Coucou everybody !
Bon, tout d'abord merci aux quelques personnes prenant le temps de laisser des reviews même s'ils pensent que c'est pas grand chose ;) Je ne les cite pas, ils se reconnaitront ^^
Voici donc la suite qui vous plaira on espère
Bonne lecture,
PS : ne vous inquiétez pas l'action arrive ^^
Chapitre 4 : Rupture
« Kity ! Il faut que tu arrête, je la sermonne. Fumer tue.
- T'es pas ma mère, grogne mon amie qui n'a encore décuvé de sa cuite de l'autre soir avec un certain Paul.
- Oui c'est vrai, j'en suis pas encore à porter son pantalon à poids ! je plaisante en songeant à Susan coincée dans les années 60 niveau look. C'était bien avec Paul, je demande pour éviter la dispute.
- Gentil. Intelligent. Bonne compagnie. Bonne conversation. Très sympa, énumère-t-elle comme toujours pour résumer ses rendez-vous arrangés, Et toi ? T'en es où avec Thomas, elle prononce son nom comme s'il lui écorchait la bouche.
- Nulle part en fait, je soupire en faisant le bouquet de roses de ma cliente, je me demande pourquoi je suis avec lui. Il ne s'intéresse à moi uniquement lorsque je retire ma petite culotte.
- Tiens donc, marmonne Kity en s'enfilant son breuvage anti-gueule de bois. Tu viens juste de t'en rendre compte ? C'est qu'un connard. Depuis le temps que je te le répète ! »
Ouais, niveau délicatesse fait pas en demander trop à Kity après qu'elle ait vidé je ne sais combien de litre d'alcool. Ces paroles résonnent en écho à mes pensées. Elle a raison. C'est pas un gars bien. Il ne connaît même pas la date de mon anniversaire et s'intéresser plus à la taille de mon soutif ! Je soupire tout en m'acharnant à emballer correctement le bouquet pour ensuite filer à la boutique suivie par une Kity ronchonnant. Je souris à ma cliente, Madame Path, une habituée qui raffole de mes compositions forales. Elle ne se soucis plus de ma tenue qu'Oliver juge peu commerciale. Vous savez ce que je lui dis à celui-là quand il me fait une remarque sur ma tenue ? Laissez tomber, «les gros mots c'est pas beau dans la bouche d'une jeune fille » comme dirait ma mère… L'une des seules leçons que j'ai retenues. Kity gémie sur le canapé d'attente tandis que Madame Bathen, veuve de son état me félicite pour ma coiffure –qui est la même qu'hier… Je crois que sa mémoire va bientôt lâcher-.
« A bientôt Madame Bathen, je souris à la vielle dame en lui tendant ses fleurs.
- Oh je vous en pris ! s'écrie-t-elle, je vous ai déjà dit cent fois de m'appeler Adélaïde !
- D'accord Adélaïde, je réponds en lui rendant sa monnaie.
- Au revoir Henrietta ! A la semaine prochaine ma jolie !
- Elle est sympa, mon amie soupire d'aise, C'est calme chez toi, j'aime. Fleuriste c'est tranquille comme boulot, fait remarquer Kity échouée dans une drôle de position sur mon canapé.
- Oui… je réponds en la voyant se tordre dans tous les sens pour faire cesser sa migraine, en parlant de ça, t'as pas du boulot qui t'attend toi aussi ?
- Mon patron est un connard. Comme Thomas ! Et puis j'ai mal à la tête, na !
- Oui tu me l'as déjà dit, je soupire déjà lassée de ses plaintes.
- Ettaaaaaa, geigne-t-elle en se relevant les cheveux en pétard en se tenant la tête. T'as de l'aspirine ?
- De quoi ?
- Ah laisse tomber… T'es une sang pure, tu connais pas, s'énerve-t-elle. Je vais en acheter !
- Oui c'est bien, va prendre l'air ça te fera du bien ! »
Après s'être rétamé devant la porte, elle sort en poussant un juron et un « Plus jamais je boirais une goutte d'alcool ! Plus jamais ! » Mon œil oui… On paris que pour Halloween, elle va se bourrer la gueule ? Elle se bourre de plus en plus la gueule depuis sa rupture avec Freddy. Je soupire en songeant à ce moment là. Je n'ai pu voir Kity que quelques jours plus tard.
