Bonjours,

Donc les personnages ne sont pas à moi, mais à J. K. Rowling !

/ !\ Il s'agit d'une fiction mettant en scène une relation explicite entre hommes et une certaine violence.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont lu, ont posté une review, ont mis cette fic en favoris et en alerte.

Je ne répondrais pas individuellement au review comme j'ai l'habitude de faire, donc voici une réponse générale :

Tout d'abord, merci infiniment pour vos reveiws.

Oui, Mage noir est bien le terme utilisé, ici désignant un grade et un niveau atteint dans le monde Atlante.

En effet, les Griffondors ont des cours communs sur la science, je crois le mentionner dans ce chapitre.

Je suis désolée pour le retard de ce chapitre.

J'espère que vous aimerez !

Bonne lecture !


Chapitre 3 : ''Hate me, do it and do it again. Waste me. Rape me, my friend.'' Rape me, Nirvana

Jane ne pouvait simplement pas y croire. Comment aurait-elle pu se douter que ces deux adolescents étaient leurs héros. Harry était Spiderman, et son ami Draco… . Elle comprenait mieux, elle qui pensait qu'elle avait perdu tout talent. Elle se prit la tête dans les mains et poussa un grand soupire. Elle fixa son regard sur leur photo. Harry et Draco, l'un dans les bras de l'autre, lui souriant, tout autant qu'il le pouvait.

Elle se releva alors, faisant fit du regard interrogateur que Mike posait sur lui et sortit. Elle monta sur le toit et s'accouda, observant la ville. Elle savait quel choix elle ferait. Mike l'avait déjà fait, elle l'avait vu dans son regard. Elle sentit alors quelqu'un poser sa main sur son épaule. Elle se retourna et tomba sur deux yeux marron. Antony lui fit un sourire navré.

- Ce n'est pas facile à croire, hein ?

- Si, répondit-elle assez rudement. Tout était là. Tous les signes nous avaient été donnés pour que l'on comprenne.

- Peu importe qui ils sont, ils resteront les Harry et Draco que nous connaissons, lui rétorqua-t-il.

Elle hocha la tête.

- Oui. Cependant, les autres ne voudront pas. Le directeur le hait.

De nouveau, elle acquiesça.

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HP / DM

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Heu… Depuis quand mes doigts font ventouses au mur ?

C'est vraiment n'importe quoi. Je suis collé au mur à plus de dix mètres de hauteur. Mais qu'est-ce que je fais là ? Je tente de me décrocher, mais je n'y arrive pas. Soudain, ma prise lâche et je me retrouve suspendu par les pieds, la tête en bas. Ne surtout pas regarder en bas. C'est bien ma vaine. Ne pas regarder en bas, observer la fenêtre en face de moi. L'odeur refait son apparition. Je ferme les yeux pour la savourer sans même m'en rendre compte. J'ai l'impression que la source de l'odeur se rapproche.

- Potter ?! s'exclame alors la voix désagréable de Malfoy.

Je rouvre les yeux surpris et me retrouve, face à face avec le blond. Qu'est-ce qu'il fait là ?

- Qu'est-ce que tu fous là ?

- C'est ma question Malfoy ! je lui rétorque sèchement.

Il lève les yeux au ciel et croise les bras sur son torse. Il me fait son sourire moqueur totalement stupide et agaçant.

- Bien évidement, dit-il clairement amusé et moqueur. Je suis chez moi, Potter, dans ma chambre. Alors j'aimerai que tu m'explique ce que tu fous devant ma fenêtre au cinquième étage, alors qu'il n'y a aucun balcon.

- Je…Je suis venu te voir…, tentai-je.

- Certes ! crache-t-il presque.

Je hais son air supérieur. Je vais lui faire ravaler sa valga. Cependant, je me rappelle que je suis toujours suspendu par les pieds, par je ne sais quel procédé.

- Allez, Potter, entre ! m'ordonne-t-il.

Je hais cet homme. Mais bon, j'ai besoin de me retrouver la tête en haut alors je m'accroche au cadre en haut de la fenêtre et j'arrive à me détacher les pieds. En une parfaite pirouette, je rentre dans sa chambre. Je fais un sourire vainqueur mais le regard désapprobateur du blond me refroidit directement. Il m'énerve cet abruti.

