Remerciement : Michikuni Mayu, minimilie, pifouyou76 (t'as vu, pas de faute ce coup-là !), maili mailo et nathdawn.

Réponse à : Audrey Lachance : Zoro n'est pas exactement sociopathe. Quand on est pointilleux, oui, il l'est. Cependant, il peut éprouver de l'empathie envers autrui et il n'éprouve pas de dédain de la responsabilité d'une faute commise. Il ne la rejetait pas sur un tiers, bien au contraire. Il ne cherche pas à la rationnaliser et il est capable de prévoir à court ou long terme et il respecte son intégrité et celle d'autrui. En vérité, cela reste très ambiguë, il est sur le fil. Je ne voudrais pas être mauvaise mais j'aurais préféré que tu me dise comment tu trouvais cette fiction au lieu de te contenter de me poser cette question. Non pas que j'ai détesté la question mais ce fut désagréable de n'avoir que ça en review. Voilà.

Bonne lecture !


Chapitre 3

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Sanji ne pouvait tout simplement pas lui dire. A quoi est-ce que cela lui aurait servi ? Comme si Zoro pouvait faire quelque chose pour lui ! Qu'est-ce qu'il lui aurait dit ? Qu'est-ce qu'il pouvait faire contre ça ? Parler n'aurait servi à rien malheureusement.

― Monsieur Kuroashi ?

L'intéressé leva la tête vers l'infirmière qui eut un sourire aimable. Il était un habitué des lieux et elle avait toujours été au petit soin pour lui, faisant des heures supplémentaires pour lui. Mule était une jeune femme souriante et conciliante, ce qui changeait agréablement le maître-coq qui devait vivre entouré de futiles pipelettes.

― Le docteur Véga va vous recevoir dans un instant, vous pouvez aller vous installer.

Il la remercia, se levant et se dirigeant vers la porte qu'il referma derrière lui. Il alla s'asseoir dans l'un des sièges face au bureau. La décoration était toujours aussi impersonnelle, diplôme derrière le fauteuil où allait s'installer le médecin, quelques plantes vertes – dont deux cactus sur le bureau – quelques feuilles pêle-mêle entassées sur le meuble et un calendrier. Il était mal à l'aise ici, dans cet endroit si froid, aseptisé. Il détestait ce silence bien qu'il avait tout aussi bien horreur des cris des malades qui passaient dans les couloirs de l'hôpital.

Le docteur Véga lui faisait une faveur en restant travailler aussi tard ici. A la demande de Sanji, il le prenait exceptionnellement à son cabinet, à l'hôpital, plutôt que dans la petite ville où tout le monde connaissait le jeune homme. Les commères auraient fait gorge chaude si elles savaient que le cuisinier voyait aussi régulièrement son médecin traitant.

Il n'était pas très bien vu de faire des visites aussi fréquente auprès de son médecin. Cela ne présageait rien de bon.

Dans cet hôpital, au moins, il pouvait faire croire qu'il accompagnait un ami, Zoro ou inventer une tout autre excuse. Toutefois, Sanji restait extrêmement tendu en venant et la tension disparaissait dès qu'il s'engouffrait dans sa voiture. Il avait besoin de le voir, la date de sa dernière prescription commençait à devenir suspecte aux yeux des pharmaciens.

Le claquement de la porte derrière lui l'obligea à émerger de ses pensées.

― Monsieur Kuroashi ! Je me disais bien que vous viendriez dans la semaine, votre coup de fil ne m'a guère surpris.

― Désolé...

― Vous n'avez pas à vous excusez. Vous êtes bientôt à court de somnifères ?

Le silence fut plus éloquent que le léger hochement de tête de son patient.

― J'ai eu de grosses difficultés à m'endormir hier soir et je devais encore aller au commissariat aujourd'hui... Cette histoire m'épuise, mes affaires m'occupent les trois quart du temps et le reste... Je dois le consacrer à Zoro, à mes réceptions... Vingt-quatre heures, ce n'est décemment pas assez dans une journée.

― Vous me voyez navré que cette histoire de disparitions ne soient toujours pas réglé, répondit le médecin avec un sourire compatissant. Il faut absolument que vous vous trouviez un peu de temps à vous, ne serait-ce qu'une journée par semaine. Vous ne tiendrez pas à ce rythme et quand vous serez malade, vous ne pourrez plus rien faire une fois cloué au lit.

