Conséquences d'Une Nuit

Quatrième Partie

Dans une chambre d'hôpital, une jeune femme blonde était assise confortablement dans un fauteuil, feuilletant un magazine de mode. De temps en temps, elle jetait un coup d'œil sur la jeune femme brune endormie sur un lit. D'après Gohan, son médecin, elle ne tarderait pas à se réveiller, et comme Erasa ne travaillait pas aujourd'hui, elle avait décidé de passer voir sa meilleure amie, espérant qu'elle se réveille au plus vite.

Elle soupira. Cela faisait déjà deux heures qu'elle était là, et Videl dormait toujours. Elle avait espéré pouvoir être la première à lui parler, mais Heiji finissait son travail dans une demi-heure, et cela lui prenait dix minutes pour venir à l'hôpital de son travail. Si Videl ne se réveillait pas tout de suite, il y avait de fortes chances qu'elle le fasse quand son fiancé serait présent, et elle voulait vraiment lui parler avant qu'il n'arrive.

Elle retourna son regard sur son magazine, continuant de lire l'article qu'elle avait commencé quelques instants plus tôt. Absorbée par le dit article qui donnait des conseils pour maigrir sans se priver, elle ne remarqua pas que la jeune femme allongée sur le lit commençait à se réveiller.

« Erasa ? »

Sa tête se releva brusquement, et ses yeux s'écarquillèrent. « Videl ! »

L'article oublié, elle se leva de son fauteuil et serra sa meilleure amie dans ses bras, celle-ci commençait à devenir bleue.

« Besoin… d'air… »

La blonde la lâcha, et rit nerveusement. « Oups, désolée Videl. »

Son souffle retrouvé, Videl regarda autour d'elle, reconnaissant tout de suite la chambre d'hôpital.

« Qu'est-ce que je fais à l'hôpital ? » demanda-t-elle.

« Tu veux dire… Tu ne t'en souviens pas ? »

La jeune brune secoua la tête de gauche à droite.

« Tu as eu un accident hier ; tu t'es fait renverser par une voiture. »

Videl fronça les sourcils. Oui… Elle s'en souvenait maintenant… La pluie, sa vue brouillée par ses larmes… Elle n'avait pas vu la voiture qui avait foncé sur elle, et n'avait pu éviter le choc…

« Il y a autre chose que tu dois savoir… » dit Erasa, sa voix la tirant de ses pensées.

« Autre chose ? »

Son amie blonde hocha doucement la tête, se mordant la lèvre inférieure. « Tu… Tu es enceinte… »

Un moment de silence. « Je… quoi ? »

« Tu attends un bébé. »

Elle resta sans voix pendant un moment, durant lequel son amie la regardait anxieusement, se mordant toujours les lèvres.

« Et je… J'ai de bonnes raisons de croire que… » Elle s'arrêta, s'assurant qu'elle avait bien l'attention de Videl, puis continua, « Je ne pense pas que Heiji soit le père… »

« Qu-Quoi ? » balbutia Videl. « Pou-Pourquoi tu dis ça ? »

« Tu es enceinte de deux semaines… » dit Erasa avec une petite grimace.

Elle avait soudain du mal à respirer, et déglutit bruyamment. Deux semaines… Non, impossible. Elle n'avait rien fait avec Heiji depuis presque trois semaines, ce qui voulait dire que…

« Oh… non… »

Gohan.

« Videl ! Tu es réveillée ! »

Les deux amies se tournèrent simultanément vers le nouveau venu, voyant Heiji entrer dans la chambre d'hôpital, un très grand sourire illuminant son visage. Videl fut instantanément rongée par la culpabilité.

Elle allait avoir un enfant, et celui qu'elle allait épouser n'était pas le père.

Il s'assit sur le bord du lit. « Tu as l'air d'aller mieux. »

Elle se força à sourire, et hocha la tête.

« Est-ce que Erasa te l'a dit ? » demanda-t-il.

Elle le regarda avec confusion quelques instants, puis elle finit par comprendre de quoi il parlait, et hocha de nouveau la tête. « Oui, elle me l'a dit… que je suis enceinte. »

Son sourire illuminait son visage tel un sapin de Noël. « N'est-ce pas merveilleux, Videl ? On va devenir parents ! »

Elle fit de son mieux pour sourire, malgré l'envie qu'elle avait de mourir à cet instant. Cela sembla marcher, car le visage de son fiancé s'illumina encore plus, si c'était possible. Il prit ensuite son visage entre ses mains, et l'embrassa tendrement.