- Bravo Potter ! dit-il avec ironie. Bon, assis-toi.

Je fronce les sourcils mais m'installe sur la chaise qu'il me tend. Je croise les bras et attends. Pourquoi suis-je venu ici déjà ? Je ne sais même pas pourquoi je reste. Je vais pour me relever alors que Malfoy, qui cherchait quelque chose dans ses affaires, me lance :

- Potter, tu n'es pas venu tout à l'heure. Alors je te fais l'honneur d'accepter ta présence dans ma maison, mais si tu ne me laisses pas t'expliquer dans l'instant ce qu'il se passe, ne compte pas sur moi pour le faire plus tard.

Je lui jette un regard énervé mais acquiesce. Ce n'est pas comme si j'avais vraiment le choix. Il faut que je sache. Je ne vois pas comment il pourrait savoir ce qu'il se passe, mais comme il n'a pas eu l'air surpris tout à l'heure, je me dis que peut-être, il me dit la vérité. J'ai l'impression qu'il a trouvé ce qu'il cherchait car il revient avec une sorte de pistolet. J'ai un mouvement de recul avant de me rendre compte que ce dernier est d'un prototype médical. Je le regard interrogateur. Qu'est-ce qu'il va me faire ce crétin ?

- Voici l'analyseur. Je vais d'abords te scanner, puis vérifier ton ADN. Je veux être sûr du problème.

- Non, je rétorque.

- Potter…, dit-il énervé.

- Tu ne me prélèveras pas de sang ! je déclare déterminé.

Je me souviens de ce qui est arrivé la dernière fois qu'on m'a pris du sang. Voldemort est revenu. Je fixe mon regard dans celui marron de Draco. Il ferme les yeux, inspire fortement, me frappe et crie :

- Je ne vais pas te prendre de sang, crétin !

- Tu veux vérifier mon ADN ! je réplique.

- Oui, mais je n'ai pas besoin de sang.

- Alors va-y, j'acquiesce.

Ce qu'il ne faut pas faire ! Je le vois passer sur moi son foutu scanner puis froncer les sourcils et faire une grimace que je n'ai jamais vu sur son visage. C'est assez intéressant comme expression sur lui d'ailleurs. Puis, il m'appose son pistolet sur le bras. La sensation est désagréable, mais ça ne fait pas mal. J'observe, avec attention et une grande satisfaction, le visage du blond se décomposer devant mes yeux. Bon, cela veut dire que je suis sûrement dans la mouise. Mais pour l'instant, comme je ne sais pas de quoi il retourne, j'admire le spectacle. Il part s'installer à son bureau et j'attends sur le fauteuil. Cela va prendre combien de temps encore…. ? Non, parce que j'ai autre chose à faire.

J'en ai assez. Je me lève et j'observe un peu les alentours. Voici donc la chambre du grand et terrible Draco Malfoy ! J'aurais cru l'endroit un peu plus vert. Mais non, les murs sont bleus et le lit est noir. Il me déçoit, vraiment. La décoration est assez simple. Je me déplace le long de la chambre. Je remarque que sur chaque carré qui construit la décoration du mur, sont disposés des boutons tactiles. Je vais pour appuyer sur l'un d'entre eux lorsque la voix du propriétaire m'arrête :

- Touche à un seul objet, Potter, et je te tue.

Je me retourne vers lui alors qu'il observe avec intention le scan qu'il vient de faire de moi. Je me rapproche de lui et m'assoit sur son lit deux places pour avoir une meilleure vue sur la projection bleu. Je n'y comprends vraiment rien. Pourtant, Malfoy a vraiment l'air concentré. J'attends un instant, m'allongeant sur le matelas, assez confortable. Sur le plafond, je remarque de nombreux écrans. Je tourne la tête et vois que l'entièreté du lit est informatisée. Malfoy ne s'embête pas ! J'ai un sourire désabusé alors que je vois disposé sur la table de nuit un étui à lentilles. Attend, le blond peroxydé m'insulte à cause de ma mauvaise vue mais lui aussi n'y voit rien ? C'est une blague. Je vais pour insulter le concerné lorsqu'il déclare :

- Bon, c'est la pire option que j'avais envisagé.

