Bonjouuur!

Aujourd'hui un petit chapitre un peu plus détente, plus ouvert à la discussion, donc il y a pas mal de dialogue. Derek et Stiles apprennent à se connaitre doucement. J'hésite encore à faire une fanfic longue ou pas trop longue non plus... puisque je sais déjà comment la finir! Alors voilà dîtes moi ce que vous préférez je ferai en fonction de vous!

Réponses au reviews anonymes:

Un flocon: Merci pour ta petite review et tes encouragements! Je compte bien continuer!

Meios: J'aime beaucoup finir mes chapitres en laissant du suspens! Oui j'ai un rythme de publication le dimanche et le mercredi. Je m'y tiens plutôt bien pour l'instant! Après je vais avoir des évaluations en veux-tu en voilà pendant ces deux prochaines semaines alors je ne garantie rien mais en tout cas sûr un chapitre par semaine promis! Et bien si tu désires vraiment savoir je peux te le dire tu n'as qu'à m'envoyer un mail vu que tu n'as pas de compte sur fanfiction (rapistpanda04 ) ;) Merci pour ta review et j'espère que ce chapitre te fera plaisir!

Ky: Merci énormément pour ta review! J'essaye de rester fidèle à la réalité alors oui je me creuse la tête à chercher des vrais personnes et des vrais lieux XD Aujourd'hui on a un Stiles un peu plus gentil, mais qui redeviendra méchant dans le prochain chapitre, comme tu l'aimes! J'espère que la suite va te plaire!

Aller, Enjoy!

Chapitre 4

Il ouvrit avec peine les yeux et une lumière aveuglante l'éblouit. Ses paupières tentèrent tant bien que mal de s'habituer à la lumière et il essaya de bouger. Mais il lui était impossible de se mouvoir. Il était vraisemblablement attaché dans une salle d'interrogatoire. Il rit nerveusement. Il venait de se faire avoir. Par Derek. Depuis combien de temps était-il au courant ? Où était-il ? Qu'allait-il devenir ? Tant de questions s'entremêlaient dans son esprit et Stiles n'était plus sûr de rien. Les menottes qui entravaient ses mouvements étaient si serrés qu'il lui était impensable de s'échapper.

Il lui sembla que de nombreuses minutes s'étaient écoulées avant que la porte en face de lui ne s'ouvre et laisse apparaître un Derek en uniforme. Stiles décida de jouer la carte de l'innocent perdu.

« - Derek ? Qu'est-ce qui se passe ? Où est-ce que je suis ?

- Arrête.

Un ton sans appel. Stiles fit tomber son masque de peur et laissa apparaître son vrai visage tordu par la colère et le dégoût.

- Très bien très bien. Tu m'as eu je dois l'avouer tu t'es bien foutu de moi Derek. Depuis quand ?

- Depuis 1 an.

Stiles manqua de s'étouffer. Un an ? Derek savait qui il était depuis un an ?!

- Hum impressionnant et tu n'as jamais eu l'idée de venir me chercher avant ?

- Je… manquais de preuves.

- Oh je vois mais plus maintenant ?

- La cicatrice de la balle que je t'ai laissé devrait faire affaire tu ne crois pas ?

- Comment tu as pu survivre ? Je suis plutôt bon tireur tu vois et je ne crois pas t'avoir raté.

- Tu ne m'as pas raté. Tu m'as salement amoché. Mais je suis plutôt une tête de mule alors je m'en suis tiré. Écoute Stiles, je sais pourquoi tu fais tout ça.

- Ça m'étonnerai fort la dernière fois tu avais tout faux.

- Je sais, je voulais que tu tournes ta colère contre moi. Je connais bien les types comme toi, si tu leur dis ce qu'ils ne veulent surtout pas entendre ils voudront te tuer. Je savais que tu viendrai me trouver et que tu tenterai de me faire du mal, si tu étais bien Void comme je le pense depuis un an. Et ton plan était plutôt ingénu. Mais faire du mal à ma nièce. Tu es allé beaucoup trop loin.

- Il vaut mieux que je sois loin d'elle que dans son lit tu ne trouves pas ? Au final lorsque j'irai en prison et qu'elle apprendra ma véritable identité elle n'en souffrira pas.

- Tu n'iras pas en prison.

- Qu-quoi ?

Toute cette conversation n'avait aucun sens. À l'heure qu'il était il devait déjà être en cellule, avec la date de son procès et faire la une des journaux et des réseaux. Et pourtant il était dans cette pièce, seul avec Derek, qui avait manifestement récupéré son poste, et qui venait lui annoncer qu'il n'allait pas aller en prison.

