Merci à tous ceux qui passent pas là… et merci à Robsmyyummy Cabanaboy pour m'autoriser à traduire sa fic.


^^TotS^^

EPOV

Bella me suit dehors jusqu'au parking longue durée, où Riley a laissé ma voiture hier soir. Je presse le bouton de la télécommande et entends le bip familier de mon coupé Accord argenté.

« Waouh, c'est une brillante et puissante voiture que vous avez là, Capitaine Masen, » me taquine Bella. « C'est comme si elle s'était pomponnée pour votre retour à la maison ! »

Je souris et secoue la tête. « D'accord, d'abord… vous devez m'appeler Edward. Et je pense que l'on pourrait se tutoyer. Les formalités sont passées par la fenêtre au moment où vous m'avez agressé avec ce sac à dos plein de parpaings. » Je ricane, en la regardant alors qu'elle sourit timidement en réponse. « Et deuxièmement, je suis sûr que mon ami la rendue présentable pour moi après l'avoir utilisé pendant que j'étais absent. C'est le moins qu'il puisse faire après avoir parcouru plus de mille cinq cents kilomètres avec elle, pendant que je n'étais pas là. » Je bougonne presque.

« Quoi ? Où diable a-t-il roulé ? C'est une petite île… tu ne peux pas aller très loin avant d'atteindre l'eau et devoir faire demi-tour, » ricane-t-elle en rentrant la poignée de son sac et en acceptant de passer au tutoiement sans plus de commentaire.

Je ris, ouvrant le coffre et commençant à ranger nos bagages. « Eh bien, vois-tu… Riley a modelé sa vie selon le vieil adage, 'une marin a une femme dans chaque port' ». Les yeux de Bella s'agrandissent et sa bouche s'entrouvre de compréhension. « Exactement. La seule différence dans cette phrase c'est que c'est un Marine. Son carnet de rendez-vous est toujours incontrôlable. Je n'ai eu aucun problème qu'il utilise ma voiture pendant que j'étais absent, mais le deal était qu'il la garde propre… à l'intérieur et à l'extérieur. » Je l'étrangle si j'apprends qu'il a eu des rapports sexuel dans ma voiture. Je n'ai jamais eu de rapport sexuel dans ma voiture.

Après avoir laissé nos sacs dans le coffre, je vais vers la portière du côté passager et l'ouvre pour Bella. « Votre carrosse, Lady, » Je dis ça en m'inclinant légèrement, la faisant glousser.

C'est peut-être un peu égoïste de ma part. Son rire est captivant, comme son sourire.

Oublie ça, Edward.

Après un parcours de vingt minutes sur la H-1, nous arrivons au centre médical militaire de Tripler. Un énorme hôpital rose, oui rose, situé sur une colline avec une vue qui s'étend jusqu'au centre d'Honolulu. Dernière l'hôpital on peut voir les collines d'un vert luxuriant et les vallées. L'incroyable spectacle que constitue l'intérieur de l'île d'Oahu.

Je trouve une place de parking digne d'une rock star à seulement deux pas de l'entrée des urgences. Bella et moi pénétrons dans la salle d'attente bondée et je m'arrange pour trouver deux de ces chaises en plastique dur incroyablement confortable pour que l'on puisse s'assoir. Pendant que je garde nos places, Bella s'enregistre auprès de l'infirmière de triage. D'une certaine manière les étoiles s'alignent et elle est appelée dix minutes après notre arrivée.

Elle se lève et commence à marcher vers l'infirmière et ensuite regarde en arrière. « Hey, pas de repos pour ceux qui sont fatigués, Masen, » aboie-t-elle, en plaisantant. « Viens me tenir compagnie ! »

Je me lève en riant et la suis à travers la double porte. Nous sommes escortés jusqu'à une petite zone, seulement délimitée par des rideaux. Bella saute sur le lit et je m'assoie sur la chaise à côté de la machine à prendre la tension.