- C'est-à-dire ? je demande inquiet.

- C'est-à-dire, que tu as été mordu par une de mes araignées. Crétin !

Je le fusille du regard. Je me souviens de la raison de mon séjour à l'hôpital et ma colère refait surface. Je savais que ces bestioles étaient des saletés ! Malfoy recommence à parler tout en me montrant une image holographique de la coupable. Je hoche la tête lorsque je la vois. Il le remarque et commence à m'expliquer.

- Cette araignée est une hybride. Elle est la seule que je n'ai pas modifiée. Elle est née de deux de mes créations et je l'observais avec intention car je ne connaissais pas ses propriétés. Cependant, d'après mes recherches, elle possédait les mêmes propriétés que le serpent du Lord Noir.

- Nagini ? Celui qui lui a permis de devenir à moitié serpent ? je lui demande avec horreur.

Ce ne peut pas être possible. Hein ? C'est la première fois que j'espère quelque chose du blond. Qu'il m'avoue qu'il se fiche encore de moi. Mais bon, comme à ces habitudes, il m'annonce la pire des choses :

- C'est cela, acquiesce-t-il. Tu es devenu un homme-araignée.

- C'est une blague ?

- Potter ! me rappelle-t-il à l'ordre tout en me prenant la main et en touchant l'extrémité de mes phalanges. Tu as des centaines de petit croché sur le bous des doigts afin de rester accroché au mur. Tu possèdes la capacité de créer des toiles grâce aux fils qui sortent de tes poignets.

- Non, je nie avec force. Je ne peux pas… Je ne suis pas un monstre ! je m'exclame.

- Si Vold…., essaye-t-il. Si Lui est devenu un monstre, c'est parce qu'il est un mage noir. Un des plus puissant Atlante pour avoir réussi à atteindre le niveau de mage. Et qu'il l'était à des fins démoniaques. As-tu une envie de domination du monde ?

Je le regarde comme s'il était le plus grand des imbéciles. Bon, il l'est, mais là, cela dépasse tout ce que je croyais.

- Tu vois, affirme-t-il alors qu'il lâche mes mains et se renfonce dans sa chaise tout en fronçant les sourcils. Par contre, tu vas devoir apprendre à gérer tes nouvelles capacités et tes instincts primaires animaux. Ton changement n'est pas que physique, il est aussi interne.

- Que veux-tu dire ?

- Je veux dire que contrairement à Vold…ie, ton ADN a été modifié.

Je vois….absolument pas. J'ai sûrement un air atterré car il renquille.

- Ton code génétique ne possède plus les mêmes gènes et allèle qu'un Atlante ou un humain normal ont. C'est pourquoi, tu seras sûrement submergé par certaines envies ou habitudes des araignées.

- Tu…Tu veux rire ? je recommence mon dénie trop étonné pour dire autre chose.

- Ecoute Potter, je comprends que ce soit difficile à avaler….

- Non ? Tu crois ? je le coupe avec hargne.

Il croit vraiment que je peux accepter ça comme ça ? Je ne suis pas comme Voldemort. Je refuse de l'être. Il me jette un regard furieux et reprends :

- Comme tu es le résultat d'une de mes créations, tu es mon projet et donc mon problème. C'est pourquoi je t'aiderai à t'adapter…

- Non ! je le coupe avec colère. Tu crois quoi ? Je ne fais pas confiance à un apprenti mangemort comme toi ! Tout ça est ta faute ! Je refuse de rester ne serait-ce qu'une minute de plus. Je me débrouillerai seul.

- Ecoute Potter…

- Ferme-là ! je lui crache au visage en me levant. Je ne veux plus jamais entendre parler de toi et de tes sales expériences.

Puis je pars. Etrangement, je passe par la fenêtre, oubliant le cinquième étage. Inexplicablement, un fil m'accroche au mur et j'atterris en bas comme-ci de rien n'était. Putain, il y a vraiment un très gros problème.

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60%... chargement du sixième souvenir

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- Harry ? m'appelle Hermione.