― Je vais voir ce que je peux faire.

Après le check-up routinier, le docteur le scruta attentivement en quelques coup d'œil tout en rédigeant son ordonnance. Les cernes de Sanji ne passaient pas inaperçu. Quelle vie pour un homme aussi jeune ! 21 ans seulement et sa vie semblait complexe et il allait être dépassé. Tôt ou tard.

― Je vous recommande beaucoup de repos et faites attention. Sur la longue durée, les somnifères ont des effets secondaires tels que la perte de mémoire et la somnolence intempestive.

Sanji hocha la tête une seconde fois, se saisit de la feuille d'ordonnance et, après avoir remercié le docteur Vega et salué Mule, sortit à pas vifs de l'hôpital pour se diriger vers la pharmacie qui se trouvait non loin de là. Une fois les médicaments achetés, il descendit au parking souterrain pour aller récupérer sa voiture.

Il avait à peine ouvert la portière qu'il entendit un cri derrière lui. Il reconnut son prénom et, par réflexe, il jeta le sac sous le siège passager.

― Sanji ! Quelle surprise de te voir !

Le jeune homme serra les dents, inspira profondément puis se retourna vers la femme de 25 ans qui lui faisait de grands signes alors qu'elle n'était qu'à quelques mètres. Ses longs cheveux noirs se balançant au rythme de son pas, trottant sur ses talons hauts. Elle évita de justesse la chute et réussit à rejoindre Sanji sans encombre.

― Qu'est-ce que tu faisais ici ? Tu n'es pas malade j'espère ?

Elle avait l'air horrifiée à l'idée d'être exposée à des germes. La voir ici, alors qu'elle avait une aversion de tout ce qui touchait le monde hospitalier, c'était une réelle source d'étonnement pour Sanji.

― Je venais pour mon check-up trimestriel, broda le cuisinier. Je suis débordé en ce moment, je préfère m'assurer que tout va bien. Mieux vaut prévenir que guérir. Et toi Mousse ?

― Oh ne m'en parle pas ! s'écria son interlocutrice avec un frisson d'horreur. Je devais aller voir Laki, je le lui avais malheureusement promis. La pauvre ! Elle a fait une mauvaise chute dans les escaliers en voulant le cirer et voilà le résultat ! Je suis bien contente d'avoir des domestiques, ils risquent leur vie à ma place. Comme quoi, on est jamais en sécurité, même chez soi.

Là-dessus, elle secoua la tête, laissant enfin à Sanji le temps d'en placer une pour faire bonne figure.

― C'est terrible en effet mais enfin, elle aurait dû être plus prudente.

Mousse ne releva, opinant vigoureusement.

― Au fait, en parlant de risque et de chez-soi, Alvida m'a raconté qu'il y a encore eu des disparitions après ta dernière soirée ! C'est affreux, ce cinglé fait une fixette sur toi ou quelque chose de ce genre.

Elle posa sa main sur son épaule, excessivement compatissante pour que Sanji arrive à croire en la véracité de ses bonnes intentions, puis se recula d'un pas.

― Je n'en sais rien mais je commence à être excédé.

― Je comprend tout à fait. On en a parlé avec les amies et on se demande si ce n'est pas la jalousie qui pousse ce type à tuer.

Un frisson parcourut le cuisinier. Et merde ! Il ne savait pas si il devait mettre cette hypothèse sur le compte de la chance ou de leur intelligence. Quoique, si elles avaient dû s'y mettre à plusieurs pour en arriver là, il était plus convaincu que cette conclusion était dû à de la chance.

― Je n'en suis pas si sûr... déclara Sanji, une pointe d'hésitation dans la voix.

―C'est vrai que cela ne semble pas très logique, surtout qu'il n'agit pas à chacune de tes soirées, convint Mousse. En tout cas, j'espère que ce malade ne s'en prendra pas à toi, j'ai tellement peur pour toi !

Un poil trop surjoué peut-être, les larmes de crocodile contenues dans ses yeux étaient assez convaincantes, il devait l'accorder. Si il n'avait pas eu l'habitude de ce genre de scène, il aurait tout gobé.

― Je sais me défendre, ne t'en fais pas.

