Coucou mes loulous, me revoici pour l'avant dernier chapitre de cette trad. Avant dernier avant la longue pause durant les grandes vacances (si vous ne voyez pas de quoi je parle, allez sur mon profil).
Beaucoup ne s'attendait pas au Sterek du dernier chapitre, du fait qu'ils soient déjà ensemble. Ha ha ha, c'était ça la subtilité !
Je vous laisse à la lecture !
Tu rentres à la maison pour te doucher et pour changer de vêtements, puis tu retournes directement à l'hôpital. Stiles est réveillé quand tu arrives, piochant nonchalamment dans quelque chose qui devait sûrement être des œufs brouillés.
« Tu veux que j'aille te chercher des pancakes du Diner ? (1) »
Pendant un moment, on aurait dit qu'il allait peut être sourire, qu'il allait peut-être oublier pendant une seconde en entendant la promesse de ses pancakes favoris mais la timide courbe de ses lèvres se transforme en tremblement puis disparait. Il pousse le plateau « J'ai pas faim »
« Bois ton jus au moins » Ca sera une longue matinée. Il a besoin de quelque chose.
Il joue avec la paille.
Tu t'assoies dans le fauteuil près du lit et regarde ta montre « D'accord. Parrish sera bientôt là et on fera les photographies, ok ? »
« Je veux pas… » Il s'interrompt puis ferme les yeux et acquiesce brusquement « Ok »
Tu ne veux pas non plus qu'il les fasse. Tu aurais aimé que tout ceci ne soit pas nécessaire. Tu aurais aimé qu'il resté là la nuit dernière.
Au moment où Stiles finit son jus, Parrish entre.
« Hey » dit-il en souriant « Comment tu te sens ? »
« Ok » murmura Stiles.
« Très bien. Je suppose que ton père t'a parlé des photographies. Le photographe est à l'extérieur. On peut le faire ici ou on peut le faire dans une des salles c'est comme tu veux »
« Ici je suppose »
« Très bien. Il le fera aussi vite et aussi confortablement que possible pour toi. Je serais à l'extérieur. Ton père peut rester là si tu veux ou quelqu'un d'autre. Mme McCall peut-être ? »
« Je veux mon père » dit-il de façon monotone.
C'est atroce.
Parrish fait entrer le photographe, un gars que tu croises seulement sur des scènes de crime et une partie de toi évalue ses performances ici, en tant que shérif. Il est bon. Professionnel, sans être froid. Il n'arrête pas de parler à Stiles en lui donnant des instructions claires (regardez par là, levez les bras, tournez vous un peu plus sur la gauche) d'un ton patient et poli. L'autre partie de toi veut lui hurler dessus et lui dire de laisser ton fils tranquille, qu'il est passé à travers trop de choses.
Stiles sursaute à chaque fois que l'appareil fait un flash.
Il commence à pleurer de nouveau quand le photographe fait entrer Mélissa pour qu'elle enlève le pansement sur son dos pour qu'il puisse photographier le mot qu'ils ont gravé sur lui.
Quand c'est enfin terminé, tu l'aides à s'installer de nouveau dans le lit.
Il est allongé ici, recroquevillé sur le côté et fixe le mur.
« Stiles »
Son regard se dirige vers toi puis se détourne de nouveau.
« Stiles » Tu poses ta main sur son épaule. Il frissonne mais ne s'éloigne pas « Je dois retourner au travail pour quelques heures »
Il secoue la tête pour acquiescer. Il a entendu ça toute sa vie n'est-ce pas ? Tu veux lui dire qu'aujourd'hui c'est différent, qu'aujourd'hui c'est pour lui mais peut-être que ce n'est pas différent. Tu le laisses toujours seul.