« C'est très bien d'être arrivé ici après seulement dix minutes, » commence-t-elle, « mais d'après mon expérience, ça veut toujours dire que l'on en a encore pour au moins une heure ici. Je me suis juste dit que ça serait moins pénible d'attendre ensemble, » ajoute-t-elle en haussant les épaules et avec un sourire.

« Je comprends totalement et je suis d'accord. » Ma voix reste stable mais il y a un gars à l'intérieur de moi qui est excité qu'elle veuille que l'on passe un peu plus de temps ensemble. Je ne peux pas prétendre ressentir autre chose.

^^TotS^^

Bella savait de quoi elle parlait. Au moment où nous quittons l'hôpital, après une visite de presque deux heures et demie, le soleil se couche. Dix minutes dans la salle d'attente, quatre-vingt-dix minutes dans la salle d'examen, avec seulement quatre de ces minutes passées avec le médecin pour regarder ses oreilles, et ensuite quarante-cinq autres minutes à attendre dans la salle de la pharmacie de l'hôpital, où apparemment tout le monde portant un uniforme avait besoin d'un médicament ce dimanche après-midi.

Cela a été une sacrée longue journée et je suis plus que crevé. Bella, elle, à l'air de bien se porter. Je ne sais pas comment c'est possible, puisque nous avons fait le même voyage aujourd'hui. Peut-être que c'est le sourire qu'elle a toujours sur le visage – un sourire dont il semble que je ne peux pas me détourner.

« Alors, qu'est-ce que l'on mange ? Je suis affamée ! » Annonce-t-elle, en mettant sa ceinture.

Que l'épuisement soit damné. Bella veut de la nourriture, ce qui veut dire plus de temps avec Bella. Je réfléchis une seconde. « Eh bien, il y a de supers endroits en ville. Je connais le Chef Mavro et La Mer est délicieux, mais nous ne sommes pas vraiment habillés pour ça. Tu aimes l'Indien, parce que… »

Je l'observe pour évaluer sa réaction et elle me regarde les sourcils froncés, mais en essayant de cacher un sourire. « Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Pas d'Indien ? »

« J'espérais juste trouver un MacDrive. Je veux prendre mes huit cent milligrammes magiques et si je n'avale pas quelque chose, je pense que tu vas devoir me porter dans ma chambre. »

Je rumine pour une seconde cette image, sentant mon pouls s'accélérer légèrement, j'ajoute simplement avec un sourire, « je pourrais faire avec un deux-cent-quatre-vingt. »

^^TotS^^

« Tout est bon ? » Je lui demande alors qu'elle s'approche, en jouant avec les clés de sa voiture de location.

« Ouais ! Je vais voyager dans une nouvelle Chevrolet Malibu, merci beaucoup ! Ils disent qu'elle est garée juste à l'extérieur, dans la première rangée, » répond-t-elle, en faisant un signe de tête. « Alors, je suppose que c'est le moment de se dire au revoir. »

L'inconfort me prend. Je ravale ma salive difficilement et acquiesce, inquiet que ma chance ne soit passée juste devant les yeux. « Ca n'est pas nécessaire ! » Je laisse échappé ça puisqu'apparemment mon filtre verbal est victime du décalage horaire pour ne pas se soucier que j'ai l'air un peu plus que désespéré.

« Oh, » commence-t-elle, « je pense que la soirée est terminée… je me sens comme si j'étais sur le point de m'effondrer. »

« Oh, non, non ! Je veux dire, bien sûr, oui. » Bien articulé, Bill Shakespeare. « Ouais, je suis définitivement prêt à rentrer à la maison également. Cela va me prendre presque quarante-cinq minutes pour arriver à ma base. Mais euhhh, je veux juste dire, que ça n'a pas à être un au revoir pour le voyage. Je veux dire, j'ai quelques papiers que je dois retourner à mon commandement demain, mais à partir de mardi, je suis libre pour un mois. Peut-être que nous pourrions nous revoir à un moment donné. Je ne sais pas faire quelque chose… du tourisme. » J'ajoute, en espérant ne pas ressembler à un pitoyable adolescent qui ne veut pas que sa soirée de bal de promo se termine.

