Et voilà le troisième chapitre ! Je vais peut-être poster rapidement jusqu'au chapitre 5 ou 6, puis après je ralentirais un peu la cadence histoire de me laisser un peu d'avance pour continuer l'écriture ;)
J'espère que ce chapitre vous plaira!
Bisous
Réponse aux reviews :
Guest : Merci, tu es officiellement ma toute première review haha ! Voilà la suite, en espérant que ça te plaise autant que les deux premiers chapitres ! :)
Disclaimer : L'histoire m'appartient, le reste est à JKR !
Chapitre 3 : Mon sauveur
Le lendemain matin, Hermione se réveilla avec un mal de tête qui lui arracha une grimace. Elle se leva avec peine, se dirigea vers la salle de bain de son dortoir et remarqua que ses yeux étaient rouges. Elle soupira en se touchant la tempe droite, se maudissant de ne pas avoir emmené avec elle des médicaments moldus efficaces contre les maux de tête. Elle enfila son costume et sa robe de sorcier en vitesse et descendit à la salle commune, bien décidée à avoir une conversation avec Ron et Harry. En arrivant en bas des escaliers, elle aperçut Harry assit sur le dossier du canapé, les bras croisé. Son regard ne fixait rien en particulier et Hermione devina qu'il était perdu dans ses pensées. Elle avait pensé juste, car Harry ne remarqua pas qu'elle s'était approché de lui.
- Bonjour Harry, dit Hermione, le tirant de ses pensées.
- Oh, salut Hermione ! Ça tombe bien que tu sois là, en fait je t'attendais.
Hermione parue surprise.
- Ah bon ? En fait moi aussi je suis contente que tu sois là, parce que je voulais te parler d'hier soir…
- Non Hermione, ne dit rien. Je voudrais m'excuser… Je sais que j'aurais dû m'interposer entre Ron et toi hier, mais en fait je ne savais pas trop quoi faire. J'ai été surpris, comme tout le monde, quand tu es arrivée dans la grande salle avec Malefoy. Et c'est vrai, j'avoue avoir tout de suite pensé à mal. Mais j'ai bien réfléchi cette nuit, et on a vraiment mal réagi. C'est vrai, comment on a pu penser un seul instant que tu étais en train d'avoir une conversation amicale avec Malefoy ? ricana Harry.
La Gryffondor qui avait d'abord senti une vague de soulagement la submerger se sentait désormais aussi mal qu'hier soir. Elle avait cru qu'Harry avait changé d'avis et qu'il acceptait qu'elle essaye de devenir amie avec son ennemi juré, mais en réalité le jeune Harry Potter était juste persuadé qu'il avait pensé trop vite. Elle aurait dû le contredire, mais elle ne s'en sentit pas le courage.
- Oui, tu as raison… comme si je pouvais entretenir une conversation polie avec Malefoy, et ce devant l'ensemble des élèves de poudlard ? C'est du délire ! dit Hermione en se forçant à rire.
Un rire qui sonnait faux, même à ses propres oreilles. Pourtant Harry ne semblait avoir rien remarqué, et lui proposa qu'ils aillent petit déjeuner dans la grande salle. Sur le chemin, Hermione ne put s'empêcher de demander :
- Harry, je sais que Ron et toi êtes très différents de caractère, mais je dois t'avouer que j'avais espoir qu'il s'excuse lui aussi…
- Je sais Hermione, mais tu le connais aussi bien que moi. Il a trop de fierté pour venir s'excuser. Si tu veux mon avis il sait qu'il a eu tort, mais il ne le reconnaitra pas. Laisse le temps passer et tu verras que ça ira mieux ! Conclu Harry avec un sourire encourageant pour son amie.
Le reste de la journée se passa de façon assez commune. Les Gryffondors n'avaient pas eu cours avec les Serpentards, aussi Hermione ne croisa pas Drago de la journée, et elle s'efforça de ne pas le chercher aux repas. Désormais réconciliée avec Harry, elle avait passé une journée plutôt agréable si on mettait de côté le fait que Ron adressait la parole à absolument tout le monde sauf à elle. Il avait même feint une discussion avec une cinquième année de Serdaigle qu'il ne connaissait pas, sous l'œil las d'Hermione qui sentait bien les regards que Ron lui jetait pour vérifier qu'elle assistait bien à toute la scène.