Sa mère l'ayant séquestrée chez elle en compagnie de films d'horreur, de guimauve, de clopes et de beaucoup, beaucoup de mouchoirs. Mais je me souviendrais de ses yeux rougis et de sa tenue qui puait le fennec. Elle s'était pas douchée depuis trois jours, traînant comme un fantôme dans son appart soutenu par une Susan d'une patience infinie. Ce qui m'a fait comprendre qu'elle était démolie ce fut surtout son manque d'humour, de cynisme. Elle était juste comme un soufflé ratatiné sur lui-même parce qu'on lui aurait retiré sa chaleur. Comme un manège déserté par les enfants. J'en ai voulut à Fred. Pas longtemps parce qu'il avait fait la bonne chose, même si c'était cruel pour Kity. Au moins ne l'a-t-il pas mené en bateau pendant des mois en lui faisant croire qu'il l'aimait encore. Fred est quelqu'un de bien. Il n'était pas juste le prince de Kity.
Ok, ne vous méprenez pas je ne crois pas aux princes charmants galopant vers la fille en cheval blanc. Non, soyons réaliste, les mecs c'est des lâches qui ne pensent pratiquement qu'à baiser. Le stéréotype même des mecs, c'est Thomas. C'est pourquoi j'ai décidé de le quitter. Cet après-midi-même pendant ma pose déjeuner.
...
« Comment ça c'est fini ? fait-il calmement en gardant son sourire.
- Ben…, je murmure en rougissant. Nous deux c'est fini, je répète le plus sérieusement du monde. Je ne pense pas que cette relation vaut la peine qu'on la continue.
- C'est une blague c'est ça, rit-il en posa sa main sur mes fesses.
- Ce n'est pas une blague, c'est très sérieux, je fais en me dégageant de ses doigts baladeurs.
- Pardon ? demande-t-il calmement en agrippant mon poignet perdant son sourire. Tu peux répéter ?
- Lâche-moi, tu me fais mal ! je demande en sentant sa main raffermir son emprise.
- Tu ne peux pas me quitter Etta ! Tu ne peux pas ! s'exclame-t-il soudain rouge de colère.
- Lâche-moi ! je m'écrie apeurée alors que les passants se retournent sur notre passage.
- Non ! Tu n'as pas le droit ! Tu es avec moi ! A moi ! »
Il glisse sa main dans mes cheveux, me faisant frémir puis m'attrape brutalement l'oreille pour approcher son visage du mien. Un gémissement de douleur m'échappe. Je panique soudain tout en essayant de me dégager. Il tente de m'embrasser comme pour me faire comprendre que nous deux c'est fusionnelle. Je me débats et lui mord la lèvre pour le faire battre en retraite. Soudain un passant l'apostrophe, me dégageant de sa poigne.
« Un problème miss, me demande-t-il en fixant méchamment Thomas.
- On a aucun problème, l'agresse-t-il, dégage connard ! Lâche ma copine !
- Je suis plus ta copine ! Je l'ai jamais été ! je rétorque en essuyant mes lèvres mouillées par sa salive, J'étais juste la fille avec qui tu baisais et avec qui tu pouvais t'exhiber au resto entre amis. Je n'étais qu'un cul et une paire de seins !
- Mais non ! rage-t-il. Reviens !
- Arrête ! je crie en m'éloignant après un signe de tête de remerciement pour le passant, va-t-en !
- Non ! Etta ! Attends ! Attends-moi ! s'écrie-t-il d'un ton désespéré, en me suivant.
- S'il te plait… On a fini, je fais un peu calmée par sa voix triste. Arrête.
- Non, on a pas finis Etta ! bouillonne-t-il. Tu m'échapperas pas !»
Je fais mine de ne pas avoir entendu et m'enfuis en courant, bousculant des passants au passage. Comme si mon instinct de survie m'ordonnait de m'en aller loin de lui. Je m'étale par terre, et mon sleam rose se déchire. Je gémis mais continue ma course sans épousseter ma veste en cuivre brun. J'aperçois enfin ma boutique alors que mon souffle se fait sifflant et saccadé. Essoufflée et le cœur battant la chamade, j'entre pour refermer la porte violemment. A clé. Après un coup d'œil pour voir s'il m'a suivie, je glisse au sol me prenant la tête entre mes mains. C'est fini. C'est fini. Je soupire. C'est enfin fini. Un apaisement me transperce, comme si on me soulageait d'un poids. Comme si on me libérait de l'enclos qu'il avait construit autour de moi. Il ne reste plus que ses paroles, chimères de sa possessivité. Des paroles qu'il a prononcées avec colère et qui me poursuivent encore. Mais c'était surement sur le coup de l'émotion, hein ? N'est-ce pas ?
