Alcool triste, alcool gay

Note aux lecteurs : Je suis vraiment désolée pour mon retard... Je ne vais pas vous embêter trop longtemps mais sachez que je commence à comprendre ce que ressente les auteurs quand ils postent plus tard que prévu... Bref, je demande toute votre indulgence... ^^'

Dédicace : Je dédie ce chapitre à une de mes proches amies qui a soufflé ses bougies hier... Je souhaite un très joyeux anniversaire (avec du retard, comme d'habitude) à ma joueuse de go préférée !

Bonne lecture !

Chapitre 4 :

Salon Vert, Manoir Malfoy, onze heures du matin :

« Oh ma tête... J'ai l'impression qu'un troupeau d'hippogriffe à pris mon crâne pour une piste de décollage...

« Bois ça, tu te sentiras mieux après... »

Et Sirius bénit la main salvatrice qui lui tendait ce qui ressemblait fort à une potion anti-gueule de bois... Il avala en grimaçant le contenu de la fiole et sentit peu à peu les brumes opaques qui avaient pris possession de son esprit se dissiper. Les souvenirs de la veille, enfin, veille, de très tôt le matin serait plus juste, lui revenaient par bribes. Une étrange impression lui nouait les entrailles. Il fronça alors les sourcils et, soudain inquiet, leva les yeux vers l'homme qui se tenait en face de lui.

« Snape... »

Fumoir, Manoir Malfoy, un peu plus tôt :

Draco était bien. Draco avait l'impression d'être dans un cocon de douceur qu'il n'aurait plus jamais voulu quitter. Il esquissa un sourire, se retourna...et se retrouva face au dossier du sofa sur lequel il était allongé. Il s'assit, survola la pièce du regard, cherchant un quelconque signe d'une présence autre que la sienne dans la pièce mais il ne vit personne. Des rais de lumière filtraient par les volets et, dans la cheminée, les dernières braises du feu finissaient lentement de se consumer. Les bouteilles de whisky avaient été enlevées et les verres rangés. Il remarqua à peine que quelqu'un avait pris soin de le recouvrir d'une couverture tant son désarroi était grand. Car oui, au réveil, Draco Malfoy, anciennement Prince de Glace des Serpentard n'avait qu'une seule envie : qu'on lui fasse un câlin. Il lui fallait toujours un petit temps d'adaptation avant de se ressaisir. Surtout quand il n'avait pas Robert pour assouvir ses pulsions (nda : son nounours pour ceux qui auraient oublié ^^).

Quand il sentit sa lèvre inférieure commencer à trembler et ses yeux se remplir d'eau, Draco secoua la tête pour chasser ses idées noires et se leva brusquement. Ses yeux flottèrent dans le vide durant quelques minutes et il se gifla mentalement pour sa faiblesse. Son regard se fit alors déterminé et un petit sourire vint orner sa bouche.

« Tu ne sais pas à quoi tu t'exposes Potter. Tu viens de faire la plus grosse erreur de ta vie. Tu risques de le regretter. »

Il ricana et sortit de la pièce d'un pas vif, en direction de sa chambre, afin de se changer et de prendre une potion anti-gueule de bois. Le blond aux airs de petit garçon sortant du sommeil avait disparu, et il était grand temps que Potter comprenne qu'on ne jouait pas avec les sentiments de Draco Malfoy...

Même si ce dernier se transformait en Poufsouffle dès qu'une chevelure brune ébouriffée aux yeux verts croisaient sa route. Et Draco soupira, sachant pertinemment que le temps où il faisait des crasses à Potter était depuis longtemps révolu et qu'il n'arriverait jamais à mettre en place la vengeance qui lui tenait à cœur...

Salon Vert, Manoir Malfoy, onze heures :

« C'est mon nom. (nda : oh le joli palindrome... Désolée... ^^')

« Je le sais bien ! Je veux dire... Qu'est-ce que tu fais là ?

