CHAPITRE QUATRIÈME
Quelques coins de rues après avec déposé Richard Castle à son appartement, la détective Kate Beckett s'arrêta à un feu rouge, elle sentit les freins ABS prendre le relais sur son freinage; s'était plus glissant qu'elle ne pensait. La longueur du feu lui sembla interminable. Elle appuya sa tête sur le volant et reposa ses yeux un instant, sentant l'emprise de la fatigue sur son corps.
Soudain, elle sursauta lorsqu'un automobiliste klaxonna; elle avait dû s'endormir. Elle reprit son souffle, l'adrénaline à flot dans ses veines. Beckett regarda l'automobiliste frustré la dépasser et quitter l'intersection. Elle fit de même une fois qu'il se fût éloigné.
Elle prit son téléphone et composa le numéro de Castle, celui de son appartement (puisqu'il avait « jeté » son portable). Elle mit l'oreillette Bluetooth, abaissa le son de la radio et posa le téléphone sur le siège passager.
« Castle, parlez-moi! » Dit-elle, une fois qu'il eu répondu. « Racontez-moi quelque chose d'intéressant, n'importe quoi!
- Intéressant? Heum … je regardais ce reportage sur les grands tueurs en série de l'histoire …
- Castle! Je suis détective aux homicides, vous croyez que je ne connais pas déjà toutes ces histoires? Et puis je travaille sur des corps toute la journée, est-ce qu'on ne peut pas parler d'autre chose?
- Vous avez raison! Eh bien alors … hmm
- Oh Castle, vous n'êtes pas sérieux? Vous êtes un écrivain; racontez-moi une histoire, n'importe laquelle … parlez-moi de l'intrigue de Naked Heat!
- Ah c'est ça? Vous voulez savoir ce qu'il va se passer entre Rook et Nikki?
- Peu importe! Parlez-moi, c'est tout ce que je veux!
- D'accord, d'accord! Il se racla la gorge. Rook a terminé son article sur Heat et ils ne se sont pas revus depuis quelques mois. Nikki ne peut pas s'empêcher de penser à lui à chaque fois qu'elle voit un exemplaire de l'article, et malheureusement pour elle, il y en a partout! Mais ce qui l'a mets le plus en colère, c'est que Rook, après tout ce qu'ils ont vécu, soit partit sans lui dire au revoir et …
- C'est presque mignon. Mais, ce n'est pas pour cela qu'elle est en colère!
- Pourquoi vous dites ça?
- Vous avez décrit Heat, dans votre premier roman, comme une femme forte, difficile à impressionné. Et là, vous voulez la faire pleurer parce que le maladroit petit journaliste est partit sans explication, ce n'est pas sérieux? Vous avez dit qu'ils ne se sont pas revus depuis quelques mois? Eh bien, qu'elle ne soit pas dans son assiette quelques jours d'accord, mais quelques mois … vous me voyez pleurer des mois sur un homme?»
Castle tenta de dire quelque chose, mais il semblait avoir de la difficulté à mettre ses idées en place, luttant entre lui donner raison, et défendre son point.
« Non, Castle! » Dit-elle pour répondre à sa propre question.
Enfin arrivée à son appartement, toujours éveillée, elle ajouta : « Pendant que vous repensez à cela, moi je monte me coucher. Alors …
- Non, non! Vous ne pouvez pas me lâcher comme ça, vous devez m'aider à reconstruire quelque chose de plus authentique!
- … bonne nuit, Castle! » Termina-t-elle amusée avant de raccrocher et de sortir de sa voiture.
« Richard? Que fais-tu encore debout? Il est plus de trois heures du matin. »
Martha Rogers entra dans le bureau de son fils, vêtu d'une grande robe de chambre de flanelle fleurit et un verre d'eau à la main.
Richard Castle releva brièvement les yeux de son ordinateur portable pour la regarder, puis se remit à pianoter sur le clavier.
« Je dois retravailler quelques scènes de dernière minute.
- Est-ce que tu ne devais pas remettre le manuscrit la semaine dernière?
- Oui, mais je ne l'ai pas fait, et si je ne le remets pas dans les prochains jours, Gina va me tuer. »
Martha Rogers s'apprêtait à se retirer, sachant que, dans ces moments, ce n'était pas le moment de le déranger. Castle soupira bruyamment et s'appuya sur le dossier de sa chaise, essayant de prendre du recul. La mère de l'auteur revint alors sur ses pas; une petite discussion n'était peut-être pas une mauvaise idée après tout.
