Chapitre 4 La troisième tâche et deux morts
Laurence entra dans le bureau du professeur Dumbledore après avoir frappé.
- Entre, Laurence. Viens t'asseoir, je te pris, dit Dumbledore, assis à son bureau.
Elle s'asseye en face de lui.
- Alors, comment se passe ton intégration ? demanda Dumbledore, commençant par un sujet que Laurence vit qui n'était que secondaire comparé à ce qu'il voulait vraiment lui dire.
- Ça va mieux que ce que j'espérais. Je me suis fait des amis et je suis beaucoup plus habile avec les sorts britanniques. Avec de la persévérance, je réussirai à faire des sorts britanniques complexes sans difficulté, dit-elle franchement.
- Bien ! la félicita Dumbledore. Je suis content pour toi. J'ai cru voir que tes nouveaux amis ne sont nul autre qu'Harry et ses deux acolytes. Cela va grandement te faciliter les choses avec ce que je vais te demander…
- C'est-à-dire, professeur ? demanda Laurence qui attendait qu'il aborde le véritable sujet.
- Tu sais qu'Harry est devenu l'un des champions sans être consentent… commença le vieil homme. Dès que j'ai vu son nom sortir de la Coupe de Feu, j'ai tout de suite vu que quelque chose n'allait pas… Tu t'en es sûrement rendu compte avec tes sens aiguisés ?
- En effet, professeur, dit-elle surprise qu'il sache qu'elle avait des inquiétudes face à ça.
- Je crains que quelqu'un tente d'entraîner Harry dans de fâcheuses circonstances…continua le professeur. Peut-être que Voldemort a quelque chose à voir avec ça… Enfin, ce ne sont que des hypothèses et je te demande, et je pense que tu le fais un peu déjà, de veiller sur Harry. Car je suis sûr que le Mal va frapper bientôt, si ce ne fut pas pendant les deux premières tâches peut-être que ce sera pendant la troisième.
- Donc vous voulez que je le surveille, dit Laurence.
- Oui, mais pas en le suivant partout comme un chien de garde, mais seulement comme une amie veillant sur un autre… Tu lui apportes déjà ton aide et ton support, donc c'est déjà bien enclenché… Je sais que tu peux sentir certaines choses… Je me suis renseigné un peu sur ta magie et je peux te dire qu'Harry est extrêmement chanceux de t'avoir comme amie. Je n'oserais même pas songer s'il était ton ennemi…
Laurence sourit à son compliment.
- Est-ce qu'il y aurait des soupçons qui te tracasseraient déjà par hasard ? demanda Albus en la regardant par-dessus ses lunettes.
- Euh… Oui… avoua Laurence, portée à nue. Il y aurait quelques personnes qui m'inquièteraient…
- Qui par exemple ?
- Le professeur Maugrey Fol Œil, professeur… dit-elle en attendant de voir sa réaction.
Il demeurait impartial, impossible de voir ce qu'il en pensait.
- Je sens une drôle d'énergie émanant de lui…Je sais qu'il est un des plus grands chasseurs de mages noirs, mais… Cette énergie me tracasse énormément. Elle s'amplifie à chaque cours que je passe en sa présence…dit-elle, soudainement inquiète et nerveuse. Vous pouvez ne pas me croire, professeur, mais je vous demande seulement d'être vigilant…
- Je vais réfléchir à tout ça… Je garde ton hypothèse en tête… dit finalement Dumbledore, rassurant.
Il se leva et Laurence l'imita. Il mit sa main sur son épaule et la conduit vers la porte.
- Garde tes sens bien à l'affût comme tu l'as fait sans t'en rendre compte… dit-il en la regardant. Veille bien sur ton ami surtout lors de la dernière tâche et n'hésite pas à agir même si tu enfreindrais les règles…
- Vous me permettez de violer les règles de l'école ? s'étonna Laurence, amusée.
- Je ne dis pas qu'il faut que tu le fasses… Je dis que tous en ce monde doivent suivre son instinct pour ceux qu'on aime… dit-il. Peut importe le prix…
- Vous voulez que je me sacrifie pour lui ? s'exclama Miss Dubois qui n'y comprenait rien à toutes ses grandes paroles.
Dumbledore sourit.
- Ne cesse d'être alerte à ce que tu entends et vois tout simplement… dit-il. Et n'interprète pas trop ardûment les paroles d'un vieillard qui a un petit creux.
Ils sourient et sortirent dîner avec les autres. Les trois autres la questionnèrent sur ce que lui voulait Dumbledore, mais elle resta de marbre.
Le lendemain, ver midi, ils allèrent à Pré-au-Lard et vers une heure et demie, ils se rendirent dans un coin du village où Sirius voulait les voir. Près de la clôture indiquée, ils virent un gros chien noir et ils allèrent le saluer. Ils suivirent le chien au-delà de la clôture et allèrent dans la montagne. Ils entrèrent dans une petite caverne et s'inclinèrent devant Buck. Sirius redevint humain. Il sauta sur les provisions que son neveu lui avait demandées d'apporter. Après qu'il ait mangé, il vint se présenter à Laurence tout en s'excusant de ses manières. Laurence le comprenait et ne s'en formalisa pas du tout. Ils parlèrent de la mystérieuse maladie de Mr Croupton et de son fils, décédé. Vers trois heures et demi, ils quittèrent Sirius qui leur demanda de l'appeler «Sniffle» dans leurs conversations pour sa sécurité.
