Bonjour tout le monde !

Ça m'a pris un moment pour écrire la suite et je m'en excuse. Je ne savais seulement pas comment l'écrire. (Et je suis un peu paresseuse, veuillez me pardonner !)

Ensuite, ce chapitre est l'avant-dernier. Il ne reste plus que l'épilogue qui devrait suivre bientôt. N'oubliez pas que cette fic n'est pas bêta-reader… alors désolée pour les possibles erreurs.

Je m'excuse formellement à ceux que je suis supposée bêta-reader. Je vous ai promis vos textes plusieurs fois et je ne l'ai toujours pas et je m'en excuse sincèrement. Je suis une bien mauvaise bêta… Désolée ! :S

Bonne lecture malgré tout !

(Et merci pour les reviews :)


Gil approcha le sapin, afin d'enlever les cadeaux déballés la veille avant que leurs invités n'arrivent. Il saisit l'enveloppe et la clé, mais vit rapidement qu'un nouveau avait fait son apparition sous le sapin. Il s'en approcha et lut l'inscription sur le petit collant blanc.

À Gilbert De Sara

Il eut un sourire. Ainsi, Madame-Je-Ne-Crois-Pas-À-Noël lui avait acheté un cadeau ! Mais quelle surprise… Il se demanda vaguement ce qu'elle pouvait bien lui offrir. Sara arriva dans la pièce à ce moment.

« Tu as un cadeau pour moi ? » Il la vit rougir et venir s'agenouiller à ses côtés.

« Oui… Mais ce n'est pas un cadeau de Noël ! » fit-elle fermement. « Si tu veux l'ouvrir avant que nos invités arrivent… je t'en donne la permission. »

Grissom sourit avant de tirer délicatement sur le papier rouge, légèrement reluisant. Lorsqu'il n'y eut plus de papier d'emballage autour de la boîte de carton, il s'accorda un instant afin de bien regarder. Comme la boîte ne donnait aucun indice sur son contenu, il l'ouvrit.

Un petit document pour des cours de langage des signes.

Il releva la tête. « Qu'est-ce que… ? » demanda-t-il.

Sara s'expliqua. « Je sais que ta mère est sourde et… enfin… Tu m'as dit que si jamais je la rencontrais, tu ferais le traducteur, mais… Je n'aime pas vraiment l'idée… J'aimerais mieux pouvoir parler directement à ta mère, sans avoir nécessairement besoin de toi… Je sais qu'elle peut lire sur les lèvres, mais j'aimerais comprendre ce qu'elle m- » Griss la coupa en échangeant un baiser avec elle.

« C'est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire, Sara… » Il l'embrassa encore avant qu'ils ne restent front contre front. « Je t'aime. »


On sonna à la porte.

Gil se précipita pour aller ouvrir, tout en s'assurant rapidement que tout était en ordre avant de laisser ses amis envahir sa demeure. Pas de petites culottes cachées sous les coussins ou de soutiens-gorge sous le sofa. Et pas de photo, pas de preuve… Tout avait été caché avec soin durant la dernière heure, apparemment. La sonnerie de la porte d'entrée retentit dans la demeure.

« Sara ? » s'écria-t-il.

Il l'entendit répondre de la salle à manger. « Oui ? »

« Nos invités sont arrivés. Tu veux bien aller dans le salon ? »

Il la vit passer d'une pièce à l'autre avant qu'on ne sonne de nouveau. « J'arrive… » murmura-t-il en se dirigeant vers la porte d'entrée. Il ouvrit la porte d'un coup sec, tombant nez à nez avec Greg, Warrick et Catherine. Nick arriva en courant derrière eux.

« On est allé chercher Greg et Nick au labo. » expliqua rapidement Catherine devant le regard interrogateur de Grissom, qui ne voyait qu'une seule voiture devant sa maison. « On peut entrer ? »

Griss acquiesça, tout en leur cédant le passage. Chaque CSI avait un paquet dans les mains. L'entomologiste guida ses invités au salon, où une Sara appréhensive était assise sur le canapé. Dès qu'elle les vit, elle sourit.