Elle se gela, sachant qu'elle était supposée répondre au baiser de son futur mari, mais elle n'y parvenait pas. Apparemment, et heureusement, Heiji ne semblait pas l'avoir remarqué.

Un toussotement se fit entendre, interrompant le jeune couple, au grand soulagement de Videl. Elle ne savait pas combien de temps elle aurait pu tenir ainsi.

« Désolé de vous interrompre, mais j'aimerais examiner ma patiente. »

La tête de Videl se tourna brusquement vers la personne qui venait de parler. Sa respiration se coupa.

« Go-Gohan ? Qu-Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu… ? » bégaya-t-elle, retrouvant à peine sa voix.

Une minute. Sa patiente ? Il n'était tout de même pas…

« Je suis ton médecin. » Il se tourna vers les visiteurs de sa patiente, son regard se durcissant en regardant le jeune homme. « Si vous voulez bien nous laisser, je dois l'examiner. »

« Oui, bien sûr. » dit Erasa en se levant du fauteuil où elle s'était réinstallée à l'arrivée du fiancé. « Tu viens Heiji ? »

Celui-ci hocha la tête, puis se leva et suivit Erasa hors de la chambre d'hôpital. Il s'arrêta devant la porte, et se tourna vers sa fiancée, lui souriant. « Rétablie-toi vite. Je t'aime. »

La porte se ferma avant qu'elle ne puisse répondre, bien qu'elle en aurait été incapable. Elle tourna son regard vers son médecin, qui regardait la porte, les poings serrés. Puis, il secoua la tête, desserrant ses poings, et se tourna vers elle.

« Comment te sens-tu ? »

Elle cligna plusieurs fois des yeux. « B-Bien, je suppose. »

« Pas de nausées ? » demanda-t-il, prenant des notes.

« Des nausées ? »

« Oui, des nausées. » répéta-t-il. « Certaines femmes en ont quand elles sont enceintes. »

Elle ne dit rien, clignant encore des yeux. Voyant qu'elle ne répondait pas, Gohan leva ses yeux de son bloc note pour la regarder. « On ne t'a pas dit que tu es enceinte ? »

Elle sembla se réveiller. « Hein ? Si si, Erasa me l'a dit. »

« Alors, as-tu des nausées ? »

« Euh… non, je ne pense pas. »

Il retourna son regard sur son bloc, griffonnant dessus. Puis, il s'approcha d'elle, et s'assit sur le bord du lit. Videl rougit à leur proximité, espérant qu'il ne le remarque pas.

« Tourne toi. »

Elle leva les sourcils, confuse, mais obéit sans discuter. Elle sentit alors ses mains relever sa chemise d'hôpital, et écarquilla les yeux.

« M-Mais qu-qu'est-ce que tu fais ? » balbutia-t-elle, se retournant et enroulant ses bras autour d'elle.

Il avait mis son stéthoscope, les écouteurs aux oreilles et tenant le pavillon. Il la regardait, les sourcils froncés. « Je t'examine. »

Rouge de honte, Videl ne savait plus où se mettre. Mais quelle idiote ! Qu'est-ce qu'elle croyait qu'il faisait ? C'était son médecin !

« Je… euh… Désolée. » dit-elle timidement, se retournant de nouveau.

Il releva sa chemise une nouvelle fois, appliquant le pavillon sur le dos de sa patiente. « Inspire… expire. »

Videl fit ce qu'il dit, ses joues n'ayant toujours pas repris leur couleur normale. Elle essaya de calmer les battements de son cœur, alors qu'elle inspirait et expirait profondément comme lui demandait son médecin.

« Ton rythme cardiaque est un peu plus élevé que la normale. » déclara-t-il, retirant le pavillon du dos de la jeune femme. « Mais il n'y a rien de grave à cela. »

Elle remit sa chemise en place, puis se retourna pour le regarder. « C'est terminé ? »

« Pour le moment. Je reviendrais plus tard pour d'autres examens. » dit-il, se levant du lit. « Je vais te garder quelques jours en observation à l'hôpital. »

Il se dirigeant vers la porte. La voix de Videl le stoppa, mais il ne se retourna pas.