« Rien de bien utile visiblement, puisque ma potion ne semble pas avoir eu le moindre effet sur les quelques neurones qui te restent. »

Sirius mit quelques secondes à comprendre ce que la phrase du maître des potions impliquait. Lorsque ce fut chose faite, il ouvrit la bouche pour répondre lorsqu'une tornade blonde déboula dans la pièce.

« Bonjour ! Vous avez bien dormi ? Parfait moi aussi ! Bonne journée ! »

Et Lucius ressortit aussi vite qu'il était entré. Severus et Sirius s'entre regardèrent, affichant un air entre l'ahurissement le plus total et la consternation la plus profonde. L'ex-Serpentard se racla discrètement la gorge tandis que l'autre secouait la tête vivement. Ce dernier sembla alors se souvenir de ce qu'il allait dire et s'apprêta de nouveau à prendre la parole...lorsqu'un autre blond entra dans le pièce, d'un pas plus digne, cependant.

« Ah, Severus, je te cherchais. Black. (nda : imaginez qu'il tourne la tête quelques secondes pour le saluer) Je voulais savoir si tu avais vu Potter.

« Et pourquoi aurais-je eu l'immense honneur de voir ce maudit gamin ?

« Eh ! Ce n'est pas un... (nda : c'était Sirius)

« Comme tu distribues les potions anti-gueule de bois, je me suis dit qu'il aurait pu passer te voir avant de partir. Ce que, visiblement, il a l'air d'avoir fait.

« Comment ça il est par... (nda : idem)

« Je suis navré de ne pouvoir t'apporter mon aide mais je ne l'ai pas vu depuis le bal.

« Mais il ne m'a même pas dit au... (nda : dois-je encore préciser?)

« Tant pis, il a du rentrer chez lui. Je le verrais au Ministère.

« Puis-je te demander en quoi Potter t'intéresse ?

« Non. Je te souhaite une journée mon cher parrain. Black. »

Après avoir adressé un bref signe de tête aux deux hommes, Draco sortit de la pièce dans un mouvement de cape qui n'avait rien à envier à celui du maître de potion.

« Mais pourquoi diable cherchait-il Harry ?

« Comment veux-tu que je le sache, Black ! Je ne sais même pas comment on peut avoir ne serais-ce que l'ombre de l'envie de parler à cet olibrius !

« Eh !

« Et je ne sais pas non plus pourquoi je suis encore là alors que la moitié des gens de ce manoir doit être en train de vomir tripes et boyaux ! »

Surpris par cet éclat de voix, inhabituel à l'austère Snape, Sirius ouvrit des yeux ronds. L'ex-Serpentard, énervé par le regard de l'homme assis sur le sofa, poussa un grognement et s'éloigna rapidement à son tour. Après l'avoir regardé partir, Sirius, pensif, s'enfonça dans les coussins et essaya de comprendre ce qui venait de se passer.

Placard à balais, Manoir Malfoy, au même moment :

« Et donc, tu nous as tiré du lit, à peine laisser le temps de prendre une potion anti-gueule de bois et empêcher de petit-déjeuner, juste pour nous dire ÇA ?

« Mais Ron...

« Sans compter que nous sommes dans un placard à balais, ce qui n'est pas l'endroit le plus confortable du monde pour discuter, loin s'en faut.

« Mais Mione...

« Tu as dormi avec Malfoy, soit, tu as apprécié, soit, tu es parti sans qu'il le sache, soit, mais puis-je savoir en quoi nous sommes concernés ?

« Vous êtes mes meilleurs amis...

« Cela justifie-t-il le fait que tu aies débarqué dans notre chambre comme une furie ? Tu aurais pu nous déranger tu sais ?

« Mais je ne savais pas quoi faire... »

Devant l'air désespéré de leur ami, Hermione et Ron se calmèrent un peu. Harry avait vraiment l'air abattu et semblait porter toute la misère du monde sur ses épaules. Enfin, c'est ce que l'on pouvait voir dans la pénombre du placard où il les avaient entraînés. Placard qui avait tout de même la taille de l'ancienne chambre d'Harry à Privet Drive. Ce qui permettait de s'y tenir à l'aise. En plus il y avait un chandelier. Donc une faible lumière. Bref, le brun semblait vraiment abattu.