« Contente de vous voir, les gars. » Elle se leva et les approcha. Warrick, Greg et Nick ne perdirent pas de temps à l'embrasser sur les deux joues, tout en lui souhaitant un joyeux Noël. Catherine suivit et Sara dût s'avouer surprise. Lorsqu'elle vit ses amis déposer les cadeaux sous l'arbre, elle fut prise d'une terrible honte et d'une grande gêne.

« Je n'ai rien pour vous… » fit-elle, alors que ses yeux ne se détachaient pas des paquets.

« C'est pas grave, Sara… Noël, c'est pas juste les cadeaux, tu sais. » rétorqua Greg. « L'important, c'est d'être ensemble. »

« Puis-je vous amener quelque chose à boire ? » demanda Grissom, plutôt fier de ce que Greg venait tout juste de dire. Après tout, le jeune CSI avait plus que raison.

Alors que tout le monde passait ses commandes à Grissom, Sara se trouva incapable de détacher son regard du sapin.

Être ensemble était donc l'important à Noël ? Ainsi, les cadeaux n'étaient pas la base de Noël. Sara se demanda brièvement si elle n'avait pas surestimé l'importance des cadeaux durant cette fête. Mais si c'était vrai que les cadeaux n'étaient pas si important, alors où était l'esprit de Noël ? Où la fameuse magie dont on parlait tant se cachait-elle ? Sara ne sentait pas ces choses, pourtant.

Le matin passa lentement. On discuta, déballa quelques cadeaux. Tous les experts de l'équipe, sauf Sara bien sûr, avait tous donné un certain montant. C'est tout ensemble qu'ils avaient choisi un cadeau par personne et seule la personne à qui on achetait le cadeau était exclu lors de la prise de décision, bien entendu.

Greg reçut des billets pour un spectacle d'un groupe rock qu'il aimait particulièrement.

Nick eut un nouveau chapeau de cow-boy.

Catherine eut un certificat pour un massage dans un centre de détente.

Grissom reçut un spécimen de papillon qu'il n'avait pas.

Warrick eut plusieurs Cd de musique de groupes populaires.

Et Sara reçut une édition spéciale et limitée de livres de son auteur de romans policiers préférés.

Brass arriva quelque part dans la matinée – entre la proposition de Grissom qu'on passe à table pour le déjeuner et l'idée de Greg de faire un petit karaoké de Noël. Nick et Greg hésitèrent avant de toucher à la nourriture, apeurés que, quelque part, il y ait une coquerelle ou une sauterelle caché. Alors que Grissom serait normalement énervé par leur attitude, il fut plutôt amusé.

« Ça en fait plus pour nous. » s'exclama une Catherine plutôt moqueuse, alors qu'elle mangeait une délicieuse omelette.

Après ça, les deux experts ne furent plus aussi réticents à manger et c'est avec un grand plaisir que Grissom regarda sa table. Il y voyait la femme de sa vie, riant avec leurs collègues, souriant, à propos de tout et de rien. Il n'avait pas toujours été là pour elle et il l'avait souvent blessée, même s'il l'aimait profondément et énormément. Pour lui, il était évident qu'il ne la méritait pas, mais là, pas du tout ! Par il ne savait quelle chance, cependant, elle lui laissait l'opportunité de se rattraper et de la rendre heureuse du mieux qu'il le pouvait.

Il y voyait ses élèves, Greg, Warrick et Nick, à qui il avait tenté du mieux qu'il le pouvait tout ce qu'il savait. Ce qu'il pouvait être fier d'eux ! Il avait plus qu'un professeur ; il avait agi comme conseiller et ami, autant dans leur travail que dans leur vie personnelle. Il les avait vus à bout de nerf et les avait calmés. Il les avait aidés à surmonter leurs faiblesses et à se pardonner leurs erreurs. Il les avait encouragés à être sûr d'eux et à se faire confiance. Et, justement, il se disait que ça n'aurait certainement pas pu donner un meilleur résultat.