Le dimanche, ils allèrent à la volière pour demander à Percy par hibou s'il avait vu Mr Croupton récemment. Ensuite, ils allèrent remercier Dobby pour la Branchiflore en lui donnant des chaussettes, les plus affreuses qui soient. Ils prirent des provisions pour Sirius et partirent lui envoyer par hibou. Le lendemain, Hermione reçu plusieurs lettres la traitant de tous les noms suite à l'article sur elle de Rita. Dans l'une d'elle, elle reçu sur ses mains du pus de Bubobulb. Elle dut aller à l'infirmerie pendant le cours de Botanique. Au cours suivant, avec Hagrid, ils prirent chacun un Niffleur pour tenter de trouver des trésors dans le sol. Ce fut l'un des cours les plus amusants depuis longtemps. Hermione vint les rejoindre avec des bandages aux mains.
Pendant une semaine, Hermione continua de recevoir des lettres de menace et elle les jeta toutes au feu suivant le conseil d'Hagrid. Ils apprirent par Maugrey, qui avait la carte du Maraudeur, qu'il n'avait pas vu Rita lors de la deuxième tâche. Donc, elle n'avait pas utilisé de cape d'invisibilité, alors comment s'était-elle prise pour les espionner ? Hermione réfléchit et travailla sur la question en tentant de trouver un moyen de se venger d'elle.
Après les vacances du printemps, ils reçurent une réponse de Percy qui ne s'en tenait qu'à ce que disait le journal. À la fin du moi de mai, Harry fut convoqué ainsi que les autres champions au terrain de Quidditch. Ils apprirent qu'ils devaient franchir un labyrinthe pour atteindre le trophée tout en traversant divers obstacles magiques. En rentrant au château, Krum prit Harry à part pour s'assurer qu'entre Harry et Hermione il n'y avait rien, contrairement à ce que disaient les rumeurs à cause de Rita. Étant proche de la forêt, ils virent Mr Croupton en sortir en mauvais état. Il parlait tout seul et de n'importe quoi. Un vrai fou. Harry alla chercher Dumbledore et ils retournèrent près de la forêt où ils virent Krum, stupéfixé. Revenant à lui, Krum leur dit que Mr Croupton l'avait attaqué par derrière. Maugrey, Karkaroff et Hagrid arrivèrent et ce dernier raccompagna Harry à la tour de Gryffondor. Au moment où il allait donner le mot de passe, Laurence sortit en trompe, anxieuse et lui fonça dessus.
- Harry, qu'est-ce qui ce passe ? demanda-t-elle en le fixant, il semblait surpris de son attitude. J'ai senti que…quelque chose n'allait pas ! Par chance, tu n'as rien…
- Calme-toi ! Viens, je vais vous raconter ce que j'ai vu, dit-il en l'entraînant dans la salle commune auprès de Ron et d'Hermione.
Harry leur raconta l'histoire et Laurence se calma assez rapidement.
- Il y a deux possibilités, dit Hermione. Soit que c'est Mr Croupton qui a attaqué Viktor ou soit qu'il y a quelqu'un d'autre qui les ait attaqué et qui a emmené Mr Croupton…
- C'est sûrement Croupton, affirma Ron. Il n'était plus là quand Harry et Dumbledore sont arrivés, donc il a dût fuir…
- Je ne crois pas. Il avait l'air assez faible, dit Harry.
- Donc c'est Krum qui l'a attaqué, ensuite il s'est stupéfixé lui-même pour paraître comme la victime ! dit Ron.
- Ne soit pas idiot, Ron, dit Laurence avant qu'Hermione n'ait le temps de répliquer pour enclencher une nouvelle chicane. C'est forcément quelqu'un d'autre, mais qui ?
Les trois autres haussèrent les épaules.
Le lendemain matin, ils allèrent envoyer une lettre à Sirius expliquant le curieux incident. Ils furent interrompus dans leurs réflexions par Fred et George qui envoyèrent mystérieusement un hibou et partirent. Leur cours d'histoire de la magie fut très pénible, car ils n'avaient presque pas dormi la nuit dernière. Quand la cloche sonna, ils se rendirent précipitamment chez Maugrey. Il n'avait pas retrouvé Mr Croupton et il les dissuada de jouer les détectives, car des gens du ministère s'en chargeaient.
Le lendemain, Sirius leur dit par l'intermédiaire d'une lettre qu'Harry ne devait plus se promener seul et qu'il devait être vigilant en demeurant près de ses amis. Pendant leur temps libre, ils firent pratiquer Harry à exercer certains sortilèges dont celui de Stupéfixion. Laurence ne pouvait pas être son cobaye, car sa magie l'aurait protégée, donc Ron et Hermione se sacrifièrent. Laurence s'occupait de la précaution.