Ce sourire, son sourire envoutant qui commence au coin de sa bouche et s'agrandit doucement, fait son retour sur la scène… et je suis foutu.

Elle me tend sa main. « Donne-moi ton téléphone pour que j'enregistre mon numéro dedans. »

Je lui remets en essayant de garder mon sang-froid. Je tente aussi de mon mieux de ne pas commencer à fredonner la chanson préférée de ma nièce, « Appelle-moi, Bébé ». Je l'ai seulement entendu environ trois cent mille fois la semaine dernière, pendant que je rendais visite à ma famille à Monterey et la mélodie est entêtante. Après quelques mouvements de pouce rapides, son téléphone sonne et elle me rend le mien, ses lèvres charnues forment à nouveau un sourire, montrant ses dents d'un blanc nacré.

« Merci encore pour la balade aux urgences, Capitaine. Ces médicaments miracle vont faire l'affaire ! » Son sourire amical me fait trembler les genoux, mais j'essaie d'assurer ma démarche quand je commence à reculer.

« Content d'entendre ça. Fait moi une faveur et envoie-moi un texto quand tu es enregistré. Ma mère me tuerait si elle savait que je te laisse partir sans avoir un endroit sûr où rester. »

« Je le ferais. J'espère qu'Hickam a de la place… mais ouais, je te le ferais savoir, » dit-elle en retour, en s'éloignant.

« Bonsoir. » Je lui crie en partant dans l'autre sens avec un signe de la main mais je me retourne parce que je ne peux pas laisser tomber… la… laisser tomber… sémantique. « Hey, je vais t'accompagner jusqu'à l'hôtel. »

Elle éclate de rire. « Toujours un officier Marines, hein? Chaque point sur les 'I' et chaque barre que "T" doivent être en place ? »

« OUI ! » Je cris joyeusement, la désignant du doigt, heureux qu'elle ne pense pas que je suis un harceleur. « Juste pour me faire plaisir, d'accord ? »

« Je pense que c'est gentil, » répond-t-elle, en ouvrant sa portière de voiture. « Je te suis jusque là-bas… tu sais où tu vas de toute façon ! »

^^TotS^^

BPOV

J'ai été soulagé de pouvoir réserver quatre nuits sur la base aérienne d'Hickam au Royal Alaka'I Inn. Ils ne pouvaient pas me promettre un appart-hôtel au-delà de jeudi, parce que je fais partie d'une catégorie assez basse et les week-ends ont toujours tendances à être complets avec la visite des familles et les déplacements des membres qui sont en service. Mercredi, je dois vérifier avec la réception pour voir si je peux prolonger mon séjour à Hickam ou savoir si je dois chercher un gîte à Perl Harbour ou Kaneohe Bay.

Edward a eu la gentillesse de rester avec moi jusqu'à ce qu'il soit certain que j'ai une chambre. Avec un signe de tête final et un sourire, il m'a dit bonne nuit et il est parti vers sa base.

Le voir sur la base était définitivement inattendu. J'étais résignée à l'idée que ce voyage à Hawaii allait être à part égale amusant et sombre. Et j'étais d'accord avec ça.

J'ai été d'accord avec beaucoup de choses qui sont arrivées dans ma vie. Enfin, peut-être pas d'accord, mais j'ai accepté les cartes qui m'ont été donné. Qu'est-ce que je peux faire d'autre ?

Mike me manquera toujours. Nous étions deux amis qui sont devenus plus. Ses parents sont plus âgés et semblaient un peu distant quand il s'agissait d'être avec nous. Mes parents sont l'opposé, toujours présents, mais nous avions trouvé un équilibre entre les deux, et nous avions ce que nous voulions dans nos vies en tant que mari et femme, et comme futur parents. Nous étions seulement mariés depuis un an quand nous avons découvert que j'étais enceinte… et à peine sortis de la phase jeunes mariés quand il a été tué. Et mon précieux bébé… eh bien, j'en suis venu à réaliser que peut-être Mike avait plus besoin de lui que moi.