Je me retourne, agacé. Ne peut-elle pas me laisser tranquille ? Elle me regarde avec son regard apitoyé et m'attrape le bras tendrement. Je soupire, je ne peux pas la laisser comme ça. Je dois rester zen.

- Harry, ne t'énerve pas. Je suis désolée pour Ginny…

- Non ! je l'interromps.

Je savais bien qu'elle avait un petit ami, mais m'obliger à passer une demi-journée avec eux…. Si je lui en veux ? Oui ! Si je vais lui en vouloir longtemps ? Je l'espère ! Si je vais lui pardonner ? Assurément ! Qui peut résister à son expression coupable ?

- Non, c'est vrai. J'avais besoin de ne pas voir Ron et sa sangsue pendant un certain temps.

- Je comprends. Mais t'imagines-tu ce que cela me fait de voir Ginny et Dean ?

- Je suis vraiment désolée. Je…

Elle reste silencieuse les larmes aux yeux. Je la comprends. Moi aussi j'aurais tout fait pour éviter de voir celle que j'aime avec un autre. Je soupire et lui tapote l'épaule. Elle relève des yeux remplis d'espoir vers moi. Et voilà, je le savais. Je cède. Comme toujours. Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me reste en travers de la gorge. Je secoue la tête, tentant d'oublier cette drôle de sensation puis une odeur bien particulière me frappe. Je ferme les yeux instinctivement pour la humer plus fortement.

Je m'en rends alors compte et me flagelle intérieurement. Depuis que je suis devenu…ça. Je le sens, dès qu'il est proche. Son effluve me prend la tête et me fait tout oublier. Je rouvre alors les yeux, observant avec amusement Hermione fusiller du regard Brown. Puis lui, dans son costume de Slytherin. Je l'ai vu toute la semaine, à chaque foutu cours commun. Pourquoi faire des cours communs ? Hein ? Pourquoi ? Nous on étudie la défense pas la science ! Alors pourquoi nous obligé à suivre un enseignement complètement différent de nos spécialités ?

Je ne veux pas le voir. Ce n'est pas compliqué de séparer du tout au tout les maisons quand même. Non, il faut que chaque Atlante ait au moins une base dans toutes les disciplines. Foutu directeur ! Foutu école ! Foutu Malfoy ! Malfoy qui me snobe. Avant il m'insultait, maintenant c'est à peine s'il me lance un regard. C'est de sa faute à lui. C'est lui qui m'a transformé en monstre. Je le hais. Plus que tout, je crois. Et voilà Pansy-la-sangsue-Parkinson. Je me sens alors tiré par le bras. Je tourne un regard agacé vers Hermione.

- Nous allons en cours d'Histoire des Atlantes, pas en Littérature et Politique. Je croyais que tu n'aim…

La suite ne m'atteint pas. Parkinson vient de s'accrocher au bras de Malfoy. Pour une étrange raison, je m'énerve. Je suis extrêmement en colère. Elle ne doit pas le toucher. Pourquoi ? Je n'en sais rien, mais il ne doit être touché par personne. En quelque enjambé, je suis sur eux. Je n'arrive pas à me retenir lorsque je la saisis et la balance sur le mur. Je m'avance vers elle alors qu'elle retombe lentement le long des pierres. J'entends des cris, je sens des personnes tenter de m'arrêter alors que j'attrape la fille par la cravate et que je la soulève à tel point qu'elle ne peut plus toucher le sol.

Des cris, des gêneurs. Je frappe tous ceux qui me touchent. Dans les méandres de ma colère, j'entends Hermione étouffer un cri. Je m'arrête alors mais en voyant Pansy pleurer et implorer, ma haine redouble. Je vois rouge, littéralement, et elle devient rouge. Un sourire satisfait étire mes lèvres puis l'odeur et une petite piqure dans la nuque me font la lâcher. Je me retourne et découvre Malfoy, le visage impassible. Il est à moi, elle n'avait pas le droit de le toucher. Puis je tombe, mes membres sont ankylosés, je sens qu'on me rattrape et qu'on m'accompagne au sol alors que mes paupières se ferment et que le noir m'envahie.