― Il a fait disparaître plus d'une soixantaine de personnes tout de même !

― j'ai confiance en moi, il n'y a pas à s'inquiéter. D'après le Commissaire Kuzan, il tient à me garder ne vie, je suis un parfait coupable.

Mousse resta silencieuse quelques secondes, considérant d'un œil intéressé son interlocuteur de haut en bas.

― Tu pourrais me raccompagner jusque chez moi s'il te plaît ? Calgara n'est pas à la maison, il travail trop ! Je ne me sens pas à l'aise de prendre cette route alors que la nuit va tomber. Je suppose que ton colocataire ne va pas t'en vouloir si tu prends le temps de raccompagner une femme morte de peur ?

Sanji savait très bien où elle voulait en venir. Il s'efforça à sourire, restant affable pour dissimuler son irritation.

― Il ne m'attend pas, il doit encore être en train de faire les dernières retouches sur le parquet de notre salon. Je l'ai prévenu que j'allais mettre pas mal de temps à revenir.

Enthousiaste en pensant qu'il avait saisis le message et qu'il venait de donner son accord en toute connaissance de cause, Mousse repartir vers son véhicule qui était garé non loin de là. Elle passa à côté du lourd soupir de Sanji qui se félicita mentalement pour avoir réussi à faire bonne figure.

...

Il n'avait pas été très compliqué de se dérober à la proposition de Mousse à entrer pour prendre un petit café. Heureux d'être chez lui, il referma à clé la porte derrière lui et s'y adossa. Sa voisine avait posé une question qui lui avait serré le cœur, son comportement lui rappelant également de mauvais souvenir.

― Okaeri !

Sanji sentit ses soucis s'envoler face au sourire confiant de Zoro qui venait de prononcer ce simple mot où on percevait tout le bonheur qu'il ressentait en sachant son amant chez eux. Toute son angoisse, sa jalousie déraisonnable fondait comme neige au soleil.

― Pas mal le canapé, commenta l'escrimeur tout en caressant le velours.

Ses bras étaient sur le dossier du meuble, une invitation muette que Sanji n'avait aucun regret d'accepter. Jetant son sac dans les escaliers, il s'assit sur le canapé qui était placé juste devant. Le maître-coq se débarrassa de sa veste qu'il posa sur l'accoudoir et se lova contre le sabreur. Petit moment de tranquillité, dans leur bulle. Il se sentait en sécurité avec lui.

La main de Zoro chut pour se poser sur les épaules du jeune maître-coq. La tête de Sanji était bien calée contre l'épaule du sabreur. Il était fatigué, il allait dormir d'une minute à l'autre. L'escrimeur le serra un peu plus contre lui. Ces moments devenaient si rares, ni l'un ni l'autre ne voulait les écourter.

― Je suis désolé d'être si rarement à la maison, souffla Sanji.

― Tait-toi idiot, répliqua Zoro non sans donner une pichenette sur la joue de son amant.

Le blondinet eut un sourire, se débarrassant de sa veste à cause de la chaleur, puis finit par s'endormir dans les bras du sabreur qui, dans un élan de tendresse, caressait les cheveux d'or. Son regard balaya la pièce, pensif. Cette salle avait été de nombreuses fois la scène de ces massacres...

Il n'arrivait jamais à s'en souvenir. Pas précisément et il se demandait, parfois, s'il devait s'en inquiéter. Il n'osait pas chercher à savoir, de peur de découvrir qu'en vérité il y prenait goût. Il tenait à Sanji, peut-être trop pour le bien de son amant, néanmoins il ne pouvait se résoudre à le quitter. Son teigneux de blondinet ne l'aurait pas accepté – et lui-même ne se sentait pas capable de supporter d'être éloigné trop longtemps de Sanji.

Dès que son amant partait, Zoro sentait naître une angoisse, sourde, tapie dans l'ombre. Que se passait-il à l'extérieur ? L'escrimeur ne pouvait pas le protéger, cloîtré qu'il était dans cette maison à cause de cette haine qu'il nourrissait à l'égard de la société. Bien qu'il en ait conscience, s'il arrivait quelque chose à Sanji, Zoro ne pourrait pas se le pardonner. Son cuistot était tout ce qu'il chérissait, l'un de ses uniques liens avec le monde extérieur, il constituait aussi son monde, sa bulle. Il l'aimait à en devenir fou, chose qu'il n'aurait jamais pu concevoir avant leur rencontre.