J'ai transformé ma bague de fiançailles en pendentif, que je porte habituellement autour de mon cou. Cela aide à me sentir plus proche de Mike. Parce que j'ai eu le bébé avant d'atteindre la vingtième semaine, les docteurs ont appelé ça une fausse couche, mais ils m'ont autorisé à garder ses cendres. Je les conserve dans une boite à musique en forme de cœur et en céramique bleu qui joue la chanson « Danny Boy ». Je ne suis pas irlandaise, mais Mike l'étais, et je pensais que c'est approprié.

Je ne vais pas minimiser mon état. Ce que j'ai traversé était au-delà du supportable. J'ai été médicamenté. J'ai fait une thérapie. Je vais mieux maintenant, et je sais que j'ai besoin de vivre ma vie pleinement, parce que la seule autre option pour moi est de ne pas sortir du lit le matin.

Après tout ce que j'ai vécu, je vois la plupart des choses en noir et blanc, spécialement quand il s'agit de la vie. J'ai choisi de me lever chaque matin et je sais que je dois vivre trois vie, pas juste la mienne. Je crois que cela déshonorerait la mémoire de Mike et de notre fils si je passais plus de temps paralysée par la douleur. Je pense même que je ne redoute plus rien. J'ai traversé le feu et je crois que je suis plus forte et peut être meilleure à cause de ça.

J'aimais mes garçons… je les aime toujours, et ils me manquent énormément. Mais quand les nuages autorisent les rayons du soleil à passer et que je marche de l'ombre vers ces taches de lumière, je sais qu'ils sont avec moi. Quand une coccinelle se pose sur mon épaule, quand un colibri place près de mes zinnias dans mon jardin, je sais qu'ils m'envoient des signes. Cela remplit mon âme de savoir que j'ai les deux meilleures anges gardiens qui me surveillent.

Passer la journée avec Edward était presque purificateur. Être en sa compagnie sans le nuage de la tragédie et l'épuisement émotionnel… c'était rafraichissant. Trop de gens se sentent désolés pour moi en Caroline du Nord. J'avais besoin de m'échapper de cette impression de claustrophobie avant que cela ne m'étouffe encore pour un nouvel été sans événement. Ne vous méprenez pas, j'aime sincèrement ma famille et mes amis, et je sais qu'ils m'aiment aussi. Mais… je sens qu'ils ont besoin de s'en sortir. Je suis passée à autre chose, ou au moins j'essaie. J'aimerais qu'ils le fassent aussi. Pour être honnête, leurs regards de pitié et leur constante inquiétude me tire vers le bas plus qu'autre chose.

En fait, j'ai beaucoup réfléchis au fait de demander une mutation à l'étranger. Je dois retourner mon dossier d'ici deux semaines, alors je pense que je vais passer cette semaine à rattraper mon sommeil en retard, faire quelques recherches touristiques et compléter tous les formulaires nécessaire pour que cette opportunité devienne réalisable. Je sais que mes parents, Allie et Jasper vont stresser si je leur dis que je vais déménager en Allemagne ou quelque chose comme ça, mais j'ai besoin de changer de décor.

J'ai une soif de liberté importante, et c'est pourquoi je suis ici à Oahu sans projet réel et aucune destination spécifique. J'ai une voiture, j'ai un téléphone et j'ai de l'argent… c'est plus que libérateur.

Et maintenant j'ai le numéro de téléphone d'un nouvel/vieil ami, et je suppose que je pourrais l'appeler… et qu'il me proposera de me montrer un peu les environs.

J'étais prête à faire ce voyage toute seule, mais la pensée d'avoir un compagnon pour quelques jours me semble plus agréable.