Au cours de Divination, Harry s'endormit et fit un rêve avec Voldemort et Queudver. Il se réveilla étendu au sol, sa cicatrice étant douloureuse. Il n'alla pas à l'infirmerie comme il avait dit à Trelawney, mais au bureau de Dumbledore. Il l'attendit dans son bureau pendant qu'il allait, avec Mr Fudge et Maugrey, inspecter les lieux où Mr Croupton avait été découvert. Il tomba sur et dans la Pensine de Dumbledore sans le vouloir. Il vit Karkaroff, Mr Verpey et le fils de Mr Croupton témoignés au tribunal du ministère. Le vrai Dumbledore ramena Harry à la réalité et lui expliqua ce qu'était une Pensine. Harry lui parla de son rêve et apprit que Dumbledore correspondait avec Sirius. Il sut également que les parents de Neville étaient devenus fous et qu'ils se trouvaient à Ste-Mangouste à cause des partisans de Voldemort. Il promit de garder le secret. Harry le quitta et il alla presque tout raconter à ses amis et à son parain. Ils parlèrent de tout ça pendant une bonne partie de la nuit. Hermione, Ron et Laurence passèrent plus de temps à entraîner Harry qu'à réviser leurs examens. Harry s'en inquiéta, surtout pour Laurence qui était nouvelle, même si à ses yeux, elle ne l'était plus depuis longtemps. Ils le rassurèrent.
Le mois de juin arriva rapidement et le château baignait dans une atmosphère d'excitation, causé par la dernière tâche qui arrivait à grand pas. Le quatuor continua toujours leur entraînement qui allait bien. Cela permit également à Laurence d'en apprendre énormément sur la magie britannique à force d'éplucher des livres depuis le début de l'année pour aider Harry.
Le matin du grand jour, Harry était de plus en plus nerveux, mais il se sentait plus confiant et prêt. Au petit déjeuner, Hermione faillit s'étouffer en lisant La Gazette du Sorcier. Harry lui arracha le journal des mains et lit la manchette. Rita disait qu'Harry était dangereux, instable et qu'il était malsain en fréquentant des géants et des loups-garous. Elle disait qu'il serait prêt à utiliser la magie noire pour remporter le tournoi. Hermione eut un flash sur le moyen que Rita utilisait pour espionner tout le monde et fila à la bibliothèque pour en être certaine. Le professeur McGonagall vint chercher Harry pour que les champions puissent voir leur famille qui va assister à la tâche. Mrs Weasley et Bill étaient là pour lui. Harry passa la matinée avec eux et ce fut agréable. Tous se rejoignirent pour le déjeuner.
- Alors, l'examen d'histoire, comment ça c'est passé ? demanda Harry à ses amis.
- Euh… Je ne me souvenais pas de tous les noms des gobelins lors de leur révolte, alors j'en ai inventé quelques uns, répondit Ron, en souriant.
- Et toi, Laurence ? demanda Mrs Weasley, intéressé par leur nouvelle amie, dont Ron et les jumeaux lui avait parlé un peu dans leurs lettres.
- Euh… Ce ne fut pas si dur, mais il y a quelques détails importants qui m'ont échappé, dit-elle.
Harry et les deux représentants de sa famille passèrent l'après-midi à se promener dans le parc.
Il y eut un grand banquet le soir, mais Harry était trop nerveux pour manger. Dumbledore, après le repas, demanda aux champions de suivre Mr Verpey. En se levant, Harry reçu des applaudissements et des «bonne chance !» de ses camarades et amis. Laurence lui prit le bras et le força à la regarder.
- Bonne chance et t'en fais pas, tout ira bien, mentit Laurence qui était aussi nerveuse et inquiète qu'Harry.
Harry lui sourit, ne voyant pas sa détresse. Les tribunes se remplirent pendant que les champions se préparaient mentalement. Quelques enseignants se placèrent autour du terrain prêt à venir en aide aux champions si nécessaire. Les Weasley, Hermione et Laurence étaient au premier rang d'une des tribunes centrales. C'était la meilleure position pour tout voir. Depuis la fin de l'après-midi, Laurence demeurait silencieuse et nerveuse. Elle sentait que quelque chose allait arriver et elle était prête à intervenir, malgré ses craintes.
Un premier coup de sifflet retentit. Harry et Cedric s'enfoncèrent dans le labyrinthe, suivit peu de temps après par Krum et par Fleur. Harry rencontra un Épouvantard, un nuage qui rendait le monde à l'envers quand on y marchait, un Scroutt à pétard, un Krum fou et un sphinx. Dès que Laurence le vit passé devant le sphinx, son impression s'amplifia et s'éclaira dans son esprit. Elle devait aller le rejoindre dans le labyrinthe de toute urgence. Elle se leva et observa la hauteur de la tour dans laquelle elle se trouvait. Elle faisait plus de quinze mètres de haut, peut-être qu'elle y arriverait. Elle sentait l'énergie malsaine, elle provenait du trophée qui se trouvait devant elle.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Hermione, inquiète en la voyant passer ses jambes par-dessus le rebord. Tu es folle !
