Bonjour tout le monde !

J'ai atterri hier et là, je déguste une bonne pina colada au bord de la piscine !

Un grand merci à Sygui qui va tenir la boutique pendant deux semaines ! Merci ma belle, tu gères !

Bonne lecture !


Chapitre 4 :

Pansy mit une boite de céréales dans son panier et continua à flâner entre les rayons du supermarché. Elle prit quelques fruits et légumes, refit le plein d'herbes aromatiques et se dirigea vers l'espace hygiène pour acheter du démaquillant. Au détour d'un rayon, un chariot manqua de la percuter.

- Désolée, Doc' ! fit une voix reconnaissable entre milles.

Parkinson leva les yeux sur la brune et son visage s'assombrit.

- Granger... lâcha-t-elle froidement.

- De bonne heure et de bonne humeur à ce que je vois, ironisa l'agent secret en croisant ses avant-bras sur le chariot. Tout va comme tu veux ?

La médicomage ne répondit pas, se contentant de jeter un regard perplexe aux courses de l'ancienne Gryffondor. Au milieu de plats cuisinés individuels, elle remarqua un gros tube de lubrifiant et deux petits. Hermione suivit le regard de la vert et argent et sourit.

- Tu serais surprise du nombre de femmes qui sont victimes de sécheresse vaginale. Avec ça, je suis parée en toutes circonstances ! expliqua la brune avec un sourire.

- Et à voir le reste de tes courses, plats surgelés pour célibataire, tu n'as pas l'air accueillant au point de donner envie de rester, répliqua mielleusement la Serpentard.

- Enfin... Je vais pas me remettre tout de suite en ménage, le divorce n'est pas encore prononcé. Pour le moment, je prends du bon temps et mes partenaires aussi. Mais pour te prouver que je suis quelqu'un de très accueillant, je t'invite à dîner.

Parkinson eut un petit rire méprisant.

- Weasley, je suis sûre que tu trimballes un paquet de maladies vénériennes. Rien qu'à te parler je devrais me mettre sous antibiotique. Donc non, je ne dînerai pas avec toi.

- La grande Docteur Parkinson a peur de succomber à l'insignifiante Granger, ancienne grouillotte au Ministère ? se moqua la brune, en insistant sur son nom de jeune fille.

- Aucun risque, répliqua sèchement la vert et argent.

Elle prit quelques instants de réflexion. C'était l'occasion d'en savoir plus sur la Gryffondor. Et surtout de savoir pourquoi deux hommes avaient voulu la tuer.

- Ce soir, chez moi, 19 heures. Ne sois pas en retard.

- Je ramène quelque chose ? proposa Hermione.

- Non, viens les mains vides, répondit précipitamment Parkinson, se doutant de ce que la rouge et or pourrait ramener. En fait, viens même sans tes mains... et sans ta langue.

Sans attendre de réponse, elle attrapa un flacon de démaquillant et prit le chemin des caisses.

- A tout à l'heure, Pansy chérie... murmura la brune.

Elle regarda autour d'elle quelques instants avant de se diriger vers le rayon alcool.

- Je me demande s'ils ont un espace sex toys...


Peu après 19 heures, le digicode fit entendre son grésillement. Pansy lâcha la salade qu'elle était occupée à remuer et se rendit dans l'entrée. Elle appuya sur le bouton et la voix de Granger se fit entendre.

- C'est la traînée de l'immeuble d'à côté, fit joyeusement la brune.

La répliqua arracha un sourire à la médicomage.

- Monte, répondit-elle sobrement.

Quelques minutes plus tard, la sonnette retentit et Parkinson alla ouvrir. Hermione se tenait sur le palier, une bouteille de vin dans une main, un bouquet de fleurs dans l'autre.

- Salut, fit la Gryffondor en tendant ses présents à la Serpentard. Ca a l'air sympa chez toi.

Pansy l'invita muettement à entrer, posa la bouteille sur la table dressée et mit les fleurs dans un vase. Elle observa rapidement la rouge et or qui regardait avec attention l'ameublement du salon. La brune portait un jean, une chemise blanche et une veste de tailleur noir. Des bottes à talons, noires elles aussi, complétaient sa tenue.

"Pas mal..." songea Parkinson avant de secouer la tête, chassant cette pensée saugrenue.