« Je ne vois pas où est le problème Harry... Tu es adulte, lui aussi. Tu es gay, lui aussi. D'après Ron, il t'arrive de faire de faire des rêves assez explicites avec lui dans le rôle principal depuis le milieu de la septième année et...

« Faux frère.

« Désolé vieux, c'était pour ton bien. Et puis tu, n'as pas idée des armes qu'elle possède...

« J'aurais préféré mourir que de trahir mes... J'ai l'impression d'avoir déjà entendu ça quelque part... (nda : ^^')

« Là n'est pas le sujet Harry. Il t'a dit qu'il t'aimait non ?

« Moui...

« Et bien qu'est-ce que tu attends ? Ou est passé le prétendu courage des Gryffondor ? Tu ne vas pas rester seul toute ta vie...

« Si tu t'y mets aussi...

« Pardon ?

« Rien, laisse tomber...

« Et puis, d'un point de vue objectif, je suis désolé de te dire ça mon pote, mais aujourd'hui, la Fouine doit être la seule personne dont tu peux être sûr qu'elle ne sortira pas avec toi pour ton statut de Survivant...

« Merci beaucoup Ron... (nda : comme c'est dur à rendre à l'écrit, vous allez devoir imaginer qu'il emploie un ton TRÈS ironique... ^^)

« À ton service vieux... Et maintenant, si tu permets, ta crise de fillette étant passée...

« Quoi ?

« ...Je vais pouvoir faire à Hermignonne ce que j'avais projeté avant que tu ne fiches tout en l'air... »

À ces mots, les joues de la brunette prirent une jolie couleur rosée qu'elle s'empressa de cacher dans le torse de son petit ami, sous les rires d'Harry... Celui-ci jeta alors un coup d'oeil rapide à l'extérieur du placard pour vérifier qu'un certain blond n'était pas dans les parages. Ron leva les yeux au ciel avec une expression fataliste qui se mua en perplexité quand son ami referma vivement la porte, plus rouge qu'un coquelicot.

« Je...je crois qu'on ferait mieux d'attendre un peu avant de...de sortir... »

Hermione, qui avait reprit sa couleur de peau habituelle, haussa les sourcils et entrouvrit la porte afin de voir ce qui gênait autant son ami...pour la refermer aussitôt et regarder Harry d'un air plus amusé que choqué.

« Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer... ? », demanda Ron qui ne comprenait rien aux comportements de ses deux amis.

« OH MY GOD ! LUCIUS OUIIII !

« Ok... Je crois qu'on va rester un peu ici... Après tout, c'est pas si mal hein ? Et puis, on est pas pressés en fait...

« …

« …

« Mais quand même, ils ont l'air de drôlement prendre leur pied là...

« Ron !

« Désolé vieux...

« …

« …

« Tu crois que ton Malfoy est aussi doué ? »

Et le temps pour Harry s'écoula lentement. Très lentement.

Bureau de Harry, Ministère de la Magie, quelques jours plus tard :

Harry poussa un long soupir de soulagement et s'écroula sur son bureau. Il venait de finir de trier les montagnes de dossiers qui s'amoncelaient sur sa table depuis plusieurs mois et il était très satisfait du travail accompli. Il allait enfin pouvoir rentrer chez lui sans avoir à classer quoi que ce soit dans sa tête pour gagner du temps. Il s'étira comme un chat et se leva en attrapant la veste accrochée au dos de son fauteuil. En arrivant à la porte, il se retourna pour jeter un dernier coup d'oeil satisfait à son bureau bien rangé. Il se retournait pour sortir de la pièce quand il se retrouva nez à nez, ou plutôt nez à menton mais ne froissons pas le héros national, avec la dernière personne qu'il aurait souhaité voir après cette dure journée : Draco Malfoy.