...
« C'est un crétin fini Etta, fait Pam pour me calmer. Et s'il t'approche encore. Je lui bute sa sale gueule ! Puff ! Il n'y a vraiment que les hétéros pour agir de cette façon !
- Tu as sans doute raison, je réponds pour ne pas contredire ces idées préconçues sur les hétéros.
- S'il tente de t'approcher pendant l'émission, marmonne Pam sans vraiment m'entendre, je le castre.
- Pam ! je m'exclame, il ne va rien faire tu sais bien qu'il ne lèvera jamais la main sur moi. Et puis je sais me défendre. »
Pam ne relève pas, comprenant sans aucun doute l'allusion. Elle se contente de marmonner une insulte salée que je fais mine d'ignorer en me plongeant dans la recherche intensive de mon costume d'halloween. Nous avons décidée d'aller dans une boîte branchée qu'Oliver fréquente beaucoup et où est organisée une soirée pour l'occasion. Ce sera le moment de me détendre et d'éviter de penser à Thomas et à ma famille. Je suis un peu triste que Fred ne puisse pas venir mais apparemment il a « quelque chose de plus urgent à faire ». Je ne l'ai pas questionné, de toute façon il vaut mieux ne pas savoir. J'en sais assez pour comprendre que je suis une des cibles prioritaires des Mangemorts, tout comme Sirius. J'avais pas dit que je devais me détendre ?
« Zoey se déguise en quoi, je demande en regardant ces costumes tellement ternes.
- Elle peut pas venir, râle Pam en cachant sa peine de ne pas passer cette soirée avec sa petite amie, tu la connais… Le boulot !
- Hum c'est vrai, je marmonne sans vraiment écouter, et les autres ?
- Oliver veut nous faire la surprise mais j'ai pu tirer les verres du nez à Grace ! Elle va se déguiser en fantôme.
- C'est une bonne idée…
- Tu m'écoutes vraiment ou tu fais semblant Etta ? demande Pam agacée par mon manque d'enthousiasme.
- Hein ?
- Qu'est ce que je disais ! s'écrie la rouquine, au fait, comment s'est passé le rendez-vous de Kity avec… Pierre Carboly ?
- Paul Carbury, je corrige, apparemment bien… Mais j'ai pas l'impression qu'elle ait vraiment tourné la page de son histoire avec Fred, je soupire, J'espère que ce mec là va réussir à la conquérir, je souris, elle devrait tomber amoureuse d'un mec bien. Si j'en crois Lily, il est un parfait gentleman !
- Un gentleman ? fait Pam une moue septique sur les lèvres. J'ai une préférence pour les dévergondées personnellement !
- Lily avait l'air de dire qu'ils passaient pas mal de temps ensemble depuis une semaine, je continue.
- Nous somme sauvé alors, ironise Pam, si sainte Lily le dit ! ricane mon amie qui ne peut toujours pas s'encadrer Lily. C'est parole de vérité !»
J'éclate de rire. Malgré le temps qui a passé, certaines choses restent immuables ! Pam et Lily ne se supportent toujours pas, faut dire que la langue bien pendue de l'une et les lèvres pincées de l'autre font pas vraiment bon ménage. Au contraire, la relation de Kity et de Paméla s'est améliorée même si elles nient toutes les deux le moindre progrès en continuant à s'envoyer des piques. Question d'habitude je pense. Je fixe pendant un instant un costume de vampire avant de sourire. Par Merlin ! J'ai trouvé mon idée de costume ! Il va y avoir des couleurs dans la boîte de nuit c'est moi qui vous le dit !
...
Dehors le soleil s'efface laissant place à un crépuscule glacial, les derniers rayons se déposent sur le parquet du magasin. Les fleurs cascadant le long des étagères se ferment lentement tandis que je prépare un dernier bouquet de roses séchées de couleurs vives. Mes plants de lilas embaument l'air de leur lourd et agréable parfum. Je me sens totalement dans mon élément revêtu de ma salope rose vif, mon tablier boueux et mes Doc'Marteens vertes pomme.
« Tu fais quoi pour Halloween ? m'interroge Kity revenue squatter ma boutique comme tous les jeudi soir où elle tourne en rond en faisant mine de réfléchir.
- Je vais sortir avec Pam et les autres, je réponds en m'attelant à rempoter mon eucalyptus baveux qui fait des ravages pour ses couleurs très automnales. Et toi ?