- Je ne te dirai pas de faire comme chez toi, j'ai pas envie de te voir te balader en tenue d'Eve, ironisa la médicomage tandis qu'Hermione se mettait à rire. Tu veux boire quelque chose ? Le dîner est presque prêt.

- Comme toi... répondit la brune alors que son attention se posait sur un tableau.

Pansy fit un rapide aller-retour en cuisine pour baisser le thermostat du four dans lequel se trouvaient ses lasagnes et revenir avec deux verres de pur feu dans les mains. Elle en tendit un à Hermione et, après quelques secondes d'hésitation, les deux sorcières trinquèrent.

- Alors Granger... Tu as retrouvé un travail ?

La Gryffondor allait répondre quand son téléphone se mit à vibrer. Elle se saisit de l'appareil et grimaça en voyant le nom s'afficher.

- Excuse-moi, je dois prendre cet appel, marmonna-t-elle en appuyant sur un bouton. Oui Ronald ? Arrête de crier... Respire...

Elle se tut un moment et soupira, agacée.

- Oui, tu as reçu une demande de divorce. Je suis au courant, c'est moi qui te l'ai envoyée... Non, on n'en discutera pas. Ma décision est prise... Quoi ? Mais je me fous de ce que pense ta mère ! ... Ne joue pas l'indigné, ça fait quatre ans que je te le répète : je me fous de ce que pense ou dit ta mère... Ecoute, on en reparlera plus tard. Signe ces putains de papiers et n'en fais pas un drame ! C'est le mieux pour nous...

Pansy s'alluma une cigarette et se demanda comment la rouge et or pouvait avoir l'air aussi peu concerné par la dissolution de son couple.

- Ron, lâche-moi la grappe. Tu vas retrouver quelqu'un, refaire ta vie et avoir des gosses ! poursuivit Hermione. Tu devrais être heureux ! Bon, on va arrêter là, je te laisse. Salut.

La brune raccrocha et eut un sourire d'excuse pour la médicomage.

- Désolée... Il est un peu collant.

- Une scolarité, un concubinage et un mariage pour t'en rendre compte ? Prends rendez-vous avec un psy, c'est urgent.

- On va pas passer la soirée à disserter sur mon mariage qui se vautre. Comment ça se passe à la clinique ? Tes patientes arrivent à se dépêtrer de leurs problèmes ?

La discussion s'engagea et Hermione sourit en entendant Parkinson parler avec enthousiasme et passion de son travail. Il y avait une lueur de détermination dans le regard de la Serpentard qui plut à la Gryffondor.

- Et toi ? Que comptes-tu faire pour gagner ta vie ? finit par demander Pansy. Et d'ailleurs, comment fais-tu pour louer ton appartement ? Si le loyer est aussi élevé que pour moi, je me demande comment tu t'arranges pour boucler tes fins de mois.

- Je me débrouille, ne t'inquiète pas, répondit Hermione avec un sourire mystérieux.

- Ne me dis pas que... tu... te... enfin... balbutia la vert et argent.

- Que je me prostitue ? suggéra la brune, amusée de l'embarras de son ancienne patronne. Non, je ne fais pas le trottoir. Mais je devrais y songer, il paraît que ça rapporte pas mal.

- Je dis ça parce que les deux hommes qui ont cherché à te... qui t'ont agressée avaient des airs de souteneurs, continua Pansy.

Hermione éclata de rire et secoua la tête.

- Non, sûrement des maris qui se sont rendus compte que j'avais couché avec leur femme. Rien de sordide, crois-moi.

- Ce que tu viens de dire est sordide, Granger.

- Et encore, je ne t'ai pas donné tous les détails, plaisanta l'agent secret.

Parkinson regardait la brune de façon appuyée.

- Tu peux avoir l'air enjouée si tu veux, mais c'est autre chose, je le sens bien. Des maris jaloux t'auraient au mieux tabassée, au pire violée pour t'apprendre à vivre. Là, c'est autre chose. Et puis, je t'ai vue réagir, continua la médicomage sans la quitter des yeux, ce n'étaient pas les réflexes d'un grouillot du Ministère.

- Je fais beaucoup de sport et j'adore regarder les films d'action moldus. Quant aux maris jaloux, les Sang Pur n'aiment pas partager leur femme... C'est malheureux, cet égoïsme... répondit Hermione, taquine. On parle de moi, mais tu as l'air plutôt en forme. Tu as débarqué dans mon appartement sans haleter comme un veau alors que tu venais de te taper quatre étages à pied.