Il voyait aussi son fidèle bras droit, Catherine. Parfois, les deux amis ne s'étaient pas entendus, mais malgré leurs nombreuses divergences d'opinion et leurs quelques conflits, ils étaient toujours arrivés à s'épauler dans les moments difficiles. Ils avaient toujours été présents pour l'autre, autant pour le conseiller du mieux qu'il pouvait ou simplement pour être une oreille attentive. Ils avaient su s'entraider, parce qu'à deux, on allait toujours plus loin.

Il tourna la tête vers Brass, son fidèle ami. Les deux hommes n'avaient pas tous en commun. Brass avait souvent reproché à Gil son inaction face à Sara. Et maintenant que les deux experts étaient ensemble et que les choses se mettaient tranquillement à leur place, Jim ne pouvait pas être plus heureux. La relation entre Jim et Gil était presque fraternel; ils s'étaient vus dans les moments les plus difficiles. Parfois, Jim avait même haussé le ton avec Grissom, toujours pour lui faire réaliser à quel point il avait tort. Mais aujourd'hui, les deux hommes n'avaient plus peur de dire à l'autre ce qu'il pensait réellement et tout allait pour le mieux.

Le repas durant ridiculement longtemps, mais nos amis prirent le temps de savourer. Non pas la nourriture – bien qu'elle ne soit pas mauvaise – mais le fait qu'ils soient tous ensemble. Plusieurs mois s'étaient écoulés depuis le kidnapping de Nick, mais cet événement avait grandement changé les CSI. Non seulement ils étaient redevenus une équipe, peut-être encore plus soudée qu'avant, mais en plus, ils avait appris une chose : profiter du moment présent.

La vie était fragile. En un instant, vous pouviez la perdre. Et puis, on ne savait jamais ce qui pouvait nous arriver demain. Alors les experts s'étaient jurés d'arrêter de vivre pour un futur encore incertain et de ne pas se morfondre sur le passé, puisqu'on ne pouvait rien y changer de toute façon. Ils ne leur restaient qu'à vivre aujourd'hui intensément. Et c'est ce qu'ils s'employaient tous à faire à leur façon et… à leur rythme.

Grissom commença à récupérer les assiettes et les plats et Sara se leva instantanément pour aider, surprenant tout le monde.

« T-Vous avez besoin d'aide ? » demanda-t-elle, en faisant comme si elle n'avait pas failli le tutoyer.

« Oui… C'est gentil Sara… » Dès que les deux experts furent dans la cuisine, Greg se pencha vers les autres, les intimant à se rapprocher.

« Alors, on met le plan en action… ? »


« Alors, tu t'amuses, Sara ? » s'enquit Griss soudainement.

Sara releva la tête vers lui, surprise. Grissom était en train de mettre la vaisselle sale dans le lave-vaisselle et elle vidait les restes de nourriture dans la poubelle.

Elle médita sa réponse.

S'amusait-elle ? Sûrement. Elle était toujours bien avec l'équipe. Ils se connaissaient très bien et passaient beaucoup de temps ensemble. Ils avaient une belle unité et une « solidité » que même Ecklie n'avait pas réussi à briser.

Oui, décidément, elle s'amusait.

Mais il y avait autre chose… Une sorte de sentiment de bien-être, un bonheur indéfinissable. Il y avait quelque chose de plus que lors de leur rencontre habituelle. Une joie plus forte, peut-être. Un bonheur plus grand. Il y avait une ambiance… presque familiale. Une sorte de plaisir juvénile.

Sara n'arrivait pas à mettre le doigts dessus.

