Titre: un amour d'internaute
Auteurs: Shini-cat
Couple: je ne dis pas !
Genre: Romance
Bêta:Bernie Calling !
Disclamer: Y sont pas à nous...snif
Note de la Bêta: De ce que j'ai lu pour l'instant, pour moi c'est une de tes meilleures fics avec celle de l'arc de Noël et du flipper !
Kisss
Bernie
NDA: Cette histoire est un défi de Hisha ! Je ne sais pas si ça correspond, mais j'ai fais du mieux que je pouvais !
Bonne lecture
Un amour d'internaute
Chapitre 4
Incapable de reprendre son souffle coupé par la surprise, Duo resta stupidement à fixer la personne en face de lui. Comment ? Par quel hasard il avait pu se retrouver ici ? Pourquoi, après toutes ces années d'absence, il avait fallu que ce soit lui son correspondant ?
Bien qu'il savait la personne en face de lui étonnée, il n'en montrait rien, comme d'habitude: ne pas montrer ses émotions !
-'ro ? Souffla difficilement Duo.
Toujours sous le choc, il fut incapable de dire autre chose. Il sentit doucement ses yeux le brûler.
Il ne vit aucune émotion sur le visage de son vis-à-vis. Comment pouvait-il rester de marbre, alors que lui était prêt à fondre en larmes ? Il n'en croyait pas ses yeux !
Il n'avait qu'une envie: se jeter dans ses bras ! Il lui avait tellement manqué !
Ce ne fut qu'à ce moment qu'il remarqua le regard plus que froid de son ex-coéquipier. Il reprit le contrôle sur ses émotions et sourit à son ami.
-'Ro, ca fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas vu ! Je suis tellement content !
Il s'assit à côté de lui. L'envie de lui sauter au cou le démangeait, mais il se retint, il ne voulait pas brusquer son ami. Ils restèrent silencieux quelques secondes.
Heero regardait devant lui, sans dire un mot. Il semblait contrarié. Duo réalisa soudain que Heero ne s'attendait pas à le voir lui mais un parfait étranger. Peut-être Heero ne voulait plus avoir à faire à lui, ni aux autres ? Mais, alors pourquoi aurait-il dit qu'il aimerait reprendre contact avec eux, si quand finalement il les voyait, il les rejettait ?
-Mais toi, tu n'as pas l'air de l'être. Fit tristement Duo.
Heero tourna brusquement la tête vers lui, le regard froid. Duo sourit. Il n'avait pas changé.
-Tu m'as vraiment manqué, 'ro ! Quelle coïncidence que ce soit toi, le petit soldat de plomb ! Tu as bien choisi ton pseudo !
-Ouais ! Souffla Heero en détournant la tête.
-Heero, ça te dirait d'aller prendre un verre ? Demanda gentiment Duo.
-Pourquoi pas ! Soupira Heero.
Ils traversèrent la place et entrèrent dans un petit bar. L'ambiance y était chaleureuse. Duo était souvent venu ici depuis la fin de la guerre. Il connaissait pratiquement tous les habitués. Il venait ici pour se détendre ou quand il se disputait avec Quatre.
Ils commandèrent et s'installèrent à une table juste en face des fenêtres. De cette manière, ils pouvaient voir tout ce qui se passait sur la place.
-Alors Heero, qu'est-ce que tu es devenu ces dernières années ?
-Tu le sais, non ?
-En dehors du fait que tu sois le garde du corp de Réléna, je veux dire !
-Rien.
Duo fit la moue. Rien n'avait changé: Heero était toujours associal. Il prit une grande inspiration et reporta son attention sur Heero. Il le fixa quelques instants. Durant ce laps de temps, il sentit une agréable chaleur se diffuser partout dans son corps. Un sourire béat naquit sur ses lèvres. cette sensation était superbe. La dernière fois qu'il l'avait ressentie, c'était quand il était avec Quatre.
...
Le temps que cette constatation fasse son chemin dans son cerveau, il avait pris son verre et l'avait porté à ses lèvres. Mais quand sa réflexion le frappa de plein fouet, il recracha la gorgée de coca. Toussant pour évacuer le liquide de ses poumons, il tomba de sa chaise.
Heero, paniqué, se précipita sur lui.
-Duo ? Duo, ça va ?
-Ou...oui ! Hum ... tout baigne ! t'inquiète, 'ro !
Il se rassit correctement sur sa chaise et essuya avec une serviette présente sur la table, le coca étalé sur la table.
-Qu'est-ce qui t'as pris ? Demanda Heero, perplexe.