Bill et Ron vinrent la tenir par les bras pour l'empêcher de tomber ou de sauter.
- Descend vite de là, tu vas te tuer ! dit Ron en la tirant.
- Non, je sais ce que je fais. Harry a besoin de moi. Il est en danger. Il SERA en danger ! dit-elle en se défaisant de ses emprises.
- Que faites-vous ? Pousse-toi ! Poussez cette folle de là ! dirent des spectateurs en colère dans la tribune.
- Aller descend, tu vois bien qu'Harry va bien ! dit Bill en l'empoignant.
- Laisse-la, Weasley, elle sait très bien ce qu'elle fait ! s'écria David, en se levant. C'est une Filandia…
Tous se figèrent et fixèrent Laurence qui fixait son frère d'un regard noir. Bill la lâcha, stupéfait, et elle murmura «Adieu» à ses deux amis, avant de sauter. Elle murmura «Amortis» tout en mettant ses paumes vers le sol. Un léger vent se leva pour amortir sa chute. Plusieurs exclamations horrifiés sortirent des gradins l'ayant vu sauté. Laurence atterrit sur le sol à quatre pattes sans trop de difficulté et se releva. Elle devait aller tout droit, mais comment traverser toutes ces haies ? Elle perdrait un temps fou à faire le labyrinthe. Elle eut une idée, prit sa baguette et cria : «Inflamaré Maxima». Un immense jet de flammes traversa toutes les haies pour former un trou assez gros pour pouvoir s'y faufiler. Les flammes s'éteignirent d'elles-mêmes et elle traversa les haies. Elle se retrouva auprès du Trophée. Son impression se confirma encore plus et elle attendit Harry. Elle le vit au loin en train de parler avec Cedric près d'une araignée stupéfixée. Elle ne les entendait pas. Cedric prit Harry, boitant, par un bras pour le porter jusqu'au trophée. Ils virent Laurence et furent énormément surpris.
- Qu'est-ce…Qu'est-ce que tu fais là, Laurence ? demanda Harry.
- Ça n'a pas d'importance ! Je voix que vous voulez le prendre en même temps, dit-elle étonnée. C'est très sage. En tout cas, je le prends en même temps que vous.
- Pourquoi y tiens-tu tant ? demanda Cedric.
- Vous verrez bien par vous-même. Donc à trois. Un… Deux… Trois…
Ils prirent les anses du trophée ensemble et ils furent transportés dans un sombre cimetière. Ils atterrirent durement au sol et tous se relevèrent sauf Harry à cause sa cheville blessée.
- Où sommes-nous ? demanda Cedric en observant les alentours.
- Aucune idée, mais ça ne me dit rien qui vailles, dit Laurence en s'approchant d'Harry et elle inspecta sa cheville. Ce n'est qu'une foulure, je vais pouvoir t'arranger ça. Tu me le permets ?
- Euh… Oui, oui. Vas-y ! dit-il, surpris de sa question.
Elle mit ses mains autour de sa cheville et murmura quelque chose d'incompréhensible. Harry vit une petite lueur blanche sortir de ses mains et il sentit un petit engourdissement, puis la douleur et le sang se dissipèrent.
- Voilà, tu devrais pouvoir marcher maintenant, dit Laurence en lui tendant la main pour l'aider à se relever.
- Merci… dit-il en l'empoignant et il testa sa jambe si elle allait tenir sous son poids.
Elle tint et tous sortirent leurs baguettes, même Laurence.
- Tu ne sens pas une présence ? murmura Harry en scrutant les ténèbres.
- Hum hum… marmonna tout simplement Laurence aux aguets.
Une silhouette s'approcha d'eux et elle semblait tenir un bébé dans ses bras. Soudainement, Harry sentit une énorme douleur à sa cicatrice qui le fit tomber à genou.
- Harry !? dit Laurence.
- Harry, qu'y a-t-il ? demanda Cedric.
- Retournez au trophée ! VITE !! cria Harry dans sa douleur.
Laurence comprit immédiatement son message et alla prendre Cedric par le bras pour l'emmener, mais il ne céda pas, malgré son insistance.
- Vite, Cedric ! dit Laurence.
- On ne peut pas laisser Harry ! dit-il.
- Tue les autres, dit soudainement une voix glaciale.
- AVADA KEDAVRA ! cria l'autre voix.
