Disclaimer: Cette FanFiction ne vient pas de moi, elle vient de Miitsuko-Chan (enlevez les espaces !) : fanfiction-miitsuko. eklablog moshi-moshi-a113010538

Résumé: Une fujoshi folle s'amuse à semer le trouble à Ikerbukuro par ses canulars téléphoniques, les habitants masculins du quartier parviendront-ils démêler le vrai du faux ?


Le chef des foulards jaunes fixait son meilleur ami d'un air ahuri, ne semblant pas vouloir croire ce qui était juste devant ses yeux. Un lycéen nu, sous ses draps, une photo de lui en main, des mouchoirs éparpillés autour de lui, qui le regardait sans rien dire, l'air paralysé. Son meilleur ami, somme toute.

- Mikado…

Le concerné sembla se réveiller d'un long sommeil et jeta la photo à l'autre bout de la pièce, comme s'il n'avait pas eu le temps de la voir.

- Kida-kun, ce n'est pas ce que tu crois !

Mais le dit Kida-kun ne répondit pas. Il fixa plutôt la photo prise qui s'était fracassée contre le mur mais dont le cadre restait intact. Il se rappelait exactement de quand elle avait été prise. C'était à la piscine, l'an dernier. Celle-ci le montrait entrain de bomber le torse dans un style qui essayait d'être viril, pour attirer l'attention d'Anri qui refusait d'aller se baigner. C'était le bon temps…

Toujours sans regarder son camarade, il demanda :

- Mikado, réponds moi sincèrement : que faisais-tu avec cette photo ?

Le brun étouffa un cri de surprise, il ne s'attendait pas à ce que son ami soit si direct, maintenant il se sentait acculé, prit au piège comme un agneau censé être tout blanc de pureté, mais qui avait lui-même souillé son pelage.

- Je… Euh… C'est… Euh… Je...Comment…Ce… C'est… Enfin… Je… Gloups.

- Tu fantasmes sur moi.

Le blond avait dit ça d'un coup, froidement, sans lui laisser le temps de s'expliquer. Ce n'était pas une question, mais un constat.

L'étudiant baissa la tête, honteux de cette vérité qui lui était arrivée en pleine face.

- Kida-kun…

Mais Masaomi ne voulut rien entendre.

- Tais-toi ! Mikado ! J'avais confiance en toi, moi ! Pour moi t'étais comme un frère ! Mon meilleur ami ! Et toi tu… (sa voix se brisa ) comment tu as pu me faire ça. ?

Le fondateur des Dollars eut une soudaine envie de pleurer.

- Je… Kida-kun… Ce n'est pas… Je ne voulais ...

- Tu ne voulais pas, c'est ça ? ( Le coupa le jeune homme d'un ton acerbe. ) Et pourtant, tu l'as bien fait, non?

- Oui mais…

- Pas de mais ! Tu m'as utilisé, Mikado ! Tu t'es servi de moi comme de l'objet de ton désir ! Tu… ( Sa voix se brisa à nouveau) N'ai-je donc aucune valeur à tes yeux ?

- Si mais…

- Alors pourquoi ? POURQUOI MOI ?! Putain Mikado ! Moi je t'aurais jamais manqué de respect comme ça ! Jamais ! Alors pourquoi toi, tu l'as fait ?!

Il ne pouvait pas le lui dire, ça reviendrait à trahir Anri et à tout lui révéler. C'était au dessus de ses forces.

- Je… je ne peux pas.

Kida était rouge de colère.

- Tu ne peux pas, hein ? Et bien moi je ne peux pas rester ami avec un menteur comme toi, tchao.

Sur ce, il s'en alla en claquant la porte, laissant un Mikado seul avec ses remords, qui s'écroula, en larmes.

Par son geste égoïste, il avait brisé leur amitié. Une amitié datant de l'école primaire.

C'était fini. Tout était fini.


Orihara Izaya savait tout sur tout. Tout ce qu'il fallait savoir – et même ce qu'il ne fallait pas – de la plus utile information au renseignement le plus superflu. Chaque scandale comme tous les plus incroyables honneurs. Rien ne lui échappait. Jamais. C'était son métier après tout. Il était informateur, et de loin le plus réputé du quartier.

Voilà pourquoi ce matin là, alors qu'il buvait tranquillement son café encore fumant et qu'il était tombé sur ce blog, il avait recraché sa boisson sur l'écran de son ordinateur.

