Bonjour tout le monde
Merci d'abord aux personnes qui suivent cette fiction, et à celles qui prennent le temps de laisser un petit commentaire, ça fait toujours plaisir :)
Sans transition, voici pour vous la suite avec le 4eme chapitre!


You're So Damn Hot


Voilà maintenant cinq jours qu'Edward était coincé à l'hôpital.

Il allait beaucoup mieux depuis le premier jour de son hospitalisation et les médecins pensaient le laisser sortir dans peu de temps. C'était une nouvelle qui le réjouissait énormément. Parce que rester coincé ici, c'était chiant. Franchement, qui aimerait rester ici ? Bien qu'il avait souvent de la visite, que son frère restait à ses cotés, il avait l'impression de tourner en rond. Non pas qu'il s'ennuyait. Au contraire. Il avait pas mal de choses auxquelles penser. Et un peu de calme forcé n'était pas déplaisant, paradoxalement, pour pouvoir y méditer.

Seul sur le toit du bâtiment médical, Edward regardait la ville s'étendre sous ses yeux. Autour de lui, personne, si ce n'est quelques employés plus loin qui étendaient le linge fraîchement lavé afin qu'il sèche à l'air libre. Alphonse et Winry étaient partis faire un tour en ville, le laissant seul.

Winry …

Edward repensa à la demande que lui avait faite son amie il y a quelque jours. S'il souhait sortir avec elle, être son petit ami. Sur le coup, il fut vraiment surpris. Et pour l'instant, il n'avait pas donné de réponse à sa question. Il inspira un instant, et profita de ce moment de solitude pour y repenser. Plus sérieusement.

Winry.
Que pensait-il d'elle ? Enfin, que ressentait-il exactement pour son amie ? Et bien, il l'avait toujours aimée. Alphonse et lui avaient toujours aimé leur petite voisine, allant jusqu'à se chamailler pour savoir qui se marierait avec elle un jour. Mais ça, c'était lorsqu'ils étaient enfants. Dorénavant, c'était à une demande bien plus sérieuse qu'il devait réfléchir. Malgré tout, sa réflexion était déjà faite. Oui, il aimait Winry, mais elle était une merveilleuse amie pour lui. Rien de plus. Et au fond de lui, il savait bien que ce sera toujours ainsi.

Désolé ma p'tite Winry, mais pour le moment toutes mes pensées sont dirigées vers quelqu'un d'autre...

Edward soupira longuement.

Roy …

Ce foutu Colonel à la mords moi le noeud … De toutes les personnes sur cette foutue Terre, pourquoi avait-il fallut que ça tombe sur lui ? C'était bien la le pire choix possible. Mais, il n'avait rien choisi. Peut être que s'il n'était pas dans cette impasse, il aurait dit oui à son amie. Enfin, pour l'instant la question ne se posait pas. C'était non pour elle. Et ce sera non à jamais pour Roy. Journée de merde bonjour !

En parlant de lui, il n'était toujours pas venu lui rendre visite. C'est que tous les autres gars de l'armée étaient revenus au moins une fois. Riza était venue lui rendre visite, avec laquelle il put avoir une réelle conversation d'adultes. Même s'il voyait bien que la militaire ne pouvait s'empêcher de vouloir le protéger, elle le considérait comme un égal. Ça faisait du bien. Sa visite fut bien plus calme que toutes les autres !

Entre Havoc, Breda et Fuery qui étaient venus faire les guignols, Falman qui n'avait pas arrangé les choses, et Armstrong … on n'en parle même pas ! Ni même ce bon vieux Hugues ! Lui et toute sa petite famille étaient venus le voir y'a deux jours. Et Gracia lui avait préparé une tarte aux pommes juste merveilleuse. Il n'avait pas eu le temps de s'ennuyer avec toutes ces visites.

Mais pas de traces de Roy. Toujours pas !

Il lui faut une invitation à ce con pour venir ou quoi ? Il sait que je comptes pas crécher ici éternellement pourtant !

Mais bon. Il lui restait deux jours au minimum à rester ici. Edward espérait pouvoir sortir à ce moment-la. C'était déprimant ici. Derrière lui, il entendit la porte menant au toit s'ouvrir, mais n'y prêtai pas grande attention. Cependant...

