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Merci à Pikliaz d'avoir corriger ce chapitre

Chapitre 4

Dans la maison d'Harry.

Harry se trouvait dans la cuisine à regarder son assiette. Draco lui avait fait des œufs avec des toasts. Tout ce passerait bien si Draco arrêtait de l'éviter. Depuis l'incident du matin précédent, Draco l'évitait. Harry souffla. Peut-être son état le dégoutait ? Certaines personnes étaient assez dégoutées de voir un homme porter un enfant. Peut-être que Draco faisait parti de ces gens ?

- Tu n'aimes pas ?, demanda Draco qui venait de faire son apparition. Je pourrai te faire autre chose.

- Est-ce que je te dégoute ?, demanda Harry d'une voix hésitante. Il avait encore parlé sans réfléchir et Harry se traita d'imbécile.

En voyant l'air étonné de Draco, Harry continua.

- Depuis hier matin, tu m'évites, expliqua Harry tout en évitant de fixer Draco. Alors je me suis dit que tu faisais parti des gens qui désapprouvent l'insémination artificielle sur les hommes.

- Je ne t'évite pas Harry, répondit-t-il. J'ai passé ma journée d'hier à renforcer les protections que Weasley a lancé à l'entoure de ta maison. Je m'excuse si j'ai pu te donner l'impression que ton était pouvait me dégouter. Tu ne m'inspires nullement ce sentiment. Le seul sentiment que tu m'inspires, c'est le désir, se dit-il à lui-même.

Draco fondit quand il vit un sourire orner le visage d'Harry.

- Je suis soulagé, dit Harry en lui souriant toujours. Est-ce que tu vas encore passer la journée à vérifier les protections ?

- Oui, j'ai encore quelques endroits à vérifier, répondit Draco. Si tu n'es pas trop fatigué. Tu pourrais venir avec moi, ajouta-t-il en voyant l'air déconfit d'Harry.

- Je suis en pleine forme, lança Harry d'une voix enjoué tout en posant sa main sur son ventre arrondi. Je finis mon assiette et on y va.

Draco observa Harry. Il le trouva adorable. Il avait toujours ses cheveux en bataille et ses magnifiques yeux verts. Mais qu'est ce qui me prend ?, se dit-il en secouant la tête.

- On y va, lança Harry qui avait fini son assiette.

Dans le chalet.

- Tu penses me faire la tête pendant tout notre séjour, lança Severus à Blaise, que parce que tu n'as pas pu dormir avec ton rouquin.
- Je ne fais pas la tête, sauf que je n'apprécie pas de dormir dans ce lit, expliqua Blaise de mauvais foie. Et ce n'est pas mon rouquin.

Il allait quand même dire qu'il adorait dormir avec Ron. Il adorait le sentir se coller à lui pendant la nuit et se réveiller dans ses bras.

- Je pourrais savoir ce que tu as fait à Londubat pour qu'il demande à une heure du mat' s'il pouvait dormir avec mon Ron.

- Ton Ron ?, lança Severus d'un ton ironique.

- No comment, lança Blaise en claquant la porte de la salle de bain.

Severus s'assit sur son lit. Lui aussi, il aimerait bien savoir ce qu'il s'était passé. Pourtant il avait bien senti que ses baisers et ses caresses n'avaient pas laissés indifférent Neville alors pourquoi une telle réaction ? Avait-il été trop rapide ? Ou simplement Neville avait changé d'avis, il le trouvait trop vieux pour lui ? Ou était-il avec quelqu'un ?

Severus jura. Il devait savoir la fin de cette histoire.

Lorsqu'il entra dans le salon, il vit Ron se pencher sur Neville. Et il sentit la jalousie monter en lui.

- Bonjour, lança-t-il froidement tout en se prenant une tasse à café.

- Bonjour, répondit Neville d'une petite voix. Severus était sûrement fâché contre lui.

- Bonjour professeur, répondit Ron à son tour. Sentant Neville tremblait, Ron posa sa main sur l'épaule de Neville.

Severus en voyant ce geste anodin vit rouge et sortit de la pièce. Mais qu'est ce qui m'arrive ?, pensa Severus, il me faut une nuit de caresse avec Neville pour que je me comporte en amoureux possessif.

- Je t'avais dit qu'il avait un faible pour toi, dit Ron en souriant à Neville.

- Je ne le pense pas. Tu as vu la façon qu'il avait de me regarder ? Il doit avoir une piètre opinion de moi. Je l'allume pour le repousser.

Ron prit Neville dans ses bras.

