Chapitre 4

Le conseil c'était réuni pour la première fois depuis le mariage qui avait eu lieu il y a moins d'une semaine auparavant. Il était constitué du roi, de deux anciens membres restant de l'ancien conseil : Ohtar et Wondrel, ainsi que de quelques membres de la compagnie de Thalion : Parath qui était son script mais aussi son meilleur ami, les deux frères Fëor et Mëor qui étaient de puissants guerrier, Finnian qui était son maitre d'arme et bien évidement Eolas et Abriel.

Thalion avait horreur de ces réunions interminable, parler de politique, de commerce, de lois l'ennuyais fortement. Sans parler de toute la paperasse qu'il avait à faire, ensuite à signer et encore après à envoyer. Il n'était pas fait pour ça, il n'avait pas envie d'être roi, il n'en avait jamais eu envie d'ailleurs. Mais suite à la mort de ses parents durant l'attaque des ogres et après la reconquête d'Opal, il n'avait pas vraiment eu le choix. Le seul moment où il se sentait à sa place était pendant ses entrainement au combat avec Finnian, il était né pour l'action pas pour parler politique derrière une table et assis sur un grand siège fait en velours. De plus, il avait de moins en moins de temps, à cause de ses responsabilités de roi, pour s'entrainer ou d'aller se balader en cheval comme il avait l'habitude de le faire avant. Il en arrivait même parfois à regretter sa vie d'avant, celle où certes il n'était qu'un forgeron mais au moins il n'avait pas l'impression de porter le monde sur ses épaules et où il avait un semblent de liberté qu'il ne possède plus désormais avec sa fonction de roi.

Même passer du temps avec ses fils de cœur était devenu occasionnel et cela lui manquait beaucoup, à part lorsqu'ils lui jouaient des tours bien entendu. Comme par exemple la fois où ils l'on menotter à une des femmes du royaume parce qu'ils pensaient qu'il en été amoureux mais qu'il n'oser pas lui avouer, alors qu'enfaite non. Ou la fois où ils ont fait enlever tous les meubles de sa chambre, y compris son lit parce que : « ils étaient trop vieux et que du coup ça n'allait pas avec la déco», par conséquent le roi a dut racheter ses propre meubles à un antiquaire. Ou alors quand ils ont mis une poule dans son bureau « parce qu'il faut affronter ses peurs, même lorsqu'elles sont ridicules », qui d'ailleurs s'y trouve encore car elle refuse catégoriquement de partir et qu'il n'ose pas la contredire. Thalion était toujours étonner de voir l'imagination débordante qui n'avait pas changé d'Eolas et d'Abriel malgré qu'ils aient grandit. Ils taquinaient aussi le reste de la compagnie, mais le roi restait leur cible favorite bien sûr. C'était leur façon à eu d'exprimer leur affection, en quelque sorte.

Comme d'habitude, Thalion était le premier arrivé dans la salle suivit des autres membres du conseil. Tous était déjà présent attendant Eolas et Abriel, qui, fidèle à eux-mêmes, étaient en retard comme pratiquement à chaque fois d'ailleurs. Ils se mirent tous assis autour de la salle, lorsque les deux amants déboulèrent en ouvrant la porte d'un coup sec et en courant jusqu'à leurs sièges. Le roi regarda son neveu qui était sur la chaise à côté de la sienne d'un air légèrement énerve et il soupira avant le lui murmurer discrètement pour que personne d'autre ne l'entende :

-Encore en retard… Vous ne changerais donc jamais tous les deux.

La séance commença rapidement et la discussion se basa tout d'abord sur les accords commerciaux liés au mariage d'Eolas. Le royaume de la famille de Daenara possédait de grandes mines d'or et d'argent mais aussi de grands champs de raisins pour fabriquer le vin. Puis Thalion pris la parole d'une voix grave et imposante afin de montrer la gravité de la chose :

-On m'a rapporté que dans les forêts des royaumes voisins il y avait eu des attaques de gobelins, précisément des enlèvements. Si cette rumeur dit vrai, il faudra se tenir prêt à riposter. Bien entendu nous ne dirons pas un mot à la population afin de ne pas l'affoler, sinon ça risque de finir en carnage. Fëor et Mëor, je veux que vous fassiez des rondes dans toutes les forêts du royaume chaque jour pour être sûr qu'il n'y a pas de danger. Finnian, toi tu t'occuperas de veiller sur le château et sur les villages alentour.

