Hello hello ^^
Je suis trop excitée par ce chapitre! J'espère que vous prendrait autant de plaisir à le lire que j'ai eu à l'écrire back in the day!
Pour ceux que ça intéresse (je sais pas s'il y en a ...) j'ai écrit une partie de cette fiction quand j'étais encore au lycée (je me sens vachement vieille tout d'un coup T.T où est passé ma jeunesse?) et je l'ai reprise récemment donc mon style à évolué depuis, du moins j'espère. Après je vous dis ça, mais vous remarquerez peut être pas la différence de style hein. Je mettrai sans doute une note d'auteur pour indiquer les chapitre que j'ai écrit récemment
En attendant, profitez de mon écriture d'adolescente (je pense pas que ça soit si terrible que ça mais on sait jamais ^^).
Much Love Everyone !
Seth s'adossa aux rangées d'essais de philosophie, les fesses sur la moquette délavée et rêche de la bibliothèque du lycée. Son livre de chimie ouvert sur ses jambes ne lui était d'aucune utilité et son regard ne cessait de dévier des différentes utilisations du bicarbonate dans la vie courante. Cela faisait longtemps que les études avaient perdues tout intérêt à ses yeux. Elles ne collaient pas avec sa vie, ce qu'ils avaient traversés, ce qu'il était. Le schisme de la meute avait remis de nombreuses choses en question, la guerre silencieuse contre les Volturi également, si ce n'était plus. L'équilibre de la réserve était précaire et une seule petite étincelle pourrait bien tout réduire en cendre en moins de temps qu'il n'en faut à un métamorphe pour se transformer.
Une dernière année aux cheveux long lui lança un regard furibard et il replia ses jambes en soupirant. Lorsque celui-ci l'eut dépassé, il s'appliqua à lui tirer copieusement la langue et un sourire vient éclairer son visage basané. La cloche de la troisième période retentit et il s'obligea à replonger dans l'univers fascinant du cours de physique avancé. Il ne pensait jamais vraiment à ce qu'il ferait une fois ses deux prochaines années de lycée terminées. Il ne poursuivrait probablement pas ses études, de tout façon sa mère refuserait de lui payer ne serait-ce que le voyage pour visiter un campus. En réalité, il ne savait plus s'il pouvait encore l'appelait maman. Après que ses deux enfants eurent décidés de rejoindre la meute de Black, elle avait tout simplement cessé de les regarder. Bien sûr, ils continuaient de vivre sous le même toit, mais c'était tout. Ils avaient purement et simplement disparu de son existence. Si par malheur, Leah ou lui se trouvait dans la même pièce qu'elle, elle se détournait et poursuivait son activité comme s'ils n'existaient pas.
Parfois, il enviait la vie calme et paisible de ses amis mortels, leurs joies simples et leur bonheur familial. Il adorait être un métamorphe, là n'était pas le problème mais quelques fois il s'interrogeait sur ce qu'il voulait faire de sa vie, qu'est-ce que cela ferait de tenir les rênes. Jacob et la meute, les Cullen, étaient sa famille, ses frères d'armes et jamais, au grand jamais, l'idée de les abandonner ne lui avait effleuré l'esprit. Simplement, il avait cette envie de plus, ce et si tournoyant sournoisement dans sa tête, comme un bruit de fond qu'il ne parvenait jamais vraiment à assourdir.
Un autre élève lui chuchota une remarque désapprobatrice en enjambant ses jambes étendues dans l'allée et il haussa les épaules un rire au bord des lèvres.
On lui demandait souvent comment il faisait pour être toujours aussi joyeux. Il ne faisait pas, il était. Il aimait à dire que cela devait être une anomalie génétique au vu du caractère détestable de Leah et de sa mère. Sa sœur ne manquait jamais de l'insulter copieusement à la suite de ses paroles. Lui se contentait d'éclater de rire. C'était ce qu'il faisait de mieux, rire. Cela lui venait naturellement, aussi simple que de respirer. Et puis, ça lui plaisait d'être considéré comme le « joueur » de la meute. Il était heureux d'être en vie, de se tenir debout dans le monde. Même sa famille brisée parvenait difficilement à le détacher de cette idée fixe. Il balayait ce désagrément d'un rire, affirmant que la vie était trop courte pour se faire du mal. Leur cas particulier de longévité accrue n'y changeait rien.