- Je crois que je ne comprend pas bien là..

- J'ai parlé à mes supérieurs. Dévoiler ton identité aux médias c'est avouer qu'un gamin de 20 ans a réussi à échapper à la police internationale pendant 3 ans.

- Et ça ne donnerai pas une belle image de la police.

- Exactement. La branche dans laquelle je travaille n'est pas là pour capturer les méchants Stiles, elle est là pour trouver des gens qui peuvent le faire. Des gens comme toi. La CIA veut te recruter.

- Je ne travaille que pour l'appât du gain Derek, je préfère aller en prison plutôt que de devoir obéir aux ordres.

- Tu n'as vraiment le choix. C'est ça soit…

- La mort ? Vous allez me faire disparaître ? Faire croire à un suicide, écrire une lettre et me balancer dans l'océan ?

- Plus ou moins..

- Sympa !

- Stiles, tu es avec nous ou tu n'es plus. C'est aussi simple que ça. Tu as le choix.

- Pas vraiment, ou alors toi et tes petits copains vous avez une vision étrange du mot choix.

Derek s'installa face à lui et confronta son regard à celui de Stiles.

- Tu ne te rends pas comptes Stiles. Avec tes compétences et tes capacités tu pourrais faire de grandes choses au lieu de tuer vulgairement des terroristes un par un. Tu pourrais démanteler toute une organisation si tu le voulais.

- Sympa de voir que tu mets beaucoup d'espoirs en moi Derek mais je ne suis qu'un vulgaire psychopathe attiré par l'odeur des billets.

- Toi et moi savons que c'est faux. Tu vas mettre tes compétences aux services de la CIA Stiles. Travaille avec nous.

- "Pour vous". Je suis plus du genre loup solitaire.

- Plus maintenant. Tu seras mon partenaire.

- Tu seras mon gardien plutôt non ? Histoire que je ne dérape pas?

- C'est ce que pense mes supérieurs. Moi je sais que tu ne me feras rien.

- Haha tu es bien sûr de toi alors que j'étais entrain d'imaginer le meilleur moyen de te trancher la gorge il y a quelques heures.

- Tu devrais garder tes envies meurtrières pour des gens qui le méritent.

Derek ne l'avait pas quitter des yeux depuis le début de leur discussion, et Stiles se sentait de plus en plus mal à l'aise. Même si cela lui donnait envie de vomir, il devait admettre la vérité. Sa vie était entre les mains de Derek. Il allait devoir faire ami-ami avec lui. Il capitula plus rapidement qu'il ne le croyait.

- Très bien et que dois-je faire, Monsieur ?

- Reprend ta mascarade de vie. Va à l'école, étudie, fait la fête. Sois Stiles Stilinski. Je t'appelerai.

- Je suppose que je dois dire adieu à mes contrats.

- Cela va de soi.

Derek se leva et se dirigea vers Stiles et retira les menottes qui l'empêchait de bouger. L'adolescent se leva lentement, puis, sans crier gare, attrapa violemment le poignet de Derek, le retournant et le coinçant dans son dos. Il l'immobilisa face contre la table, maintenant sa tête avec sa main libre.

- Tu crois que tu peux me vaincre à mon propre jeu Derek ?

- Je crois surtout que tu ne voudrais pas aggraver ton cas Stiles. Lâche-moi."

Stiles bouillonnait à l'intérieur de lui, d'une rage incontrôlable. Animé par une soif de vengeance inhumaine, il voulut lui briser la nuque et faire disparaître ce sentiment de perdant mais il se ravisa. Il lâcha prise et le regarda se relever. Il aurait aimé lui balancer en pleine figure qu'il ne se laisserai pas faire aussi facilement, qu'il allait lui faire vivre un véritable enfer et qu'il devrait éviter de lui faire confiance, mais le sourire que lui offrit l'agent l'en empêcha. Un sourire sincère, de ceux que vous chérissez jusqu'à la fin de votre vie. Derek avait foi en lui, et peu importe le pourquoi du comment, cela le déstabilisait profondément. Qui voudrait avoir confiance en lui ? Un tueur, un menteur, un manipulateur ? Personne ne le connaissait réellement, et devoir travailler avec Derek sans son masque le terrifiait. Personne ne s'était attaché à Void, son vrai lui. Et personne ne le fera.


