Voilà le quatrième chapitre et surement le dernier que je posterais de cette fic. Apparemment elle ne fait pas beaucoup d'adeptes donc, et bien autant abandonner. Cette fic était ma première et elle comporte 42 chapitres.


Chapitre 4

Amour et amitié

POV Garrett

Elle venait de comprendre son erreur. Ce n'était pas la peine que j'essaye de la rassurer, elle ne voudrait pas m'entendre. Elle doit m'en vouloir de lui avoir parlé comme cela mais avoir demander ce service à Marcus, c'était vraiment suicidaire. Je pouvais la comprendre cela faisait trente ans qu'elle était enfermée ici et elle voulait à tout prix dire à sa famille ce qui lui était arrivé.

Quelle tête brulée !

Elle n'était pas possible, têtue, impatiente mais elle avait une voix qui avait fait chavirer mon cœur, même si cela faisait longtemps qu'il ne battait plus. Chaque fois qu'elle me parlait, j'essayais de me l'imaginer mais je n'arrivais pas à voir une image claire d'Elle. La première fois que j'avais entendus sa voix, j'avais cru être au paradis écoutant un ange qui chantait. Même quand mademoiselle perdait patience ou était de mauvaise humeur, j'adorais sa voix.

Un seul mot s'imposait dans mon esprit quand elle parlait : Désir.

Pourtant je ne m'étais jamais laissé porter par mes sentiments, je trouvais que c'était une perte de temps. Je n'avais eu que des histoires d'un soir, jamais je ne m'étais engagé plus loin. Ce n'était pas pour moi.

Mais depuis quelques années, du moins avant que je sois enfermé ici, j'avais commencé à me poser certaines questions. En effet, il y a sept ans de çà je m'étais retrouvé en Amérique du Nord, dans une petite ville du nom de Forks. J'avais rencontré le docteur Cullen et sa famille ainsi qu'une autre famille qui habitait l'Alaska à Denali, que le docteur considérait comme des cousins proches. Il m'avait expliqué qu'ils étaient végétariens, je me rappelais avoir rigolé. J'avais du mal à comprendre pourquoi il se nourrissait de sang animal, pour eux la vie humaine était le plus important et le fait de se nourrir d'animaux les rendaient plus sociable. J'étais assez émerveillé. De plus la raison qui m'avait amené ici était des plus insolites. Un vampire fou amoureux d'une humaine, avec qui il se marie et lui fait un enfant puis la transforme pour ne pas la perdre.

Cette naissance avait déclenché les foudres des Volturi. Cette petite n'avait pourtant rien à voir avec les vampires nouveau-nés que j'avais déjà eu l'occasion de rencontrer. Elle était moitié humaine moitié vampire, elle grandissait à vue d'œil et elle était magnifique. C'était une petite qui avait la plus formidable des familles, pleine de bonheur et près à se faire tuer pour la sauver, et oui les Volturi avaient été mis au courant et étaient venus pour tuer et agrandir leur collection. C'est cette fois ci que j'avais rencontré Jasper et Alice, avec qui une fois l'histoire avec les Volturi réglait (enfin en surface car Aro et Caius n'avaient vraiment pas digérer la façon dont ils s'étaient retrouvé en disgrâce devant autant de vampires et je pensais qu'à la moindre occasion, ils s'en prendraient aux Cullen et à leurs cousins de Denali), j'avais sympathisé. On s'était raconté nos histoires. Jamais je ne me serais douté que cette jeune fille à côté avait été et était en quelque sorte la sœur de Jasper. Il l'adorait littéralement et il était inquiet car cela faisait longtemps qu'elle n'était pas revenue le voir.

Avoir rencontré cette famille nageant dans le bonheur, me rendit presque jaloux. Je les enviais. Je me rappelais en avoir discuté avec une des filles de Denali, Kate ; la discussion avait fini au lit, encore une fois. Elle avait pensé que je resterai auprès d'elle mais malheureusement je ne voulais pas plus m'investir, du moins pas maintenant, tout cela était nouveau et je voulais prendre le temps de réfléchir à tout cela. Kate n'avait pas apprécié. Je sentais encore le courant électrique qui m'avait envoyé valser dans le décor. J'étais parti sans dire au revoir.

Eméline !

Penser à son nom, à Elle, le désir pur s'insinua en moi. Était-il possible de tomber amoureux d'une voix ? J'avais des frissons, je voulais être avec elle, la prendre dans mes bras, l'embrasser. Elle réveillait mes instincts les plus bestiaux. Si je l'avais rencontré il y a sept ans je suis sur que je serais restée avec elle, je serais devenu végétarien, elle serait devenue ma femme.