Peut-être compensait-il l'abîme de chagrin qu'était sa sœur par son trop plein de joie. Il ne savait pas mais après tout, il pouvait très bien être heureux pour deux.
Un soir, alors qu'il était seul avec Jacob, ce dernier lui avait dit qu'un jour il s'épuiserait, qu'il tirait trop sur la corde. Seth avait ri et répondu qu'il verrait bien à ce moment-là. C'était sans doute ça finalement qu'il le rendait aussi Seth. Il vivait pleinement. Uniquement.
Le chapitre sur le bicarbonate était décidément inintéressant au possible et il soupira pour la quarantième fois. Ou la cinquantième. Il ne savait plus.
Soudain, un éclat lumineux le détourna de la phrase qui lisait et relisait depuis dix minutes.
Une paire de talons pailletés entra dans son champ de vision périphérique et il se souvint vaguement que Leo se plaignait très souvent des chaussures de sa sœur, que cette dernière utilisait régulièrement comme arme de destruction à l'encontre de ses pauvres côtes.
Une odeur brutale et rêche lui effleura le visage et ses narines frémirent sous l'assaut. Il reconnut avec surprise la fragrance vive du cuir vieilli, qui lui brûla presque les narines, arrondie immédiatement par l'arôme onctueux du chocolat, du thé noir fumé et de la muscade. Puis, doucement des effluves de prune dorée au soleil et de violettes écloses au petit matin se faufilèrent entre les notes profondes, rafraichissant ses sens. La jeune fille s'accroupit avec délicatesse à côté de lui et le parfum suivit son mouvement, le frappant de nouveau. Il cligna des yeux, un peu étourdi. Il l'entendit vaguement lui demander, avec une gentillesse qui contrastait avec l'agressivité de son parfum, s'il pouvait se pousser un petit peu. Se reprenant, il tourna la tête, après s'être ébrouer discrètement, pour lui répondre.
Il en fut incapable.
Tout comme la violence de son parfum l'avait assommée, ses yeux lui rongèrent la rétine et son sourire hésitant corroda les tréfonds de son cerveau, éparpillant toutes ses pensées hors de sa tête. Perdu, il se tenait au milieu de l'ouragan. L'impression diffuse de perdre pied le cingla et il tomba. Electrisé par une onde de choc qui lui brisa le souffle, il se noya sans pouvoir se débattre. Le sang pulsait dans ses veines à les faire éclater. Son diaphragme se bloqua et sa bouche s'assécha en une fraction de seconde. Il sentait son cœur battre impétueusement contre ses côtes. Sa tête lui faisait atrocement mal, si mal qu'il crût l'espace d'un instant que son crâne était en train de fondre.
Et puis, avec l'écho de la mollesse, son corps se détendit, dissipant la douleur cuisante de ses membres. L'air afflua dans ses poumons, le flux bouillonnant s'apaisa et la lumière s'adoucit, le réchauffant avec tendresse. La tempête reculait, le laissant chancelant dans la plaine de son esprit balayée par l'arôme rémanent d'un parfum aux notes de cuir et d'épices. Une bulle de volupté s'était logée dans son ventre, croissant un peu plus chaque seconde, ses paupières caressées par une satisfaction délicieuse. Une plénitude, inconnue jusqu'alors, fourmillait à la surface de sa peau, abreuvant son âme de contentement. L'euphorie s'était emparée de son être tout entier, à tel point qu'il lui semblait impensable de ne pas désirer ce parfait état de félicité.
Une minuscule douleur explosa dans sa main et il recouvra son équilibre. Ses ongles s'étaient profondément enfoncés dans sa chair, laissant des trainées rouges sur sa peau.
La jeune fille n'avait pas bougé. Son absence avait duré quelques secondes, tout au plus. Il se leva docilement et elle lui lança un « merci » guilleret.