« Si j'avais su que j'allais devoir explorer l'hôpital de fond en comble pour te trouver …. »

Edward eu un léger sursaut au son de cette voix. Sa voix. Il se retourna et vit Roy Mustang s'approcher de lui. Il semblait aller bien, même s'il semblait un peu énervé. Lorsqu'il le vit se rapprocher, Ed ne pouvait rien faire, si ce n'est sentir très distinctement le brasier qui dormait en lui se réveiller doucement. Mais rien de désagréable. Il se sentit automatiquement bien. Franchement, il aurait bien aimé se rapprocher davantage. Il se contenta cependant d'un bref coup de tête en guise de salutation, auquel Roy répondit.

« Pourquoi explorer l'hôpital ?

- A ton avis ? Fit Roy d'un air exaspéré. Tu n'étais pas dans ta chambre, fallait bien que je te trouve.

- Et les infirmières ?

- Elles ne savaient pas ou t'étais. Heureusement j'ai croisé le personnel de nettoyage qui a enfin pu m'aider.

- Et bien dites-vous que c'était une chasse au trésor ! Répondit Ed.

- Hum, et quel est le trésor ? »

Roy et Edward se regardèrent silencieusement, avant que le plus jeune ne décide de lui adresser un faux sourire hautain :

« Eh bien … c'est moi voyons ! »

Dit-il d'un air théâtral. Il détourna le regard, faisant voler au vent sa longue chevelure blonde. L'espace d'un instant, le regard de Roy resta accroché à ce spectacle. Bien vite il se reprit, et alla s'accouder à la rambarde à coté de son subalterne.

« Il te reste combien de temps à traîner ici ?

- Traîner ? Je traîne pas, je tourne en rond ouais ! Pesta Edward.

- Il va falloir m'expliquer la différence …

- Normalement deux jours. Les médecins ne veulent pas me laisser sortir avant.

- Et s'ils décident de te garder plus longtemps ?

- Et bien eux aussi, auront besoin de médecins. »

Répondit Edward d'un air décidé. Roy eu un sourire se disant que ce genre de comportement de sa part ne l'étonnait même pas ! Enfin il serait bien qu'il accepte de se faire soigner un instant.

« Au moins ici tu es au calme, reprit le brun.

- Ouais. Pas d'immeuble qui s'écroule sur ma tronche.

- C'est un bon début, tenta Roy.

- Je dis pas le contraire. Mais sérieux … qu'est ce que je me fais chier ici ! J'ai besoin d'action moi !

- Du repos ne fait pas de mal, FullMetal, fit Roy pour tenter de le raisonner.

- Ouais ouais, c'est bien joli le repos, mais au bout d'un moment ça fait chier... »

Ed soupira, posant son menton dans sa main. Roy n'avait pas tord, après cette mission, du repos faisait du bien. Mais pas trop longtemps. Il avait hâte de reprendre ses recherches la ou elles étaient. Il semblerait que son supérieur ait lu dans ses pensées :

« Oh et, si tu sors dans deux jours, commença Roy, je ne veux pas te voir au Q.G avant une bonne semaine.

- QUOI ? Mais vous vous foutez de ma gueule ?

- Pas du tout, répondit-il calmement. C'est quoi cette manie de vouloir risquer sa vie comme ça ?

- Je ne risque rien du tout, je veux juste reprendre mes activités, rien de plus !

- Oui, tu les reprendra. Mais pas avant une semaine.

- Mais … commença Edward.

- Pas de discussion, termina Roy d'un ton sans appel.

- Ok …. »

Re-soupir. Finalement, il se serait passé de sa visite. Enfin presque.

Edward se tut un instant, profitant juste de regarder la ville de haut à coté de Roy. Le soleil commençait doucement à se coucher, baignant peu à peu les rues d'une lueur orangée. L'air frais du soir se fit aussi ressentir.

« Tu va pas attraper froid à rester ici ? Demanda finalement Roy.

- Nan, pourquoi ça ?

- Et bien, tu es juste vêtu d'un pyjama et la nuit commence à tomber...

- Pas grave. »

S'il le disait … Enfin, Ed serait bien emmerdé si en plus de ses blessures il se payait un rhume. Il disait ça, il disait rien.

« Vous vous inquiétez de ma santé maintenant, Colonel ?