- Bonjour, lança Blaise d'un ton glacial tout en fixant froidement Neville. Rassurez-moi, je ne vous ai pas dérangé, ajouta-t-il d'une voix ironique.

- Non, tu ne nous as pas dérangés, répondit Neville en rougissant. Je vais voir si on a reçu des nouvelles.

Et Neville sortit.

Ron se dirigea vers le frigo mais lorsqu'il allait l'ouvrir la main de Blaise l'arrêta.

- Tu te tapes Londubat ? demanda Blaise en le fixant dans les yeux.

- Que je me tape ou non Neville ne regarde que moi, répondit Ron calmement. Et, je ne vois pas en quoi ça te concerne.

- Pourquoi es-tu parti ? C'est pour le rejoindre à Miami ? demanda Blaise d'une voix colérique.

Ron ne voulait crier que la seule raison de sa fuite en Amérique c'était lui. Lui qui hantait ses nuits, ses pensées mais il ne pouvait lui dire la vérité. Il soupira.

- Je vais rejoindre Neville, lança-t-il tout en passant à côté de Blaise.

Blaise le vit partir de la pièce. Foie de Zabini , il connaitra la raison de la démission de Ron et si Londubat était cette raison, il ferra en sorte de lui voler Ron car Ron lui appartenait.

- Ron, cria Neville.

- Oui, répondit Ron qui venait de faire son apparition.

- Eric t'a envoyé un email.

« Salut Ron, comment vas-tu ? J'ai pu analyser ton cliché dans tous les angles. J'ai en évidence l'écriture de notre harceleur et aussi reçu l'analyse de l'échantillon de peinture utilisé dans l'appartement de ton ami. Il est unique, c'est une firme à Miami qui la produit. Il en importe en Angleterre. Horatio a trouvé les mots pour les convaincre de nous donner la liste des acheteurs. Je te l'ai envoyé par email. J'espère ça t'aidera. N'oublie pas qu'on est là, ok. A plus»

Ron observa la liste. Il n'y avait que trois firmes qui avaient acheté ce produit. Le problème c'est qu'il était coincé ici. Ron jura.

Blaise en voyant l'expression de Ron comprit ce qui le perturbait.

- Flint me doit un service, lança Blaise en se dirigeant vers l'ordinateur. Pousse-toi, Londubat se dégagea et il prit sa place. Il est détective privé maintenant si quelqu'un est capable de trouver une personne c'est bien lui.

Ron pensa à Flint, il avait été Auror comme eux mais n'aimant pas recevoir des ordres avait quitté les Aurors. Il se rappelait de la façon très originale que Flint avait d'interroger les suspects. Combien de fois, il avait dut à l'arrêter pour cause d'abus de violence sur un suspect.

- Si je ne me trompe pas Dubois te doit un service ? demanda Blaise. Ron hocha la tête et il comprit.

- Tu es un génie Blaise, lança Ron en lui souriant sincèrement. Voila pourquoi tu es devenu capitaine.
Blaise rougit à la suite de ce compliment.

Après quelques minutes dans le salon du chalet.

- C'est fait, lança Blaise en faisant son apparition dans le salon avec Ron. On les a convaincus de travailler ensemble. Ils m'ont épuisé.

- Où est Neville ? demanda Ron qui vit Severus seul sur l'une des chaises de la cuisine, une tasse de café à la main.

- Je ne sais pas, répondit Severus froidement. Sûrement dans votre chambre, ajouta-t-il en buvant une gorgée. Qu'il recracha aussitôt.

Devant lui se trouvait Neville qui portait pour tout vêtement qu'une serviette autour de la taille. On pouvait voir des gouttes d'eau glisser sur son corps.

- Il n'a plus d'eau, expliqua Neville rouge de honte.

-Ce n'est pas vrai ?, cria Ron. On vient de faire les réparations. On avait dû attendre deux jours avant de ravoir de l'eau. Il se tourna vers Neville. Prend tes vêtements, je vais t'amener au bain public. Il ne reste plus que ça à faire. En même temps, je demanderai au réparateur de repasser.

- Ron, je ne vais pas te déranger, dit Neville d'une voix douce. Harry doit attendre ta visite avec impatience et il faut que tu le tiennes au courant de l'avancement de son affaire. J'irais seul.

Ron allait protester.

- Je vais emmener Neville à ce bain public vu que je n'ai pas pris mon bain et j'irai aussi prendre rendez-vous pour le réparateur, fit Severus d'une voix neutre.

Il allait enfin parler à Neville. Celui-ci l'avait évité toute la matinée. Ron accepta.

DIT_MOI CE QUE VOUS EN PENSEZ.¨¨