« Gohan attends… Je… »

Il ne bougea pas, lui tournant le dos, attendant qu'elle continue de parler. Elle ne dit rien pendant un moment, et il commençait à croire qu'elle ne dirait rien, quand elle parla enfin :

« Je… » Elle soupira. « Pour ce que ça vaut ; je suis désolée. Je n'aurais jamais dû te cacher la vérité, mais je… » Elle sentit ses joues lui brûler. « En-En fait, de-depuis le lycée, je… Je suis am- »

« Je ne veux rien savoir. » la coupa-t-il, lui tournant toujours le dos, les poings serrés. « Garde tes excuses pour ceux qui voudront les entendre. »

La porte claqua derrière lui, faisant sursauter Videl. Elle baissa la tête, se demandant si c'était une bonne chose qu'il l'ait interrompu avant qu'elle ait pu finir sa phrase ou pas. Elle soupira. Oui, c'était sûrement mieux comme ça.

Elle se rallongea sur son lit d'hôpital, les mots qu'elle avait faillit lui dire résonnant dans son esprit…

Depuis le lycée, je suis amoureuse de toi

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Il avait pris un jour de congés exprès pour venir la chercher. Des collègues de la police étaient là, aussi, ainsi que son père, et bien sûr, sa meilleure amie. Ils étaient tous là. Tous, sauf la personne qui comptait le plus pour elle.

Elle ne voulait pas partir comme ça, sans même lui dire au revoir. Elle savait qu'il y avait de fortes chances qu'elle ne le revoit plus jamais. Cette idée lui brisait le cœur, surtout qu'elle portait sans doute son enfant et…

Décidée, elle se tourna vers son fiancé. « J'ai quelque chose à faire avant qu'on s'en aille. Je reviens tout de suite. »

Ne lui laissant pas le temps de répondre, elle s'éloigna du groupe, longeant les couloirs du Satan City Hospital en direction du bureau d'un certain médecin. Arrivant devant la porte de celui-ci, elle hésita longtemps avant de se décider à frapper.

« Entre. » l'entendit-elle dire après un moment.

Anxieuse, elle tourna lentement la poignée de la porte, l'ouvrant un peu, et regarda timidement par la porte entrouverte. Il était debout devant son bureau, levant son regard de ce qui semblait être un dossier médical vers elle, n'ayant pas du tout l'air surpris de la voir.

« Qu'est-ce que tu veux ? »

« Je… Je voulais te dire au revoir. »

« Bien. Au revoir. Maintenant pars. » dit-il froidement.

Elle fit quelques pas vers lui. « Gohan… Je ne veux pas qu'on se sépare comme ça… »

« Fallait y penser avant. »

Elle posa sa main sur bras, le regard implorant. Il se contracta, mais ne fit rien pour l'écarter.

« Je t'en pris, Gohan… Pardonne moi… » supplia-t-elle, ses yeux se remplissant de larmes.

Il détourna son regard, il ne voulait pas la voir pleurer. « Pourquoi faire ? Pour que tu puisses dormir sur tes deux oreilles ? »

Elle avait de plus en plus de mal d'empêcher ses larmes de couler. « Gohan, je… Je ne veux pas te perde… Tu… Tu comptes tellement pour moi… »

Il retourna son regard vers elle, la regardant dans les yeux. Ils étaient sincères, tout comme ses mots. Son visage s'adoucit, et sa main vint caresser la joue de la jeune femme devant lui. Elle le regarda, la surprise se reflétant sur ses yeux bleus.

« Pourquoi… ? » murmura-t-il, sa voix lourde de regrets. « Pourquoi je ne t'ai pas retrouvé plus tôt ? »

Elle mit sa main sur la sienne, fermant les yeux. « Si seulement… » dit-elle, aussi doucement que lui. « Si seulement je t'avais attendu… »

Il posa son front contre le sien, ses yeux se fermant aussi. Son autre main vint se poser sur son bas du dos, l'attirant contre lui, et leurs lèvres se rencontrèrent. Doux et tendre au début, le baiser devint de plus en plus insistant et passionné à mesure que leur désir grandissait. Gohan détacha ses lèvres de celles de Videl, attirant son attention sur son cou. Elle pencha sa tête en arrière, lui facilitant l'accès à son cou, un gémissement s'échappant de ses lèvres. Les mains du jeune homme se posèrent alors sur sa taille, descendant sur ses hanches, puis ses cuisses, pour ensuite remonter sous sa jupe.