- Moi aussi, je fais du sport.

- Je ne pense pas qu'on pratique le même, ironisa l'agent secret.

- Aucun risque, je me respecte trop pour être une "Marie couche-toi là".

- Ouch, ça fait mal, se moqua la brune en mettant la main sur son coeur.

Elles passèrent à table et pendant que Parkinson servait les lasagnes, Hermione débouchait la bouteille de vin et remplit les verres.

- C'est amusant que tu aies pris un vin italien, fit remarquer Parkinson. Ca s'accorde parfaitement au menu.

- Mon sixième sens ne me trompe jamais, rétorqua placidement Granger, retenant un sourire goguenard.

"Et surtout les micros planqués dans ton appartement m'apprennent beaucoup de chose. Alors, on chante sous la douche, Miss Parkinson ?" songea l'agent secret.

- Le mien non plus, répondit la médicomage en dévisageant à nouveau avec insistance la brune. Alors… si tu as des ennuis… avec ton ex ou que d'autres « maris jaloux » te tombent dessus… après tout, c'est pour ça que j'ai ouvert la clinique.

- C'est gentil de proposer mais ça ira. Après, si tu te dévoues pour une protection rapprochée, je ne vais pas dire non... susurra Hermione en se calant confortablement dans sa chaise, son verre de vin à la main.

- Tu trouverais ça trop… tranquille visiblement, fit la Serpentard.

- C'est peut-être ce que je cherche... répondit la brune, amusée.

"Au moins, elle n'a pas dit non..." se dit l'agent secret en se levant.

Elle posa son verre sur la table et fit les quelques pas qui la séparaient de la médicomage.

- Granger... Je peux savoir ce que tu fais ? gronda Parkinson.

- Devine... murmura cette dernière alors que ses doigts s'aventuraient à caresser le profil de la vert et argent.

Pansy frissonna sous la douce caresse. Elle devait admettre que Granger savait y faire. Elle allait éconduire la rouge et or quand la porte d'entrée vola en éclat. Cinq hommes cagoulés, baguette à la main, déboulèrent dans le salon et les mirent en joue.

- Bonsoir Mesdames, fit l'un d'eux d'une voix peu engageante. Posez gentiment et lentement vos baguettes à terre...

Pansy leva les mains et désigna la fine tige de bois posée devant elle. Hermione gloussa et sortit la sienne pour la jeter au sol alors qu'un des membres du commando se saisissait de celle de Parkinson pour la balancer à l'autre bout de la pièce.

- Chacune son tour, pouffa la Gryffondor, l'air ivre.

- On fait quoi de la fille bourrée ? demanda un des cagoulés.

- Elle est pas prévue sur le contrat, mais on ne peut pas laisser de témoin, répliqua un autre. On les zigouille toutes les deux.

- J'suis pas b... bourrée... Seulement ém... éméchée... hoqueta la rouge et or alors que Pansy sentait un frisson glacial lui parcourir l'échine.

Granger tituba et se rattrapa à la table. Elle eut un hoquet et baissa la tête, faisant mine de regarder le sol.

- Je crois que je vais gerber... marmonna-t-elle en posant sa main sur son ventre.

Ses doigts glissèrent pour gagner sa hanche et se fut le dernier geste que Pansy put voir. Cinq secondes plus tard, des petites détonations avaient retenti et trois des agresseurs se retrouvaient immobiles sur le sol, morts, un trou dans le crâne.

- Mais qu'est-ce que... commença un des cagoulés.

Il ne put finir sa phrase, il s'était écroulé sur le parquet avant. Parkinson cligna des yeux, se demandant si elle ne rêvait pas cette scène surréaliste. Granger tenait une arme dans la main droite et son visage, tout comme son regard, étaient vides de toute expression. Elle appuya une nouvelle fois sur la détente et une balle se ficha dans le bras droit du dernier homme debout, bras qui tenait la baguette. La fine tige de bois tomba et la Gryffondor s'approcha rapidement pour donner un coup de pied dans l'arme qui fut expédiée sous le canapé. Elle attrapa l'homme gémissant de douleur par le col de sa robe de sorcier et, après lui avoir arraché sa cagoule, le plaqua contre le mur, l'avant-bras appuyé sur sa gorge.

- Qui vous a payé ? demanda-t-elle d'une voix froide.

- Je... ne sais pas... j'ai mal...