« Potter il faut qu'on parle. »

Un ton sec, intransigeant, qui ne laissait pas de contestation possible. Harry se passa une main dans les cheveux, nerveusement, avant de prendre son parti et de répondre en souriant :

« Merci Malfoy, je vais très bien et toi ?

« Mieux que lorsque tu m'as abandonné sur un sofa dimanche matin. Ce qui m'amène à ma première phrase. Je peux entrer ? »

À la mention de la nuit du mariage, Harry rosit légèrement et il s'effaça pour laisser passer le blond. Il retourna s'asseoir dans son fauteuil et d'un geste de la main, il indiqua à Malfoy de faire de même.

« Je peux savoir ce qui t'as pris ? »

On y était. Draco semblait avoir oublié toute notion de subtilité serpentarde ou de réserve malfoyenne. Son inquiétude transparaissait dans sa voix et Harry était totalement désarmé devant la nouvelle face du blond, qu'il ne pouvait plus vraiment appeler son ennemi.

« Je...je ne sais pas Malfoy...

« Tu ne sais pas ? Tu ne sais pas ? Je me jette quasiment à tes pieds, et tout ce que tu trouves à faire le lendemain, c'est de me laisser en plan ! Tu pourrais avoir une meilleure excuse ! »

Harry déglutit. Tout l'être de Draco semblait crier la trahison et l'incompréhension et pour une des premières fois de sa vie, personne n'était là pour l'aider et il ne savait pas quoi dire. Il détourna le regard des yeux gris du blond, qui le troublaient bien plus qu'il n'aurait voulu l'avouer.

« Quand je pense que c'est toi qui a proposé ce jeu stupide... Soit disant parce qu'on ne se souviendrait plus de rien... J'aurais du me douter que, même après Poudlard, tu voudrais continuer à me pourrir la vie...

« C'est faux ! »

Aux mots de son vis-à-vis, Harry avait relever la tête brusquement.

« Je ne cherche pas à te pourrir la vie Malfoy ! Je veux juste comprendre...

« Comprendre ? Mais comprendre quoi Potty ? Je crois qu'il n'y a rien de plus simple pourtant ! »

Tout en parlant, Draco s'était levé et avait contourné le bureau pour se retrouver juste à côté du brun, qui n'appréciait que moyennement la supériorité que s'était octroyée le blond... Prenant appui sur le dossier, celui-ci se pencha vers le visage d'Harry, qui déglutit de nouveau, et plongea son regard dans le sien.

« Je t'aime. C'est tout. Je suis sûr que même toi est en mesure de le comprendre. Je ne te demande pas de te pendre à mon cou en me jurant une fidélité éternelle Po...Harry. Je...je voudrais juste qu'on essaye...toi et moi...qu'on soit autre chose que des ennemis. Je voudrais qu'il y ait d'autre soirée comme celle de dimanche, mais sans whisky. Je voudrais m'endormir en te serrant dans mes bras et me réveiller sans que tu ne brilles par ton absence. Je voudrais que tu me souries comme tu souries aux autres. Je voudrais passer ma main dans tes cheveux pour tenter de les recoiffer le matin. Je voudrais...tellement de choses Harry... Tellement de choses... »

Il avait achevé dans un souffle. Harry avait la gorge nouée. Il voyait les yeux du blond se teinter de tristesse et briller d'une petite lueur d'espoir, toute petite. Une étincelle qu'il ne voulait absolument pas voir s'éteindre. Et il ne pouvait nier qu'entendre Draco prononcer son prénom avait provoqué une drôle de réaction chez lui... Sans parler de son son visage, si proche du sien...

« Bien. Je crois que c'est tout. Je vais partir Potter, tu n'auras plus à souffrir ma présence. Je crois que ça vaut mieux... »

Hein ? Harry fut tirée de la plus douce des songeries par la voix déçue et défaite du blond. Celui-ci s'était redressé, avait épousseté les poussières invisibles qui auraient pu prendre place sur se robe, et se dirigeait vers la porte. Il en avait presque franchit le seuil quand le brun réussit à coordonner sa bouche et son cerveau. (1)

« C'est d'accord. »

Le blond se figea et se retourna légèrement.

