Le lendemain matin, Harry se réveilla d'une humeur qu'il avait rarement ressentit auparavant. Tout était merveilleux et il répondait à tout le monde de manière un peu abrutie. Hermione avait son petit regard amusé qui laissait entendre qu'elle savait ce qui se passait. Au petit déjeuner, Mrs Weasley leur descendit des robes propres et repassées.
« Je vous interdit de les salir avant que la famille de Fleur n'arrive. Je vous conseille de les mettre pour midi moins le quart. Pour l'instant, je ne veux plus vous avoir dans les pattes ! »
Ils ne demandèrent pas leur reste et filèrent dans la chambre de Ron pour continuer à s'entraîner. Ginny était arrivée à leur niveau et battait régulièrement Hermione. Harry avait même du mal à la battre mais cela était dû au fait qu'il refusait de lui faire mal et elle s'en sentit vexée. Il la consola en lui lançant un Imperium qui la força à l'embrasser. Les autres le regardèrent bouche bée mais Harry était content de lui. Ginny quant à elle ne comprenait rien mais avait réussi à combattre le sortilège en jetant Harry sur son lit et en montant sur lui pour lui retirer sa baguette.
Ce fut bien sûr ce moment que Mrs Weasley choisit pour entrer dans la chambre et elle resta immobile comme stupéfiée devant cette scène.
« Oh je t'en prie maman, Harry me fais réviser les sortilèges de défense et je me suis dit qu'il y avait d'autres moyens de désarmer son adversaire !
….. Et elle sortit sans rien dire. Ce fut alors Hermione qui prit la parole.
Harry pourquoi as-tu utilisé ça ?
Ca quoi ? demanda Ginny, tout ce que je sais c'est qu'une voie me forçait à t'embrasser et comme j'en avais envie j'ai pas résisté. Ron devint encore plus rouge.
J'ai voulu voir comment tu résistais à un Imperium car c'est cela qu'on devra subir face à eux.
Mais quand même Harry, tu risques Askaban pour ça !
Mais Ginny intervint alors.
En fait, je ne pense pas que tu l'as utilisé car j'ai pu le combattre très facilement.
Bon d'accord, c'était juste la forme suggestive de l'Imperium, l'imperito influence tes choix mais ne te commande pas mais c'est un très bon exercice pour renforcer ta force mentale. Je l'ai lu dans un livre de l'AD. C'est un sortilège uniquement informulé mais il est très utile pour l'entraînement.
Harry s'adressa alors à Ginny.
Mais je t'avoue que je n'ai pas pu m'empêcher de te suggérer ça !
Oh Harry ! Et elle l'embrassa encore une fois en prenant soin de verrouiller la porte. La séance se poursuivit ainsi jusqu'à ce que les parents de Ron entrèrent dans la pièce.
« Harry, nous devons te dire un mot commença Mr Weasley
Et à toi aussi jeune fille ! Ajouta la mère de Ron.
C'était ce qu'Harry redoutait de la part de Ron mais ce furent monsieur et madame Weasley qui lui imposèrent cela.
« Harry, commença Mr Weasley, nous voulons connaître tes intentions envers notre fille.
Ginny se mit à rougir et Harry se lança.
Euh je…… Je…. J'apprécie beaucoup Ginny.
Harry je sais que tu es un garçon sérieux et que tu as plus de responsabilités que n'importe lequel d'entre nous mais je tiens à savoir si tu respecteras notre fille, si tu prendras soin d'elle.
Oui monsieur, Je…….. Je l'aime plus que tout. » Harry se sentait gêné d'évoquer ça avec les parents de Ron mais continua. « Je ne la ferais jamais souffrir.
Justement Harry, nous avons remarqué qu'elle n'était pas heureuse depuis le mois de Juin et ce n'est pas seulement du à la mort de Dumbledore. Nous voulons savoir ce que tu ressens vis-à-vis d'elle et seulement tu auras notre bénédiction.
Ecoutez, je ne voulais pas rester avec Ginny en Juin car je ne sais pas si vous avez remarqué comme les gens que j'aime et qui m'aiment ont tendance à mourir quand je n'aurais pas dû vivre.
Harry ne dis pas cela…….. Commença Mrs Weasley.
Je me suis dit qu'elle serait plus en sécurité si je la laissait tranquille même si cela me faisait souffrir mais elle m'a fait remarquer qu'elle avait failli mourir alors qu'elle ne me connaissait que de vue. Et depuis que je suis de nouveau près d'elle, toutes mes résolutions se sont effondrées. Je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne et on se comprend tellement bien, je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose, c'est pour ça que nous nous entraînons comme du temps de l'AD. De cette manière, je lui donne quelques défenses utiles.
C'est très bien Harry mais nous voulons juste te dire que nous sommes très heureux de cette situation. Ginny est heureuse maintenant et tout comme toi nous voulons son bonheur. Toutefois, comme nous l'avons dit souvent ces derniers temps, ne vous précipitez pas et réfléchissez avant de faire des actions trop importantes pour votre age diront nous. » Mr Weasley arborait un grand sourire et Harry se mit à rougir encore plus que Ginny.