Des semaines s'écoulèrent pendant lesquelles Stiles tenta tant bien que mal d'agir comme le lui avait conseillé Derek. Tout le groupe était maintenant au courant de la séparation de leur deux amis, et deux parties se formèrent : les filles d'un côté et les garçons de l'autre. Kira jouait l'intermédiaire entre les deux clans, et Scott ne supportait plus la situation. Stiles se fichait bien de tout ça, car rien n'avait d'importance. Plus maintenant en tout cas. Il ne pensait qu'à une seule chose : le futur coup de fil de Derek. Et en plus de devoir attendre que l'agent le contacte il allait devoir obéir aux ordres, et ça Stiles se savait dans l'incapacité de s'y résoudre.

Mais plus les jours avançaient et plus l'adolescent attendait avec impatiente. Pas que l'agent lui manque ça non, mais l'action lui manquait. Le sang, les meurtres, les contrats. Stiles avait mis fin à son réseau de communication. Et il se sentait vide, comme si une partie de sa vie lui avait été arraché.

Il passa sa main sur son front et tenta de prêter attention au cour d'algèbre. Malia se trouvait quelques rangs devant lui, mais il ne fit pas attention à elle. Chaque fois qu'elle se retournait, -et c'était souvent- elle le regardait avec envie et tristesse. Il pensa qu'il aurait dû lui avouer que c'était avec Derek qu'il avait passé la nuit, pour « foutre la merde » comme il le pensait si fort. Son téléphone vibra dans sa poche et il se dépêcha de le prendre.

De Fdp de Derek à 9h56 : « Je t'attend devant la fac, maintenant. »

Stiles s'empressa de ranger ses affaires à la va-vite et dévala les escaliers plus vite que son ombre. Tous le monde le regarda partir mais personne ne fit rien.

Lorsqu'il arriva devant l'immense portail du campus, Stiles aperçu un homme adossé à une Camaro noire. L'homme s'agissait bien sûr de Derek, qui en le voyant arriver, se dirigea dans sa direction.

« - Tu as fais plus vite que je ne le pensais.

- Tu te trompes je suis allé à une vitesse normale. Alors Monsieur l'agent quelle est la mission ?

- Je vais te briefer dans la voiture. Monte.

- On-Oncle Derek ?

Stiles et Derek se retournèrent de concert et fixèrent l'individu qui venait de les surprendre.

- Malia ?

Derek semblait en proie à une panique intense, et une fois de plus le génie de Stiles refit surface. « Merci de m'avoir suivi Malia, tu es la meilleure vraiment. La reine des idiotes. » L'adolescent se rapprocha de Derek et entremêla ses doigts dans les siens.

- Écoute Malia, maintenant que tu es là, autant que tu le saches. C'est Derek, la personne avec qui je t'ai trompé. Il ne voulait pas te le dire pour ne pas te gêner alors je n'ai rien dit mais ça ne sert plus à rien de mentir.

- Qu-Quoi ? C'est une blague ?

Sans lâcher la main de Stiles, Derek agita son bras libre comme pour désapprouver la révélation de Stiles.

- Non non c'est pas ce que tu crois Malia c'est plus compliqué et-

- Quand je pense que je t'ai tout raconté et que tu m'as écouté sagement alors que tu étais celui qui avait brisé mon couple ! Je te déteste !

La jeune fille partit en courant, et Derek se retourna face à Stiles, se libérant par la même occasion de sa poigne. Stiles combla le vide qu'il venait de créer entre eux et posa son index sur ses lèvres.

- Je suis plus malin que toi Derek, alors la prochaine fois que tu essayes de me duper, prépare-toi à vivre un enfer, chéri.

A ces mots, il monta dans la voiture, laissant un Derek plus que scandaliser. Il le rejoignit quelques secondes après et commença le briefing en conduisant.

- La cible est Julio Acciaro. Il est à la tête de la Camorra. On a jamais réussi à le coincer. On a quelques pistes mais aucunes ne semblent assez concluantes. Si on le trouve, on détruit une famille entière de mafieux. Sans lui la famille va se disperser.

- J'ai déjà été en contact avec l'un de ses hommes. Il ne rencontre personne. On dit qu'il vit quelques part près de l'Etna. Mais je ne suis jamais allé jusqu'en Sicile pour m'en assurer.

- Je sais, tu es entré en contact avec Achile Bergamo. Un simple intermédiaire qui ne sait même pas pour qui il travaille.

- Comment…

- Tu serais étonné de savoir tout ce que je sais sur toi Stiles. Mais là n'est pas le sujet, notre avion nous attend. On part pour la Sicile. Tu sais parler italien n'est-ce pas ?

Stiles était mal à l'aise. Derek le connaissait mieux qu'il ne se connaissait lui-même, enfin c'était l'impression qu'il avait.

- Oui… je peux tenir une conversation tant qu'elle ne tire pas vers la complexité.