« Je reviendrais aussi vite que possible. Parrish va mettre quelqu'un devant la porte. Si tu as besoin de quelque chose, tu peux leur dire et ils m'appelleront » Tu serres doucement son épaule « Tu veux que j'appelle Scott pour qu'il vienne te voir ? »
Il tourna brusquement la tête « Non ! »
« Très bien. Je leur dirais pas de visiteurs »
Stiles ouvre la bouche comme s'il allait dire quelque chose puis il la referme de nouveau. Tu lui laisses un petit moment pour demander mais il ne le fait pas.
« S'il y a quelqu'un d'autre » dis-tu d'une voix tremblante « Quelqu'un qui voudrait te rendre visite… »
Quelque chose comme de le peur s'infiltre dans ses yeux et il secoue la tête « Non. Personne »
Tu ne pousses pas. Qu'est-ce que tu es supposé dire ? S'il ne veut pas te parler de Derek Hale, tu ne vas pas le forcer.
« Ok. Je reviens bientôt. Essayes de dormir un peu »
Il semble si petit, recroquevillé dans ce lit.
Parrish attend dehors.
« Derek Hale » lui dis-tu « J'ai besoin que vous l'ameniez »
« Un suspect ? » demande-t-il.
Tu secoues la tête « Non. Je crois… » Tu soupires « Je crois que c'est le petit ami de Stiles et que peut-être Stiles a été ciblé à cause de ça. Il y a quelque chose ici qu'on ne me dit pas »
« Je ressens aussi souvent ce sentiment par rapport à cette ville » murmure Parrish
Vrai.
« Dans quoi il est fourré ? » sourcille Parrish. Puis il fait une grimace quand il réalise ce que ça peut sous entendre « Hale, je veux dire, pas Stiles »
« C'est ce que j'aimerais bien savoir moi aussi »
- 19 -
Parrish a fait passer le mot mais personne ne sait où Hale vit. Personne ne l'a vu, ni lui ni sa légendaire Camaro en ville.
-20-
Deux jours après ça, Stiles rentre à la maison. Il y a un bouquet de ballons colorés qui l'attend au pas de la porte, chacun d'eux ayant 'RETABLIT TOI VITE' inscrit dessus. Stiles traine des pieds à côté d'eux sans même les regarder.
Tu sens un éclat de colère car les gens ne savent pas comment gérer ça. Tu ne sais pas. Mais 'rétablit toi vite' ne couvre pas ça. Tu jettes un œil à la carte parce qu'il ne peut pas : c'est de la part d'Allison et de Lydia. Tu te demandes si elles savent déjà. Tu ne sais pas à qui Stiles l'a dit mais il a son téléphone depuis hier et tu l'as vu envoyer quelques messages. Tu imagines que ce n'est pas facile d'épeler le mot mais peut-être que c'est plus facile que de le dire à haute voix.
Ou peut-être qu'il ne l'a encore dit à personne.
Personne à part Derek Hale.
Tu le suis à l'étage, dans sa chambre.
Il se recroqueville dans son lit.
Il n'est plus le même enfant qui a dormi ici la dernière fois. Vous le savez tous les deux.
« Une pizza pour diner ? » tu lui demandes.
« Je suppose »
« Je, ah, je dois sortir et aller la chercher »
Il tourne sa tête et te regardes « C'est bon papa. Ca ira »
Tu ne veux pas le laisser seul. Pas une nouvelle fois.
Tu vérifies qu'il a bien son téléphone à portée de main puis tu te diriges vers sa fenêtre pour la fermer.
« Laisse s'il te plait » Il rencontre directement ton regard pour la première fois depuis des heures « Laisse la ouverte »
« Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose » lui dis-tu « Même si c'est juste pour des bâtonnets de mozzarella »
Il détourne son regard de la fenêtre et te fait un faible sourire « Ca ira papa »
Tu ne sais si c'est un oui ou un non pour les bâtonnets de mozzarella. Tu en prends, juste au cas où.
- 21 -
Les photographies sont posées sur ton bureau le lendemain, parce que tu es le chef et que tout passe par ton bureau à un moment ou à un autre. Tu ne devrais pas ouvrir le dossier mais tu le fais.