C'était plus fort qu'une joie réciproque. C'était si particulier… Du moins, Sara savait pertinemment que c'était quelque chose qu'elle n'avait jamais expérimenté avant. Mais elle aimait ça…

La brunette se surprit à chantonner un chant de Noël et s'arrêta une seconde.

Et si… Et si c'était ça l'esprit de Noël ? Chanter une chanson sans même s'en rendre compte, sourire sans raison, simplement parce que ceux qu'on aime nous entourent ? Était-ce simplement de s'amuser sans commune mesure avec ceux qui nous sont cher ? Était-ce de partager ce qu'on avait avec ceux qui en ont moins ? D'être compatissant, de réchauffer le cœur d'un être plus malheureux que soi ? D'aider, en ne demandant rien en retour ? Et… la magie de Noël, quant à elle ? Était-il possible que ce ne soit que l'étincelle de joie qui brillait dans les yeux de tous ? Cette étincelle qu'elle voyait dans les yeux de Gil, en plus de la joie, de l'amour et de la tendresse ? Cette étincelle qui n'était habituellement pas dans ses iris bleus ? Était-ce … les rires, les jeux, les histoires racontées sans honte ? La magie de Noël, était-ce seulement de, pour une certaine période de temps, faire la paix avec ceux qui nous entouraient et célébrer ? La magie de Noël, était-ce de croire, même pour un seul instant, que tout peut aller bien… que le monde peut être meilleur ?

La magie de Noël, était-ce … l'espoir ? Un infime espoir qui vous laissent croire que tout est possible ? Que même ce que vous croyez impossible peut en fin de compte se réaliser ?

Perdue dans ses pensées, elle retourna dans la salle à manger sans regarder où elle allait et frappa Grissom de plein fouet. Ce dernier échappa les assiettes qu'il tenait en main. Les deux experts se penchèrent en même temps et leur têtes se cognèrent.

« Désolée, » murmura Sara en aidant Griss à tout ramasser.

C'est alors qu'un drôle de bruit s'éleva de la table. Une sorte d'exclamation de joie, un gros « Hoooo » collectif.

Lorsque Sara se releva, elle comprit l'engouement soudain de ses collègues. Il y avait quelque chose d'accrocher à l'arche entre la salle à manger et la cuisine.

Une branche de gui.

Sara ne fêtait pas Noel, mais elle connaissait tout de même la tradition. On embrasse celui ou celle avec qui on se trouve sous la branche. L'experte savait de source presque sûre que Gil n'aurait jamais mis du gui dans sa maison, ou du moins, pas avec la présence de son équipe. Ce devait être…

« C'est la tradition ! » s'exclama Greg. « Un baiser ! Un baiser ! Un baiser ! »

Bientôt, il fut encouragé par tous les autres assis à la table avec lui.

Pendant ce temps, Grissom avait levé les yeux au-dessus de lui et vu la branche de gui. Il savait pertinemment qu'il n'avait pas installé ça là et que Sara avait encore moins de chance de l'avoir fait. Il y avait une très forte chance pour que ce soit une blague organisée par les membres de son équipe.

« Un baiser ! Un baiser ! Un baiser ! » continuaient-ils de réclamer.

La voix de Nick s'éleva. « Sur le front ou sur les joues, ça ne compte pas, je vous avertit ! » dit-il en mettant assez clair que les deux experts devaient échanger un vrai baiser.

Grissom soupira en regardant Sara dans les yeux. La jeune femme comprit aussitôt que son amant était hésitant et elle comprenait. Mais après tout, ce n'était qu'un baiser et ça ne signifierait rien pour leurs amis.

« On ne peut pas bafouer les traditions, n'est-ce pas Grissom ? » dit Sara, en faisant un de ses sourires auquel il ne pouvait certainement pas résister.

Ce fut tout ce qu'il lui fallut pour glisser ses bras autour de sa taille et se pencher pour l'embrasser.