Désorienté, il resta planté au milieu du rayonnage, son regard pantois fixant la jeune fille sans la voir.
Subitement il retrouva ses esprits. Une rage animale lui tordit le ventre, balayant la sérénité toute neuve de son âme. Sa mâchoire craqua sous l'impact de ses dents s'entrechoquant. Il fourra âprement son livre dans son sac, le balança sur son épaule et il tourna péniblement le dos à son interlocutrice, qui s'était depuis longtemps détournée de lui.
La porte de la bibliothèque qui donnait sur l'extérieur vibra longtemps après qu'il l'eut claquée.
...
Courir lui fut bénéfique. Tuer quelques animaux inopportuns qui croisèrent sa route le fut davantage. La langue pendante, il s'ébroua, se retenant d'hurler à la mort. Car c'était bien ce qui s'était produit dans la bibliothèque. Sa volonté avait été annihilée par le simple regard de la sœur d'un de ses amis. Il frappa le sol de sa patte et se remit à courir, cherchant à distancer l'objet malheureux de ses pensées. Ce qui l'énervait le plus dans cette histoire, s'il faisait abstraction de la disparition de son libre-arbitre, la fin de sa tranquillité, l'obligation désormais évidente de reproduction, les moqueries inévitables de la meute, les grincements incessants des dents de Leah, l'occultation de sa personnalité et de ses goûts, l'angoisse qui lui étreindrait en permanence le cœur, les battements chaotiques inévitables de celui-ci, les rougeurs de ses joues, la ruine de son sommeil et l'enterrement de ses choix, c'était qu'il ne connaissait même pas son prénom. Ou plutôt, il ne la connaissait pas du tout.
La vie de métamorphe était vraiment une chienne.
...
Leo ne se sentait pas au mieux de sa forme ces temps-ci. Se lever lui coûtait un effort surhumain alors même qu'il dormait dix heures par nuit. Il avait du mal à se concentrer et les cours étaient une torture encore plus insurmontable qu'auparavant.
Il s'était rendu compte que son père lui jetait des coups d'œil discrets mais se taisait au contraire d'Ollie qui exprimait ouvertement son inquiétude. Elle lui facilitait la vie, prenant ses tours de vaisselle et l'aidait dans ses devoirs et il l'a remboursée copieusement en câlins et bisous. C'est comme ça que ça fonctionnait entre les quatre enfants Koo. Un soutien sans faille et un vocabulaire exempt des mots « abandon » et « rejet ».
« C'est peut-être la croissance, lui dit Ollie alors que la fratrie était attablée dans la cuisine.
T'es déjà super grand, rétorqua Theo, le nez plissé par la concentration, occupé à calculer les heures sur son cahier de mathématiques.
C'est vrai, observa sa jumelle qui copiait ouvertement sur son frère.
Polly, t'es censée bosser toute seule, la réprimanda Leo. Chais pas, franchement ça me saoule ! T'imagine combien j'ai fait au dernier chrono en athlé ? 5,9 ! Est-ce que tu te rends compte ? Sur cinquante mètres !
Hum…ouais, ça craint. Approuva Ollie qui peinait à atteindre les huit secondes. »
Le vendredi soir n'était pas une soirée studieuse chez les Koo. La plupart du temps Ollie sortait et Leo allait dormir chez un de ses amis, laissant les jumeaux au soin de leur père. Theo et Polly attendait généralement cette soirée avec impatience, Nathan mettant tout en œuvre pour la rendre agréable, ce qui incluait beaucoup de crème glacé, et quelque fois une virée à Forks. Mais le temps s'était définitivement dégradé depuis une semaine, les averses s'enchainant, et personne ne se voyait mettre ne serait-ce que le nez dehors.
La famille avait donc prévu de se rassembler sur le canapé bariolé avec pizzas et pop-corn pour regarder le grand marathon des comédies musicales.