- Pas plus que ça.

- C'est ça, fit Ed d'une voix moqueuse. »

Il avait légèrement du mal à le croire. En tournant la tête, il vit que Roy lui adressait un sourire moqueur. Ce à quoi, Ed répondit, avec une certaine maturité, par un tirage de langue.

Son Colonel ne pu que hausser les sourcils et ensuite faire une mine désespérée. Non mais pourquoi fallait-il qu'il ait le béguin pour un gamin … Il n'y a pas de justice. Sans rire, ce môme n'avait rien pour plaire. Il criait tout le temps, lorsqu'il parlait, il parlait trop fort. Il avait une tendance à s'attirer des tas d'ennuis, il détruisait tout sur son passage. Et puis, il était trop petit. Malgré le fait qu'il tente de sauver les apparences avec ses bottes compensées, et son épis rebelle sur sa tête, il restait petit. Et puis ces cheveux. Quelle idée de les avoir si longs. Si blonds, si souples … Parlons aussi de ses yeux. Des yeux dorés. A t-on déjà vu une telle couleur d'yeux avant ? Roy en tout cas non. Il n'avait jamais eu l'occasion de se plonger dans un tel regard. Tellement doré, tellement perçant. Juste surréaliste. Incroyable. Et ce visage … Tellement adulte pour un enfant … Et ces lèvres …

« Mustang … »

Edward voyait le regard de son supérieur se faire rêveur. Il sentait se joues chauffer légèrement. Il était au centre des attentions de celui qui occupait toutes ses pensées. C'est lui qu'il regardait avec cet air penseur. Lui, et personne d'autre. C'était grisant. Oh qu'aurait il donné pour faire encore durer cet instant ! D'être juste la, à ses cotés...

Je ne pourrais jamais dire oui à Winry...

C'était évident. Comment aller vers quelqu'un lorsqu'on pense à une autre personne ? Il ne savait pas, mais pour lui, c'était trop demander. Il se sentait bien la. Avec Roy. Il n'avait besoin de personne d'autre pour être comblé.

Personne n'ajouta un mot. Edward fixait les lèvres de son supérieur, avec envie et avec hésitation. Qu'elles étaient tentantes, ces lèvres ! Combien de femmes y avaient eu droit ? Ed ne voulait pas le savoir, mais il se doutait que c'était un chiffre conséquent. Combien comme lui avaient eu envie de l'embrasser ? Il l'ignorait, mais il était convaincu que jamais personne n'aura désiré ses lèvres autant que lui.

Alors, Edward se dit que c'en était trop pour lui. L'envie était trop forte. Lentement, Edward rapprocha son visage de celui de Roy. Plongé dans le regard d'or, ce dernier ne réalisa pas vraiment ce qu'il faisait. Juste qu'il se rapprochait de lui. Les secondes lui parurent une éternité, Edward franchissait chaque centimètre qui les séparaient avec lenteur. Son cœur battait à tout rompre, il sentait que son estomac se tordait dans son ventre. Et il sentait une certaine excitation le gagner. Ce moment était juste … parfait.

Il ne restait plus beaucoup d'espace entre eux maintenant. Roy ne faisait rien pour le stopper. Il n'imaginait tout de même pas qu'Edward allait faire ce à quoi il pensait. A vrai dire, un sentiment d'euphorie le gagnait peu à peu. Leurs visages étaient tout près maintenant. Edward pouvait sentir le souffle de son aîné sur ses lèvres. Il était si proche …

Lentement, Roy le vit franchir les derniers centimètres qui restaient entre eux. Et il en avait envie. Oh que oui, il en mourrait d'envie ! Edward ne pouvait pas savoir combien ! Il crû rêver lorsqu'il sentit les lèvres du blond frôler les siennes. Son cœur manqua d'exploser.

Et sa raison revint brutalement.

« Edward, non, je … »

Roy se recula alors, baissant les yeux. Il eu juste le temps de voir le visage plus que surpris d'Edward, les joues rouges. Il osa relever les yeux vers lui quelques secondes plus tard. Dorénavant, il pouvait lire la peine sur les traits du blond.

« Mais … pourquoi ? Demanda Edward d'une voix triste.

- Tu le sais pourquoi, répondit Roy d'une voix faible.