- C'est parfait.

- Et comment vais-je justifier mon absence chef ?

- Tu trouveras bien une excuse. »

Stiles imita Derek tel un enfant. C'était si facile à dire pour le policier mais les absences répétées de Stiles allait lui coûter sa bourse, et pire encore, il allait se mettre son père sur le dos. Et c'est bien la dernière chose qu'il désirait : voir son père chez lui, se rendre compte qu'il vivait bien trop luxurieusement pour un étudiant et surtout se rendre compte qu'il était le tueur qu'il recherchait depuis le début. Cela mettrait l'adolescent dans une situation très délicate. Mais il se concentra de nouveau sur la mission dont Derek venait de lui faire part. Les familles mafieuses étaient particulièrement discrètes mais n'en restaient pas moins dangereuses. Mais il existait de nombreuses rivalités entre ces clans.

Stiles attrapa son téléphone et se connecta au Darknet. La plupart des demandes étaient purement mobilières, comme des armes ou des faux-papiers, mais avec la bonne clé de décodage, Stiles avait accès au service des hommes de main et des assassins. Il tapa en italien « Assassin pour la famille Camorra » et comme il l'avait deviné un récent post avait été ajouté. La famille Camorra recherchait un assassin qualifié pour tuer le chef de la famille Stidda.

« - Je pense que je sais comment avoir Acciaro.

- Je t'écoute.

- Il y a quelques jours un des membres de la famille Camorra a posté sur le réseau une recherche d'assassin. Je postule en tant que Void, et j'exige de voir le chef avant de me lancer dans la mission d'assassinat.

- C'est beaucoup trop dangereux Stiles, on doit trouver un moyen plus-

- Ecoute Derek je suis pas devenu un toutou de la CIA pour que tu me dises de faire attention. Tu veux attraper des méchants grâce à moi ? On le fera à ma manière, et ça, c'est ma manière de procéder. Je vais m'infiltrer là-bas et descendre Acciaro.

- Et comment tu feras pour sortir de là ? Je te rappelle que c'est l'une des plus grandes familles de mafieux, ils seront beaucoup trop nombreux.

- Tu trouveras bien un moyen de me soutenir. »

Derek souffla d'agacement avant d'accepter à contrecœur le plan du plus jeune. Il avait décidé de lui faire confiance, alors il allait devoir aller dans son sens. Derek fixa quelques instant Stiles. Il n'avait rien d'un assassin professionnel. Et pourtant il savait de quoi il était réellement capable. Comme si l'adolescent n'avait rien à perdre, pourtant il avait tout à perdre et cela Derek ne comprenait pas. Pourquoi un jeune homme de 20 ans avait décidé de prendre cette voie ?


Ils arrivèrent le jour d'après dans leur chambre d'hôtel. Derek n'avait rien trouvé de mieux que de prendre une chambre avec un lit une place, dans le but de « surveiller Stiles » ce à quoi le plus jeune avait surenchéri par « tu n'as qu'à me menotter à toi tant qu'on y est ». La chambre était néanmoins spacieuse, décorée dans un style très italien, tout de rouge et d'or. Stiles avait réussi à se faire engager par la famille Camorra et n'attendait plus qu'un coup de fil pour obtenir une réponse. Pendant ce temps Derek prenait une douche, comme s'ils n'étaient que de simples touristes. C'est à ce moment que le mafieux décida de téléphoner. Stiles aurait préféré que Derek soit là, qu'il voit qu'il faisait du bon travail et qu'il n'allait pas tout faire foirer, mais il décrocha tout de même.

« - Void à l'appareil j'écoute.

- Monsieur Void, je suis Antonio je serai votre intermédiaire avec mon Julio Acciaro. J'ai fais part de votre volonté de rencontrer notre chef et il a accepté avec joie étant donné votre notoriété. Vous êtes sans nul doute le plus connu et le plus efficace des assassins. Je vous envoie les coordonnées de notre base. Si nous apprenons par un malheureux hasard que vous les avez divulgué et bien..

- Je suis un homme mort j'ai compris.

- Parfait. A plus tard Monsieur.

Stiles raccrocha et jaugea le portable du regard. Sa réputation était toujours à son apogée mais combien de temps avant que des gens ne se rendent compte qu'il était tombé dans les mains de la CIA ?

S'il se faisait voir avec Derek cela arriverait plus vite que voulu. Porté par un puissant sentiment de fierté, il attrapa son sac et sortir de la chambre. Il allait faire comme à son habitude.