- Pareil avec Lily, Dana, Paul et les quatre autres, fait-elle en allumant une cigarette pour dire de façon nonchalante. Tu as des nouvelles de Fred ?
- Il va bien ne t'inquiète pas, je la rassure nullement dupe de son attitude placide.
- Je ne m'inquiète pas pour lui, rétorque Kity en haussant les épaules, je nourris notre conversation c'est pas la même chose !
- C'est ça ouais…, je ris en déterrant la plante qui dégouline d'un liquide gluant que je récupère précautionneusement (je le vendrai un prix fort car il est rare et très recherché pour certaines potions de soins.) Arrête de faire semblant Kity.
- Je fais pas semblant ! »
Je l'ignore sachant parfaitement qu'elle n'en démordra pas. Je me concentre sur mon incision à faire entre deux branches de mon eucalyptus pour récupérer le précieux liquide tandis qu'elle me félicite pour avoir envoyer bouler ce « connard » de Thomas. Je vous passe le détail de sa description sur la taille de son cerveau, ça vaut mieux. La colère bouillonne en moi quand je pense à son « tu es à moi », CONNARD ! Faisant abstraction du bruit qui m'entoure, je plante délicatement mon scalpel dans l'écorce tendre de la plante.
« Salut ! s'écrie soudain une voix me faisant sursauter et déraper ma lame en même temps.
- Putain de merde ! je hurle en serrant les dents parce que je viens de m'entailler la main. Par Merlin, ça fait mal ! je m'égosille en suçant le sang qui coule dans ma paume.
- Ça va Etta, me demande Kity en se rapprochant.
- Non ça va pas ! je m'écris en constatant que le précieux liquide d'eucalyptus baveux coule sur le sol. Vous pouvez pas faire attention ?
- J'ai juste salué, se défend-t-il en perdant son sourire.
- Ben faîtes ça discrètement la prochaine fois ! je rugis.
- Etta, Paul. Paul, Etta, présente Kity pour couper cours à notre altercation. Il vient me chercher, on va chez Lily et James.
- Alors c'est toi Paul Carbury, je fais en le détaillant de la tête aux pieds. »
Le constat se fait rapidement, j'en viens très vite à la conclusion suivante : c'est une bombe sexuelle. Lily a bien bossé dans sa recherche intensive du mec parfait, je lui tire mon chapeau. Il a des yeux bleus envoûtant, des cheveux en batailles et un sourire ravageur. Mais, je ne suis pas dupe, les beaux gosses aux corps d'Apollon j'en connais (Fred, Sirius, Oliver et j'en passe !) et croyez moi : il ne faut pas se fier aux apparences. Jamais. Conseil d'amis après faîtes ce qu'il vous plaira mais tant pis pour vous si vous revenez le cœur en miettes. Faudra pas venir pleurer ! Décrochant mon regard de Paul, je constate avec horreur que je perds toute la précieuse sève liquide. Vivement je dépote ma plante.
« Tenez moi ça, j'ordonne à Carbury.
- Pardon ? s'étonne-t-il en regardant, septique, mon eucalyptus.
- Tenez moi ça je vous dis ! je pose sur ses mains la plante toute visqueuse qui suinte de la bave de partout.
- C'est répugnant, se révolte-t-il en tordant les lèvres de dégoût. Qu'est ce que c'est que cette horreur ? »
Alors que me m'attelle à ramasser la sève, je me crispe. La colère bouillonne en moi et je me retourne vers lui, prête à mordre.
« Cette horreur c'est une plante, je crache, vexée et n'en pouvant vraiment plus des mecs aujourd'hui, La nature ? Vous connaissez ou cette notion vous est-elle inconnue ? Est-ce que vos mains sont trop délicates pour toucher quelque chose qui n'est pas été désinfecté par votre majordome ? Vous êtes chez un fleuriste môsieur Carbury !
- Calmez-vous, rétorque-t-il gentiment en me rendant la plante. Je dis juste que c'est un peu répugnant ce truc visqueux. Mais sinon le reste de la boutique est superbe, tente-t-il de se rattraper en voyant mon regard noir.
- Kity, je réplique froidement sans le quitter des yeux Paul qui vient d'insulter un eucalyptus baveux source de remèdes miraculeux, emmène ce blanc bec hors de ma boutique. Maintenant. Ou je fais un meurtre. »
Crétin de bourg' !
Alors ? Votre petit pronostic ? On vous prévient, la soirée d'halloween promet d'être mouvementée ! :)
Une petite review d'encouragement ou simplement pour dire votre ressenti ^^?