Duo lui sourit en le rasurrant.
Comment avait-il pu confondre Quatre et Heero ? Comment pouvait-il ressentir la même chose en compagnie de Heero ?
A bien y réfléchir, il n'avait plus ressenti la chaleur qu'il ressentait au début de leur relation. Il se demandait ce qui avait bien pu arriver. Comment leur histoire, qui avait si bien commencée, pouvait partir en vrille comme ça ?
-Dis-moi Heero, ça te dirait de revoir Trowa ?
-Ouais.
-Viens, je t'y emmène !
Durant le trajet, aucun des deux ne parla. Mais le silence qui s'était installé n'était pas lourd ni gênant, il était reposant. Duo avait toujours aimé les silences de Heero. On se sentait en paix avec soi-même. Heero avait toujours eu la faculté de le faire se sentir mieux. En souriant, il repensa au nombre incalculable de fois où ils avaient partagé leur chambre, voire même leur lit.
Il regrettait dans un sens que la guerre soit finie et avec elle l'amitié qu'il avait avec Heero. Il regrettait d'avoir perdu l'amitié qui les liait tous les cinq. Il aurait aimé garder contact avec eux, pouvoir avoir une famille. Il avait Quatre, c'est vrai, mais il aurait souhaité avoir plus de monde autour de lui, pour partager ses joies et ses peines.
Il avait certes retrouvé Trowa, mais il allait partir d'en même pas une semaine et Heero allait retourner sur terre quand la visite de Réléna sur la colonie serait terminée. Il allait donc, se retrouver une fois de plus seul, avec Quatre.
Il se gara derrière les chapiteaux. Ils sortirent de la voiture et Duo conduisit Heero jusqu'à la caravane de Trowa.
Comme d'habitude, il entra sans frapper.
Mais il aurait dû faire attention. En entrant dans la caravane, il ne s'était pas attendu à découvrir son amant dans une position qui ne pouvait laisser aucune place au doute.
La bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, il regarda les deux corps bouger l'un contre l'autre. Des gémissements provenant sûrement de Quatre lui arrivaient aux oreilles.
Devant le spectacle qui s'offrait à lui, Duo sentit les larmes lui monter aux yeux.
Comment ? Comment pouvait-il lui faire ça ? Il lui avait dit qu'il l'aimait ! Il lui avait menti ? Et la fameuse soirée de beuverie avait-elle existé, ou ce soir là, Quatre l'avait-il trompé ? Combien de fois Quatre avait couché avec Trowa ? Combien de fois Trowa lui avait-il volé son compagnon ? Est-ce que c'était une simple partie de jambes en l'air ou bien plus ? Est-ce que Quatre l'aimait toujours comme il le lui avait dit, il n'y a pas encore deux semaine ?
Toutes ses questions lui donnaient mal à la tête.
Il continua de fixer les deux hommes.
Heero, derrière lui, regardait, impuissant, le mouvement des draps. Il vit Duo se tendre, il aurait voulu le prendre dans ses bras pour le réconforter, mais il n'osa pas. Duo avait l'air en colère et triste à la fois. Sa tentative de consolation risquerait d'être mal prise.
Quand enfin, ils retombèrent sur le matelas, épuisés, Quatre posa sa tête sur le torse de Trowa. La tête tournée vers la porte, Quatre ouvrit lentement les yeux. Trouble, son regard finit par se poser sur la silhouette qui se trouvait en face de lui.
Quand enfin, son cerveau imprima l'image et qu'il réalisa qui c'était, il écarquilla les yeux en se relevant brusquement.
-Du ... Duo ? Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda Quatre, complètement paniqué.
-Je voulais être en compagnie de mes amis et de mon compagnon, mais je vois que je suis de trop, alors je m'en vais !
Il tourna les talons et partit en courant. Il entendit vaguement Quatre l'appeller, mais il ne se retourna pas.
Heero, de son côté, le suivit en jetant un regard noir à Quatre. Il vit Duo monter dans la voiture. Il monta de justesse avant que Duo ne démarre et ne parte à toute allure. Par précaution, il préfèra attacher sa ceinture.
Il tourna les yeux vers Duo, pour voir ses joues innondées de larmes.
Lui qui avait été visiblement si content de retrouver deux de ses amis était, maintenant, dévasté par la trahison de Quatre. Heero avait le coeur serré de le voir comme ca. Lui qui l'avait toujours vu sourire et rire. Il n'avait jamais vu la moindre ombre de tristesse sur son si joli visage.
Mais Heero savait que ce n'était pas que la tristesse qui tirait les traits de son visage et assombrissait son regard. Une énorme colère se préparait.