Elle sentit sa jupe glisser le long de ses jambes jusque ses chevilles, et s'en débarrassa hâtivement. Elle attrapa ensuite ses cheveux hérissés entre ses mains et attira son visage près du sien, s'emparant de ses lèvres. Ils s'arrêtèrent de s'embrasser après un moment, haletants. Puis, Gohan renversa par terre tout ce qu'il y avait sur son bureau, la souleva et l'assit dessus, l'embrassant fougueusement.

Elle lui enleva sa blouse blanche, la laissant tomber par terre, puis lui desserra sa cravate, devant se séparer de ses lèvres quelques instants pour la passer au dessus de sa tête, prenant ses lunettes au passage. Puis elle entreprit de déboutonner sa chemise, sentant les lèvres de Gohan embrasser son menton, puis son cou, s'attardant sur son épaule, faisant glisser la bretelle de son débardeur avec celle de son soutient gorge. Elle gémit de plaisir, et se dépêcha de finir de déboutonner sa chemise, celle-ci rejoignant la blouse au sol.

Il l'embrassa encore, tandis qu'elle se mit à explorer son torse musclé de ses mains délicates, les descendant ensuite sur ses abdos en béton, puis elle les déposa sur son dos, l'attirant encore plus contre elle. Ses doigts s'arrêtèrent alors sur quelque chose de velu sur son bas du dos, qu'elle tripota curieusement, se demandant ce que c'était. Des frissons de plaisir lui parcoururent tout le corps, et il émit une sorte de grognement contre la bouche de Videl, intensifiant le baiser avec fougue.

Il lui enleva son débardeur, détachant ses lèvres des siennes quelques secondes pour le lui passer au dessus de sa tête, comme elle avait fait avec sa cravate, puis s'empara de nouveau de sa bouche avec ferveur. Puis il dégrafa hâtivement son soutien gorge, résistant à l'envie de l'arracher, comme tout le reste de ses vêtements.

Il s'écarta un peu d'elle pour mieux la contempler, ses yeux remplis de désir parcouraient son corps de déesse. Il se lécha les lèvres avec anticipation. Il était vraiment impatient d'être en elle. Il se débarrassa rapidement de ses chaussures et de son pantalon, puis l'attrapa par les hanches pour l'attirer contre lui, et s'emparant sauvagement de sa bouche.

Son côté Saïyen prenait de plus en plus le dessus sur son côté Humain, qui n'arrivait pas à se faire entendre par l'hybride. Toutefois, il ne comptait pas abandonner le combat sans se battre, et avec ses dernières forces, fit résonner trois mots dans l'esprit du demi Saïya-jin.

Elle est fiancée !

Gohan se figea sur place, se rendant compte de ce qu'il faisait. Il embrassait une femme déjà prise, il touchait une femme fiancée, il était sur le point de faire l'amour à une femme pratiquement mariée. Mais qu'est-ce qu'il avait dans la tête !

Videl le regarda interrogativement. « Qu'est-ce qu'il y a ? »

Il s'écarta d'elle, puis s'empressa de se rhabiller. Il avait tellement honte de lui-même. Coucher avec une femme en ignorant qu'elle était fiancée était une chose, mais là, il n'avait aucune d'excuse.

« Gohan, qu'est-ce qui te prend ? »

Il avait déjà remis son pantalon, et enfilait maintenant sa chemise, cherchant sa cravate des yeux.

« Gohan ! » s'écria-t-elle, le faisant presque sursauter.

Il soupira, remettant sa cravate qu'il venait de trouver par terre, non loin de ses lunettes. Puis, il lança ses vêtements à Videl après les avoir rassemblés, et lui dit de se rhabiller.

La confusion se lisait clairement sur le visage de la jeune femme alors que son regard passait de ses vêtements au jeune médecin qui était maintenant en train d'enfiler ses chaussures.

« Gohan… ? » l'appela-t-elle avec hésitation.

Il finit de mettre sa blouse blanche, et replaça ses lunettes sur son nez, regardant enfin la jeune femme à moitié nue sur son bureau. « Qu'est-ce que tu attends ? Rhabille toi ! »

La soudaine dureté dans son ton la fit sursauter, et elle ne comprenait pas ce qu'avait bien pu causer ce changement d'attitude si soudain chez le jeune médecin. Elle passa nerveusement sa main gauche dans ses cheveux, mais s'arrêta en voyant l'anneau à son doigt. Elle eut un haut le cœur.

Juste à ce moment, on frappa à la porte, et celle-ci s'ouvrit sans attendre d'invitation, une voix bien familière l'accompagnant, « Gohan, tu n'aurais pas vu Vid- OH MON DIEU ! »

Videl se rendit soudain compte de sa nudité, et enroula ses bras autour de sa poitrine, les joues en feu.