Ils prirent congés des parents de Ginny et ils remontèrent dans la chambre de Ron. Mais avant d'entrer, Ginny le plaqua contre le mûr en lui adressant un « je t'aime » plein de fougue avant de l'embrasser généreusement comme elle n'avait encore jamais fait. Ils entrèrent alors dans la chambre et virent que Ron et Hermione avaient eux aussi expérimenté la technique de désarmement de Ginny.
« Heu,……. On s'entraînait ! Ajouta une Hermione rouge bordeaux.
On se demande à quoi, reprit Harry
te marre pas Harry
Non non, je n'oserais pas…………Ron-Ron !
Il est temps de nous changer reprit Hermione. A tout de suite les garçons !
Quelques instants plus tard, Ron mit un soin tout particulier à choisir et à enfiler sa robe. Harry ria silencieusement en le voyant se passer la main sur les lèvres.
Ils descendirent à la cuisine et virent que la table était mise, grandiose pour accueillir leurs invités qui transplanèrent dans le jardin. Harry remarqua alors que trois nouvelles aiguilles le représentait lui, Hermione et Fleur. Il en fut très reconnaissant de la part de Mrs Weasley. Il était de la famille maintenant mais curieusement, seule son aiguille pointait sur en danger de mort. Mais il savait que ça arrivait souvent à cette horloge de s'inquiéter pour rien. La famille de Fleur était là mais elle avait apporté des bagages cette fois, probablement des robes de soirées pensa t il et il vit alors Fleur montrer sa robe de mariée à Mrs Weasley qui laissa échapper une exclamation d'admiration. Elle était aux anges et le reste du repas se passa tranquillement avec certaines situations causasses où Ron se proposait de tout faire pour Hermione. Ginny quant à elle dévorait Harry du regard et il eut du mal à faire semblant de ne pas y faire attention.
Ils passèrent ensuite l'après midi à monter le chapiteau pour le repas des invités et pour la cérémonie. Puis ils se changèrent et allèrent accueillir les invités qui arrivaient soit en transplantant ou par la poudre de cheminette.
Harry vit alors Ginny sortir de la maison en allant à sa rencontre. Elle était magnifique arborant une superbe robe couleur or qui mettait merveilleusement bien ses cheveux en valeur.
Harry s'attendait à des personnages hauts en couleur, connaissant la famille Weasley et il ne fut pas déçu. Ginny lui présentait tout le monde et Harry retrouva le regard habituel que les gens posaient sur lui et sur sa cicatrice en ajoutant « le célèbre Harry Potter ? » Ginny lui demanda.
« Tu n'en as pas marre à force ?
Si, mais je ne veux blesser personne, eux ils me voient pour la première fois et puis ça fait six ans que ça dure !
Quand même ça fait drôle quand quelqu'un te connaît sans que toi-même tu le connaisses.
À la longue, on s'y fait !
C'est bizarre quand même tu t'es jamais demandé comment ça serait si rien ne s'était passé ?
Si surtout en ce moment…
Qu'est ce que tu veux dire ?
Ben tu sais bien la photo de ma sœur.
Je vois pas.
Désolé mais je croyais qu'Hermione t'en avais parlé. Et il sortit la photo.
C'est drôle, elle m'est familière. Dit Ginny.
oui à moi aussi mais c'est peut être parce qu'elle me ressemble tu ne crois pas ?
C'est peut être ça. Oh voilà la fameuse tante Muriel, le rêve féminin de Ron-Ron !
Arrête, il va finir par se fâcher.
Alors comment tu la trouves ?
Euh……. Elle est très……… elle a l'air euh…..gentille !
On va dire ça.
En fait, c'était une vielle femme qui portait une multitude de bijoux de toute les formes par-dessus une robe munie de plein de frisottis ressemblant vaguement à l'ancienne robe de Ron. Harry souriait en repensant à sa tête quand il avait découvert cette fameuse robe en la prenant pour celle de Ginny. Mais il est vrai qu'elle avait l'air gentille.
Des membres de l'Ordre arrivaient ensuite et Harry fut soulagé de voir Remus Lupin arriver avec à son bras une Tonks arborant des cheveux rouges pour l'occasion. Ils saluèrent Harry et Ginny puis se mêlèrent à la foule. Maugrey suivit alors en lançant « un mariage en ce moment quelle idée ! » ou encore « Faire la fête maintenant, pourquoi pas révéler aux moldus notre existence ! » Puis vint le professeur Mcgonagall qui se dirigea vers Harry et Ginny.
« Mr Potter, Mrs Weasley, je suis heureuse de vous voir.
Nous aussi prof…… madame la directrice.
Continuez donc à m'appeler professeur Mcgonagall je ne m'habituerais pas à madame la directrice.