Dans un grand crissement de pneu, Duo gara la voiture dans l'allée de la maison.
Sans se soucier d'Heero ou des voisins qui regardaient par leurs fenêtres, il entra en trombe chez lui.
Heero le suivit, un peu inquiet. L'américain risquait de se faire du mal. En entrant, il entendit un bruit de verre brisé qui venait du salon, probablement. En entrant dans la pièce, un spectacle complètement inimaginable s'imposa à ses yeux.
Duo balayait tout sur son passage. Tout ce qui avait le malheur de lui tomber sous la main, finissait soit en mille morceaux au sol, soit explosé contre le mur.
Suivant des yeux un vase qui finit sa course contre le mur, il ne vit pas le cadre qui lui arrivait droit dessus. Ce ne fut que lorsqu'il sentit le bois du cadre lui heurter la tempe, qu'il réagit. Avec une exclamation de douleur, il recula, déséquilibré. Il s'accouda au mur et porta sa main à sa tête.
Duo, en entendant le cri, se retourna, le regard noir. Un pointe d'incompréhension traversa son regard avant qu'il ne se porte sur le cadre éparpillé au sol.
Sur son visage se peint une expression horrifiée avant qu'il ne se précipite sur Heero pour l'aider à se relever.
-Excuse-moi, 'ro ! J'aurais du faire attention ! Pardon ! Vient avec moi, je vais te soigner !
Il lui prit doucement le poignet et l'obligea à le suivre jusqu'à l'étage. Il le fit asseoir sur le bord de la baignoire. Il sortit tout ce qu'il lui fallait pour soigner la plaie d'où s'échappait un mince filet de sang.
Le plus doucement possible, pour se faire pardonner, il désinfecta la plaie et la pansa.
Il ne savait pas ce qui lui avait pris, oui, Quatre l'avait trompé, mais il aurait pu faire attention à Heero, lui n'y était pour rien. Une expression penaude sur le visage, il rangea tout le matériel dont il s'était servi et se retourna une nouvelle fois vers Heero.
Il ouvrit une nouvelle fois la bouche pour s'excuser, mais Heero le devança:
-Ce n'est rien, Duo, je comprend. J'aurais réagi comme toi, alors ne t'excuse pas.
-Oui, c'est vrai, mais j'aurais du faire attention, tu n'y es pour rien toi !
Un léger silence s'installa. Il allait reprendre quand, au rez-de-chaussée, une porte s'ouvrit. Il tourna la tête vers la porte de la salle de bain, le regard devenu aussi sombre que la nuit.
Heero regarda les poings du natté se fermer lentement. Il vit les ongles s'enfoncer dans la chair et laisser leur empreinte. Les épaules, quelques secondes auparavant détendues voire légèrement tombantes était maintenant tendues à l'extrême. Les muscles du jeune homme étaient tellement contractés sous la colère que Heero pouvait les voir sous le T-Shirt légèrement moulant.
-Duo ? Duo, où es-tu ?
L'interpellé bondit soudainement hors de la salle de bain et descendit pour se planter devant le blond.
Ce dernier le regarda avec crainte. La lueur dans les yeux de son amant lui faisait peur. Il ne l'avait vu qu'une fois: c'était lors d'une mission où il devait sauver Heero. Ce jour là, il avait vu les soldats tomber les uns après les autres, tous tués de la main même de Duo. Mais ce qui lui avait vraiment fait peur, c'était la lueur démoniaque qui brillait au fond des prunelles de l'adolescent.
Il revint au présent quand la voix sarcastique de Duo lui parvint aux oreilles:
-Alors, mon chéri, j'espère que tu as pris du bon temps avec Trowa ? Ca m'aurait embêté que tu me trompes sans prendre ton pied !
-C'est pas ce que tu crois ... tenta déséspérément de se justifier Quatre.
-Et qu'est-ce que je crois ? Que tu m'as trompé ? C'est pas le cas ?
-Heu ...
Quatre était incapable de répondre.
-Pas la peine de te chercher des excuses Quatre, tu n'en trouveras pas !
-Mais Duo, je t'ai ...
-LA FERME ! C'est faux, tu ne m'aimes pas ! ! Tu mens ! Tu oses me tromper et venir me dire que tu m'aimes ? ! Depuis combien de temps tu te fais Trowa, hein ? ! Depuis quand ?