« Calme toi, Erasa. » intervint la voix parfaitement calme de Gohan. « Ce n'est pas du tout ce que tu crois. J'étais en train de faire un dernier examen à Videl avant qu'elle ne s'en aille. »

Videl le regarda avec stupeur. Depuis quand Son Gohan savait mentir aussi bien ?

Erasa se mit à rire bêtement. « Oups, désolée. »

La jeune femme brune soupira de soulagement intérieurement, puis se tourna vers son 'médecin'. « C'est bon, c'est fini ? »

Il acquiesça. « Oui. Tu peux te rhabiller. »

Ce qu'elle fit en vitesse, puis descendit du bureau. Erasa remarqua alors le désordre de la pièce. Le bureau était vide, et son contenu était éparpillé en désordre par terre, comme si…

Elle plissa les yeux, regardant les deux adultes suspicieusement. Gohan semblait n'avoir rien à se reprocher, mais elle ne manqua pas de noter l'expression coupable de sa meilleure amie.

« Videl, qu'est-ce qui s'est vraiment passé ? » lui demanda-t-elle, sachant qu'elle ne pouvait pas lui mentir.

« Je te l'ai déjà dit. » répondit Gohan, toujours aussi calme. « Je l'examinais une dernière fois avant qu'elle ne sorte de l'hôpital. »

« Je m'adresse à Videl, Gohan, alors reste en dehors de ça. » dit la blonde, ne quittant pas ses yeux de son amie. « Alors ? »

Videl détourna son regard. « Je… euh… Gohan te l'a dit… Il m'examinait… c'est tout. »

« Ne me mens pas, Videl. »

« Elle ne ment pas. » intervint encore le jeune médecin.

« Je t'ai dis de rester en dehors ça ! » Elle commençait à s'énerver ; elle n'aimait pas du tout qu'on la prenne pour une idiote. « Dis moi la vérité, Videl ! »

Elle obtint sa réponse par un silence lourd de sens. « Oh mon Dieu ! Vous l'avez fait ! »

« NON ! » s'écrièrent-il d'une même voix.

Videl rougit, regardant ses chaussures. « On a… failli… »

« Videl ! » s'exclama Gohan, furieux qu'elle ne sache pas tenir sa langue.

Elle le fusilla du regard. « Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ! J'y peux rien moi si j'arrive pas à lui mentir ! »

« Alors ne dis rien ! » rétorqua-t-il. « Ce que nous faisons ne la regarde en rien ! »

« Excuse moi, » fit Erasa, accentuant bien ses mots. « Videl est ma meilleure amie ; tout ce qui la concerne me regarde ! »

« Ça me concerne aussi, je te rappelle, et ça, ça ne te regarde pas ! »

Videl se sentit soudain très étourdie, et se soutint avec le bureau pour ne pas s'écrouler, attirant l'attention des deux autres adultes, qui se précipitèrent vers elle, inquiets.

« Qu'est-ce que tu as ? » demanda Erasa, alors que Gohan vérifiait sa tension.

Elle libéra son poignet. « Je vais bien. » assura-t-elle.

Le jeune docteur fronça les sourcils. « Je crois qu'il est préférable que tu restes à l'hôpital encore quelques temps. »

« Non merci, j'y suis restée déjà suffisamment. » dit-elle, se redressant. « Ça doit être à cause de ma grossesse. »

« Peut être mais- »

« Écoute, » le coupa-t-elle. « Il n'est pas question que je reste un jour de plus dans cet hôpital, d'accord ? Cet endroit me rend malade ! »

« Comme tu veux. » répondit-il froidement.

« Bien. » Elle se dirigea vers la porte, puis se tourna vers son amie qui n'avait pas bougé. « Tu viens, Erasa ? »

« Je… J'arrive. »

La porte de son bureau se referma derrière elles.

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Il évita un ki blast et disparut derrière son adversaire, le surprenant avec un coup de pied qui l'envoya en direction du mur. Végéta rebondit sur celui-ci et fonça sur le demi Saïya-jin, le poing en arrière. Gohan le bloqua, et contre-attaqua avec un coup de genou dans l'abdomen du guerrier, lui coupant la respiration. Ne lui laissant pas le temps de récupérer, il enchaîna avec un coup de poing au menton qui l'envoya s'écraser au plafond, pour ensuite atterrir lourdement sur le sol carrelé de la salle de gravité.