En attendant, ils avaient entrepris, sur l'impulsion de Theo, de faire leur devoir, celui-ci leur ayant démontré de manière très convaincante qu'ils auraient ainsi tout le week-end de libre, appuyé dans son discours par une Ollie enthousiaste. Si Theo et sa grande sœur étaient du genre efficace, Polly et Leo attendait généralement la dernière minute pour tout faire, ce qui finissait toujours dans les cris et le sang. La petite guerre du dimanche soir, comme la qualifiait leur père qui était -malheureusement pour lui- en première ligne
Leo se pencha vers Polly et lui expliqua une nouvelle fois le concept du moins le quart et quand dans un cri triomphant, sa sœur parvint à résoudre le problème, il lui ébouriffa les cheveux en riant. Il se renversa sur sa chaise, son crayon entre les dents et embrassa du regard les trois personnes assises autour de la table ronde en bois massif. Les sourires qui résonnaient derrière les mots, la conversation paisible où se mêla bientôt la voix de son père tintèrent à ses oreilles.
Il sourit, heureux.
...
Leah sortit sur la terrasse, deux bières à la main. La nuit était tombée doucement mais la pénombre ne l'empêcha pas de distinguer son frère assit sur une chaise détrempée. Elle s'affala à côté de lui et lui tendit une cannette dont il s'empara avec un immense sourire à la Seth. Dans le silence diurne, ils regardèrent le vent secouer la cime des arbres, savourant la fraicheur de la bière et l'air encore empreint de pluie.
« Alors. Dit Leah.
- Alors.
- T'es imprégné. »
Seth avala une gorgée de bière pour toute réponse.
« Tu te sens comment ?
- Mal ? »
Leah lui jeta un coup d'œil. Elle avait appris, en même temps que les autres membres de la meute, la toute nouvelle imprégnation de Seth, mais ils n'en avaient pas reparlé depuis. La violente répulsion que ressentait Seth à chaque fois que l'idée se frayait un chemin dans son esprit les avait dissuadés de trop insister. La meute ne jugeait pas. Ses membres se soutenaient mutuellement, sans jamais remettre en question les choix de chacun.
Cela ne les empêchait pas de s'inquiéter. C'est pour cela que Leah se trouvait dehors, à boire de la bière avec son petit frère à une heure du matin. Elle s'inquiétait. Tout le monde s'inquiétait. Jacob le premier. Il l'avait d'ailleurs prise à part quelques temps après la révélation, lui demandant de parler à Seth.
« Ça peut pas durer cette situation, lui avait-il dit. Il se fait du mal.
- Je sais bien ! s'était-elle exclamée. J'y peux rien s'il refuse l'imprégnation !
- Il l'est déjà, Leah. On ne peut pas lutter contre l'imprégnation. C'est plus fort que nous.
- Ouais, je sais, avait-elle répété, le douloureux souvenir de Sam surgissant devant ses yeux. »
Jacob l'avait regardé tendrement –elle détestait quand il faisait ça- avant de lui murmurer :
« Va lui parler. C'est ton frère, il est perdu et il refuse de se confier. Avec toi ça passera mieux. »
Elle avait hoché la tête : elle s'était rendu compte de la détresse de Seth et serait allée le voir de toute façon, avec ou sans l'intervention de son alpha.
Alors qu'elle contemplait la forêt, les derniers mots de Jacob résonnèrent dans la nuit : « J'ai besoin de mon bêta, Leah. »
« C'est pas censée être géniale comme sensation ? Demanda finalement la jeune femme. Les paillettes et les papillons tout ça, tout ça… »
- Ouais, il y a un peu de ça, sourit Seth.
- C'est quoi le problème alors ? »
Seth soupira et se renversa dans sa chaise, vidant sa bière d'une traite.
« Je ne veux pas de ça, finit-il par chuchoter. »
Son aveu virevolta dans l'air un instant avant de se poser à leur pied. Il ne se sentait pas mieux pour autant. Leah ne posa qu'une seule question :
« Pourquoi ? »
Il tourna la tête vers elle, le visage inexpressif. Il ferma les yeux un instant, inspira longuement. Quand il les rouvrit, les mots coulèrent de sa bouche avec un naturel détaché.