Un blog aux apparences assez banal, comme il y en existait tant d'autres au japon. Celui d'un otaku, une fille, visiblement, aux vues de la couleur de la police et de tous les cœurs présents sur une seule page. Sans oublier le pseudonyme ridicule qu'elle s'était attribué. Miitsuko, signifiant couramment enfant de lumière. Pfff, pitoyable.

Le blog était constitué à 90 % de critiques de mangas pouvant aller jusqu'à des dizaines de pages chacune, prouvant que ce passe temps était devenu une obsession malsaine aux yeux de l'administratrice. Il y avait aussi quelques images et fanarts de mangas, dont certain désignant des jeunes hommes entrain de – dans le meilleur des cas – s'embrasser ou – dans le pire – copuler.

Puis il y avait cet article, cette chose qui n'aurait jamais du exister et qui pourtant le taquinait, là sous ses yeux, l'air de dire « Hé hé, tu t'y attendais pas, mon grand ! ».

Et en effet, il ne s'y attendait pas. Comment aurait-il pu s'y attendre ?

L'article avait été posté tard dans la soirée de la veille et était composé de plusieurs textes comme dans un journal, avec pour chacun un titre plus ou moins éloquent. Le titre d'en-tête était, le plus simplement du monde : « Confessions intimes ».

Et la description, il valait mieux ne pas en parler.

« Bonjour les amis. Aujourd'hui Miitsuko vous retrouve après avoir interviewé ces légendes qui font tout le mystère d'Ikerbukuro. Vous allez plonger directement dans les détails de leur vie les plus croustillants alors tenez vous bien ! »

Il y avait en tout quatre articles, quatre. Quatre délires d'une gamine qui devait absolument aller se faire soigner.

Sans tête, le cœur y est quand même!

La rumeur selon laquelle Shinra Kishitani – vous savez, ce médecin fou qui se balade toujours en blouse blanche avec un scalpel en poche – sortirait avec la femme sans tête à été confirmé par le jeune médecin lui-même. Mais comment font ils pour s'embrasser ?

D'accord, la description de son ami était exacte, et il aurait été parfaitement le genre de personne à écrire la même chose, probablement, mais ça ne se faisait tout de même pas.

Suspicions amicales

Plusieurs proches de nos deux chères fauteurs de troubles qui ne cesseront jamais de faire trembler le quartier ont confirmés l'éventualité que ces deux là puissent avoir une relation cachée. L'un de leur plus ancien camarade à même ajouté qu'autant de haine doit forcément cacher quelque chose…

C'était Shinra… il en était certain, il n'y avait que lui pour lui faire ce genre de blague. Il allait le payer. Que lui avait-il prit de lancer cette rumeur idiote ?

Un amour impossible

Le fondateur des Dollars et le chef des foulards jaunes sont en effet amis d'enfance. Mais ça n'est pas tout. Ces deux là entretiennent apparemment une liaison assez spéciale, en prouve une de leur plus proche collège disant que leur relation est plus qu'explicite.

Possible. Ces deux là avaient toujours eu un comportement assez louche. Il faudrait qu'il se penche un peu plus sur leur cas un de ces jours.

Adultère incestueux

L'acteur jouant sur le pseudonyme de Yûhei Hanejima est en réalité le frère cadet du très craint Heiwajima Shizuo et auraient déjà pratiqués l'inceste. Néanmoins, l'aîné aurait déjà une liaison avec l'informateur Izaya Orihara… Notre cher blond aurait-il une face cachée ?

Là par contre… là, c'était immonde. Comment cette gamine, cette tarée d'Erika – car c'était à ne pas en douter elle l'auteure d'un tel blasphème envers lui – avait pu inventer de telles sornettes ? Enfin, les deux se détestaient cordialement de la manière la plus viscérale qui puisse exister ! L'idée saugrenue qu'ils puissent un jour entretenir… ce genre de relation était ridicule, impensable même.

Et pourtant, les commentaires qui allaient avec cet article parlaient d'eux-mêmes :

« Trop chou. » « Enfin une preuve solide de leur amour, bien que tout Ikerbukuro sache que ces deux là sont faits pour être ensembles. » « Vive le Shizaya ! » « Ils vont tellement bien ensembles ! » « C'était évident, mais ta confirmation à le don de rendre l'information plus sûre, tu devrais faire ce genre de chose plus souvent. »

Et tant d'autres idioties dégoulinantes de guimauve…

Izaya ne comprenait pas. Izaya ne saisissait pas. Izaya ne réalisait pas comment quelqu'un pouvait croire une chose aussi absurde, à la limite du grotesque. Totalement inconcevable.

Prit d'une soudaine poussée de folie, le brun s'empara brusquement du clavier et se mit à mitrailler les touches avec ferveur.