- Je … oui je le sais, mais … »

Edward se tu, cherchant ses mots un instant.

« Dites-moi que j'ai pas rêvé l'autre jour.

- Pardon ?

- La dernière fois que vous étiez la, il s'est passé quelque chose, ajouta Edward.

- Edward … écoute …

- Non, vous vous m'écoutez ! Je suis pas con Mustang, j'ai pas rêvé, il y a eu quelque chose !

- Et c'est tout ce qu'il y aura jamais FullMetal ! Retorqua Roy.

- Qu'est ce que ça vous aurait coûté, un simple baiser ? Demanda Edward, incompris.

- C'est pas la question. On sait tous les deux que toi et moi, c'est juste pas possible.

- Je sais ! Je vous le dit je suis pas débile … »

Roy avait du mal à croire qu'ils aient cette discussion. Plus encore que le fait que le blond ait tenté de l'embrasser. Le plus étonnant dans cette histoire était sûrement qu'il avait repoussé le plus jeune.

Edward baissa la tête, désespéré.

« J'avais juste espéré, qu'un moment...

- Crois-moi Edward, j'aurais aimé pouvoir te donner ce que tu veux... avoua Roy.

- Je sais …. »

Il savait ? Roy regarda bizarrement le blond.
Celui-ci remonta les yeux vers les siens.

« Des fois Mustang, les mots ne sont pas nécessaires. »

Edward avait bien résumé les choses. Et Roy ne savait plus quoi dire. Oh, il aurait aimé trouver les mots justes, les mots qu'il fallait pour remonter le moral au blond. Il ignorait juste à quel point il était blessé.

Edward venait tout juste d'expérimenter un autre aspect du chagrin. De la frustration. Parce que la, c'est pas que Roy ne voulait pas répondre à ses avances, c'est qu'il ne pouvait pas. Et Edward le savait, et que trop bien, mais, l'espoir fait vivre.

« J'aurais pas du faire ça, commença Edward.

- Tu n'y es pour rien, ajouta Roy d'une voix douce. Au moins tu as eu le cran de tenter …

- Ouais, vous pensez vraiment que ça va me suffire ?

- Non. »

Il était pas con hein ! Lui non plus ça n'allait jamais lui suffire. Cet effleurement … Mais il n'avait aucun doute quand au fait qu'il allait repenser longtemps à ce moment, à cette caresse timide... Ils échangèrent alors un dernier regard, plein de regrets.

Roy décida alors qu'il était temps pour lui d'y aller. C'était plus sage.

« Je crois que je devrais y aller, dit-il doucement.

- Ouais … je comprends.

- Et bien, alors … hésita le brun, rétablis-toi bien.

- Merci. »

Edward le regarda s'en aller, repasser par la porte par laquelle il était passé avant. Il sentait la peine le gagner. Oui, il savait bien que c'était un rêve fou que de penser qu'il y aurait pu y avoir quelque chose entre eux. Il savait bien qu'ils étaient deux hommes, que Roy avait le double de son âge presque, qu'il était aussi son supérieur … tout ce bordel quoi !

Et sans ça, est ce que ça aurait été possible ?

Sûrement. Mais ils auraient alors été des personnes différentes, et Edward n'aurait peut être jamais jeté son dévolu sur Roy. Il paraît que l'inaccessible est plus attrayant que le reste. Il aurait aimé que cette affirmation soit fausse.

Sentant peu à peu le froid le gagner, il se dit que rentrer était une idée judicieuse. Prenant à son tour le chemin vers l'intérieur, Edward repensa avec tristesse, et une légère pointe de joie, à de ce qui venait de se passer. Il avait frôlé ses lèvres. A Roy. Il ignorait si c'était suffisant pour être considéré comme un baiser, mais pour lui, c'était pas assez, et beaucoup à la fois.

Sur le chemin de sa chambre, il parvint à la conclusion qu'il devait oublier Roy. C'était mieux pour eux, pas besoin d'en reparler pour en être sûr. C'est pas comme si le beau brun lui avait donné un espoir, même minime. Se disant que c'était peut être pas la meilleure des solutions possible, Edward ne voyait pas d'autre bouée de secours.

C'est peut être pas tout à fait correct, mais je crois que je vais accepter la proposition de Winry.