« Ce n'est pas…mon choix. Il ne s'agit pas d'amour, c'est de la dépendance forcée. On n'est pas dans un conte de fée. Il n'y a pas de fin heureuse. Pour personne. »
Il marqua une pause. Leah finit sa bière.
« Le pire c'est que je ne sais même pas quel est son nom, ni à quoi elle ressemble, dit-il sombrement. Je ne l'ai pas regardé, je me suis juste...j'ai juste vu ses yeux.
- C'est déjà pas mal, tenta faiblement sa sœur.
- Je serai incapable de te dire de quelle couleur ils étaient, ria-t-il sombrement. »
A l'instant où il prononça ces mots, le crissement caractéristique de la ferraille que l'on tord tinta aux oreilles de Leah. Dans la main de Seth, la cannette n'était plus qu'un misérable cube métallique. Il se leva en le balançant sur la table où des feuilles mortes s'éparpillaient, collées par la pluie. Il resta immobile. Il avait la vague impression de se tenir depuis quelques jours au bord d'un gouffre, vacillant sous les bourrasques et le regard inexorablement attiré vers le fond.
Leah prit finalement la parole, d'une voix douce :
« Il n'y a pas que ça, pas vrai ? »
Le dos de Seth s'affaissa. Une tristesse et un amer sentiment, qu'il croyait depuis longtemps disparus, l'envahirent soudain. Le cri grondait dans sa gorge et s'échappa de ses lèvres sans qu'il ne puisse le retenir :
« Ce n'est pas juste ! Et moi alors ? Et elle ? »
Il se tourna brusquement vers Leah, le visage exalté d'une émotion qui semblait le déchirer de l'intérieur.
« Qui te dit qu'elle n'aime pas déjà quelqu'un ? Et si j'avais été amoureux ? Je refuse de détruire sa vie et la mienne ! »
Leah écarquilla les yeux et se cramponna à sa chaise, les propos de Seth faisant écho à quelque chose d'enfoui au plus profond d'elle-même. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre mais en fut incapable. Alors, elle fit la seule chose qui lui sembla juste.
Elle se leva et le prit dans ses bras. Seth ne bougea pas, sans doute aussi surpris qu'elle. Il ne put qu'émettre un petit rire gêné.
« Heu Leah ? Qu'est-ce…
- Je suis désolée Seth, murmura-t-elle. Tellement désolée…Je ne voulais pas te blesser. Pardon. Pardon. »
Seth lui tapota le dos gentiment, le visage tourné vers le ciel. Il se rappelait très clairement dans quel état il avait trouvé Leah, ce fameux jour qui marqua la disparition du sourire de sa sœur. Elle était restée prostrée dans la noirceur de sa chambre, les yeux gonflés par les larmes et le mépris, le cœur aigri par une imprégnation qui n'était pas la sienne. S'il avait pu, Seth n'aurai pas hésité une seconde à fracasser le crâne de celui qui avait foutu en l'air Leah.
Mais elle l'avait retenu.
Il n'avait pas compris et ne comprenait toujours pas son geste. Si c'était cela l'amour alors il n'en voulait pas. Leah lui avait dit qu'il réagissait comme un gamin, mais c'était ce qu'il était. Ce qu'il est. L'imprégnation de Sam avait bouleversé la vie de sa sœur. Sa sœur si forte, si lumineuse. Sa sœur qui s'était, en un instant, brisé en un milliard d'éclats qui avaient tranchés droit dans son âme.
Il ne voulait pas connaitre cette souffrance qui vous broie l'esprit, vous plongeant dans des abysses infernaux. Il ne voulait pas être une coquille vide, détruite par ses sentiments et réduite à regarder de loin celui qu'elle aime. Il ne voulait pas être responsable de la misère d'une personne, sous prétexte d'un étrange phénomène de survie. Il ne voulait pas être malheureux.
Non, il ne voulait pas tout ça.
Vous sentez tous le angst qui arrive?
Pauvre Ollie, elle va pas comprendre ce qui va lui tomber sur e coin de la figure...