« Non mais vous êtes totalement dingues! Comme si une telle abomination était possible ! Bande de sales pucelles dégénérées ! »

A peine quelques secondes après, il recevait déjà des réponses.

« C'est toi qui es puceau. » « Jaloux ? » « Qu'est-ce qu'un gringalet pareil vient faire sur ce site? Sale homophobe ! » « N'insulte pas la grande divinité du Shizaya comme ça ! » « Je suis certaine que si tu dis ça c'est parce que t'as déjà fantasmé sur eux. Peut être même qu'à chaque fois que tu les vois tu baves. C'est trop mignon ! » « Elle a raison. T'es pas crédible, mec. »

- Putain…

Izaya allait commettre un meurtre, c'était obligé. Le fait que sa personnalité philanthrope cache en réalité une grande sociopathie n'était un secret pour personne. Il pouvait passer d'un calme prodigieux à une violence effrayante en une seconde, et vis-versa. En général il valait mieux pas le mettre en colère ou lui donner une mauvaise impression, en témoignait Shizuo Heiwajima à qui il ne cessait de mettre des bâtons dans les roues depuis le lycée.

Oui, il était puceau, et alors ? Il l'avait bien dit : les filles ne l'intéressent pas. Aimer un être humain plus qu'un autre était pour lui quelque chose d'impossible, sinon l'équilibre aurait été rompu. Alors il n'avait jamais couché, n'en ayant pas plus envie que cela, et il supposait qu'avec sa réputation de monstre, c'était pareil du côté de Shizuo…

Mais attendez là ! A quoi est-ce qu'il pensait ?!

Erika Karisawa était une démone. Elle allait lui payer pour lui avoir mit cette idée en tête. Et très cher.


La motarde sans tête avait peur. Très – trop – peur. Jamais elle ne s'était sentie aussi effrayée, démunie depuis qu'elle avait perdu sa tête, pas même en présence d'une horde de policiers prêts à se jeter sur elle. Elle agitait son PDA devant les yeux de Shinra qui semblait ne pas comprendre la gravité de la situation.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de grave. (Disait-il) Ça fait plus de vingt ans que tu te balades dans les rues d'Ikerbukuro avec ton cheval en forme de bécane, tu devrais avoir l'habitude de ce genre d'article. Et puis il était temps que la presse mette tout le monde au courant. Au moins il n'y aura plus de rumeurs étranges.

Celty, bien qu'elle n'ait pas de tête, soupira. Lasse, elle montra les articles en dessous du sien, que son amant n'avait visiblement pas prit la peine de lire.

Le visage du brun s'éclaira d'une légère lueur de malice, pas surprit le moins du monde. A ce moment là, la femme sut qu'il y était pour quelque chose.

Elle pianota sur son téléphone.

« Ne me dis pas que ça vient de toi. »

Shinra haussa les épaules.

- Pas exactement. En tous cas, ça n'est clairement pas moi qui ai posté ça, sinon j'aurais fait un blog beaucoup plus sobre, avec des clichés de poumons et de colonnes vertébrales brisées.

Le pire, probablement, c'était que le jeune médecin en était totalement capable.

« Tu es irrécupérable ! » Le gronda la motarde noire du mieux qu'elle le pouvait sans expression faciale ni timbre vocale.

- Je sais.

Le sourire du brun s'intensifia. Avec ça, c'était obligé qu'il y ait des dégâts. Il espérait grandement que ni Izaya ni Shizuo n'aient vent du rôle qu'il avait joué dans cette histoire. Il ne tenait pas tant que ça à se faire écarteler vivant ou à recevoir une bande de yakuzas à ses trousses…

C'était là tout ce que Celty craignait.


Mikado, les yeux encore tous bouffis à cause de ce qui s'était passé la veille – il avait passé la nuit à pleurer, puis il avait appelé Anri pour qu'elle le console, mais le combiné était occupé, alors il avait joué à des MMO et fait des modifications sur son site en attendant que quelqu'un le rejoigne sur le chat jusqu'au matin ( mais personne ne s'était connecté, pas même Setton ), les larmes dévalant sur ses joues, puis au lever du soleil il s'était peu à peu calmé, bien que les remords lui oppressaient toujours aussi cruellement le cœur.

Donc, le jeune chef des Dollars, qui était justement entrain de vérifier les dernières actions de son groupe, tomba sur un lien envoyé dans sa boite mail. Le lien de l'enfer.

