ils étaient arrivés.
Un magnifique sourire ne quittait plus les lèvres d'Elizabeth depuis qu'elle avait posé le pied sur le sol italien. John l'aida à sortir de la voiture et la jeune femme ne put retenir un "oh" de ravissement devant la beauté du lieu. Leur hôtel, niché au fond d'une petite ruelle pavée, était recouvert de lierre. Le bâtiment ocre, inondé de soleil en ce début de matinée, avait un côté ancien que Liz trouva très reposant.
E : John ! Vous auriez pu me dire que cet hôtel était si beau !
J (avec un sourire en coin) : Je voulais vous laisser la surprise…
Intérieurement, le militaire était très fier de son coup. Dès lors qu'il avait eu l'aval de Liz pour l'accompagner, il avait réservé dans cet hôtel. Quand il venait à Rome, il descendait toujours ici, il connaissait bien les patrons, et il était certain de l'effet que cela aurait sur la jeune femme.
Ils entrèrent. Le vestibule était à la hauteur du charme de la façade. Un grand sol en marbre, un comptoir de réception en acajou verni, quelques fauteuils en chintz, des lustres en verre de Murano, une horloge ancienne… Tout le décor contribuait à l'atmosphère reposante et paisible du lieu. Elizabeth était véritablement conquise.
J : Ça vous plait toujours ?
E : C'est tout simplement magnifique… murmura-t-elle en admirant la pièce.
Le colonel hocha la tête en souriant et se dirigea vers la réception. Il y reçu un accueil… à l'italienne ! Dès que le concierge, un homme d'un certain âge, grand et costaud, l'eut reconnu, il poussa un grand cri de joie et le serra contre lui à l'étouffer. Puis il cria quelque chose en italien en direction des cuisines. Aussitôt, une petite femme ronde, approximativement du même âge, en sorti en ronchonnant… Mais dès qu'elle aperçut John, elle poussa le même cri que son mari et se précipita dans ses bras pour l'embrasser ! Liz, intriguée par ce manège, resta un peu en arrière. John parlait en Italien avec le couple… Et elle ne comprenait pas un traître mot de ce qu'ils disaient, mais à en juger par les fréquents coups d'œil que la petite femme lui lançait, le sujet devait être… Elle. Au bout de quelques minutes John se retourna et lui fit signe d'approcher.
J : Venez ! Je vais vous présenter ! (elle approcha en souriant). Voici Ambrogio et sa femme Chiara. Ils dirigent cet hôtel.
E : Enchanté de faire votre connaissance ! fit-elle, en leur serrant la main.
John repris en Italien pour présenter la jeune femme.
J : Ils ne comprennent pas l'anglais. Précisa-t-il.
Le couple avait vraiment l'air très sympathique. Liz se sentie tout de suite à l'aise, malgré la barrière de la langue.
Ambrogio fit signe à son réceptionniste, un jeune homme d'une vingtaine d'année, de s'approcher. Il lui dit quelques mots puis il salua John et Elizabeth, et repartit avec sa femme en direction des cuisines.
John traduisit à la dirigeante :
J : Ambrogio nous confie aux bons soins de Marco. C'est lui qui va enregistrer notre arrivée et s'occuper de nos bagages. Pendant ce temps, lui et Chiara vont nous préparer une collation à emporter pour ce midi. Je leur ai dit que vous aimeriez sûrement vous promener un peu avant le début de votre colloque…
Elizabeth était stupéfaite. Elle n'avait pas vraiment l'habitude que l'on s'occupe d'elle de cette façon… Elle adressa à John son plus lumineux sourire et acquiesça.
Ils suivirent donc Marco et John discuta avec lui un petit moment, toujours en italien. Le jeune réceptionniste leur fit signer le registre d'accueil et posa une clef sur le comptoir. John la prit et se tourna vers Elizabeth, qui fronçait les sourcils.
J : Vous venez ?
E : John ? Où est ma clef ?