Végéta luttait pour se relever, mais finit par y parvenir, bien qu'avec difficuté. Bon sang, ce gosse progresse trop vite, pensa-t-il, essuyant le sang qui coulait de sa lèvre inférieure.

Un sourire espiègle étira les lèvres du 'gosse' en question. « Alors, on se fait vieux ? »

Le Prince croisa les bras. « Hmph. Parce que tu crois que j'étais à fond ? »

Le sourire de Gohan s'élargit. « Je ne l'étais pas non plus. »

Végéta haussa un sourcil, puis un sourire se dessina sur ses lèvres, miroitant celui de l'hybride. Sans un mot, il fit exploser sa puissance, l'aura dorée autour de lui s'intensifiant.

Le combat reprit.

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Bulma regarda son filleul enter dans le salon. Bien qu'en piteux état, un sourire de satisfaction étirait ses lèvres enflées. Il s'écroula sur le canapé où elle était assise, un soupire s'échappant de ses lèvres.

« Dis moi, Gohan, » commença-t-elle après un moment.

Il se tourna vers elle. « Oui ? »

« Pourquoi as-tu soudain repris ton entraînement, après presque quatorze ans d'interruption ? »

« Pour être prêt, si quelque chose arrive. On ne sait jamais quand un nouvel ennemi menacera la paix, et je ne veux pas être hors jeu après trois secondes comme avec Boo parce que je manque d'entraînement. »

« Tu ne t'en souciais pas avant, qu'est-ce qui a changé ? »

Il haussa les épaules. « Ça me défoule, aussi. »

Elle hocha la tête. « Je vois. »

Il eut un moment de silence, qu'elle finit par briser. « Tu sais, j'ai été invité à une réception ce soir, et Végéta ne veut pas m'accompagner. Que dirais-tu d'y aller avec moi, à sa place ? »

« Je n'ai pas la tête à ça, Bulma. »

« Allez, s'il te plait… » supplia-t-elle, joignant ses mains devant elle. « Je ne veux vraiment pas y aller toute seule. Et puis, ça te changera les idées. »

« Pourquoi tu n'y vas pas avec Yamcha ? » proposa-t-il.

« T'es malade ? Végéta le tuerait ! »

« Ah oui, c'est vrai. » Il réfléchit un moment. « Et pourquoi pas Trunks ? C'est vrai qu'il n'a que quinze ans, mais il fait assez mature pour son âge. »

« Hors de question. La dernière fois que je l'ai amener à une réception, il a fait un vrai carnage ; il a lancer des tartes sur des invités, a mis le feu aux cheveux à un autre, en a accroché un au plafond, a soulevé les jupes des femmes, a- »

« Ça va ça va, j'ai compris. »

« Alors, tu veux bien être mon cavalier pour ce soir ? S'il te plaiit ? »

« T'as vraiment personne d'autre ? » Il soupira. « Très bien. »

« Génial ! » Elle se leva, et lui fit un clin d'œil. « Passe me prendre à sept heures. » Elle se retourna pour partir, mais s'arrêta, et le regarda par-dessus son épaule. « Et pense à prendre un Senzu, tu n'es vraiment pas beau à voir. »

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« Comment ça, vous n'avez plus de Senzus ? »

« Je suis désolé Gohan. Je n'en aurais pas avant trois jours. »

« Mais j'en ai besoin maintenant ! Bulma me tuera si je l'accompagne dans cet état ! »

Le maître chat haussa les épaules. « Demande à Dende, alors. Il a le pouvoir de guérir. »

Le visage du jeune homme s'illumina. « Mais oui, Dende ! » Et il s'envola, montant encore plus haut dans le ciel, jusqu'à ce qu'une plateforme flottante vint à l'horizon.

Il atterrit sur le sol du Palais de Dende. Le jeune Dieu semblait l'attendre, comme toujours.

« Salut Dende, tu pourrais me- »

« Avec plaisir, Gohan. » dit le petit homme vert avec un sourire. Il s'approcha de son ami, et posa ses mains sur son corps. Un instant plus tard, le demi Saïya-jin était guéri.