Bien professeur.
Potter, j'ai trouvé votre interview au ministère vraiment très bien pensée bien que je vous trouve encore trop confiant sur les sujets que vous avez abordé. Vous me rappelez même Albus…
Je voulais juste redonner confiance aux gens et recadrer l'attention de la presse. Je ne suis pas Dumbledore. D'ailleurs, il a fait en sorte que je reçoive une photo à mon anniversaire. Il lui tendit la photo.
……
Professeur est ce que ça va ?
Oui très bien Potter mais je devrais vous parler seul à seul. Elle partit.
Tu as compris ce qu'elle a voulu dire ?
Je crois qu'elle savait répondit Harry. Mais je ne sais toujours pas si elle est vivante et vu le regard de Mcgonagall, il ne faut plus lui en parler.
Tu as raison. Viens on va commencer la cérémonie. Je dois te quitter……..Momentanément bien sûr ajouta t elle en lui déposant un baiser sur la joue.
A tout à l'heure !
La cérémonie ressemblait beaucoup à un mariage moldu sauf que le prêtre était un fantôme probablement présent partout en grande Bretagne pour les mariages. Hermione lui raconta aussi que les bagues étaient plus que des anneaux de fer. Elles contenaient et constituaient en elle-même une sorte de serment inviolable : on ne pouvait tromper l'autre sans qu'il ne le sache. Harry trouvait cette idée amusante. Il vit alors les époux échanger des vœux semblables à ceux moldus sauf quand ils parlèrent de se protéger avec tous les pouvoirs qu'ils connaissaient. Lorsque ce fut fini, Bill partiellement défiguré embrassa Fleur sous le regard de l'assemblée et Ron entraîna alors Harry dans l'allée.
« Les hommes forment avec leur baguette une arche qui symbolise la force de leur union. La formule c'est Archeum.
Ah… !
Et il participa à l'arche pendant que les mariés passaient dessous.
Les moldus ne font pas ça ?
Non, ils se jettent du riz.
Du riz ? Et pourquoi pas des œufs tant qu'on y est. Ils sont vraiment dingues. En tout cas maintenant on mange ! »
Harry sentit alors une main dans la sienne et vit Ginny qui l'entraînait à table.
Le repas se passa très bien, Mrs Weasley ne s'était pas retenue sur les plats. Il y avait de la nourriture à foison. Les jumeaux allumèrent des feux d'artifice représentant cette fois Bill et Fleur entourés d'un grand cœur. Mrs Weasley en fut très émue et félicita les jumeaux ; ce qui était plus que rare. On entendit alors une musique douce retentir. Les mariés se levèrent mais Harry vit avec horreur les demoiselles d'honneur, Ginny et Gabrielle se lever pour aller danser et à sa grande horreur, Gabrielle invitât un garçon à danser.
Harry détestait la danse et n'était pas très doué. Bien sûr, Ginny l'invita avec un sourire prouvant qu'elle lui avait volontairement caché ça. Il dansa avec elle sous les regards des convives et devant une Mrs Weasley rêveuse. Harry était si heureux avec Ginny dans ses bras, si serein. Il savait qu'en cette soirée du 2 Août, il vivait une de ses dernières journées heureuses avant longtemps. Ils se regardaient dans les yeux et restèrent ainsi plusieurs minutes qui semblaient s'être figées. Il remarqua alors que d'autres personnes s'étaient levées. Remus dansait avec Tonks, Mrs Weasley avec Mr Weasley et aussi Ron dansait avec Hermione. Ron qui ne supportait pas la danse se pliait assez gauchement à cet exercice. Et Harry vit une Hermione compatissante expliquer tout les pas.
A sa plus grande surprise, le professeur Mcgonagall emprunta Harry à Ginny et celle-ci n'en fut pas choquée.
« Potter, je voudrais que vous me retrouviez avec Miss Granger dans le jardin derrière la maison.
Bien professeur.
Comprenez moi bien Potter, vous ne devez emmener personne d'autre, pas même Mr ou Miss Weasley. Vous leur raconterez si vous le voulez après.
Euh…… Oui professeur.
Je tiens aussi à vous dire que vous êtes un légataire du testament d'Albus et vous devrez venir à Poudlard Demain comme vous le savez. Je tiens aussi à vous dire que le tableau du professeur Dumbledore me demande régulièrement d'où vous en êtes et je ne sais quoi lui répondre.
Dîtes lui que je commence et que je suis mon plus grand pouvoir. (du verbe suivre)
Je vois que vous êtes aussi explicite que lui mais je transmettrais. D'autre part, nous sommes plusieurs à penser au sein de l'Ordre que vous et vos amis qui nous ont aidés devriez rejoindre l'Ordre. Mais vous devrez comprendre qu'aucun secret n'est possible.
Alors nous ne le rejoindront pas en tant que membre en tout cas.
Très bien Potter je vous attends derrière la maison.