Zoro se surprit à songer à son père adoptif. Kôshirô aussi avait beaucoup fait pour lui. Autant que Sanji. Il se demandait s'il croyait sincèrement que le sabreur avait un bon fond. Là-dessus, Sanji et Kôshirô avaient le même avis. Comment pouvaient-ils être aussi sûr alors que le concerné lui-même l'ignorait ?

Il avait horriblement peur et, inexplicablement, elle était mêlée à du soulagement. A cause de cette haine, jamais il ne pourrait sortir de cette demeure pour s'en prendre à ceux qui côtoyaient Sanji à l'extérieur. Une bonne chose dans cette histoire.

Zoro finit, lui aussi, par s'endormir. Bercés par cette douce et chaleureuse atmosphère, les deux hommes restèrent là durant une bonne heure avant de s'éveiller et de décider d'aller se coucher.

Se serrant l'un contre l'autre, c'était dans ces moments plein de sérénité que Sanji se sentait le mieux. Toutefois, la question de Mousse tournait dans son esprit, porteuse d'angoisse.

Tu as des nouvelles d'Anna toi ?

Il ne pouvait pas en parler avec Zoro. Qu'est-ce qu'il lui dirait ? Qu'est-ce qu'il en penserait ? Il ne voulait pas savoir, il ne voulait pas que leur relation en pâtisse. Car, oui, elle en pâtirait à coup sûr.

Sanji eut un frisson en repensant à cette nuit-là. Il avait été plus bas que terre en agissant de la sorte, il s'en voulait terriblement.

Zoro ne devait jamais le savoir.

...

Le Commissaire Kuzan fronça les sourcils en relisant l'un des nombreux rapports sur l'affaire qui le préoccupait depuis tant de temps. Belmer restait debout, de l'autre côté du bureau, attendant le verdict. Le café était à présent froid, posé sur le rebord du meuble.

― Tu te souviens de cette soirée il y a... dix mois ?

Belmer réfléchit et s'assit après l'invitation muette de Kuzan.

― Quelle soirée ? finit-elle par demander.

― Chez Sanji Kuroashi et Zoro Roronoa. Enfin, Roronoa n'était pas là... enfin bref... deux jours avant, la maison avait été visité par un inconnu. Des traces d'effraction avaient été retrouvées sur la porte d'entrée.

― Où voulez-vous en venir ?

― Ce n'est pas moi qui me suit occupé de cet affaire et j'ai eu un mal fou à récupérer le dossier. Apparemment, la personne qui s'est introduite chez eux était une certaine Anna Ageac. Deux jours après, elle a disparu.

― Pourquoi serait-elle entrée chez eux ?

― C'est bien la question que je me posais. Elle habitait dans le coin et j'ai discuté avec quelques unes de ses connaissances. D'après eux, elle était amoureuse de Mr. Kuroashi et, après avoir essuyé de multiples refus, elle était devenue obsédée par lui.

― Vous n'avez pas dit qu'elle avait été arrêté.

― On a découvert que c'était elle trop tard.

Belmer comprit où il voulait en venir, prenant le dossier que lui tendait son supérieur. Elle le parcourut, examinant la photo de la jeune femme. Ce sourire, ces yeux rieurs, cet air calme et serein. Difficile de croire qu'elle avait été jusqu'à suivre un homme et entrer chez lui illégalement. Les apparences étaient trompeuses et, pourtant, elle avait dû mal à croire que c'était également valable pour Mr. Kuroashi. Belmer referma la chemise et la déposa sur le bureau.

― Pour vous, ce n'est pas une coïncidence, c'est cela ?

― Peut-être. Ce n'est qu'une supposition après tout mais d'après ce rapport, il a affirmé qu'il ne la connaissait pas plus que ça. Or, toujours d'après leur entourage, ils s'entendaient bien jusqu'à ce qu'elle développe cette obsession. On ne peut pas se fier seulement à des témoignages cependant...

Il se laissa aller contre le dossier de son fauteuil en cuir, se rappelant du jeune homme qui avait toujours l'air de savoir ce qu'il disait. Toujours assuré. Kuzan s'était senti à l'aise en conversant avec lui, à chaque fois. Cela arrivait si peu de fois qu'il aurait dû se pencher sur cette sensation plus longuement.