J'ai mal. J'ai froid. Pourtant je me sens bien. C'est une sensation assez… inexplicable. Des bruits me parviennent, des voix je dirais. Elles sont toutes proches. Je me concentre un peu pour savoir de quoi il retourne. Je reconnais assez facilement la première personne : Dumbledore.

- Je crains que ce soit cela...

- Vous exagérez Albus !

A ça c'est McGonagall.

- Je ne vais pas continuer avec les séances.

- Si vous faîtes cela, il va croire que vous n'avez plus confiance en lui.

- Si le Lord peut prendre possession de son corps, il peut aussi avoir accès à ses souvenirs. Nous ne devons pas prendre de risque. Il comprendra.

- Mais….

- Non, Minerva. Je demanderai à Miss Granger de venir à sa place, termine le directeur.

Je crois que je n'ai pas bien entendu. Ils croient que j'ai été manipulé par Voldemort. Mais pour quel raison aurait-il voulu… Je me relève et mets mon visage dans mes mains. Je n'ai pas fait ça. Dites-moi que je n'ai pas fait ça. J'ai… J'ai voulu tuer Parkinson… C'est quoi cette…. Une boule obstrue ma gorge et mes yeux me piquent. Je suis devenu comme Lui. Un monstre. Soudain j'ai peur. J'ai peur de ce que je pourrais faire après. Je comprends que Dumbledore ne fasse pas confiance à quelqu'un qui a failli tuer une de ses camarades. Il ne le fait pas pour la bonne raison mais…

Je redresse alors la tête observant aux alentours. Je croise un regard gris qui me foudroie. Je n'avais même pas remarqué la douce fragrance de l'odeur du blond. Je vais pour dire quelque chose lorsque je vois où il se trouve : au chevet de Pansy. Je sens la colère revenir et je tente de la réprimer. Je n'y arrive pas. Je commence à pleurer tout en serrant les dents de désespoir. Je n'arrive même plus à me contrôler. Je me lève, mon instinct dictant mes pas et j'avance vers la jeune fille inconsciente. Elle n'a pas le droit d'avoir le blond à ses côtés. Je sais que cette idée est stupide pourtant elle me parait si véridique que ma colère en est renforcée.

Malfoy se place alors devant moi, m'empêchant d'approcher davantage. Son odeur envahit mes narines.

- Que comptes-tu faire là, Potter ? s'enquit-il d'une voix froide.

C'est la douche froide. Je le regarde mortifié. Qu'est-ce que je comptais faire ? Je secoue la tête puis par en direction de la sortie. Je cours vite, évitant toutes les personnes dont je ressens la présence et sors de Hogwarts sans être intercepté par qui que ce soit. Je me retrouve à Londres rapidement et m'assoie sur un trottoir. Je vais devoir parler à Malfoy.

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50% chargement du septième souvenir

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Du sang, j'ai du sang partout sur les mains. Trois hommes gisent à terre à côté de moi. Je me recroqueville sur moi-même. Je n'arrive plus à respirer. Je ne comprends plus rien. Ils sont venus m'aborder puis…je ne sais pas. Je n'ai pas réussi à contenir cette foutue colère. Je n'arrive plus à comprendre. Je n'en peux plus. Je voulais juste aller chez le blond. Et maintenant …. Où suis-je ? Quel heur est-il ? Je n'en ai aucune idée. L'odeur des trois hommes m'atteint plus fortement, immonde, et je n'en peux plus. Je me tourne et vomie mes tripes. J'entends alors du bruit venir dans ma direction et je m'enfuie, grimpant au mur. J'arrive en haut de l'immeuble lorsque je commence à observer mes doigts recouverts de sang et de fins poils me permettant de m'accrocher au mur.

Je secoue la tête. Je suis un monstre. Je dois voir Malfoy, il doit trouver un moyen de me faire redevenir comme avant. Lorsque je pense au blond, je ne suis pas en colère. Pourtant je devrais l'être puisque c'est de sa faute si je suis comme ça. Je secoue la tête observant avec un pincement au corps et une boule dans la gorge mes mains et les trois hommes en bas de l'immeuble. Je dois partir, vite. Aller chez le blond. Mais où est-il ? Dans un vain espoir, je relève le nez et sens les alentours. Et il commence à pleuvoir, bien sûr. Je sens l'eau s'infiltrer sous mes vêtements, et le froid m'envahir.