Laurence se retourna face à l'ennemi et protégeant en partie le corps de Cedric avec le sien, mais ce fut trop tard. La lueur verte de la mort les atteignit tous les deux et ils tombèrent l'un à côté de l'autre, morts. La douleur d'Harry se dissipa et vit les deux paires de yeux grands ouverts des deux cadavres. Juste avant qu'il puisse réagir d'une quelconque façon, l'homme à la cape prit Harry et le colla contre la pierre tombale où l'on pouvait lire «Tom Jedusor». Des liens apparurent et l'attachèrent solidement à la pierre. Il réussit à voir le visage de Queudver sous sa cape. Il l'enleva et la fourra dans la bouche d'Harry. Queudver partit et Harry put voir les corps de Cedric et de Laurence à cinq mètres de lui. Il tenta de l'appeler par la pensée, mais Laurence ne répondit pas. Elle était vraiment…
La douleur à sa cicatrice reprit dès qu'il regarda la chose informe et petite à ses côtés. Ce «bébé» que tenait Queudver tout à l'heure. Ce dernier revint avec un immense chaudron et fit bouillir de l'eau. Il prit cette chose qui semblait vivre près de la tombe et la mit dans l'eau, tout comme un os provenant de la tombe et sa main droite qu'il venait de se trancher lui-même. Ensuite, il poignarda le bras d'Harry pour récolter quelques gouttes de son sang qu'il mit dans le chaudron. Lord Voldemort renaquît devant les yeux d'Harry, impuissant. Lorsque le Seigneur des Ténèbres se fut assez admiré, il appela les autres Mangemorts par l'intermédiaire du tatouage du bras gauche de Queudver, causant une vive douleur au front d'Harry. Au bout d'un moment, Voldemort parla à Harry de son père et de son enfance.
Plusieurs Mangemorts arrivèrent, ils étaient plus d'une vingtaine et ils baisèrent les pieds de leur maître. Ce dernier leur parla et les accusa de l'avoir abandonné pendant toutes ces années. Il vint auprès d'Harry et le toucha, la protection de sa mère faillit.
Pendant que Voldemort parlait de ce qu'il lui était arrivé ces treize dernières années, Harry, attentif, crut entendre un très léger gémissement provenant des Mangemorts qui se trouvaient près des corps de Cedric et Laurence. Les autres n'entendirent rien, trop attentifs. Harry trouvait cela étrange de leur part.
Après son discours, Voldemort lança un «Endoloris !» à Harry qui se recroquevilla de douleur. Ensuite, Queudver détacha Harry et lui remit sa baguette. Il vit du coin de l'œil qu'il ne voyait pas la chevelure brune et flamboyante de Laurence. Son corps n'était plus à côté de celui de Cedric. Où était-elle ? Était-elle en vie ? Un faible espoir naquît dans le cœur d'Harry. Juste avant que le duel commence, il lui dit sans trop d'espoir qu'elle devait partir avec Cedric avec le trophée. Il ne reçu aucune réponse, seulement une légère brise qui effleura son visage.
Soudainement, il entendit quelqu'un courir et gémir. Tous l'entendirent se diriger vers Cedric, mais sans voir personne.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? dit Voldemort. Ta petite amie n'est pas morte, Potter !?
Laurence redevint visible et ralentit sa course. Elle semblait faible.
- Avada Kedavra ! cria Voldemort.
Laurence eut juste le temps de l'éviter et de se cacher derrière une pierre tombale. La respiration haletante et saccadée, elle sortit de sa cachette, sauta pour toucher Cedric et murmura « Accio Trophée !».
- Avada Kedavra ! cria de nouveau Voldemort, mais le sort toucha le sol une seconde après que Laurence et Cedric aient disparu. Petite vermine ! Alors dépêchons-nous d'en finir avec toi, Potter, avant que l'on vienne secourir ton cadavre !
Le duel commença.
Laurence atterrit violemment au sol à l'extérieur du labyrinthe où des exclamations venant des tribunes éclatèrent. Elle pleurait tout simplement, trop faible pour faire un quelconque mouvement. Elle pleurait sur Cedric, honteuse de ne pas avoir réussi à le sauver.
- Laurence ! Laurence, est-ce que ça va ? dit Dumbledore en la retournant sur le dos. Où est Harry ?
- Le Seigneur des Ténèbres est de retour… Lord Voldemort a retrouvé toute sa puissance, dit-elle dans tous ses états. Cedric… Je n'ai pas pu le sauvé, pardon… Harry est encore là-bas… face à lui…
- Ha mon dieu, Diggory est mort ! dit Cornelius Fudge un peu plus loin.
Laurence se releva, avec l'aide de Dumbledore, étant un peu plus calme, et elle chercha le Trophée des yeux. Il était à sa gauche à quatre mètres d'elle et vit Maugrey qui la regardait d'un œil noir.
- Il faut que je retourne l'aider ! Il faut que je le ramène sain et sauf comme vous me l'avez demander, professeur, dit-elle en s'approchant du Trophée, mais elle fut saisi par Dumbledore et Rogue.
- Non, surtout pas, Laurence, dit sèchement Dumbledore. C'est trop tard, tu ne peux rien faire…
- Non ! Il n'est jamais trop tard pour ses amis ! dit-elle en se débattant sans succès.
- Je vais y aller, Albus, dit Rogue à Dumbledore.