Il était hors de lui ! Ce monstre osait lui dire qu'il l'aimait ! Mais comment, alors qu'il l'avait pris en flagrant délit ! Allait-il aller jusqu'à nier qu'il l'ait trompé ? Que c'était lui qui avait rêvé ? Mais Heero était là, lui, il l'avait vu ! Alors, non, il n'avait pas rêvé, ni eu d'hallucinations !
Quatre baissa les yeux.
Cela faisait déjà plusieurs jours que Trowa et lui entretenaient une relation secrète, mais il n'avait pas voulu laisser Duo. Il ne pouvait pas s'expliquer sur ce qu'il ressentait. Il n'avait pas voulu rompre avec Duo, mais il voulait Trowa. Trowa avait accepté de n'être que son amant et que leur relation soit uniquement dans l'ombre.
-Plusieurs jours. Confia finalement Quatre.
-Et tu comptais me le dire quand ? !
Quatre resta de nouveau silencieux.
-Jamais, c'est ça ? Tu comptais me tromper à tout va sans que je n'en sache rien ! Mais t'es une ordure ! Moi qui te prenais pour un ange, tu es en fait un monstre ! Sans coeur !
Duo reprit son souffle avant de clore la discussion avec un grand:
-DEHORS !
Quatre écarquilla les yeux. Il ne le mettait quand même pas à la rue ?
-J'ai dit: "dehors" Quatre ! Je suis ici chez moi ! Tu n'auras qu'à demander à ce cher Trowa de t'héberger !
Et sans plus de cérémonie, il poussa Quatre dehors.
-Ne t'inquiète pas pour tes vêtements, je te les apporterais !
Et il claqua la porte sur cette simple phrase. Il appuya son dos contre le battant de bois et se laissa lentement glisser au sol. Son visage dissimulé par ses mains, il laissa ses larmes couler sur ses joues.
Comment ils en étaient arrivés là ? Pourquoi Quatre n'avait pas rompu avec lui, s'il ne l'aimait plus ? Lui commençait à douter de son amour pour Quatre. Mais même si il ne l'avait plus aimé, il n'aurait jamais été jusqu'à le tromper.
Duo sentit soudain deux bras puissants entourer ses épaules. Il se blottit contre le torse muslé contre lequel les bras le pressaient, le forcant à reposer sa tête contre son épaule. Duo s'agrippa à la veste en jean. Il ne remercierait sans doute jamais assez Heero pour ce soutien.
Heero passa doucement ses doigts dans la chevelure caramelle de son ex compagnon d'arme.
La colère était passée et laissait maintenant place à la douleur et la tristesse. Il ne pensait pas voir un jour Duo dans un état pareil, il l'avait toujours vu rire, sourire, parler, bouger ... mais jamais en colère, triste, en pleurs ou immobile. Duo avait toujours été le pilier du groupe, c'était grâce à lui, que le groupe était resté soudé durant la guerre.
Il sentit Duo se détendre peu à peu. Les sanglots s'estompèrent, pour ne laisser qu'une respiration saccadée.
Heero continua de le bercer un peu. Ce fut Duo qui se releva en se dégageant doucement de l'étreinte. Il monta à l'étage. La lueur de détermination qui brillait dans ses orbes améthystes le poussa à le suivre.
Il le retouva dans la chambre, fouillant dans les deux armoires, sortant des vêtements, des sous-vêtements et autres trucs qui ne lui appartenaient vraisemblablement pas. Le tout fut rapidement rangé dans une valise.
Heero le regarda faire, sans rien dire, bien qu'intrigué. Quand il boucla le sac, il fit le tour de toutes les pièces, ramassant les produits d'hygiène, des cadres, des livres et autres objets qui appartenaient à l'Arabe. Le tout était balancé dans un second sac. Il ramassa certains des objets qu'il avait brisé. Précautionneusement, il prit garde à ne pas marcher sur les débrits
Les deux valises pleines, Heero s'autorisa à parler.
-Tu vas faire quoi avec ça ?
-Je vais lui rendre ! Répondit Duo, sur les nerfs.
Il porta les sacs dans le coffre de sa voiture et se tourna vers Heero.
Il se sentit soudain coupable en voyant la blessure qu'il lui avait faite. Il l'avait complètement délaissé alors que c'était lui, qui l'avait invité pour voir Trowa. Il s'approcha de lui et, avec douceur, posa ses lèvres sur sa joue.
Il sentit le feu monter aux siennes. Avant que Heero ne puisse le remarquer, il se retourna.
Il monta dans la voiture suivi de Heero.
Il resta silencieux pendant tout le trajet. Il avait honte de ce qu'il avait fait. Il s'était laissé aller à une stupide impulsion ! Il faudrait qu'il s'excuse.
A suivre