Je divaguais là, c'est vrai après tout je ne savais pas si elle éprouvait les mêmes sentiments que moi. Amour à sens unique, serait il ma punition pour avoir fait souffrir tant de femmes ? Au fond de moi j'espérais que non.

Depuis deux semaines, je m'inquiétais pour elle. Elle ne me parlait presque plus et j'avais peur qu'elle fasse une bêtise. Vincent était notre unique et seul chance de sortir de cet enfer, il fallait qu'il fasse vite.

Deux heures plus tard, Afton était reparti. Il fallait que j'essaye de réveiller Eméline.

« Eméline oh hé ! Répond moi s'il te plaît ».

« mmh » c'était le seul son que j'entendis.

Afton, un jour je te tuerai.

Tout à coup dans le trou de la porte de ma prison, je vis un visage. Il me fallut un moment avant de voir que c'était Vincent. Il m'avait retrouvé.

« Mais qu'est ce que tu fou ici ? Dans quel pétrin tu t'es mis ? » Me demanda mon ami.

Je ne pus que lui répondre par une seule question :

« Comment va la fille à côté, Eméline ? »

« Encore dans les vapes on dirait, mais elle se remet. Depuis combien de temps es tu enfermé ? »

« Trois ans et Eméline presque trente ans » lui répondis-je.

« Mais vous avez tué qui pour mériter çà ? »

« Personne, on a juste refusé de jurer allégeance à la famille Volturi. Alors voilà où nous en sommes pour avoir refusé. Bon on verra plus tard pour raconter l'histoire, tu es passé par où ? Il faut longtemps ? Il faut qu'on mette un plan au point. ».

J'étais pressé.

« Du calme mon vieux. Je suis passé par le seul tunnel d'égouts qui sort de Volterra et environ 5 minutes pour arriver jusqu'à toi. ».

Vincent était toujours méticuleux dans les horaires.

« Garrett ? ».

Eméline était « réveillée ».

« Oui, Eméline, je te présente Vincent mon meilleur ami ».

J'essayais d'avoir une voix douce mais apparemment elle était dans un de ces mauvais jours.

« Ravie de faire ta connaissance et pour de plus ample présentation on verra çà un autre jour. J'ai un plan et je pense que se sera le seul qui risque de marcher sans trop de dégât. Vincent pourrais tu nous trouver d'autres vêtements. Il faut agir quand Afton et les autres me laisse tranquille ; en général ils font une pause de vingt minutes toutes les deux heures. C'est le seul créneau que l'on aura. Il me faut 5 minutes pour me remettre du don d'Afton ou des autres ce qui nous laisse qu'un quart d'heure pour filer, ce qui sera suffisant ».

Elle avait vraiment un plan tout étudier mais je sentais l'énervement montait dans sa voix, elle était à cran et l'idée d'être libre dans peu de temps la rendait nerveuse.

« Eméline, calme-toi ! »

« Non Garrett, ton ami est là alors on se tire »

« Ma belle on se calme, on va ... » mais là il venait de lui parler sur un ton qu'elle n'appréciait pas du tout.

Sa réaction ne se fit pas attendre.

« Redis moi çà une seule fois et … ».

« Eméline, çà suffit. Tu n'es pas possible, arrête de t'énerver ».

Ma voix était autoritaire et elle se calma.

« Bon écoutez moi, je pars vous trouver des vêtements. Vaut mieux partir la nuit donc dès que j'ai ce qu'il vous faut je reviens et je guette le moment opportun. Mais au fait je vous libère comment parce que s'il faut les clés là çà risque d'être un peu plus chaud. »

Eméline lui répondit :

« Je m'occupe de cette partie là. Garrett, une fois que je nous aurais libérer, il faudra que tu me portes jusqu'à l'extérieur pour que je reste concentrer. Pendant que vous avancerez, je ferai écrouler le tunnel. Ah oui, Vincent il faut aussi trouver une voiture, quelque chose de rapide si possible. En dix minutes on sera sorti, on grimpe dans la voiture on s'en va le plus vite possible, une fois insérer dans la circulation italienne, on passera inaperçu et Vincent masquera nos odeurs donc les gardiens des Volturi auront du mal à nous pister. ».

Elle avait vraiment pensé à ce plan depuis un moment.

« C'est ok pour moi mais Garrett te repose quand ? » lui demanda Vince avec un sourire amusé.

« Vince n'exagère pas, je la reposerai une fois à la voiture. Bon Vince, il faut que tu te sauve, ne tarde pas trop à revenir ; aller part j'entends quelqu'un arrivait. Merci mec, je te revaudrai çà ».

Vince me sourit et s'en alla. Eméline avait susurré un petit merci, vivement que l'on sorte, elle devenait de plus en plus à cran.

Plus que quelques heures.