J : Votre clef ? C'est celle-là ! Fit-il en lui montrant la clef qu'il avait en main.
E : Très bien, et la vôtre ? Continua-t-elle de plus en plus soupçonneuse.
John prit un air détaché qui ne rassura pas la jeune femme, bien au contraire…
J : Et bien… C'est la même, pourquoi ?
E : Vous plaisantez j'espère ?
Elle allait continuer mais le réceptionniste les interrompit dans un anglais plus qu'approximatif, en s'adressant à John :
M : Peut-être, votre… femme voudrait une double clef ?
Elizabeth était choquée, elle explosa !
E : Colonel Sheppard ! J'espère que vous n'avez pas profité du fait que je ne comprenne pas l'Italien pour me faire passer pour…
J : Elizabeth…
E : Non mais quoi ! Vous n'imaginiez tout de même pas que j'allais vous céder si facilement ! Vous ne manquez vraiment pas de toupet ! Je…
J : Elizabeth ! reprit-il un peu plus fort.
E : ... vous préviens John ! Il est hors de question que nous…
J : ELIZABETH !
Elle se tut, interloquée par la réaction virulente du militaire, qui venait de la saisir par les épaules.
E : Quoi ? demanda-t-elle de mauvaise grâce.
J : Primo, Marco parle mal anglais, il confond les mots femme et épouse. Et jamais de la vie je ne vous aurait fait passer pour mon épouse sans vous demandez votre permission. Secundo, vous me faites confiance non ?
Il avait dit ça en souriant de cette manière si particulière, un peu comme s'il la mettait au défi… Elizabeth croisa les bras et poussa un profond soupir…
J : Allez ! Venez voir avant de juger ! ajouta-t-il en la poussant vers l'ascenseur.
E : Très bien ! Capitula-t-elle. Mais je vous préviens ! Si jamais…
J : Rien du tout ! Montez dans cet ascenseur et détendez-vous un peu, nous sommes en vacances, non ?
Elizabeth était outrée. John quant à lui souriait tranquillement. Il s'attendait à cette réaction, même s'il avait espéré y couper… Adressant quelques derniers mots au réceptionniste qui, déjà gêné par sa bourde, vira au rouge tomate, il entra à son tour dans l'ascenseur dont les portes se refermèrent. A l'intérieur, piquée par la curiosité, Liz demanda :
E : Que lui avez-vous dit ?
J : A Marco ? Que les femmes étaient décidément toutes les mêmes… Fit-il, sarcastique.
Elizabeth ouvrit la bouche pour protester énergiquement, mais le regard goguenard de John l'en dissuada. Il se fichait d'elle, et elle détestait ça ! Elle se renfrogna.
Quelques secondes plus tard, ils arrivèrent sur le palier du dernier étage. John guida Elizabeth, toujours furieuse, vers la porte de ce qui semblait effectivement être leur chambre. Il l'ouvrit et s'effaça ironiquement pour la laisser entrer. Elle lui jeta un regard glacial et entra dans une pièce qui s'avéra être… Un salon ! Et quel salon ! Probablement le plus joli et le plus confortable salon que Liz ait jamais vu. Une épaisse moquette couleur pêche, un papier peint dans les mêmes tons, dans un coin, une petite table ronde en bois clair, encadrée par deux petits fauteuils, recouverts du même tissu que les rideaux de la porte fenêtre qui donnait sur un balcon. La jeune femme se dirigea lentement vers le centre de la pièce. Deux portes ouvertes, situées l'une en face de l'autre, donnaient visiblement sur deux chambres… séparées…
Elizabeth était soufflée. Elle piqua un fard en repensant à sa colère injustifiée. John, quant à lui, l'observait avec un air de triomphe évident qui agaça son amie.
E : Bon ça va John ! Pas la peine d'en rajouter non plus !
Le colonel lui adressa un clin d'œil et se dirigea vers l'une des chambres. Les valises d'Elizabeth y avaient déjà été déposées. Elle le suivit.