Il se rendit à l'adresse indiquée et fut escorté par deux gardes une fois à l'intérieur de l'enceinte, son sac lui étant été retiré, comme toutes les armes qu'il avait sur lui. Stiles était pour ainsi dire nu, sans défense dans une cachette de meurtriers. C'était un immense manoir bien gardé, bien trop gardé. Un homme se trouvait à chaque porte, et il y avait beaucoup de porte. Lorsqu'il arriva devant une porte blanche celle-ci gardée par deux gardes, Antonio le prévint que le chef l'attendait de l'autre côté.Il entra donc en conséquence et se retrouva face à Julio, un grand homme d'un certain âge, marqué tant par le temps que par les combats. En le détaillant plus intensément, Stiles pouvait facilement supposer que le mafieux était dans un sale état, à en juger par les nombreuses rougeurs au-dessus de ses articulations des mains, de sa difficulté à respirer et de sa peau sèche, le vieillard était atteint d'un cancer avancé. Mais cela ne l'empêchait manifestement pas de fumer un cigare, assis confortablement sur un énorme fauteuil de cuir vert impérial. Il fit signe à Antonio de sortir, les laissant seul.

- Vous fumez jeune homme ?

- Non Monsieur.

- Je n'aurai jamais cru que ma demande soit acceptée par le plus célèbre des assassins. Je croyais que votre cercle était très… restreint.

- Il faut voir plus grand au bout d'un certain temps.

- Il est vrai. Mais vous avez exigé de me rencontrer en personne je trouve cela… étrange. Personne n'avait vu votre visage, serais-je le premier ?

- Oui tout à fait.

- Je suis honoré! Si jeune et déjà un meurtrier. Quel sarcasme.

- Assez parlé de moi. Parlons plutôt du contrat.

- Bien sûr. C'est un vieil ami à moi qui a décidé de signer son arrêt de mort en tuant une vingtaine de mes hommes. Je t'offre 20 mille pour sa mort.

- Vous pouvez faire mieux que ça j'en suis sûr.

- Je vois que vous êtes difficile en affaire. Très bien 30 mille.

- Je vais malheureusement devoir refuser.

- Comment ?!

- Vous êtes loin de pouvoir vous offrir mes services.

Stiles se déplaça à une telle vitesse qu'on aurait pu croire qu'il s'était téléporté derrière le chef. Il passa son bras droit autour de sa nuque et l'étrangla avec fermeté, sa main gauche l'empêchait d'alerter les gardes. Le vieil homme se débattu pendant de longues secondes avant que son corps ne cesse de bouger. Stiles le posa délicatement sur le sol et se précipita à la fenêtre. Il était au 3ème étage, et cette fois aucun camion ne l'attendait en bas. Il jura intérieurement et farfouilla avec discrétion la pièce. Il trouva l'objet de sa quête dans le bureau en bois massif : un revolver chargé. Il n'avait jamais fait ça mais il n'avait pas vraiment le choix; il allait devoir foncer dans le tas. Et pour cela il allait devoir sortir par la grande porte.

Il se planta devant la porte et hésita quelques secondes. Il se concentra, calma sa respiration et referma sa prise sur l'arme. Il ouvrit la porte à la volée et avec vélocité tira sur les trois gardes avant qu'ils ne puissent réagir. Il entendit de l'agitation aux étages inférieurs et tenta de réprimer l'angoisse qui le prenait aux tripes. Il enjamba les corps et descendit les escaliers sommairement. Une main empoigna son bras et l'attira en arrière, l'empêchant de descendre au rez-de-chaussé. Stiles se débattu férocement avant d'entendre la voix de son agresseur.

- Arrête de gesticuler imbécile c'est moi.

Stiles cessa tout mouvement en reconnaissant la voix de Derek.

- Tu en as mis du temps. La douche était bonne ?

- La ferme. T'es vraiment un inconscient.

- Un génie tu veux dire ?

- Je crois qu'on a pas la même définition du mot génie. Aller bouge toi.

Stiles devait l'admettre, il était heureux de voir Derek. Maintenant il avait un bouclier et mieux encore, un moyen de sortir de cet enfer. Son « gardien » lui offrit un pistolet avant de lui montrer le chemin jusqu'à la sortie. Ils rencontrèrent une poignée d'hommes dont Derek se chargea aisément avant d'atteindre la porte d'entrée...

- Je ne comprend pas.. il y avait beaucoup plus d'hommes..

- Je m'en suis chargé.

Et de se retrouver nez à nez avec un 4x4 noir, entouré de corps. Une dizaine de cadavres gisaient tout autour du véhicule, comme si un rituel satanique avait été effectué. Ébahi, Stiles resta quelques secondes tétanisé devant la porte, muet devant ce tableau morbide.