Tu vois la peau pâle de ton fils marquée d'ecchymoses et d'éraflures. Tu vois la brûlure de la corde autour de son poignet gauche, le plâtre autour du droit, et les genoux écorchés et à vif. Tu vois son visage, pâle et choqué, le regard détourné. Tu vois son œil au beurre noir et sa lèvre éclatée et gonflée. Tu vois exactement ce qu'un jury verra si ça se finit éventuellement à la cour.
Tu vois une victime.
Tu vois le mot qu'ils ont entaillé dans son dos avec un canif, les lettres aussi tranchantes et irrégulières que la foudre : PUTE.
Ils ont gravé ça dans le dos de ton fils.
Tu te demandes si tu aurais été aussi outragé si ça avait été l'enfant de quelqu'un d'autre, tellement consumé par la haine que si les hommes qui avaient fait ça étaient ici maintenant, tu aurais posé le canon de ton Glock contre leur crâne et que un à un, tu aurais pressé la gâchette.
Putain d'animaux. Saleté d'animaux.
Tu l'espères.
Tu feuillette rapidement le reste du rapport.
Il y a une trace d'ADN. Pas de correspondance en revanche. Ces gars ne sont pas dans les fichiers. Comment est-ce que c'est possible ?
« Shérif » Parrish passe sa tête par la porte. Il y avait des cernes noirs autour de ses yeux. Il dormait probablement autant que toi « Quinn vient juste de prendre une plainte à propos d'une Camaro noire garée illégalement sur Bowman Street. C'est celle de Hale »
Dix minutes plus tard tu te gares derrière elle.
Parrish observe les plaques pour être sûr tandis que tu scrutes la rue.
Il n'y a pas grand-chose à Bowman Street. De vieux entrepôts pour la plupart. Dans le temps où Beacon Hills avait une industrie du bois. C'était là que tout était centré.
Maintenant, en revanche, la plupart de ces endroits sont à l'abandon. Ceux proches de Main Street sont en train d'être lentement transformés en appartements mais l'embourgeoisement arrive doucement dans une ville comme Beacon Hills. Ce n'est pas comme si les hipsters escaladaient pour s'installer.
Des hipsters. Est-ce que ce sont des hipsters qui emménagent dans le voisinage embourgeoisé ? Stiles l'aurait sût. Puis il t'aurait rit au nez pour ne pas avoir été dans le coup.
Tu échanges un regard avec Parrish et choisit l'entrepôt le plus proche.
Il est vide. Il y a probablement eu du verre sur les vitres avant mais chaque carreau a été brisé. Le sol en ciment est fissuré et sale.
Il n'y a rien ici.
C'est à ce moment là que tu entends le hurlement. C'est fort et proche, ta peau se met à picoter et les poils de ta nuque se redressent.
« Putain, mais c'est quoi ça ? » demande Parrish les yeux écarquillés.
Si tu ne connaissais pas ça, tu dirais que c'est un loup.
Toi et Parrish dégainez vos armes et sortez de l'entrepôt, vous dirigeant vers la source du bruit. L'entrepôt suivant est plus petit. Le verrou sur la porte a été défoncé. Le bâtiment en lui-même n'est pas sûr. Il y a assez de graffitis sur les murs pour suggérer que quelqu'un a squatté ici récemment. L'intérieur est dégoûtant. Ca pue. Et pour quelque raison que ce soit, il y a un large cercle de saleté noire sur le sol.
Parrish se penche et en prélève ne peu entre ces doigts. Il renifle et semble surpris « Ca sent la cendre »
« La cendre ? »
Parrish entre dedans, dans le cercle « Oh merde »
Il y a des trainées sur le sol. La lumière n'est pas terrible donc tu sors ta lampe de ton ceinturon et l'allume.
Des trainées de sang.
Tu les fixes d'un air ébahi pendant un moment.