- Et ça sera pire si tu ne réponds pas à mes questions ! Qui ? tonna Hermione en accentuant la pression sur la trachée du mercenaire.

- Un type... dans l'Allée des Embrumes... Grand, très sec, dissimulé sous une cape... Je n'en sais pas plus...

- Tu mens... grogna Hermione en levant son arme pour la poser sur la tempe de l'agresseur.

- Il... il avait une canne ! Avec un pommeau argenté. Je vous jure, je n'en sais pas plus !

- Dégage... Et que je ne te revois jamais... fit-elle en le relâchant.

L'homme prit ses jambes à son cou, abandonnant les cadavres de ses collègues.

Hermione fit le tour des hommes au sol pour s'assurer qu'ils ne poseraient plus de problème, et en profita pour récupérer toutes les baguettes avant de réparer la porte d'un mouvement de poignet. Pansy n'eut pas de doute sur leur état, elle avait déjà vu ce genre de blessure, et ne s'en approcha donc pas. Elle se contenta de se rasseoir gracieusement à table et de servir à nouveau les coupes de vin. Cependant, lorsqu'elle porta la sienne à ses lèvres, sa main tremblait légèrement.

- Il me semblait aussi que mes lasagnes n'étaient pas si mauvaises que ça. Même des inconnus viennent en réclamer, fit-elle en buvant une gorgée, le regard fixé sur son ancienne employée.

- Tu es une cuisinière hors pair. As-tu un dessert pour finir cet excellent repas ? Un tiramisu, peut-être ? Je meurs de faim, dit l'agent secret en composant un numéro sur son téléphone. Bonsoir M. Il y a quatre colis à récupérer chez Miss P. Et il faut une escorte pour nous rendre à la planque. Je vous attends. Prenez votre temps, je dîne.

Elle raccrocha et retourna à table. Elle but une gorgée de vin, calmement, comme si rien ne s'était passé, puis mordit dans un bout de pain.

- Tu veux que j'aille chercher quelque chose en cuisine ? s'enquit-elle, affable.

- Qui es-tu ? demanda calmement la médicomage, toujours blanche par contraste avec la robe rouge du vin dont elle reprit une gorgée.

- Une amie qui te veut du bien. Si tu veux plus de détails, il va falloir patienter un peu. Mes collègues ne vont pas tarder à arriver et ça me contrarierait d'être interrompue dans mes explications, répondit posément Hermione. Tu es sûre que tu ne veux pas de dessert ? Un café ?

- Dans le frigo, la première tablette. Les assiettes à dessert sont sur le comptoir et tu n'as qu'à allumer la cafetière.

- Je m'en occupe. Pendant ce temps, rassemble le minimum d'affaires... fit la brune en se levant.

Elle passa dans la cuisine, prépara les deux assiettes, mit la cafetière en marche et revint les mains chargées. Elle posa le tout sur la table et entendit Parkinson s'activer dans une pièce adjacente. La sonnette de la porte se fit entendre et Hermione dégaina son arme. Elle jeta un coup d'œil au judas, puis rangea son calibre et ouvrit avec un sourire soulagé. Foolish se tenait sur le palier en compagnie de Gwendoline. La jeune femme avait passé un tailleur noir strict et son regard balayait l'appartement. Deux pas en retrait, Jack était adossé contre un mur, une main dans une poche, l'autre posé sur sa hanche, à proximité de sa baguette.

- On vient pour le nettoyage, commença M en tendant un trousseau de clés à la brune. Vous savez où aller, on se charge du reste.

- Pansy chérie, c'est l'heure de partir en week-end romantique, lança joyeusement Hermione.

La Serpentard regardait depuis le seuil de sa chambre ces inconnus pénétrer chez elle comme si tout était normal. Ils la saluèrent de la tête et l'homme le plus âgé lui octroya même un sourire.

- Croyez bien que nous sommes extrêmement navrés de devoir nous immiscer dans votre quotidien Miss Parkinson. Nous, entendez Miss Granger, tenterons de réduire le désagréable de la situation au minimum.

Puis l'homme se détourna après un petit salut du buste pour superviser ce qui se passait dans le salon.

- Au risque de vous paraître ingrate, commença Pansy en s'approchant de la table, je ne vais nulle part avec des inconnus qui trucident sans même s'en émouvoir, conclut-elle en s'asseyant devant son dessert.