- Bon tu montes ou tu reste là ?

- J-j'arrive !

L'adolescent reprit ses esprits et monta dans la voiture. Derek fit marche arrière, non sans rouler sur les pauvres hommes déjà morts sur le sol, avant d'avancer jusqu'à l'imposant portail en bois les séparait du chemin forestier.

- Derek.. ?

Pour toute réponse, Derek sourit et accéléra, fonçant droit sur le portail. Stiles se protégea machinalement le visage pour appréhender la future collision. La voiture démolit la porte et disparu dans la forêt.


- Tu. Es. Inconscient.

- J'ai compris Derek tu me le répète depuis deux heures.

- Tu aurais pu mourir là-bas tu as de la chance que je sois arrivé à temps !

- Je savais que tu viendrais, c'est pour ça que j'ai laissé mon téléphone avec l'adresse dessus non ?

- Je pourrai perdre mon job à cause de toi alors ne refais plus jamais un truc comme ça. Que tu le veuilles ou non nous sommes coéquipiers désormais. Tu vas devoir t'habituer à me faire confiance.

- Et toi seras-tu capable de me faire confiance ? Moi, un meurtrier ?

- Je suis aussi un meurtrier. Et je te fais déjà confiance. »

Stiles resta perplexe en observant le plus vieux s'allonger sur le lit. Maintenant il comprenait pourquoi Derek était le meilleur de sa branche. Mais pourquoi lui faire confiance ? Parce qu'il était jeune ? Parce qu'il avait un visage innocent ? Stiles n'avait réponse à aucunes de ces questions. Il rejoignit Derek sur le lit et s'allongea à son tour. Mais il y a une question que Stiles n'avait pas peur de poser.

- Tu y as cru quand je t'ai dis qu'on avait couché ensemble ?

- … peut-être bien.

- Et tu te rappelles de la soirée maintenant ?

- Oui. Donc je sais qu'on a pas couché ensemble ça ne prendra plus avec moi.

- Mais tu te rappelles ce que tu as dis non ?

- De quoi ?

- Attend je te cite : « Tu es très mignon ».

- Je t'ai dis que ça ne prendrai plus avec moi.

- Quoi ? Mais je te jure !

Stiles se releva d'un bond, indigné. Derek le regarda, amusé. Stiles faisait son âge à ce moment précis. Un simple étudiant de 20 ans qui tentait de se justifier, comme un enfant.

- Je sais. Je m'en souviens je te taquine.

- Pourquoi tu as dis ça ?

- Pourquoi je n'aurai pas dû ?

Stiles n'en fit rien. Il fixa Derek, sur le point de répondre, mais se ravisa.

- Stiles. La confiance ça va dans les deux sens. Il faut que tu t'ouvres à moi. Je ne suis pas ton ennemi.

- Pourquoi tu parles comme ma psy ?

- Peut-être parce que j'essaye de te faire parler. Donc tu as été suivi ?

Stiles soupira maladroitement avant de maltraiter ses mains. Lorsqu'il avait décidé de parler avec un psy sur ordre de son père, il n'avait réussi qu'une chose: se faire virer. Et il y a très peu de gens qui peuvent se vanter d'avoir fait plier un psychologue.

- Mon… père a décrété pendant mon année de seconde que mon comportement associable et exécrable envers lui méritait un petit tour chez la psychologue. A l'époque je n'avais que Scott comme ami, et mon père trouvait ça « inquiétant ». Alors je me suis rendu plusieurs fois là-bas. Au début je ne parlais pas, et puis j'ai commencé à me livrer à elle. Figure toi que quelques semaines après elle a téléphoné à mon père en lui disant qu'elle ne voulait plus me voir, que mon esprit était « corrompu » et qu'elle ne pouvait rien y faire. Cette salope nous as quand même pris pas mal d'argent pour me dire ce que je savais déjà.

- Et qu'a dit ton père ?

- Que si je me faisais pas d'autres amis il m'envoyait en pensionnat. Faut dire que j'étais vraiment un connard avec lui à l'époque. Il rentrait tous les soirs tard du travail et je trouvais rien de mieux que de l'assommer de reproches. Alors même si j'avais des notes fantastiques ça ne comblait pas l'ambiance électrique à la maison.

- Alors tu t'es fais des amis.

- Pas vraiment non. En fait j'ai réussi à l'embobiner en lui disant que j'arrêterai de l'embêter à condition qu'il me laisse vivre seul. Alors il a accepté, il devait être content de se débarrasser de moi.

- Aucun parent n'est heureux de se débarrasser de ses enfants. Et je connais ton père il n'est pas comme ça.