Pour cette fois, je laisse mon instinct guider mes pas. J'ai peur de ce que je vais encore faire, mais il faut que je trouve le blond. Je dois me laisser aller. Je ferme les yeux. Je sens que je perds le contrôle de moi-même. J'entends les voitures, les klaxons, les passants, le bruit agaçant de leurs chaussures sur le sol. Je sens la pluie frapper ma peau, me refroidir jusqu'à l'os. Puis à droite de moi une source de chaleur. Je me précipite sur celle-ci. Je cours, je vole à l'aide de fils, je grimpe les murs. Puis j'arrive face à une fenêtre que je reconnais. La fenêtre du blond est entrouverte. Je la pouce davantage en silence et pénètre la pièce. J'observe la vitre un instant, il n'y a aucune trace de mon passage. La pluie m'a lavé du sang. Je pose alors mon regard sur le lit. La chambre est plongée dans les ténèbres, illuminée par la lumière de la nuit. Pourtant, j'y vois très clairement. Malfoy dort, enveloppé dans la couverture.

Je reste là un certain temps, incapable de faire le moindre mouvement. Le souffle régulier passant la barrière de ses lèvres m'hypnotise. Je sens que je suis toujours sous l'emprise de mon instinct car je m'accroche au plafond lorsque le blond se tourne, laissant découvrir un morceau de sa clavicule. Je ne comprends pas pourquoi mais je ne peux détacher mon regard de ce morceau de peau. Je le touche du bout des doigts, appréciant la douceur de son épiderme. Je les sens frissonner sous mon toucher.

Il se retourne alors, chassant ma main et soupire. Je remarque alors que je suis sur lui, l'empêchant de bouger correctement et me retire rapidement. J'entends alors des bruits de pas. Quelqu'un est devant la porte. Par réflexe, je me colle au plafond dans un coin de la pièce. La porte s'ouvre quelque seconde, laissant entrevoir le père du blond puis se referme.

Des bruits de pas me signalent qu'il s'éloigne et mon attention se repose sur le blond. Ce dernier est installé sur le dos, les yeux ouvert dans la pénombre. Il ne me voit pas, ne peut pas me voir. Je suis vraiment devenu un monstre. Pourtant, il allume alors la lumière soudainement et cela me fait lâcher prise. Je m'effondre alors, dans un grand bruit. Son regard se pose sur moi, surpris et apeuré. Puis me reconnaissant, il se durcit.

- Potter…, commence-t-il avec agacement avant que son regard ne s'élargisse et qu'il se précipite sur moi.

Il n'est habillé que d'un bas de pyjama. Je sens une excitation malsaine monter en moi. Je continue de le fixer mais m'oblige à me reculer d'un pas. Il fronce les sourcils avant de me détailler du regard, je serre les dents m'obligeant à me concentrer sur ce qui m'entoure et non ses envies étranges. Il a l'air de comprendre la situation puisqu'il s'éloigne de moi tout en me lançant un regard étrange.

- Potter ? m'appelle-t-il avec inquiétude.

Je ne réponds pas, je continue de le fixer. Quelque chose m'empêche de détacher mon regard. De faire quoi que ce soit d'autre en fait. Une colère sans pareil me ronge. Je ne sais pas vers qui elle est dirigée mais je m'oblige à rester campé sur ma position. La dernière fois, j'ai failli tuer quelqu'un. Me rappelant de Pansy, je grogne. Une brève pensée me fait remarquer que ce n'est pas un comportement humain, mais je l'oublie rapidement. Malfoy a heurté son lit en reculant brusquement de peur face à mon attitude et est tombé.

Alors que je vois ses cheveux suivre le mouvement de son corps, je me précipite à sa suite et le bloque à sa position, l'empêchant ainsi efficacement de bouger. Le reste se passe vite, je ne sais pas vraiment ce que je fais. Mon corps me guide et j'oublie tout. J'oublie ma fureur contre Pansy. J'oublie la haine que j'éprouve pour Malfoy. J'oublie ma nouvelle situation. J'oublie même qui je suis.