« Pardon ?

« J'accepte de sortir avec toi Mal...Draco. »

Tout-à-fait retourné à présent, le Serpentard regarda le Gryffondor avec des yeux ronds. Ce dernier souriait de toutes ses dents d'un air innocent et s'approchait de lui. Draco se mit à trembler légèrement avant de serrer Harry dans ses bras de toutes ses forces. Il relâchait enfin la tension accumulée durant toute ces années à essayer d'oublier le brun et murmurait dans une sorte de litanie des je t'aime et des merci. Harry eut un petit sourire tendre en répondant à l'étreinte du blond et, d'un mouvement de poignet, referma doucement la porte sur eux.

Cachots, Poudlard, le même jour :

« Mais enfin ce n'est pas possible ! C'est la troisième fois que je passe devant cette putain de statue ! Le château a changé la disposition des couloirs en vingt ans ou quoi ? Je savais que j'aurais du demander la carte à Harry...

« Un problème Black ? Tu as enfin compris que tu ferais mieux de revenir finir tes études ? Ou alors tu as juste confondu Cachots de Poudlard avec Square Grimaud quand tu as pris la poudre de cheminette ?

« Severus ! Toi aussi tu m'as manqué ! Pas trop malade dans cette froide et humide atmosphère ?

« Je ne nous croyais pas intimes à ce point que tu t'enquiers de ma santé Black... Et surtout il ne me semble pas t'avoir autorisé à m'appeler par mon prénom...

« Je penses que tu vas devoir t'y habituer... Après tout, entre collègues, on peut bien se permettre ce genre de familiarité...

« Entre col... Non ? (nda : tiens, y'a du relâchement au niveau de la verve mon petit Sevy... )

« Et si ! À la rentrée prochaine, tu vas avoir l'insigne honneur de me côtoyer tous les jours... Car je sors à l'instant du bureau directorial ou m'a été accordé le poste de professeur de DCFM... »

Tandis que Sirius se faisait violence pour ne pas sourire comme un débile en chantant nananananère, Severus avait considérablement pâli.

« Lui. Professeur. C'est. Un. Cauchemar. Oui, ça doit être ça, je dois être en train de rêver. Ou alors je suis tombé sur un épouvantard par mégarde et voilà révélée ma plus grande peur... Oui, c'est sûrement ça... Parce que ça ne peut être que ça n'est-ce pas ?

« EuhSeverus ? Tu es sûr que tout va bien ?

« Salazar tout puissant... Ce n'est PAS un cauchemar. Je vais VRAIMENT devoir le supporter... Peut-être que Minerva accepteras que je prenne une retraite anticipée... Ou que je sois muté loin, très très loin...

« Je ne pense pas qu'elle laisserait partir un de ses meilleurs éléments tu sais...

« Parce qu'en plus, j'ai parlé à voix haute ? Misère...

« Tu n'es pas le seul à être bon legimens Severus...

« Tais-toi Black ! Laisse-moi profiter de mes derniers instants de tranquillité...

« Tiens, tu reparles...

« Mais comment Minerva a-t-elle pu me faire ça ! J'enseigne depuis vingt ans ici et elle me remercie en nommant au poste que je convoite depuis toujours un des pires fléau de toute mon existence !

« Roh... Tu exagères... Je suis sûr que l'on va bien s'entendre... A près tout, nos meilleurs amis sont mariés, et nos filleuls ne sauraient tarder à l'être... (nda : en fait j'ai confondu DCFM et divination... ^^')

« Dans tes rêves Black !

« Mmmh... Je vois d'autres choses dans mes rêves moi...

« Ôte immédiatement ce sourire lubrique de ton visage !

« C'est moi ou tu rougis ?