- Non, dit-il catégoriquement. C'est déjà un miracle qu'elle est réussie à revenir…
Laurence recula, se défaisant de leur emprise, paressant plus raisonnable. Elle réfléchissait, tout en retrouvant ses forces.
- Je vais l'emmener à l'infirmerie, monsieur, dit Maugrey en s'approchant de Laurence qui le regardait, effrayée.
- Non, surtout pas vous ! dit-elle en reculant.
- Ne dites pas de bêtises, Dubois. Vous avez besoin de soins ! dit Maugrey en s'approchant.
Il la prit par le bras et l'entraîna avec lui, malgré ses efforts. Elle lança un regard explicite à Dumbledore et elle disparut en un coup de vent, laissant Maugrey perplexe. Elle réapparut à côté du Trophée et le saisit.
Elle retomba au sol, derrière le cercle que formait les Mangemorts autour du globe d'or qui entourait Harry et Voldemort. Laurence demeura cachée, se demandant comment elle pouvait intervenir.
« Ne brise pas le lien, Harry ! » entendit Harry dans son esprit.
C'était la voix de Laurence. Elle était revenue !
« Je sais ! » dit-il en ayant de plus en plus de la difficulté à tenir.
Soudainement, le fantôme de Cedric, d'un vieil homme, d'une femme et des parents d'Harry sortirent de la baguette de Voldemort. Ils lui dirent tous de tenir bon et James lui dit de se tenir prêt à rejoindre Laurence pour retourner à Poudlard.
« Laurence, tiens-toi prête. J'arrive !» dit Harry par la pensée.
« D'accord, je te couvrirai pendant que tu viendras me rejoindre derrière la première pierre tombale qui se trouve à environ quatre mètres juste derrière toi ! »
« Très bien ! »
- Merci, Laurence, d'avoir ramené mon corps à mes parents… murmura le fantôme de Cedric, à Laurence qui lui sourit tristement.
- Maintenant ! cria Harry en lâchant prise et il courut de toutes ses forces.
Laurence sortit de l'ombre et lança des sorts de Stupéfixion et des sorts de sa magie pour neutraliser les Mangemorts qui allaient les attaquer. Lorsque Harry passa devant Laurence, elle se mit à courir à reculons, jetant toujours des sorts. Voldemort cria qu'on les lui reste, furieux. Au moment où Harry allait prendre en même temps le Trophée et la main de Laurence tout près de lui, Voldemort cria :
- Tu ne t'en sortiras pas comme ça, petite Filandia ! Tu ne surviras pas une deuxième fois à l'Avada Kedavra !!
Laurence fut frappée de plein fouet par le sort et fut projetée à plus de cinq mètres pour fracasser une pierre tombale.
- NON !! cria Harry ayant tout vu et il apparut où les gradins.
Face contre terre, il avait encore dans son esprit la dernière et horrible image de Laurence, inerte parmi les débris de pierre. Elle était morte, c'était définitif. Elle n'aurait certainement pas survécu à un deuxième sort aussi puissant et d'un mage aussi fort. Il ne voulait pas y croire, mais c'était l'affreuse réalité. Ses larmes de douleur lui brûlaient les joues.
Dumbledore vint le relever et Harry put constater qu'il n'y avait plus personne dans les gradins. Maugrey insista pour l'emmener à l'infirmerie, mais il l'emmena dans son bureau, tout en l'aidant à marcher. Il lui demanda ce qui c'était passé et Harry lui répondit par brides de phrases. Maugrey, le menaçant de sa baguette, lui dit que c'était lui qui avait mis son nom dans la coupe et tout ce qu'il avait fait pour qu'il se rendre jusqu'à la fin du tournoi. «Laurence avait donc raison !» pensa Harry, terrifié.
Dans un fracas assourdissant, les professeurs Dumbledore, Rogue et McGonagall entrèrent et stupéfixèrent Maugrey qui s'écrasa contre le mur. Dumbledore ouvrit la malle où se trouvait le véritable Maugrey, très faible et qui fut transporté à l'infirmerie. L'imposteur reprit sa véritable forme, celle de Barty Croupton junior. Rogue le réveilla et lui fit boire la potion de vérité. Barty expliqua comment il en était arrivé là, en vie, toujours au service de son maître. McGonagall veilla sur lui. Dumbledore aida Harry à se rendre dans son bureau où Sirius les attendait. Dumbledore expliqua à Sirius en gros ce qui c'était passé. Harry leur raconta tout à contre cœur et avec douleur. Ils furent tous bouleversés en entendant la fin de la vie de Laurence. Ils allèrent à l'infirmerie où Mrs Weasley, Bill, Ron et Hermione lui sautèrent dessus avec leurs questions, mais Dumbledore les calma. Avant de s'endormir avec la potion de sommeil de Madame Pomfresh, Harry leur dit pour Laurence. Mrs Weasley et surtout Hermione fondirent en larmes. Cette dernière, sous le choc, tenta de trouver refuge dans les bras d'un Ron, figé par l'horreur.