Je sens le corps de Malfoy sous moi, j'entends ses protestations, ses cris voilés. Je ne comprends pas pourquoi il n'appelle tout simplement pas à l'aide. J'assouvie ma pulsion, ne pensant qu'à moi. Suivant cet instinct primaire et répugnant. J'entends les sanglots de Malfoy, je souris. Je sens que je souris, je sens que toute tension me quitte. Je sens que je casse le poignet du blond. Tout comme je sais très bien que je lui fais mal, le plus mal possible. Je n'arrive pas à m'arrêter. Je n'arrive pas à me contrôler. Lorsque la brume se disperse enfin un peu. Je réalise avec horreur ce que je fais, ce que je ne peux me contrôler de faire.

Je sens des larmes couler sur mes joues et atterrir sur le dos nus de Malfoy. Je sens ce dernier se crisper, tenter de se détendre afin de s'éviter une douleur immense. Je sens qu'il arrête de résister quand ses coups cessent de pleuvoir. Je sens que je regagne peu à peu le contrôle. Ma gorge se noue, mes yeux se noient. Complètement lucide, je m'éloigne alors le plus possible du blond. Je n'ose même pas tourner mon regard vers lui. Je me renferme sur moi-même, enfouissant ma tête dans mes genoux, enroulant mes bras autour de mes genoux.

Je suis un monstre. Je suis un monstre, un véritable monstre.

- Potter ? m'appelle d'une voix, faible, érayé et timide Malfoy.

Comment peut-il encore me parler de cette manière ? Je ne mérite même plus une parole ni quoi que ce soit. Je mérite qu'il me roue de coup. Qu'il me..

- Potter ! continue-t-il plus fort, plus autoritaire.

Je relève les yeux vers lui, mais n'ai pas le courage de le regarder. Je lui dois bien ça, obéir à ses désirs. Il pose alors ses mains sur mes joues et me force à plonger mon regard dans le sien. Je peux encore y lire toute la terreur qui l'habitait il y a quelques secondes encore. Il me chuchote des mots, des mots que je ne comprends pas. Enfin, si je les comprends, mais leur signification ne veut rien dire.

- Tout va bien.

Pourquoi, lui, me réconforte-t-il ? Comment peut-il même faire cela alors que je… Pourtant il continue, une de ses mains vient se loger dans mes cheveux et il me caresse doucement le crâne. Je continue de pleurer, je suis toujours un monstre quoiqu'il fasse et quel que soit sa réaction. Il me prend alors dans ses bras. Il s'allonge et m'entraîne avec lui. Il cale ma tête sur son torse et je ne résiste pas. Ces mots continuent et je me demande un bref instant s'il tente vraiment de me rassurer ou si c'est lui-même qu'il tente de persuader.

- Tout ira bien. On trouvera une solution.

Une solution à quoi ? Je suis un monstre. Je n'ai même pas réussi à passer au-dessus de ça. Malfoy arrête de trembler peu à peu, ce n'est que lorsqu'il le fait vraiment que je me rends compte qu'il n'a pas arrêté. depuis... Je me calme avec lui. Je reprends mon souffle, mes pleures cessent. A quoi bon, ce qui est fait est fait. Petit à petit je me détends, je sens que je commence à m'assoupir. Rassuré d'une certaine manière. Mais je n'y arrive pas, quelque chose m'empêche d'être calme.

- Je vais bien Potter, j'ai connu pire.

Ces mots m'enlèvent alors tout le poids que j'avais sur les épaules. Je sens que le sommeil approche et avant qu'il ne m'atteigne, ce sont les lèvres du blond sur les miennes que je perçois. J'écarquille fortement les yeux, relève rapidement la tête et vois le blond me sourire. Honteux, je me remets dans ma position initiale. Je sens toujours sa main dans mes cheveux, cette main qui met de côté tous mes soucis, toutes mes interrogations, toutes mes remises en question. Une seule pensée persiste : je suis le monstre qui l'a violé mais lui m'embrasse, finalement, de nous deux, difficile de dire qui est le plus atteint.

A SUIVRE…

Voilà, j'espère que vous avez apprécié et que vous me direz ce que vous en pensez !

A bientôt pour la suite !