Tous acquiescèrent d'un signe de tête sans dire un mot et le roi repris :

-Si personnes a autre chose à ajouter, je décrète la fin de cette réunion.

A cette phrase Ohtar se leva brusquement et posa ses points sur la table avant d'ajouter avec un certain mépris :

-Justement j'avais une question à poser au prince Eolas, avez-vous déjà mis en route un hériter avec votre femme ?

Eolas il n'était pas surpris par sa question, il l'appréhender même car Ohtar était un conseiller était arrogant et très vieux jeux. Il le regarda néanmoins gravement avant de lui répondre :

-A vrais dire, nous n'y avons pas encore songé, nous préférons prendre notre temps.

-Mais ! Vous ne vous rendez vous pas compte ?! C'est ce que le peuple attend de vous en tant que prince hérité ! C'est inadmissible !

Le conseiller avait presque hurlé dans la salle et tout le monde s'était figer. Le roi fixa Ohtar avec un regard noir et haussa lui aussi le ton, mais parla d'une voix tranquille :

-Je ne vous permets pas de parler de cette façon à mon neveu, conseiller Ohtar. Je vous rappelle que si vous êtes ici, c'est seulement car mon frère vous avez pris dans son conseil autrefois. Et de plus, il s'agit de la vie privé de la princesse et de son époux, donc cela ne vous regarde en rien. A présent la séance est terminée.

A ces mots, tout le monde sortit et laissa le roi seul dans la salle du conseil. Thalion se rassit dans son large siège et se massa les temps en soupirant fortement. Il en avait marre de l'attitude et du comportement méprisant d'Ohtar, il se demandait encore pourquoi il l'avait gardé dans le conseil après la reconquête d'Opal.

Eolas alla retrouver sa femme dans leur chambre comme prévu. Depuis leur mariage, donc il y a quelques jours, leur relation a beaucoup évolué. Ils sont vite devenus très proche et se considèrent mutuellement comme des meilleurs amis. Il trouva sa femme assise sur un des grands fauteuils prêt de la cheminée à lire un bouquin qu'elle avait surement emprunter a la bibliothèque qu'offrait le château. Il s'assit dans deuxième fauteuil et sourit avant de commencer la conversation :

-Encore un livre ? Laissez-moi deviner… Uhmm… Il s'agit d'un roman sur la guerre ? Sur le combat ? N'est-ce pas ?

Elle le regarda en rigolant et lui répondit :

-Comment avez-vous sut ?

-C'est facile, vous ne lisez que ça ! D'ailleurs, si cela vous passionne tant que ça, Finnian, le maitre d'arme, serait ravi de vous donner des cours. C'est un excellent professeur, c'est lui qui m'a tout appris sur l'art du combat, autant à main nu, qu'à l'épée ou encore à l'arch.

-Vraiment ? J'en ai le droit ?

-Bien sûr ! Pourquoi n'auriez-vous pas le droit, princesse ?

-Je ne sais pas… Quand j'étais plus jeune c'était ce que je voulais le plus au monde, j'observais les guerriers s'entrainer pendant des heures depuis la fenêtre de ma chambre avec l'espoir de pouvoir moi aussi connaitre cela un jour …. Mais mon père me répéter sans cesse qu'une femme n'est pas faite pour le combat, mais pour se marier et enfanter…

-Croyez-moi, si quelqu'un ose vous le redire, il aura à faire à moi ! Et j'en fais la promesse !

Ils se regardèrent avec un aire légèrement sérieux puis pouffèrent de rire ensemble comme deux enfants.

De son coté, Abriel se dirigeait lui aussi vers sa chambre après la réunion du conseil lorsqu'il sentit quelqu'un tirer son bras. Il se retourna et s'aperçut qu'il s'agissait du conseiller Ohtar et qui chuchota d'une voix menaçante son oreille :

-Je sais tout de votre relation avec le prince Eolas. Vous avez le choix, soit vous vous séparez de lui, soit je révèle toute la vérité au peuple, et en particulier au roi. Comment pensez-vous qu'il réagira ? Il vous fera sans doute exiler pour trahison et tromperie. Eolas est marié désormais, ne l'oubliez pas.