En lisant les articles, il avait bien comprit la terreur dans laquelle allait entrer le quartier. Une terrible bataille entre les deux énergumènes allait probablement éclater, c'était même certain. Mais sur le coup, ce qui l'avait inquiété, c'était surtout que Kida risquait d'encore plus lui en vouloir.

Et en repensant à son ami d'enfance, il s'était remit à pleurer.

Heureusement que c'était les vacances, il pouvait se permettre de rester cloîtré chez lui chouiner toute la journée, personne ne le remarquerait.


Simon fit les gros yeux en lisant ce que l'un de ses client le plus fidèle était entrain de lui faire lire. Ça n'était pas bon, pas bon du tout même. Cette affaire allait à tous les coups faire du grabuge, et en grand pacifique qu'il était il allait devoir une fois de plus s'interposer entre ces deux jeunots ulta-violents…


Pour la seconde fois dans sa vie, le visage de Kasuka changea d'expression alors qu'il était sur son PC. Il passa d'un air blasé au bord de la syncope. C'était impressionnant à voir.


Anri sourit – un petit mais alors vraiment tout petit sourire au bout des lèvres - en voyant ce qu'avait posté son amie. Cette fille était vraiment… unique. Elle avait réussi à créer une rumeur sur ses deux camarades sans dire de façon explicite que c'était eux. Mais ce blog était connu au japon, ils finiraient bien par tomber dessus un jour où l'autre, et ils se reconnaîtraient. Et ils réaliseraient leurs sentiments l'un pour l'autre . C'était son rêve le plus attendu, et sa bienfaitrice l'avait grandement aidé à le réaliser. Elle espérait juste que ses deux petits articles à l'attention des deux bêtes de foire du quartier ne lui attireraient pas trop d'ennuis…


Rio éclata de rire, pensant que c'était bien fait pour ce salaud à cause de qui elle avait été à deux doigts de mourir.


Kida éternua dans son lit, se demandant bien qui pouvait penser à lui un jour de vacances. Il n'y avait pourtant pas trente six mille solutions. Mikado. Son ami d'enfance. Le jeune homme grimaça en pensant à lui, il regrettait d'avoir été si sévère la veille, mais comment aurait-il pu réagir autrement ? Il venait d'apprendre que personne qui le connaissait le mieux s'était servie de lui pour assouvir ses besoins, alors il s'était senti trahi, ce qui était normal. Lui en qui il avait une totale confiance, il avait piétiné ses sentiments. Il ne pouvait pas lui pardonner tout de suite, il allait devoir prendre ses distances un moment, les vacances tombaient à pic.

Le chef des foulards jaunes se rendormit alors. Après tout, il avait tout son temps pour y réfléchir plus amplement.


Tom comprit en lisant les dernières lignes qu'il allait se passer quelque chose de grave, de très grave même. De révolutionnaire. Quelque chose allait changer dans la quartier, c'était obligé. Mais il haussa néanmoins les épaules. Tant que Shizuo accomplissait son travail, ce qui se passait en dehors n'avait rien à voir avec lui.


En entrant dans le bureau de son employeur, Namie sentit qu'il se passait quelque chose d'anormal, de dangereux. C'était naussif, c'était de l'air, comme une prévision de malheur, ça la prit aux tripes et elle se figea, ayant comme l'impression de suffoquer. Elle n'avait jamais vu une aura aussi noire se dégager du corps d'Izaya, celle-ci prenait carrément une forme réelle, comme s'il avait été possédé. Ikerbukuro n'était pas au bout de ses peines. Un grand malheur allait bientôt survenir.


Le blond destructeur devint rouge, rouge, rouge, et il serra, serra, serra le téléphone qu'il avait acheté la veille – qui, sans le moindre effort, se brisa. Le jeune homme était coloré de la tête aux pieds, tellement rouge de rage que l'on avait l'impression que sa peau fumait. Il jeta les débris de son portable à terre, les écrasant comme s'ils risquaient de le contaminer, et cria si fort que ce son retentit dans tout le quartier, faisant fuir tous les oiseaux.

- I-ZA-YA !

Cet enfoiré, cette vermine avait encore monté un coup contre lui pour se moquer. Il était certain que cette histoire venait de lui. Il allait s'occuper personnellement de son cas.


Walker souffla en constatant que la perversion de son amie de toujours avait encore fait des siennes. Lui qui pensait qu'elle s'était calmée ces derniers temps, c'était tout le contraire, mais jamais il n'aurait pensé qu'elle puisse aller aussi loin dans ses fantasmes, à ce stade là ça frôlait l'obsession.

- Erika… dans quel merdier tu t'es encore foutue ?