Les jours suivants se déroulèrent sur le même schéma. Hermione avait repris le cours normal de sa vie. Elle avait croisé plusieurs fois Drago en journée, sans lui prêter attention. Le soir cependant, elle ne pouvait plus faire semblant et alors ses pensées se tournaient vers le jeune Serpentard aux cheveux d'argent. Elle en vint même à rêver de lui plusieurs fois. Elle voyait Drago s'avancer vers elle, son regard hypnotique planté dans les yeux de la brune. Drago s'avançait si près qu'Hermione pouvait sentir son souffle sur sa joue. Il se penchait comme s'il allait lui chuchoter un secret à l'oreille, mais il ne disait rien. Alors elle avait un geste de recul car la proximité la gênait mais il la tenait fermement d'une main sur ses reins, et elle ne pouvait pas bouger. Et lorsqu'il se redressait en la tenant toujours par la taille, c'était le visage de Ron. Il lui hurlait dessus, si fort qu'Hermione en pleurait. Et elle se réveillait, essoufflée et les larmes aux yeux.
Deux semaines s'étaient écoulées depuis qu'Hermione avait quitté le terrain de Quidditch en criant, laissant Drago seul. Depuis, elle l'avait soigneusement ignoré. Drago ne comprenait pas pourquoi la Gryffondor avait mis autant de distance entre eux. Il s'était efforcé de repenser à cette journée-là, à la façon dont il s'était montré gentil pour la première fois de sa vie envers quelqu'un en proposant à Hermione de l'aider à ranger la bibliothèque. Le même soir, il lui avait prêté sa veste, anxieux à l'idée qu'elle puisse avoir froid dans son t-shirt à manches courtes. Il revivait la scène dans sa tête encore et encore, cherchant avec acharnement une erreur, quelque chose qui aurait pu provoquer la colère d'Hermione, une colère telle qu'elle l'ignorait depuis maintenant deux semaines.
La tête dans ses mains, Drago était assis à une table en cours de potions dans les cachots. Pansy, à côté de lui, ne lui posait plus aucune question depuis des jours et se contentait de travailler pour eux deux, le laissant seul dans ses pensées. Il avait les yeux fermés et était perdu dans ses songes. Aussi, il n'avait pas entendu que le professeur Rogue avait cessé d'énoncer ses consignes pour la potion de felix felicis.
- Je vous dérange peut-être, monsieur Malefoy ? dit l'homme à la voix grave.
Drago releva la tête d'un bond comme si on l'avait réveillé.
- Désolé, marmonna-t-il.
- Vous ne venez qu'à un cours sur deux depuis plusieurs jours et lorsque vous nous faites l'honneur de votre présence, vous en profitez pour piquer un somme. Méfiez-vous monsieur Malefoy, ou je risque d'enlever des points à votre maison. Et ce serait regrettable de partir avec des points de retard pour le premier match de Quidditch de l'année, dit-il avec un regard de reproche.
Drago ne répondit rien et Rogue s'éloigna pour reprendre son cours, de sa voix rauque et monocorde. Le jeune Serpentard soupira. Il avait oublié le match de quidditch. Il combattait son équipe ennemie pour le premier match de la saison, et il affrontait par la même occasion son ennemi de toujours qui occupait le même poste, celui d'attrapeur. A la fin du cours, Drago se leva, bien décidé à aller s'entrainer pour battre Potter et toute son équipe de bras cassés.
Alors qu'il s'apprêtait à quitter les cachots, des voix retentirent dans un couloir voisin. Après s'être arrêté de marcher pour mieux écouter, Drago reconnu la voix d'Hermione bien qu'elle ait quelque chose de différent de d'habitude. De la peur ? Il fallait que Drago aille voir. D'instinct, il se dirigea vers les voix, bien décidé à massacrer les personnes qui avaient décidé de s'en prendre à elle.
Une fois arrivé à l'entrée du couloir, il s'arrêta net. Alors qu'il s'attendait à la voir encerclée d'une horde de Serpentard lui lançant des sorts pour faire gonfler ses cheveux comme il le faisait lui-même à l'époque, un tout autre spectacle s'offrit à lui. Hermione ne faisait face qu'à une seule personne : Ron Weasley. Il l'avait bloquée contre un mur et lui parlait d'une voix basse mais assez menaçante pour faire supplier Hermione de la laisser partir. En s'approchant, bien décidé à mettre Weasley au sol, il aperçut des larmes couler le long des joues d'Hermione. Sa colère n'en fut que plus grande.
- Lâche là, Weasley ! dit-il d'une voix forte et remplie de haine.
Weasley fit volte-face mais ne laissa pas Hermione partir pour autant.