Le lendemain matin, lorsque Harry se réveilla, le professeur McGonagall et Mr Fudge se disputaient. Harry écouta la discussion salée qui impliquait également Rogue et Dumbledore. Fudge, l'imbécile, avait livré Barty au baiser du Détraqueur. Karkaroff avait fuit. Fudge ne voulait pas croire au retour de Voldemort et il partit en donnant à Harry son prix de mille Gallions. Dumbledore donna plusieurs instructions et plusieurs partirent de l'infirmerie. Dumbledore partit également pour voir les familles Diggory et Dubois.
Pendant les deux jours qui suivirent, Harry rencontra les deux familles des défunts. Les membres dirent qu'ils ne lui en voulaient pas et le remercièrent d'avoir essayé. Ce fut plus dur lorsqu'il vit Olivier Dubois, démoli. Le lendemain, il retourna à la tour de Gryffondor et sut que Dumbledore avait dit aux élèves de laisser Harry tranquille. Harry, Ron et Hermione allèrent voir Hagrid qui avait une mission secrète à accomplir durant l'été avec Madame Maxime.
Le soir même, c'était le banquet de fin d'année et les drapeaux de la Grande Salle étaient noirs, voulant rendre hommage à Laurence et à Cedric. Tous les élèves prirent place, mais l'ambiance n'était pas à la fête. Dumbledore se leva et porta un toast en l'honneur des défunts et tous le suivirent, en prononçant leurs noms. Dumbledore parla de Cedric et de ses nombreuses qualités dans un long et beau discours. Quand ce fut le tour de parler de Laurence, il fit une pause qui en disait long.
- Laurence Dubois était, comme plusieurs le savent, nouvelle dans notre école. Elle aussi travaillait sans relâche pour arriver à ses fins. Elle était très généreuse envers ses amis – il regarda Harry, Ron et Hermione. Cette dernière se mit à pleurer en silence – et tous les membres de sa famille adoptive - il regarda David qui luttait contre ses larmes. – Son courage et sa détermination ont permis de grandes choses… Après un court séjour parmi nous, cette finlandaise d'origine ne paraissait pas du tout comme une étrangère à nos yeux, mais pour une jeune fille de notre pays, de notre famille. Pour être totalement franc, elle n'était pas qu'une simple sorcière de 14 ans, mais elle était une sorcière Filandia – des murmurent s'élevèrent. – C'est-à-dire la détentrice d'une très vieille magie finlandaise mythique qui ne semble plus l'être aujourd'hui, mais qui s'est éteinte avec Laurence. Je pense que vous avez le droit de savoir comment ils sont morts…- Harry leva la tête – Cedric Diggory et Laurence Dubois furent assassinés par Lord Voldemort – Des murmurent de terreurs s'exclamèrent -. Le ministère ne veut pas que je vous le dise, mais se serait une insulte à leur mémoire de garder un tel incident tragique dans l'oubli et le mensonge.
Ensuite, il parla de la bravoure d'Harry et tous lui rendirent hommage. Dumbledore parla également que tous devaient se serrer les coudes, s'unir pour faire face à Voldemort et ainsi se souvenir de Cedric et de Laurence.
Soudainement, les portes s'ouvrirent avec fracas, ce qui interrompit Dumbledore et quelqu'un entra en criant :
- Je ne suis pas MORTE !!
C'était Laurence qui était trempée des pieds à la tête et elle était blessée à plusieurs endroits en constatant l'état lamentable de sa robe. Elle était très faible, chancelante et s'écroula au sol, inconsciente, face contre terre. Harry et David se levèrent du bond, comme un réflexe, tout en n'en croyant pas leurs yeux. Ils coururent à sa rescousse comme Dumbledore et plusieurs professeurs.
- Laurence ! Laurence !? appela Harry au dessus d'elle.
- Laurence, je t'en pris réveilles-toi ! dit David en la retournant sur le dos.
Dumbledore s'approcha et inspecta son visage.
- Elle est seulement inconsciente, mais très faible. Amenez-la à l'infirmerie, David.
Il la prit délicatement dans ses bras et fut suivit de près par Harry, Hermione, Ron et Dumbledore qui confia à Minerva de calmer les élèves dans la salle.
- Nom de nom ! Par quel miracle elle… ? s'exclama Madame Pomfresh en l'apercevant. Posez-la sur le dernier lit du fond.
David alla la déposer et Madame Pomfresh mit un paravent autour du lit pour pouvoir la soigner et la changer de vêtements. Les autres attendirent avec impatience près de la porte d'entrée.
- Comment est-ce possible, professeur, qu'elle ait réussi à revenir et à survivre à l'attaque de Vous-Savez-Qui ? demanda Hermione, inquiète, à un Dumbledore penseur.
- Je l'ignore, Miss Granger. Il faudra lui demander lorsqu'elle se réveillera. Par contre, ce que je peux en déduire, c'est qu'elle est robuste, tenace et qu'elle est très puissante.
- Vous voulez parler de sa magie et le fait qu'elle soit une Filandia… dit Harry.