Hermione et M échangèrent un court regard entendu. Puis Foolish fit un léger signe de tête et Gwendoline alla dans la chambre pour revenir avec un sac de voyage rempli. Elle le tendit à la brune qui la remercia d'un hochement de tête.

- Parkinson... C'est pas le moment de faire ta tête de mule... murmura la Gryffondor en s'approchant de la Serpentard. Tu vois bien que tu ne peux pas rester ici. Je t'emmène en sécurité. Et je ne suis pas une inconnue...

- Aujourd'hui, oui. Et une inconnue passablement dangereuse de ce que je peux en juger, commenta la vert et argent en entamant son tiramisu.

La rouge et or eut un rictus, se saisit du sac de voyage et, tandis que M agitait sa baguette en une longue arabesque pour faire sauter la barrière anti-transplanage de l'appartement, elle attrapa la main de la médicomage pour les faire disparaître dans un craquement sonore.


Hermione et Pansy réapparurent sur le palier d'un immeuble et la brune glissa la clé dans le trou d'une serrure. Elle poussa la porte et invita Parkinson à entrer à sa suite. Les deux femmes, l'une le visage fermé, l'autre semblant insouciante, pénétrèrent dans une des planques des services secrets. C'était un grand deux pièces, confortable, bien aménagé. Hermione posa son sac de voyage dans l'entrée et se rendit dans la cuisine, laissant la médicomage observer les lieux. Elle mit la cafetière en route, puis retourna dans le salon.

- Tu prends la chambre, commença la brune en se dirigeant vers une porte au fond. Je dormirai sur le canapé.

Elle pénétra dans la pièce et ouvrit un placard. Elle sourit en remarquant dans le dressing une malle en métal. Elle la tira hors dans la chambre et l'ouvrit.

- Parfait... murmura-t-elle en analysant le contenu.

Elle se saisit d'une perruque blonde, d'une grande cape noire et d'un set de couteaux parfaitement aiguisés. Elle prit plusieurs faux passeports, en choisit un, puis attrapa une trousse de maquillage. Enfin, elle récupéra un pistolet de petit calibre, vérifia le chargeur, enclencha la sécurité et retourna dans le salon. Elle le tendit à Pansy qui s'était assise dans le canapé et qui semblait légèrement déboussolée.

- Tu sais te servir de ça ? demanda Hermione.

- D'après toi ? maugréa la Serpentard, visiblement furieuse de se trouver là en compagnie de la rouge et or.

- Ok... Regarde, c'est pas compliqué. Ici, le chargeur. Là, la sécurité. Il faut l'ôter pour tirer. Tu as six balles.

Pendant qu'elle parlait, elle faisait les manipulations, deux fois chacune, pour que la médicomage ait le temps de retenir.

- Tu ôtes ici, tu vises, tu tires, conclut Hermione. Quand tu as fini, tu remets la sécurité.

Elle posa l'arme sur la table et gagna la salle de bain, laissant la porte légèrement entrouverte.

- Tu t'en vas ? demanda Parkinson.

- Je vais juste chercher quelques informations, je ne serais pas longue, répondit l'agent secret en plaçant correctement la perruque sur sa tête, cachant avec soin les mèches de cheveux bruns.

Avec le fond de teint, elle blanchit sa peau pour la rendre nacrée et appliqua du rouge à lèvres très voyant pour faire ressortir son teint maintenant pâle. Elle mit des lentilles de contact de couleur bleu pour masquer le brun de ses yeux. Elle s'enroula dans la cape noire dont elle rabattit la capuche. Satisfaite de son apparence, elle fixa le set de couteau à sa ceinture, glissa le faux passeport dans sa poche et prit le paquet de cigarettes qui se trouvait dans la trousse de maquillage, avec un Zippo gravé d'un aigle blanc. Cecylia Adamiak, célèbre tueuse à gage polonaise, était une fumeuse et grande amatrice de vodka.

Elle repassa dans le salon et Parkinson fut surprise de la trouver ainsi changer.

- T'as intérêt à rentrer vite, Granger, car toi et moi, on a besoin de discuter.

Hermione hocha la tête et attrapa les clés.

- Ferme derrière moi et surtout, n'ouvre à personne. A tout à l'heure.

L'agent secret quitta rapidement l'appartement et, une fois dans la rue mal éclairée, transplana dans un craquement sonore.


