Merci à Lollie fleur, So'Sow et à coco-Kaukau. Mes premières lectrices.

Merci pour vos encouragements.

J'espère que les chapitres qui vont suivre seront assez longs à votre goût.

;o)

Chapitre 4.

Tenant toujours la main d'Edward, mes yeux ne cessaient d'aller de mon père à ma mère, puis à Edward. Guettant le moindre geste de l'un d'eux. Je n'avais pas besoin du don d'Edward pour deviner ce que pensaient mes parents. Mais je redoutais aussi la réaction d'Edward aux paroles que Charlie et Renée ne manqueraient pas de prononcer.

D'un côté, mes parents se regardaient, perplexes, agacés. De l'autre, Edward et moi faisions rempart, comme si les paroles à venir avaient le pouvoir de nous ébranler.

Je savais que oui, mais je ne pouvais m'empêcher d'espérer.

La tension était palpable dans la pièce.

Lorsque Renée s'adressa à nous la première, je fus étonnée, et la main d'Edward resserrant sa prise sur la mienne, signifiait qu'il était aussi stupéfait que moi.

Je ne vous donne pas ma bénédiction, dit Renée. Edward se rapprocha de moi, enserrant la taille.

Vous n'en avez pas besoin, finit-elle.

Je lâchai un léger soupir, de soulagement, me rendant compte à présent combien j'avais retenu ma respiration. J'attendais, mais ma mère n'ajouta rien, son regard essayant toutefois de me pénétrer me semble-t-il.

- Charlie ? Lâchai-je dans un souffle rauque ? La peur et l'espoir se mêlant en moi….

- Je te poserais bien des conditions, mais je te connais Bella, tu essaierais de les respecter, tout en les détournant. Tu te triturerais l'esprit à n'en plus finir, juste pour me donner satisfaction, tout en arrivant à tes fins.

Toi, Edward, je sais que tu aimes ma fille et qu'elle t'aime en retour. Certainement trop à mon goût. Comme tu l'as dit, elle est trop jeune pour s'engager, et excuse moi de te parler franchement, mais j'aurais aimé qu'à la fac elle ait eu la possibilité de rencontrer d'autres personnes….

Edward restait immobile. J'avais beau guetter ses réactions, aucun signe. Peut-être simplement parce qu'il savoir à l'avance ce que mon père allait lui dire.

J'aurais voulu que sa paix, toute apparente qu'elle soit, déteigne sur moi. Mais ce n'était pas le cas.

J'étais dans un état second.

Ma mère n'avait même pas eu l'air trop surprise, et Charlie ne semblait pas prêt à faire un esclandre…. Pour l'instant en tout cas.

-Edward, reprit Charlie, si jamais tu faisais souffrir Bella, je ne te le pardonnerais jamais. Je te suivrais jusqu'en enfer s'il le fallait pour te botter les fesses.
Je ne serais pas le seul d'ailleurs….

- L'enfer, c'est ce que je vis à chaque moment passé loin de Bella, monsieur, interrompit-il mon père.

Jacob, pensais-je, en fulminant que mon père se permette cette allusion…

ceci étant dit, si tu veux bien, je voudrais à nouveau entendre ta question.

Edward ne détourna pas son regard de Charlie, et de sa belle voix, il redemanda :

Charlie, m'accorderez vous la main de votre fille Bella ?

Oui.

A ce moment là, je me mis à sautiller sur place, ne sachant qui embrasser.

Edward ? De soulagement ?

Mon père ? Qui s'était finalement rallié à l'avis de ma mère ?

L'excitation était à son comble. C'est alors que j'entendis Edward.

Calme toi Bella, je ne voudrais pas que tu te blesses encore à sauter ainsi.

Mais c'est une gigue que j'aimerais danser !!! m'écriai-je en virevoltant dans la pièce.

Edward a raison ma chérie, intervint ma mère, en me retenant de justesse alors que je trébuchai, je te connais, tu es capable de te casser une jambe. Ce serait dommage, avant la cérémonie.

Je ne pus m'empêcher de sourire, m'imaginant avec la robe qu'Alice avait trouvée pour moi, un plâtre à la jambe, et Edward me portant jusqu'à l'autel….

Quand pensez-vous vous marier ? demanda mon père en toisant Edward

Aïe pensai-je en moi-même, voilà qui allait sans aucun doute relancer le débat…

Le 13 août, m'écriai-je en me retenant à la table, alors que je venais d'éviter de justesse de chuter à nouveau.
A ce niveau là, ce n'est plus de la poisse, je suis sure qu'aux jeux olympiques de la malchance, je gagnerais haut la main, toutes catégories confondues !!!

Mais c'est dans un mois, s'écrièrent mes parents d'une même voix ! pourquoi cette précipitation ? interrogea mon père.

Parce que je ne veux plus attendre. Tout simplement.