Et cela ne gâche rien qu'il soit terriblement beau. J'ai dû me pincer plus d'une fois durant le vol, et ensuite à l'hôpital parce que je n'arrêtais pas de le regarder. Je me suis surprise à l'étudier comme s'il était une illusion d'optique ou une œuvre d'art où au premier regard vous voyez une chose, mais si vous continuez à l'observer, vous découvrez de magnifiques subtilités.

Je secoue la tête et m'allonge sur mon oreiller. Pour l'instant, je vais dormir, récupérer pendant deux ou trois jours et être prête et en forme pour plonger dans l'univers d'Hawaii… littéralement et figurativement.

^^TotS^^

Lundi et mardi vont et viennent sans incident. Je me précipite à l'économat lundi matin à la première heure pour acheter les produits de première nécessité… café pour le matin et des céréales. J'ai été capable de soumettre tous les renseignements nécessaires aux départements de l'éducation via leur système. Je suis une institutrice certifiée et je peux enseigner de la maternelle au primaire. Mais ma préférence va aux petites cacahouètes avec de grands yeux et des cerveaux brillants qui ne demandent qu'à être nourri. Ils sont mon trésor.

Avec toute ma paperasse complétée, je peux seulement espérer qu'il y aura des postes disponibles à l'étranger. La secrétaire du département de l'enseignement à qui j'ai parlé ce matin disait qu'ils étaient en train de revoir la liste des postes vacants pour l'année prochaine, et que je serais contactée par e-mail pour annoncer leurs disponibilités dans les deux prochaines semaines.

La liberté que je ressens d'être loin de Caroline du Nord même si cela ne fait que quatre jours est comme un poids enlevé de mes épaules. La pensée d'être vraiment capable de tout recommencer, même si c'était il y a trois ans, est comme un feu qui brule dans mon ventre depuis un moment. Et ce voyage que j'ai commencé est palpitant et passionnant… ce qui prouve que je peux et doit faire cela pour moi-même.

Mercredi après-midi je décide que j'ai rattrapé assez de sommeil. Je cherche sur Google les coins intéressant d'Hawaii et je décide que j'aimerais voir Oahu, la Grande Ile, Kauai et Maui et il est temps de prendre la route demain matin.

Avec les rediffusions de Seinfeld à la télé, je suis en train de manger ma troisième part de pizza jambon et ananas – parce que franchement, y-a-t-il une meilleure place pour manger une pizza Hawaiienne qu'à Hawaii ? Quelques instants après qu'Elaine est dévastée Jerry avec sa grande révélation sur le fait qu'elle n'a jamais eu d'orgasme pendant leur relation, mon téléphone portable sonne. Je regarde le nom et souris.

« Allo ? »

« Salut, Bella ? C'est Edward. Edward Masen. »

Je sens mon sourire s'agrandir. « Salut Edward, Edward Masen… que puis-je faire pour vous en ce beau mercredi soir, Capitaine ? »

Je l'entends rire un peu. « Eh bien, je me sens un peu apathique après avoir dormi toute la journée d'hier et m'être juste prélassé sur ma terrasse aujourd'hui, alors je suis prêt à mettre mon chapeau de touriste et à aller visiter quelques endroits. Je me demandais si tu voulais m'accompagner demain ? »

« Eh bien Monsieur, cela dépend. J'ai besoin d'un peu plus d'informations avant que je m'engage pour quelque chose. Le chapeau de touriste dont tu parlais ? Tu vas le porter avec une chemise hawaïenne ? »

« Absolument. Question suivante. »

« Est-ce que ton costume comprend un appareil photo autour du cou et des sandales portées avec des chaussettes remontées jusqu'aux genoux ? »

« Bien sûr ! »

Je ris. Je suis tellement contente qu'il puisse plaisanter avec moi. « D'accord, une dernière question… c'est ce qui va tout déterminer… tu es prêt ? »

« Vas-y !»

« Quelle couleur les chaussettes ? »

« Noire ! » proclame-t-il, comme si c'était la seule réponse logique.

Je me mords la lèvre inférieure et souris. « Eh bien, tu as un rendez-vous alors ! »


Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve la philosophie de vie de Bella très touchante, non ?