- Derek tu le connais du travail. Moi c'est mon père. Je le voyais rentrer le soir, bourré, m'insulter de tous les noms, me mettre sur le dos la mort de ma mère. Il n'a jamais été là pour moi, seulement pour m'en mettre plein la gueule. J'ai pas eu la chance d'avoir un bon père.

- Il n'y a pas de bon ou de mauvais père, juste… des hommes qui font de leur mieux.*

- Tu parles du tien ?

- Ouais… c'était pas non plus un père exemplaire. Il a trompé ma mère pendant pas mal d'années avant qu'elle ne le découvre. Sauf que moi et ma sœur Laura on le savait déjà, il nous l'avait présenté. Pas en tant que sa petite amie, juste une amie. On y avait cru.

- Jusqu'au moment où vous les avez vu avoir une nuit torride ?

- Pas à ce point non plus ! J'avais 14 ans à ce moment, j'ai fais le mur pour rejoindre… ma petite amie et je l'ai croisé en ville avec elle. Il l'embrassait devant tous ces gens dans la rue et j'ai compris que mon père trompait ma mère. Mais je n'ai rien dit. Et je m'en suis voulu.

- Mais c'était pas ta faute. Ça ne regardait que tes parents.

- Je sais. Mais j'étais jeune j'avais besoin de me sentir coupable je suppose. Quand ma mère l'a appris elle a demandé le divorce. Mon père s'est battu pour avoir notre garde mais il a perdu. Jusqu'à la fin il n'a pas cessé de répéter à Laura, Cora et moi qu'il était désolé.

- Toujours meilleur que le mien.

- Si tu veux. Et dis moi comment tu es devenu « Void » ?

Le regard de Stiles passa de l'amusement à la colère, Derek venait de poser la question à ne pas poser.

- Tu vas trop loin. On a parlé de confiance pas d'interrogatoire.

- Et bien j'aimerai bien savoir comment tu es devenu un assassin et pourquoi.

- Ça ne te regarde pas. Je vais dormir bonne nuit.

- Il est 17h Stiles..

- Ah parce que il y a une heure en particulier à partir de laquelle on à le droit de dormir ? Autant que tu saches que je peux m'endormir quelque soit l'heure, 3 heure, 12 heure, 17 heure je ferme les yeux et je dors c'est tout alors si tu pouvais me faire le plaisir de ne pas faire de bruit ça serait cool. Et puis j'ai souvent chaud la nuit alors te plains pas si je te fous des coups de pieds. Et je ronfle aussi, enfin je crois.

- … l'hyperactivité c'était pas un mensonge du coup ?

- Nope.

- Super… »

Stiles fit volte-face, se retrouvant dos à Derek. Il venait d'avoir une conversation à cœur ouvert avec un agent de la CIA. L'oncle de son ex. Et cela lui procurait des sentiments contradictoires, comme si son cœur lui disait de continuer et son cerveau d'arrêter. Des sentiments qui étaient tout nouveaux pour lui. Il n'avait jamais vraiment aimé Malia, et la personne qu'aimait Malia n'était qu'une image qu'il avait créé. Il n'aimait que Scott. La seule personne avec qui il s'autorisait parfois d'être lui-même. Il ne pouvait pas se prendre d'affection pour quiconque. Il n'avait aucune envie d'être blessé, encore.


« - Aller debout Stiles !

Il grogna en toute réponse. Ce n'est que lorsqu'il sentit la couette le quitter qu'il décida d'ouvrir un œil. Derek le regardait, amusé de son comportement matinal. Il lui lança la couette à la figure et répéta pour ce qui semblait être la dixième fois à Stiles de se lever.

- Pourquoi tu me réveilles ? Il est 11 heure. L'avion n'arrive qu'à 15 heure.

- Je veux t'emmener quelque part. Habille-toi.

Stiles arqua un sourcil, signe d'une grande confusion. Derek l'invitait à sortir vraiment ? Surement un rêve pensa-t-il. Il se pinça la joue et pu se rendre compte à la douleur qu'il ne rêvait pas. Il attrapa alors ses affaires et s'habilla rapidement.

- Où on va ?

- Au Trattoria da Antonio.

- … Oui mais encore ?

- C'est un restaurant.

- Ah !


Assis à une table l'un en face de l'autre, Stiles eut vaguement l'impression qu'il n'était pas dans son élément. Jamais il ne s'attardait dans un pays autre que le sien, pour éviter d'éveiller les soupçons. Parce qu'un étudiant français seul en voyage c'était assez suspect, surtout si des meurtres survenaient au même moment. Doublement plus suspect. Mais maintenant Stiles n'avait pas besoin d'avoir peur d'être attrapé puisqu'il l'était déjà.