- Oui, cette magie est très puissante lorsque son détenteur la maîtrise bien et je crois que Laurence en ait capable… dit Dumbledore.
- Elle la maîtrise presque parfaitement, précisa David qui était demeuré silencieux. Je l'ai vu à l'oeuvre une fois. C'était…… ahurissant. J'ignore comment elle fait pour doser ses pouvoirs de la sorte…
- Qu'elle est l'origine de sa magie ? Je ne pensais pas qui en existait plusieurs types … dit Ron.
- Et bien la magie est divisée pour servir le bien ou le mal et celle-ci ce trouve quelque part du côté du bien, car Laurence est de notre côté… dit Dumbledore.
- Sa magie date du Moyen-Âge, continua David. D'une époque où il fallait compter que sur soi-même pour survivre… Voici la légende des Filandia, selon quelques rares livres d'histoire de notre monde… Des sorciers et des sorcières de ce temps en Finlande développèrent une magie de survie et de défense, bien différente de la magie traditionnelle. Elle devint très puissante au fils de ses décennies de développement, donc seulement ceux qui en avaient la force et le respect de soi-même pouvait la posséder. Par contre, plusieurs furent condamnés à morts, car les dirigeants de l'époque croyaient qu'ils étaient des mages noirs très menaçants. Selon la légende, un seul sorcier créateur put échapper aux mains des autorités et vit que cette magie devait être absolument utilisée à bon escient, sinon c'était la destruction totale qui attendait ce monde. Donc, il modifia sa magie pour une dernière fois pour qu'elle devienne un don pour celui qui aura l'honneur de la posséder. Demeurant une magie de la nature et du bien, celui ou celle qui l'aura, l'habitera dans toutes les cellules de son corps, jusqu'à son âme. Même qu'elle est en partie indépendante du corps, ayant sa propre intelligence qui permet d'aider son possesseur au maximum. Elle serait cachée quelque part dans son subconscient…
- Cette magie est plus un don qui tisse un lien très serré entre le corps, l'âme, la personnalité et la force magique et unique du possesseur, poursuivit Dumbledore. Quand Laurence est entrée dans mon bureau pour la première fois, j'ai tout de suite cru que c'était une personne d'âge mûre et sage, selon l'aura qu'elle dégageait, mais ce n'était qu'une adolescente. Avec les explications de son enseignant finlandais, j'ai vu en elle un très grand potentiel magique qui se compare aux plus grands sorciers de notre temps…
- C'est-à-dire comme vous, professeur, dit Hermione.
Il sourit, sans répondre et poursuivit.
- J'ai vu au cours des mois que sa magie est discrète tout comme sa personnalité, mais elle peut exploser lorsque nécessaire, comme dans le labyrinthe l'autre soir. Donc, sa magie fait partie de sa personnalité et plus encore. Je crois qu'elle ne s'arrêtera pas de nous surprendre…
- D'où vient «Filandia» ? demanda Ron.
- Selon le mythe, ce serait le nom du groupe qui créa cette magie, répondit David.
Ils attendirent pendant plus d'une heure, Madame Pomfresh retira le paravent et elle leur permit de venir la voir.
-Vous pouvez venir, mais chuchotez, car elle doit avoir énormément de calme pour pouvoir se reposer, dit Pompom et elle prit Dumbledore à part. J'ai su qu'elle était une Filandia, alors je ne lui ai pas administré de potions ou de sortilèges de guérisons trop puissants, car sa magie est en train de la guérir toute seule.
- Merci, Pompom.
Harry, Ron et Hermione restèrent à son chevet pendant que Dumbledore et David sortirent pour avertir les Dubois par hibou du miracle qui s'était produit. Les trois regardèrent Laurence en silence dans son pyjama blanc. Elle avait meilleure mine avec ses blessures pansées et ses cheveux séchés. Elle avait un bras cassé, trois écorchures profondes et plusieurs éraflures superficielles. Sa respiration était lente et régulière. Quatre heures passèrent sans qu'il ne se passe quelque chose. Dumbledore vint chercher les trois amis pour ne pas qu'ils manquent le train du retour.
- Non, professeur, je veux être là à son réveil, protesta Harry avec espoir.
- Nous ne savons même pas quand elle va se réveiller, ça pourrait être dans une heure comme une semaine, Harry, je l'ignore, mais je pourrais vous envoyer un hibou dès qu'elle sera remise sur pied. Je crains que nous devrons l'emmener à Ste-Mangouste, car c'est un cas assez étrange et unique.
Ils acquiescèrent. Ils prirent le train sans enthousiasme. Hermione lit La Gazette du Sorcier et ne vit rien sur les évènements, pour le moment du moins. Elle avait réussi à capturer Rita qui était un Animagus non déclaré. Elle l'avait fait prisonnière dans un bocal en tant qu'un scarabée. Avant de sortir du train, Harry donna sa récompense du Tournoi à Fred et George pour leur futur magasin de farces et attrapes. Harry rentra avec les Dursley à contre cœur.