J : Voici votre chambre ! J'espère qu'elle est à votre goût ?
Cette pièce, comme le reste de la suite, était magnifiquement meublée dans les mêmes tons que le salon, par un grand lit un baldaquin, une coiffeuse avec un miroir et une commode basse. Elle communiquait avec une petite salle de bain carrelée en bleu et blanc. Bref ! Un endroit des plus confortable et accueillant ! Elizabeth en restait sans voix. Elle leva vers John un regard empli de joie.
E : Merci oui ! C'est parfait !
J : Oh mais attendez d'avoir admiré la vue ! Venez !
Il lui prit la main et l'entraina sur le balcon. La vue était effectivement à couper le souffle. De là où ils étaient, ils pouvaient voir presque tout Rome, inondée par le soleil en ce début de journée… Elizabeth s'appuya à la rambarde et parcouru des yeux, le paysage.
E : Je me répète mais… C'est vraiment magnifique… Murmura-t-elle doucement.
John vint se placer derrière elle et posa une main sur sa taille avant de murmurer à son oreille :
J : Content que ça vous plaise…
Liz sourit. Elle était bien là, sur ce balcon, dans la douceur du matin, John à ses côtés… Elle poussa un léger soupir de bien-être et demanda :
E (pointant un endroit du doigt) : Cette grande église avec la coupole, là-haut vers la gauche, c'est Saint-Pierre de Rome ?
J : Exactement. Et si vous regardez juste un peu à droite de l'église vous distinguez le Château Saint-Ange, la forteresse des papes !
E : L'espèce de grand machin rond ?
J : Oui. C'était le mausolée de l'empereur Hadrien avant. C'est un très vieux bâtiment.
E : Ah oui ? Et ce grand bâtiment blanc là-bas ? Celui qui a une forme un peu bizarre…
J : Celui-là c'est le monument dédié au roi Victor Emmanuel II. Les Romains le surnomment "la machine à écrire". Il abrite de temps à autres des expositions…
Elizabeth éclata de rire.
E : Ah oui maintenant que vous le dites ! Il a vraiment une forme de machine à écrire !
John sourit devant l'enthousiasme de sa compagne. Il était heureux qu'elle se détende enfin ! Il continua donc à lui désigner les principaux monuments touristiques de la ville et termina par ce qu'ils voyaient juste à leurs pieds.
J : Et l'île juste en face de nous est l'Isola Tiberina, l'île Tibérine. Elle abrite un hôpital maintenant. Mais à l'époque romaine on y trouvait un temple au dieu Esculape, le dieu de la médecine.
E : Vous croyais que celui-là aussi c'était un Goa'uld ?
John soupira et retourna Elizabeth face à lui.
J : Ma chère, à partir de maintenant vous avez l'interdiction formelle de prononcer les mots tels que Atlantis, Goa'uld ou Porte des Etoiles ! Vous êtes en vacances pour vous détendre et j'entends bien y veiller !
E : Mais… Je…
J : Il n'y a pas de mais qui tienne ! Enfin ! Quand on est dans une ville aussi magique, qui plus est avec un homme prêt à tout pour satisfaire vos moindres désirs, on ne pense plus au travail !
La jeune femme sourit malicieusement et ne put s'empêcher de le taquiner :
E : C'est vrai John ? Vous êtes prêt à tout pour satisfaire mes moindres désirs ?
Il plongea son beau regard émeraude dans le sien et murmura gravement :
J : Encore plus que vous ne croyez…
Voilà ! C'est tout pour cette fois !
Et pour ceux qui se poseraient la question, l'hôtel en lui-même est le fruit de mon imagination, mais s'il existait, était suffisamment haut et orienté nord-est, on aurait effectivement toutes les chances de voir autant de bâtiments à la fois ! Du reste, toutes les informations concernant l'histoire de la ville et de ses monuments sont vraies !
La suite très vite et... Vous savez quoi faire ! ^^