Tu ne veux pas imaginer Stiles ici, pendant des heures, avec ces quatre hommes mais bien sûr, c'est là que ton esprit t'emmène immédiatement. C'est ici qu'ils l'ont emmené et battus et violé et quand ils ont terminé, ils l'ont jeté directement dans les rues comme une ordure.
Tu as besoin de sortir d'ici. Tu écarte Parrish d'un coup d'épaule, sort, dans la lumière du soleil. Ca prend un moment pour reprendre ton souffle.
« Shérif » dit Parrish et il pointe la rue du doigt.
La voiture de Derek Hale s'éloigne.
- 22-
« Papa ? »
Une paire de doigts boudinés étaient, ouais, ils essayaient d'ouvrir tes paupières. Tu éloignas ta tête avant qu'il ne te rendre aveugle et attrapa doucement son poignet « Attention gamin »
« Tu es réveillé » rayonna Stiles.
« Oui » Tu clignas d'un regard trouble en direction du réveil. Tu avais terminé de bosser à 8 heures du matin. Saleté d'équipe de nuit « Je suis réveillé Stiles. Où est ta mère ? »
« Elle parle avec Mme Daniels au téléphone »
« Uh huh » tu t'étiras « Et où est-ce qu'elle croit que tu es ? »
« En train de manger mon déjeuner » Il fourra son autre main dans son visage. Elle était pleine de beurre de cacahuètes « T'en veux ? »
Tu ouvris la bouche pour refuser, ce qui était apparemment une erreur tactique puisque il enfonça le sandwich dedans.
« On peut jouer maintenant ? »
Tu avais besoin d'au moins quelques heures de sommeil en plus et au moment où tu finis de t'étouffer avec ce sandwich, c'était ce que tu allais lui dire. Sauf que ce fût à ce moment là que tu vis cette expression sur ton visage : ces yeux sombres étaient écarquillés et désespérément pleins d'espoir et tu ne pouvais pas vraiment te rappeler de la dernière fois où tu avais passé quelques heures à jouer avec ton fils de cinq ans.
« Lego ? » clarifia-tu et tout son visage s'illumina.
« Ouais ! Ouais, Papa ! On va jouer au lego ! »
Son exclamation triomphante fit accourir Claudia.
« Maman ! Papa et moi on va jouer au Lego ! » Il fonça dans le couloir jusqu'à sa chambre et sa boite à jouets.
« Oh John, je suis vraiment désolée ! »
Tu te redressas laborieusement et frotta les miettes de sandwich de ton tee shirt « C'est bon. Je prendrais quelques heures plus tard » Tu lui souris « Tu veux jouer aux Lego avec nous ? »
Claudia prétendit considérer la question pendant un moment « Je peux être Batman ? »
« Ca pourrait être une cause de rupture » avertis-tu puis tu haussa la voix « Stiles, ta mère veux être Batman. C'est bon ? »
Il eut un silence au bout du couloir et toi et Claudia essayèrent de ne pas rire.
C'était une affaire sérieuse.
« Ok » répondit finalement Stiles « Mais juste cette fois ! »
« Je suis Batman » te dit Claudia en tendant le bras pour te relever puis elle baissa d'un ton et grogna « Je suis Batman »
« C'est de là qu'il tient ça » lui dis-tu en la laissant t'amener près de la chambre de Stiles « Toute la folie »
« Toute la génialitude » contra-t-elle.
« Ouais » Tu enfonças ton doigt dans ses côtes jusqu'à ce qu'elle crie « Ca aussi »
(1) Un Diner est une sorte de petit restaurant qui sert beaucoup de petit déjeuners, on en trouve beaucoup en Amérique.
Je tiens encore une fois à remercier toutes les personnes qui lisent et qui commentent cette trad. Un grand merci à vous tous.
Et non pas d'extrait de la prochaine trad, j'ai décidé de vous faire attendre jusqu'au dernier chapitre (je suis diabolique !).
En tous cas à dans deux semaines pour le dernier chapitre mes loulous.