« Tu devrais t'acheter des lunettes ! Crétin et myope, tu cumules vraiment toutes les tares (nda : que les myopes ne se sentent pas visés, je le suis autant qu'une taupe, c'est juste Sevy qu'est myopophobe...)

« Je pourrais te parler d'une autre sorte de problème de vue, mais tu risquerais de ne pas apprécier... Ça s'appelle l'aveuglement...

« Je ne vois pas de quoi tu parles !

« T'as pas besoin de moi en fait. Tu t'enfonces très bien tout seul... Sur ce, navré de couper court à cette charmante conversation, mais je dois te laisser, il faut que je retrouve la sortie...

« Gauche, gauche, droite.

« … ?

« Tu tournes deux fois à gauche, puis une fois à droite. Tu as besoin d'un dessin ? »

Sirius ne répondit rien. Il fit un petit sourire avant de partir rapidement et de disparaître au bout du couloir, laissant un Severus perplexe et songeur derrière lui.

Appartements de Sirius Black, Poudlard, peu après :

Grâce aux indications de Severus, Sirius avait retrouvé le chemin de ses nouveaux appartements relativement facilement (ce qui ne l'empêcherait pas de demander tout de même la carte à Harry, il était sûr d'avoir entendu le château rigoler...). Il avait ensuite contacté Remus par la cheminée pour lui faire part de ses nouvelles fonctions et de l'avancement de son plan (si, si, il en a un). Celui-ci avait été très content pour lui et son récent mari lui avait même révélé une information des plus intéressantes, qu'il utiliserait le plus tôt possible...

Il avait ensuite appelé Harry qu'il avait trouvé, chose étonnante, encore à son bureau. Son filleul avait le souffle court et les joues rougies, et sa chemise mal boutonnée l'avait convaincu d'écourter la conversation...ce qui avait semblé ravir le jeune homme au plus haut point...

Sirius était à présent vautré dans le sofa moelleux qui faisait face à la cheminée, et son sourire machiavélique ne laissait rien présager de bon pour un certain Serpentard aux cheveux noirs... Il était bien décidé à l'attraper dans ses filets et à l'y garder pour toujours... Merci Lucius... Qui aurait cru que Severus Snape, agent double, austère maître des potions et terreur des cachots ne tenait pas l'alcool...

FIN

Oui, oui, c'est bien la fin, je ne vous fais pas marcher... Mais soyez rassurés, je ferais sans doute un épilogue. ^^ J'avais prévu de mettre Draco et Harry ensembles dans ce chapitre, mais je savais que ça ne pourrait pas être le cas pour Severus et Sirius. Contrairement à leurs filleuls, eux se détestent (du moins pour Severus) depuis près de trente ans... Autant d'années d'inimité ne peuvent se dépasser aussi rapidement... Et peut-être que j'aime bien faire un Severus têtu et borné aussi... ^^ Et je commençais légèrement à sortir de mon sujet de départ en plus...

Donc voilà... Nous nous reverrons sans doute d'ici une ou deux semaines pour l'épilogue qui sera, je pense, beaucoup plus court que mes autres chapitres... Je sais déjà ce qu'il y aura dedans et il n'y a pas de quoi faire cinq pages...

Je vous remercie de m'avoir lue et j'accepte toujours avec plaisir les commentaires et les reviews de toutes sortes... Merci encore !

(1) : Je ne voulais pas casser le romantique du moment mais vous ne trouvez pas que les Gryffondor ont légèrement tendance à être longs à la détente ? Tapez 1 si vous aussi vous trouvez que Harry a mis trois plombes à inviter Cho (beurk...) au Bal de Noël. Tapez 2 si vous avez attendu que Ron et Hermione sortent ensemble à partir du 4. Tapez 3 si vous trouvez que James a mis beaucoup de temps à comprendre comment séduire Lily. Tapez 4 si vous avez envie de taper l'auteur parce qu'à tous les coups, quand vous avez lu le (1) vous êtes descendus voir la note en pensant que ça valait coup et que j'ai quand même réussi à casser le moment romantique... ^^