« Merci infiniment, Dende. Tu me sauves la vie. »

« Considérant le nombre de fois où tu as sauvé la mienne, c'est le moins que je puisse faire. »

Gohan sourit, puis regarda autour de lui. « Piccolo n'est pas là ? »

« Parti méditer quelque part. » répondit Dende, haussant les épaules. Puis il posa une main sur l'épaule de son ami, le regarda avec inquiétude. « Et toi, ça va ? »

Le jeune homme le regarda un moment sans comprendre, puis la réalisation se lut sur son visage. Bien sûr, Dende savait tout ; il était Dieu après tout. Une chaleur familière envahit alors ses joues. Dende savait tout !

Le jeune Dieu rit doucement. « Ne t'inquiètes pas, je n'ai pas regardé. Et de toute façon, je suis asexuel, je ne comprends pas ce genre de chose comme l'amour entre un homme et une femme, ou le besoin d'avoir des rapports sexuels. »

Gohan se sentit soulagé, mais ses joues continuaient de lui brûler. Il soupira. « Je ne sais pas quoi faire, Dende. Je… Je l'aime, mais… je n'arrive pas à lui pardonner. »

« C'est vrai que ce qu'elle a fait n'est pas bien, mais tu sais, elle ne voulait pas te blesser, et elle s'en veut énormément. »

Il resta silencieux pendant un moment, perdu dans ses pensées.

Dende sourit. « Je pense… que tout le monde a droit à une seconde chance. »

Il fronça les sourcils. « Alors tu dis que je devrais lui pardonner ? »

Son ami vert haussa les épaules. « Je suis Dieu, je pardonne tout le monde. »

Un rire s'échappa des lèvres de Gohan, et il secoua la tête. Puis il commença à léviter. « Merci pour tout, Dende. »

« Viens me voir plus souvent. »

« Promis. »

Avec un dernier signe, Gohan s'envola.

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Elle fronça les sourcils, regardant son reflet dans le miroir. C'était vrai qu'avec les années, elle avait commencé à porter des robes plus souvent, et même à aimer ça, mais là… Cette robe était bien trop courte, elle était trop décolletée, et pire que tout, elle était rose.

Videl Satan ne portait jamais du rose, et ce n'était pas maintenant qu'elle allait commencer.

« Tu ne l'aimes pas ? » demanda Erasa, voyant qu'elle la déshabillait. « C'est l'une de mes robes préférés ! »

« Elle est rose, Erasa, rose. » dit-elle, accentuant bien le 'rose'. « Tu sais à quel point je hais cette couleur. »

« Je ne vois pas ce que tu lui reproches, à cette couleur. C'est du rouge en plus clair. Tu aimes le rouge, non ? » Son visage s'illumina. « Oh ! Et pourquoi tu ne porterais pas cette robe rouge ? Tu sais, celle que je t'ai offerte il y a un mois. »

Videl se contracta, puis secoua la tête. « Elle est au pressing. »

« Ah ? Quand est-ce que tu l'as porté ? »

Elle s'occupa à chercher une robe dans son armoire, essayant de paraître désintéressée. « À un dîner d'affaire. » Ce n'était pas entièrement un mensonge.

« Dommage, je voulais la voir sur toi. » dit-elle.

Videl continua à chercher une robe pour ce soir. Elle finit par trouver une longue robe noire. Elle n'avait pas de manches ni de bretelles, mais une belle écharpe de soie noire pour couvrir les épaules. Parfait.

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Gohan gara sa voiture devant le Satan City Hôtel, puis en sortit. Toujours un gentleman, il allait ouvrir la portière pour sa cavalière, et lui offrit sa main pour l'aider à en sortir. La belle scientifique attira bon nombre de regards sur elle, essentiellement ceux de la gente masculine, et elle en était ravie.

Elle prit le bras de son cavalier, et ils entrèrent dans l'hôtel, puis dans un ascenseur, qui les emmena au vingt deuxième étage.

« Les réceptions ont toujours lieu dans la Grande Salle ; c'est la salle la plus grande de tout l'hôtel. » expliqua Bulma.

« Tu es déjà venue ici ? »

« Bien sûr ; entant qu'héritière de la Capsule Corporation, je suis très souvent invitée dans toutes sortes de réceptions, et les plus importantes se déroulent principalement ici. »

Ils entrèrent dans la Grande Salle par une double porte qui était grande ouverte, et furent immédiatement accueillis par leur hôte, qui n'était autre que Mr. Satan lui-même.

Gohan se figea. S'il était là, cela voulait dire que… Il fronça les sourcils, se concentrant, cherchant son ki. Ses yeux suivirent son sixième sens, et il la vit. Il eut le souffle coupé.

Elle était absolument magnifique.