Edward est l'homme que j'aime, et je ne vois aucune raison de remettre ce mariage à plus tard. Je connais vos réticences, à tous les deux d'ailleurs. Mais je ne peux ni ne veux vivre sans lui.

Je passais sous silence évidemment qu'aussitôt après Edward avait promis de faire de moi une vampire et que je resterais donc loin d'eux un long moment, le temps que mes appétits sanguinaires me soient maîtrisables.

Mais je ne voulais pas en cet instant gâcher mon propre bonheur. Je me savais égoïste, je savais que la douleur de la séparation avec les miens, viendrait plus tard, mais je ne voulais pas la laisser me submerger à présent.

J'avais aussi besoin de profiter à mon tour d'un instant de bonheur.

Parce qu'il fallait bien l'avouer, je ne pensais pas que ce serait si facile d'obtenir le contentement de mes deux parents.

- Bien Edward, puisque votre décision à tous les deux est déjà prise, voulez vous bien nous excuser pour que nous bavardions un moment « en famille » avec la future mariée ?

- Bien entendu Charlie.

A demain Bella, je viendrai te chercher tôt, à moins que tu ne préfères passer un moment entre filles avec Alice ?

Je le regardai un peu stupidement, ne m'attendant pas à cette fin de discussion prématurée.

Je n'avais qu'une envie, qu'il m'attende dans ma chambre comme à son habitude.

Mais j'oppinai de la tête, et acceptai sa proposition de voir Alice, pensant ainsi calmer les inquiétudes parentales.

Je raccompagnai Edward. Essayant vainement de lire dans ses yeux ce qu'il avait ressenti.

Papa grizzli a accepté, me dit-il en me gratifiant d'un immense sourire.

Oui, j'en suis encore toute etonnée.

Pas moi.

Ah oui, tu étais si sûr de toi ?

Non, juste sûr de lui. Je sais qu'il t'aime Bella, et qu'il est aussi prêt à tout pour ton bonheur, même si cela passe par moi. Et puis, n'oublie pas que seul ton esprit me reste fermé. Moi je savais déjà de quelle façon ça se passerait.

Ce n'est pas du jeu, bougonnai-je .

Je le sais. Mais après tout ce sont tes parents, et je pensais qil fallait que tu vives ça avec eux. Humainement……

Je ne me lasserais donc jamais de sa gentillesse, de sa prévenance.
Il savait que c'était un moment précieux pour ma famille.

Tu me retrouves en haut ? demandai-je en me mettant sur la pointe des pieds pour l'embrasser.

Non, Bella, pas ce soir.

Mais j'ai besoin de toi, m'écriai-je.

Charlie et Renée vont me tarabuster jusqu'à plus soif !

5 ?

Je m'en doute Bella, dit-il en souriant, mais ce sont tes parents, et c'est normal qu'ils veuillent partager des moments privilégiés avec toi. Qu'ils te conseillent ou qu'ils te posent mille questions, ce n'est qu'un moment à passer !

Tu me delaisses toujours dans les pires moments persiflai-je. C'était un coup bas et je le savais.

Non, je ne te délaisse pas et tu le sais. Regarde-moi, dit-il en levant mon menton. J'ai souffert plus qu'il n'est possible de le décrire avec les mots lorsque je t'ai quittée la première fois. Les douleurs que Jane pourrait m'infliger ne sont rien comparées à ce que je me suis fait à moi –même en te laissant.
La culpabilité, les regrets que j'ai à présent ne changent rien à ce que je t'ai fait subir.

Je sais seulement que plus rien ne nous séparera, jamais. J'en fais le serment.

Je t'aime Bella.

Mais cette nuit est la tienne. Celle de ta famille.
Bientôt nous aurons notre vie, rien qu'à nousmais tu n'as pas le droit de priver tes parents de ces instants.

Après tout, il ne s'agit que d'une seule nuit.

Une nuit de trop, raillai-je pour la forme, déçue et émue à la fois, car je savais ce que sous-tendait ce discours.

Après le mariage, je m'éloignerais de mes parents en devenant vampire. Il fallait que je profite de ces derniers moments en famille en tant qu'humaine, car je n'en aurais pas d'autre avant longtemps.

Et puis, je crois qu'Alice est en train de déraper un peu avec les préparatifs du mariage. Il vaudrait mieux que j'aille jetter un coup d'œil pour être sûr qu'elle ne dépasse pas les limites que tu lui as imposées.

Puisqu'il le faut… Je me blottis un instant contre lui, le laissant embrasser mes cheveux Ses mains caressaient mes joues, ses lèvres déposaient à présent de tendres baisers sur mes paupières.

Bien, alors je te rends ta liberté pour ce soir, va surveiller Alice, et reviens-moi vite.

A l'aube, ma douce. J'attendrai ton réveil à tes côtés.

Lorsque je retournai chez Charlie, je vis mes parents côté à côte. Que s'étaient-ils dit pendant que j'avais raccompagné Edward ?

-Bella, viens t'asseoir, nous avons à te parler, me dit Renée.