- Dégage, Malefoy ! cria Ron. Occupe-toi de tes affaires pour une fois !
- Je crois t'avoir dit de la lâcher.
Désormais, Drago était juste à côté de Ron. Il lui saisit le bras et le tira avec tellement de force que Ron tomba à terre. Hermione qui était désormais libre de partir, semblait pourtant tétanisé. Drago fixait Ron d'un air menaçant qui déclencha les frissons du roux.
- Si tu n'es pas parti dans 30 secondes, je t'éclate la tête contre ce mur.
Il ne criait pas, mais sa voix était tendue et ses yeux gris plantés dans le regard de Weasley semblaient vouloir l'assassiner. Cependant, le Gryffondor se releva et ne lâcha pas le regard du Serpentard.
- Tu peux pas me dire quoi faire Malefoy, cracha Ron.
- Très bien. Je t'aurais prévenu.
Sur ces mots, le blond empoigna Ron par le col et le plaqua contre le mur qui se trouvait derrière lui, juste à côté d'Hermione. Cette dernière, qui semblait avoir quelque peu repris ses esprits, supplia entre deux sanglots :
- Lâche le Malefoy ! S'il te plait, laisse-le partir !
C'est seulement en l'entendant sangloter qu'il se rappela qu'Hermione était là. Il la regarda l'espace d'un instant avant de se remettre à fixer Ron qui était toujours plaqué contre le mur.
- Dégage, et pour de bon cette fois.
Il finit par le lâcher et Ron parti sans un regard pour Hermione, les poings serrés comme s'il se retenait de mettre des coups dans les murs. Drago ne parvenait pas à comprendre ce à quoi il venait d'assister. La seule chose qui avait retenu son attention était les supplications et les larmes de la Gryffondor qui l'avait immédiatement poussé à lui venir en aide, en utilisant une force puisée de sa colère qu'il ne connaissait pas contre le géant Weasley. Il sembla enfin se rappeler qu'Hermione était toujours là, car il se retourna vers elle, le cœur débordant de quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti avant : de l'inquiétude pour quelqu'un d'autre.
- Je peux savoir ce que Weasley te voulait ? Et pourquoi il t'a mise dans un état pareil ?
- C'est juste… dit Hermione entre deux sanglots étranglés, c'est juste que… eh bien il a décidé que m'ignorer ne suffisait plus, il a voulu des explications… et je n'en avais pas, parce que je pensais que c'était plutôt à lui de s'excuser. Ensuite il s'est énervé et il a commencé à me faire vraiment peur… Je ne l'avais jamais vu comme ça…
Elle ne put continuer plus loin, car un énième sanglot l'en empêcha. Elle semblait terriblement triste. Drago ne savait pas comment réagir face à la détresse de la jeune femme. Il l'avait écoutée, appuyé contre le mur et les bras croisés. Il essayait tant bien que mal de calmer la colère qui ne faisait que grandir envers le rouquin. Il fixait un point au sol sans vraiment regarder quelque chose en particulier, concentré à trouver une manière de dissuader cet imbécile de recommencer.
- Je vais y aller… finit par murmurer Hermione.
- Oui, bien sûr, dit Drago précipitamment car Hermione l'avait sorti de ses pensées.
- Merci, Malefoy… Je sais qu'il ne m'aurait pas fait de mal, enfin je ne crois pas. Mais, j'ai vraiment paniqué.
- De rien, souffla-t-il.
Sur ces mots, Hermione lui fait un léger signe de tête avant de s'éloigner en essuyant ses joues pleines de larmes avec la manche de sa chemise blanche.
Drago la regarda s'éloigner, une expression interdite sur le visage. Il aurait aimé la consoler, mais il n'avait pas su comment s'y prendre et avait renoncé. Il avait bien vu la peine d'Hermione, et ses yeux marron remplis de détresse. Il aurait aimé trouver les mots justes, ou bien le geste réconfortant qui aurait pu l'apaiser, même un tout petit peu. Mais il restait Drago Malefoy, le Serpentard qui n'avait jamais eu d'élan affection pour quiconque à part envers sa mère lorsqu'il était plus jeune, mais cette période semblait remonter à si loin… Et c'était une situation totalement différente, de toute manière. Alors il n'avait rien fait, sinon faire la seule chose qu'il savait faire : montrer sa haine, sa colère. Et ne rien dire ou faire envers Hermione.