« Je n'arriverai jamais à tout arranger à temps. Déclara-t-il, exaspéré.
- Richard, chéri, tu es fatigué, tu as eu une grosse soirée mouvementée, c'est normal que tu aie la tête ailleurs …
- Non! Habituellement c'est dans ses moments que j'ai le plus d'inspiration.
- Où est le problème alors? »
Martha Rogers s'assieds sur le coin du bureau de Castle. Richard, repoussa son ordinateur plus loin, appuya une main dans ses cheveux pour soutenir sa tête et se mit à jouer avec un crayon de l'autre. La moue sur son visage, fit sourire la mère de l'auteur; même adulte, il avait gardé cette attitude enfantine.
« Beckett. Répondit-il.
- Quoi, Beckett?
- Il y a tellement de chose que j'ignore sur elle, et j'ai de la difficulté à écrire Nikki. Même après deux ans et demi, parfois j'ai l'impression de ne pas la connaître.
- Ok, tu veux que Nikki soit exactement comme Beckett, ou Beckett n'est-elle que ton inspiration? »
Castle releva sa tête et la regarda, l'incitant ainsi, à poursuivre. Elle fit une pause, avala sa salive et poursuivit : « Nikki Heat et Kate Beckett sont deux personnes différentes. Si tu ne comprends pas Beckett, c'est une chose. Mais Nikki, c'est toi qui l'a crée, c'est toi qui décide ce qui lui arrive et comment elle réagit. »
Il ramena son attention sur son crayon.
« Tu as tendance à l'oublier, je crois. Bon aller, tu vas laisser mijoter durant la nuit et demain tu iras au poste question de ressourcer, ça fais presqu'un mois que tu n'y a pas mis les pieds.
- Okay.
- Oh et, au fait, tu devrais parler de ton problème avec ce Marcus Jackson à Beckett.
- Non, ça va, la gestion des fans qui perdent les pédales ça fait partit du métier…
- Je ne disais pas ça pour toi, Richard, le coupa-t-elle, ça m'aideras, moi, à dormir le soir! »
« MARGARETH! MAGARETH APPELLE UNE AMBULANCE!
- Est-ce que ce ne serait pas la voisine du troisième, Richard? Pauvre enfant! Depuis le temps que je leur dit de déneiger cette allée quand il y a des tombées de neige. Je savais que quelqu'un ce ferais mal. Est-ce qu'elle va bien, Richard?
Kate Beckett n'était pas tout à fait réveiller, mais elle entendait des voix lointaines. Qu'est-ce qui s'était passé? Elle ne sentait plus rien à part sa tête qui voulait exploser. Elle était allongée sur le dos, sur un sol froid. En ouvrant les yeux elle vit une silhouette masculine accroupit près d'elle, et le ciel sombre…. Attendez une minute; LE CIEL?
- Appelles, Appelles, Margareth! Dépêches-toi! » Répéta la voix masculine et âgé. « Seigneur, quel était son prénom déjà? » Se dit-il à lui-même. « Janette? Ou était-ce Ginette? Non, non! Monica? Non! Katia? Oui, je crois que c'était ça; Katia! Ou Katie? »Pensa l'homme à voix haute. Il se retourna vers sa femme et s'écria : « Margareth? Comment s'appelait-elle déjà?
- Richard! Je suis occupé avec le service d'ambulance, occupes-toi d'elle! Arranges-toi pour qu'elle n'ait pas froid, on ne sait pas cela fait combien tant qu'elle est dehors, donnes lui ton gilet!
Dehors? Que faisait-elle dehors? N'était-elle pas rentrée hier? Rentrée d'où? Où était-elle allée la veille? La dernière chose qu'elle se rappelait c'était … rien.
Kate Beckett commença à paniquer. Où était-elle? Qui était ces gens? Pourquoi avait-elle mal à la tête? Que s'était-il donc passé, bon dieu!
Note de l'auteur : Eh bien voilà! Vous vous attendiez pas à ça … hein? La suite la semaine prochaine …
Un gros merci à tous ceux et celles qui laisse des commentaires … j'apprécie énormément.
