CHAPITRE 3 : LE CALME AVANT LA TEMPÊTE
-Potter debout ! Ordonnais une voix impérieusement moqueuse.
-quelle heure il est ? marmonna Harry, la tête dans le pâté après avoir passé une nuit sublime, entouré de douceur et de chaleur, se sentant enfin en sécurité.
-il est sept heures du matin. Lèves-toi, nous avons quartier libre jusqu'à neuf heures et après nous sommes surveillés.
-pourquoi on se réveille aussi tôt alors ? grogna le Gryffondor, un peu perdu.
-pour en profiter un peu, petit Gryffi, dit Malefoy en rigolant. Et puis, tu dois m'aider à me laver, à m'habiller et répondre au moindre de mes désirs, ajouta-t-il malicieusement.
-humpfff… soupira-t-il en réponse, en se levant.
Harry s'assit sur le lit et se frotta les yeux, l'air très enfantin, malgré son regard vide. Il jeta un coup d'œil à son propriétaire et le vit en train de le fixer distraitement, les yeux couleur mercure brûlant d'un petit quelque chose que le Gryffondor n'avait pas vu depuis très longtemps.
Haussant les épaules, il sortit du lit et faillis tomber à terre mais fut vite retenu par Malefoy qui le rattrapa à temps et le fit s'asseoir sur ses genoux, position qui prêta aisément à confusion.
Harry se crispa en sentant son corps meurtri contre celui de son nouveau maître et ne pût s'empêcher de pousser un léger gémissement de douleur face à ce contact. Draco le redressa un moment avant de l'envelopper de ses bras, douce chaleur qui apaisa la souffrance du Survivant, le poussant inconsciemment à se blottir davantage dans cette étreinte qui le soulageait tellement.
Assez étonné au départ, le Serpentard soupira un moment avant d'esquisser un petit sourire charmeur et charmé face à cette réaction de la part de Potter, puis posa sa tête contre son cou, le nez au contact de la peau blanche par manque de soleil. Il respira son parfum et se mit à parsemer la chaire de baiser papillons, faisant naître d'agréable frisson le long de la colonne vertébral du prisonnier, avant de finalement y déposer un suçon parfaitement ovale et rouge, signe de propriété, pour finalement se blottir en ronronnant dans les bras d'Harry qui s'étais redressé de surprise.
-Mal… euh… Maître ? Que faites-vous ? Chuchota-t-il, un brin surpris et peureux.
-chut… ne crains rien… laisses-moi rester comme ça un moment… s'il te plaît, supplia Dray en serrant les bras un peu plus fort.
Légèrement hésitant, le Gryffondor finit par entourer le cou du Serpentard de ses bras et par le bercer lentement contre lui, malgré la crasse, la douce chaleur émotionnelle les enveloppant de paix et de sécurité. Soudain, le POP caractéristique des elfes de maison retentit et le petit être tendit une missive à Malefoy avant de partir précipitamment, terrorisé par le regard glacial que lui donna Draco.
Fixant d'un air impénétrable la lettre, il l'ouvrit calmement, conservant le Survivant sur lui qui ne dit mot, attentif au comportement de son maître, il fut d'ailleurs un peu ébranlé par l'expression de pure terreur qui se refléta dans son regard.
-Mal… maître ? demanda-t-il d'une petite voix, en posant une main timide sur son épaule.
-rien qui ne te regarde Potter, siffla-t-il hargneux. Dégages de sur moi, j'ai un rendez-vous urgent. Pendant mon absence, tu ne quitteras pas mes appartements et ce, sous aucun prétexte !
Harry se releva précipitamment de sur le Serpentard et le vit se préparer de façon mécanique, sobre mais sexy, et jeter la lettre au feu, pour partir en lançant un regard indéfinissable à l'élu de son cœur.