N'étant plus du tout d'humeur à aller en cours, il sorti du château afin de se promener près du lac. Malgré la fin du mois d'octobre, il faisait beau et la température était assez douce pourvue qu'on se trouve au soleil. Il profita donc de sa balade de dernière minute pour réfléchir. Il se sentait bête d'avoir laissé Hermione partir comme ça. Il ne lui avait même pas demandé si elle allait bien, si elle avait besoin de parler à quelqu'un. Evidemment, il ne lui aurait probablement pas proposé de parler de ses problèmes, car ce n'était pas une vertu naturelle chez lui, mais si elle en avait ressenti le besoin il l'aurait au moins écoutée. Il repensa à son expression quand elle l'avait vu arriver à l'entrée du couloir. En dehors du mélange de peur et de colère qui contractait son visage, il avait cru apercevoir une sorte de soulagement dans ses yeux. Granger avait-elle été rassurée en le voyant arriver ? Est-ce qu'elle avait été rassurée que ce soit lui qui soit arrivé, ou bien tout simplement que quelqu'un soit arrivé pour l'aider ? Il n'était sûr de rien, et plus il y pensait moins il ne pouvait en ressortir une conclusion logique. Tout s'embrouillait dans son cerveau. Pour la première fois depuis qu'Hermione et lui entretenait des rapports « amicaux », il avait montré qu'il éprouvait de l'inquiétude envers elle. Ou alors était-ce tout simplement de la haine envers Weasley, et il avait saisi l'occasion de pouvoir se défouler sur lui ? Non, Drago ne pouvait pas se voiler la face. En entendant Hermione sangloter, son cœur s'était accéléré comme si sa propre vie était en danger.
Drago souffla et s'allongea dans l'herbe. Il essaya de penser à autre chose, mais chaque fois qu'il fermait les yeux, il voyait le visage apeuré d'Hermione et inconsciemment, tous ses muscles se contractaient. Tout à coup, il rouvrit les yeux et se leva tellement vite qu'un crapaud près du lac prit peur et sauta dans l'eau sombre. Le regard de Drago était plus gris que jamais, signe qu'il était en proie à une colère grandissante. Il n'avait pas su comment aider Hermione, mais maintenant il savait : il allait faire en sorte que Ron ne lui fasse plus jamais de mal. D'un pas décidé et sa baguette à la main, Drago se dirigea vers l'intérieur du château afin de retrouver le rouquin.
Après deux heures de recherches acharnées, il faisait presque nuit quand le Serpentard retrouva sa proie. Ron Weasley était sur le point de rentrer dans sa salle commune, seul. C'était l'occasion parfaite, bien que Malefoy n'aurait fait marche arrière pour rien au monde, quand bien même le rouquin aurait été accompagné par l'entièreté des élèves de Gryffondor. Il s'avança à pas vifs vers la porte d'entrée afin de l'intercepter. Arrivé à sa hauteur, il le poussa avec une force hors du commun, telle qu'elle fit vaciller le grand Gryffondor qui se retrouva plaqué contre un mur du couloir, la tête heurtant bruyamment les pierres froides, lui arrachant une grimace. Il se mit alors à fixer Malefoy d'un air qui semblait totalement dépourvu de peur. Au contraire, il était très en colère, ce qui n'empêcha pas Drago de soutenir son regard, le maintenant toujours contre le mur.
- Malefoy, cracha Ron. T'as l'air de prendre un malin plaisir à me tomber dessus aujourd'hui.
- Tu n'as pas idée ! répondit-il d'un air menaçant.
Ron, bien qu'affichant un air supérieur se sentait flancher. Jamais il n'avait vu une telle hargne dans le regard de son ennemi, si bien qu'il se demanda si quelqu'un arriverait à temps pour l'empêcher de recevoir un sortilège impardonnable.
- Alors, reprit Malefoy, tu vois ce que ça fait de se faire menacer par plus fort que soi ? Sauf que cette fois-ci, c'est différent, Weasley. Personne ne viendra à ton secours comme je l'ai fait pour ton ancienne amie.
Malefoy avait insisté sur le mot « ancienne », ce qui fit tressaillir Ron qui semblait désormais éprouver un certain remord. Mais le Serpentard continua sur sa lancée :
- Et tu n'es pas une fille. Alors crois-moi bien quand je te dis que je n'aurais aucun soupçon de remord à te casser la gueule. Si je te vois encore une fois approcher Granger de trop près, tu n'en ressortiras pas indemne. Un seul regard de travers et tu regretteras l'époque où tu avais encore des yeux.
Alors que Drago terminait sa phrase, Ron ne put retenir un rire sombre.