Lucius Malefoy était agacé. Les mercenaires bulgares qu'il avait embauchés avaient échoué. Ses doigts tapotaient la surface crasseuse de la table du pub miteux dans lequel il se trouvait. Il devait trouver quelqu'un pour remplir le contrat, mais qui ?

- Vous semblez énervé... commença une voix douce teintée d'un fort accent de l'Est.

L'ancien mangemort leva les yeux et eut un air méprisant pour la personne qui se tenait devant lui, dissimulée sous une cape.

- Passez votre chemin, je ne fais pas la charité, répliqua froidement Malefoy.

- La question n'est pas si vous pouvez m'aider, mais si moi je peux vous aider... fit-elle en s'allumant une cigarette.

C'était la voix d'une femme. Pologne ou Russie, identifia Lucius.

- Qui êtes-vous ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.

La femme s'installa et leva gracieusement la main. Un serveur à l'air maussade s'approcha et attendit que la cliente passe sa commande.

- Vodka. Et pas la pisse biélorusse. De la polonaise.

Le garçon acquiesça et s'éloigna.

- Engager des bulgares... Ce n'était pas l'idée du siècle. J'espère que vous n'avez pas réglé une avance, continua la femme en allumant une cigarette. Sinon, en plus d'avoir échoué, vous avez perdu de l'argent.

- Que voulez-vous dire ? fit Lucius, jouant l'ingénu.

- On vous a chargé d'embaucher un tueur pour refroidir une médicomage. Je peux vous rendre ce service.

- Et vous êtes ? redemanda Malefoy.

Le serveur revint avec la vodka et la femme lâcha un gallion sur la table.

- Cecylia Adamiak... répondit la femme.

Le sorcier la dévisagea, impressionné.

- Vous êtes la Cecylia ? Celle qui a réussi à percer la sécurité du ministère italien pour refroidir le président du Magenmagot ?

- Entre autres, répondit la femme. J'aime pas les dégueulasses qui jouent avec les gosses...

- Et vous voulez vous charger du contrat sur Pansy Parkinson ?

- Oui. Mais vous connaissez mes conditions.

- La rémunération est de 600 000 gallions, expliqua Lucius.

- Parfait. Les noms des commanditaires ?

- Je ne peux pas vous le dire...

- Ca fait partie de mes conditions. Vous avez mon nom, donc ils l'ont. Je veux la réciprocité. Il est facile d'annoncer une somme en l'air. Je veux savoir s'ils sont solvables.

Lucius hésita mais la réputation de la tueuse à gage le convainquit.

- Ils sont quatre : Stephan Crabbe, Craig Montague, John Avery et Adamus Greengrass.

- Envoyez leur un hibou dès maintenant. Je m'occupe du contrat. Je ne demande qu'une semaine de délai. Préparation est synonyme de réussite. Je ne veux personne dans mes pattes. Rendez-vous ici dans sept jours, à la même heure, avec l'argent. La fille sera morte.

Malefoy acquiesça et sortit des parchemins vierges et une plume d'une sacoche.

- A très bientôt... fit la Polonaise en se levant.

Elle écrasa son mégot sur la table et quitta le bar sous le regard bleu acier de l'ancien mangemort. Ce dernier avait un léger rictus de satisfaction. Il écrivit rapidement ses parchemins et les confia au barman. A envoyer dès maintenant. Il prit le temps de boire un dernier whisky pur feu et quitta l'atmosphère oppressante et malsaine du lieu pour la fraîcheur de la nuit.

Il prit la direction de Barjow et Beurk afin d'utiliser leur cheminée pour regagner son domicile. Cependant, à mi-chemin, une main lui agrippa le col et l'attira dans une ruelle.

- Mais ! Qu'est-ce que... commença-t-il.

La fin de sa phrase se perdit dans un gargouillis alors qu'une douleur violente et aigue se fit ressentir au niveau de son cou. L'obscurité l'envahit et il s'affala sur le sol, la gorge tranchée.

Hermione se pencha et essuya la lame du couteau à l'aide des vêtements du mangemort pour le ranger ensuite dans son étui. Elle sortit une carte à jouer, un as, sur lequel avait été ajouté un M et le dessin d'une baguette magique.

- Autant mettre les Aurors sur la piste de la Mafia sorcière... murmura la brune.

Après avoir vérifié une dernière fois la mise en scène et s'être assurée qu'elle n'avait pas laissé d'indices, elle tourna les talons et disparut dans la nuit.


Et voilà le travail !

Gros bisous,

Sygui et Link9