« Dr. Son, quelle bonne surprise ! Je ne savais pas que vous connaissiez Bulma Briefs. »

La voix forte et imposante du champion du monde le tira de sa rêverie, et il secoua la tête, puis se tourna vers lui, lui souriant. « C'est toujours un plaisir de vous revoir, Mr. Satan. »

Videl entendit le rire bruyant et énervant de son père et soupira. Puis elle tourna ses yeux bleus vers son père, et se gela sur place en le voyant. Comme s'il avait senti son regard, il tourna ses yeux vers elle, et leurs regards se rencontrèrent. Elle avait soudain la gorge sèche, et les mains moites. Elle pouvait aussi sentir ses joues lui brûler, et son cœur s'emballer dans sa poitrine.

Un seul regard, et elle était déjà dans tous ses états. Elle le maudit intérieurement, lui et son charme irrésistible.

Elle vit son père s'éloigner de lui, et remarqua pour la première fois la femme quelque peu familière accrochée à son bras. Elle plissa les yeux, ne pouvant empêcher la jalousie de s'éveiller en elle. Puis elle vit Boo passer devant elle, et s'avancer joyeusement vers le couple. La curiosité s'empara d'elle, et elle le suivit discrètement, faisant comme si elle n'allait pas directement vers eux.

« AAAAAHH… ! C'est Boo ! C'est Boo ! Gohan, protège moi ! » s'exclama la femme aux cheveux bleus, se cachant derrière lui.

« Bulma, calme toi. Boo n'est plus mauvais. » dit-il, semblant se retenir de rire.

Videl fronça les sourcils. Que voulait-il dire par « plus mauvais » ? Boo était mauvais, avant ? Et avait-il bien dit Bulma ?

Bulma rit à son erreur. « Désolée, Boo, c'est l'habitude. »

« Toi pas avoir peur, moi gentil Boo. » dit l'individu rose bonbon, puis il se tourna vers Gohan. « Moi me souvenir de toi, toi être guerrier très puissant. »

Gohan rit nerveusement. « Moi, un guerrier ? Vous devez faire erreur. »

« Moi pas me tromper. Moi toujours me rappeler adversaires à moi, et toi avoir été le plus fort. »

Videl écarquilla les yeux. « Tu t'es battu contre Boo ? » Elle plaqua ses mains sur sa bouche, réalisant qu'elle s'était découverte.

« Fille Satan ? Quoi toi faire là ? » demanda Boo.

Elle ne pu s'empêcher de rouler des yeux. Sept ans qu'il vivait chez son père, et il n'était toujours pas capable de l'appeler par son prénom.

« Videl ? »

Elle frissonna en l'entendant dire son nom. Elle rougit, se grattant les cheveux en riant nerveusement. « Sa-Salut Gohan. »

« Une minute. » fit Bulma. « Fille Satan ? Videl ? Tu la connais Gohan ? »

« On est allé au lycée ensemble. » expliqua-t-il. « Il me semble te l'avoir déjà dit… »

« Ah oui, Videl ! Je m'en souviens maintenant ! » dit-elle, se frappant la main avec son poing. « Tu n'arrêtais pas de parler d'elle quand tu étais au lycée ! »

Il rougit intensément, tandis qu'elle levait un sourcil. Il décida alors que le mieux était de changer de sujet, et se tourna vers Boo. « Vous vouliez quelque chose ? »

La créature rose hocha la tête. « Moi vouloir ma revanche contre toi. »

« Q-Quoi ? »

« Toi avoir battu moi, alors moi vouloir ma revanche maintenant. »

« Tu as battu Boo ? » s'étonna Videl. Même elle n'avait jamais réussit à le battre.

Il se frotta nerveusement la nuque. « C'est une erreur ; je ne me suis jamais battu contre vous. »

S'il avait eu des sourcils, Boo les aurait froncés. « Toi pas te souvenir de moi ? »

« Non, désolé. »

« Pas grave. Moi vouloir me battre contre toi quand même. » dit-il, haussant ce qui semblait être ses épaules.

« Euh… C'est que… »

Gohan regarda autour de lui, cherchant désespérément un moyen de se sortir de là. Ses yeux s'arrêtèrent sur Videl, et une idée traversa son esprit. Il prit la main de la jeune femme, et se dirigea vers le centre de la Grande Salle. Il jeta un regard à Boo par-dessus son épaule et dit :

« Plus tard, je lui ai promis une danse. »

FIN DE LA QUATRIEME PARTIE