Derek avait commandé des spaghettis à la bolognaise et Stiles lui des boulettes di riso. L'ambiance autour de la table était lourde et pesante, aucun des deux n'osait commencer une quelconque discussion. Alors, prenant son courage à deux mains, Stiles tenta une approche.

« - Tu as bien dormi ?

- Pas vraiment non. Tu as raison tu ronfles, et tu as tenté plusieurs fois de m'utiliser comme oreiller.

- Ah désolé j'ai jamais dormi avec quelqu'un d'autre que moi, enfin on a déjà dormi dans le même lit mais tu étais bourré alors ça compte pas vraiment.

- Même pas avec Malia ?

Stiles se mit à sourire face à la question de son gardien, et il perçu comme une pointe de curiosité qui ne le regardait pas.

- Jaloux de savoir que j'ai pu dormir avec quelqu'un d'autre que toi Derek ?

- Pas du tout. Juste pour savoir si je dois te frapper ou pas.

- Dommage, mais tu ne me frapperas pas elle n'a jamais vu ne serais-ce qu'un centimètre de mon caleçon.

- Tu es vierge donc ?

Stiles s'étouffa avec sa boisson et balbutia des débuts de phrases pour se justifier avant de souffler un « oui » honteux. Derek se moqua discrètement, attrapa sa serviette et lui essuya le coin de la bouche, là où persistait une goutte de vin. Stiles se statufia au geste du plus âgé avant que le rouge ne prenne possession de ses joues. Derek dégageait tellement de charme et de phéromones que Stiles ne pouvait décrochait son regard du sien.

- Tu as une petite amie ?

- Non. C'est assez compliqué d'avoir une vie sentimentale quand on est flic.

- J'ai bien réussi alors que j'étais un assassin.

- Tu n'es pas exemple.

- C'est à cause de Paige non ?

Stiles se figea, conscient de l'énorme bêtise qu'il venait de faire. Derek avait stoppé tout mouvement, les bras suspendus au dessus de la table. Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'il ne reprenne son repas.

- Je vois que tu as fais des recherches sur moi c'est très aimable. Mais non ça n'a rien à voir avec Paige, elle est morte il y a plus de dix ans, je ne suis pas du genre à rester coincé dans le passé.

Un sourire mélancolique se peigna sur le visage de l'adolescent. Lui ne vivait que de souvenirs et d'enfance. Un passé dans lequel sa mère vivait toujours, où elle était heureuse et aimante, avant de devenir folle et de ne même pas reconnaître son propre fils. Il tentait chaque jour d'oublier cette partie de sa vie, de se souvenir d'elle seulement en bonne santé, mais il n'y arrivait pas. Le visage brisée par la folie, les larmes aux yeux, le regard vide de toute émotion et de toute vie, c'était la seule image de Claudia qui restait dans sa mémoire.

Depuis sa mort, Stiles s'était replié sur lui-même. Il ne s'était livré à personne, même pas à Scott. Et aujourd'hui, dans une salle de restaurant, accompagné d'un agent de la CIA, Stiles se sentait détendu. Il avait l'impression qu'il pouvait dire tout ce qui lui passait par la tête sans que Derek ne le juge. Il savait qu'il sautait aux conclusions hâtives, mais ce que ressentait l'adolescent à ce moment, ce sentiment doux et chaleureux, il ne l'avait ressenti qu'avec une seule personne. Sa mère.

- Je me suis trompé sur toi Derek.

- A quel sujet ?

- Sur tout. Alors…

Stiles marqua une pause et c'est en croisant le regard bienveillant de son coéquipier qu'il trouva le courage nécessaire pour terminer sa phrase.

- Merci de croire en moi.

Derek attisait cette flamme en lui, cette flamme que les gens appelait le désir de vivre. Pourtant c'était la dernière chose dont il avait besoin. Et même si son cerveau lui disait de sortir du restaurant en courant et de fuir Derek, Stiles resta assis, préférant écouter son cœur, qui lui pensait que ce n'était pas une si mauvaise idée de s'attacher à quelqu'un finalement.


*Merci BigFlo et Oli pour cette jolie phrase que je me devais de placer..

Alors vous en pensez quoi? Oui je sais Stiles n'est pas très.. méchant vers la fin. Mais je veux rendre mon personnage compliqué et perdu entre deux personnalités. Pour plus de cohérence avec la suite...

Pour les gens qui seraient intéressés pour un Newtmas il est sortit hier! Bonne journée à vous!