Il y avait une zone d'ombre dans cette affaire.

― On a pas non plus retrouvé sa voiture n'est-ce pas ? s'enquit Belmer.

― Non, c'est vraiment... vraiment étrange.

Il se leva, faisant les cent pas dans son bureau, repensant à ses conversations avec le jeune homme.

― Ce qui est étonnant, c'est que son compagnon, Roronoa Zoro, ne la connaissait pas. Lui aussi, il a été interrogé sur cette disparition. Mr. Kuroashi m'avait dit qu'à part cette affaire de disparitions après ses soirées, il lui disait tout. Logique, puisque son compagnon est agoraphobe mais ça, il a omis de le lui dire.

― Il ne voulait pas l'inquiéter.

― Oui, c'est possible. Il est possible que je divague un peu.

Il se rassit sur son fauteuil, se passant la main sur son visage, les yeux cernés. Il secoua la tête et ébouriffa ses cheveux noirs déjà désordonnés.

― Il est possible que je dise n'importe quoi mais cette affaire n'a aucun sens. Je ne trouve aucune logique dans tout ça. J'irai lui parler demain, pour me tranquilliser.

Il allait composer le numéro pour le prévenir puis avisa l'heure tardive. Il reposa le mobile. Le Commissaire Kuzan était éreinté et il avait beau tourner et retourner toute cette histoire de fond en comble, il ne voyait aucun lien entre ces deux affaires excepté ce jeune homme.

― J'espère que cette discussion me permettra d'y voir plus clair. Je commence à saturer.

― Espérons surtout que nous arriverons à arrêter la... ou les responsables.

Kuzan rouvrit les yeux et se redressa, son regard dirigé vers la pile de dossiers qui traitait de l'affaire sur laquelle il était depuis des mois. S'il avait bien une certitude à ce sujet, c'était celle-là.

― Je suis certain que c'est un homme et qu'il agit seul.

― Faire disparaître autant de personnes seul ? C'est impossible !

― Penses-tu sérieusement que plusieurs hommes pourraient vivre avec cette culpabilité aussi longtemps ? Garder ça pour eux ? Sauver les apparences ? Il y en aurait forcément un au minimum qui aurait craqué.

Il jeta un regard vers sa tasse de café, regrettant de s'être autant absorbé dans cette affaire à en oublier de boire. Il devait rester éveillé cette nuit. Belmer anticipa et se saisit de la tasse.

― Cet homme est seul. C'est pour ça que je doute que ce soit Mr. Kuroashi, il est trop sociable, il fait parti intégrante de notre société... Ce genre de personne n'en est pas capable, elle est renfermée, il lui est impossible de faire preuve de civilité.

― Cela correspondrait à Roronoa Zoro.

― Difficile à dire... On ne choisit pas d'être agoraphobe. Ce genre de chose est souvent causé par un traumatisme. Et puis Mr. Kuroashi organise des soirées, peut-être est-ce pour lui.

Kuzan se sentit harassé.

― Nous ne pouvons nous fier qu'à ce que nous dit son compagnon. C'est pourquoi je dois aller lui parler.

― Vous oubliez l'interrogatoire que Roronoa a passé une fois.

Le Commissaire claqua des doigts, jurant mentalement pour avoir oublié ce détail qui était capital. Ou pas. Rien n'était certain tant qu'il n'avait pas la main dessus.

― Tu as raison, je vais y jeter un œil.

Il se leva, se dirigeant vers la salle des archives du commissariat. Avant de partir, il se tourna une dernière fois vers la jeune femme, plein d'espoir.

― On va peut-être arriver à boucler cette affaire finalement !

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à suivre...


Maintenant tout le monde pose sa boule de cristal ok ? Oui, il y a de la tension. Oui, ça va mal finir pour l'un des deux "camps" mais ça ne vous donne pas l'autorisation de chercher à savoir... Aaaah quoique. J'avoue que, peut-être... Mais non. Alors vous jetez vos poupées vaudou destinées à me torturer, vos armes et vous attendez patiemment (ha !).

Laissez une review assassine et, en vous remerciant d'être passé(e), à bientôt !