- Tu es pathétique, Malefoy. Protéger Hermione comme ça… mais à quoi tu t'attends hein ? De la reconnaissance ?
Ron éclata d'un nouveau rire.
- Hermione te déteste, continua-t-il. Ca a toujours été le cas et ça sera toujours le cas. Je sais pas pourquoi tu t'es mis en tête que tu pourrais te la mettre dans la poche comme tu le fais avec toutes les filles de l'école, mais ça ne se passera pas comme ça. Elle est à moi. T'es un connard, tout le monde le sait, et tu mérites pas d'être aimé, encore moins par elle. Alors retourne chez ta mère et arrête de nous faire chier.
A ces mots, la mâchoire de Malefoy tressailli et tous ses muscles se tendirent comme s'il avait reçu une décharge électrique. Sans laisser Ron continuer plus loin, il lui lança un poing dans le visage, visant à la fois son nez et son œil gauche. Il y avait mis une telle force que Ron hurla de douleur. Drago l'avait lâché mais ne pouvait se résoudre à bouger et restait devant lui à le fixer, le souffle court. Le rouquin se tenait le visage des deux mains et s'était recroquevillé sur lui-même.
- T'es un vrai malade Malefoy ! Hurla Ron. Si tu crois que ça va faire plaisir à Hermione de voir ce que tu m'as fait c'est que tu la connais vraiment mal !
Il s'était redressé et Drago put voir que son œil était déjà cerclé d'un bleu qui virait au violet foncé, et il avait le nez en sang, ainsi qu'une légère coupure à la lèvre supérieure. Drago ne put s'empêcher de sourire à la vue ensanglantée du visage du Gryffondor. Il s'apprêtait à répliquer quelque chose mais Ron n'était pas décidé à se faire taper dessus une seconde fois et se dirigea en sens inverse de sa salle commune, surement pour aller à l'infirmerie.
Mauviette, pensa Drago en ricanant. Il regagna sa propre salle commune avec un demi-sourire propre à lui-même sur le visage, repensant au crochet du droit qu'il avait fait subir à cet imbécile de Weasley. Cependant, une fois arrivé au dortoir il repassa encore une fois la scène dans sa tête et un détail sembla se détacher du lot. « Si tu crois que ça va faire plaisir à Hermione de voir ce que tu m'as fait, c'est que tu la connais vraiment mal ! ». Drago n'avait pas relevé à ce moment là puisqu'il était trop fier du coup qu'il venait de lui administrer. Mais maintenant qu'il y pensait, il se rendait compte que Weasley n'avait peut-être pas tort. Comment Hermione réagirait-elle à la vue de son visage déformé ? Elle était sûrement encore plus en colère qu'avant contre lui, mais il restait son ami, et Hermione était bien trop gentille pour lui en vouloir longtemps. Elle accepterait les excuses de ce crétin sans efforts, et l'acte de vengeance de Drago passerait mal aux yeux de la jeune Gryffondor. Encore une fois, Malefoy avait agi sans réfléchir, sur un coup de tête, faisant plus confiance à son instinct et à ses nerfs qu'à son sang-froid. Il soupira en se laissant tomber sur un grand fauteuil de la salle commune des Serpentards. Il n'avait pas faim, et il ne voulait pas être là quand Hermione découvrirait ce qu'il avait fait à son cher copain. Il resterait là et attendrait au moins le lendemain. Avec un peu de chance, elle se sera calmée d'ici là. Et avec peut-être un peu plus de chance, elle ne lui en voudrait même pas. Elle penserait peut-être que c'était un acte courageux et chevaleresque qui mérite même un remerciement. Cependant Drago en doutait. Il y avait fort à parier qu'elle ne lui pardonnerait pas. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de sourire en repensant au soulagement qu'il avait ressenti en lui collant son poing dans la figure. Bien que Drago ne soit pas si adepte que ça du contact physique violent, il en avait ressenti une satisfaction presque malsaine. Ne voulant pas affronter les regards interrogateurs de ses camarades, il décida de monter se coucher pour ne pas les croiser. Une fois allongé dans son lit cependant, il n'arrivait pas à trouver le sommeil. Et si elle m'en voulait vraiment ? Et pourquoi est-ce que ça me fait tant de mal de songer qu'elle puisse être en colère contre moi ?
En parallèle, le reste des élèves de poudlard ainsi que les professeurs dînaient dans la grande salle. A la table des Gryffondors cependant, il manquait un Weasley.
- Ou est Ron ? demanda Ginny à Harry qui était en face d'elle.
- Je ne sais pas ! Je l'ai quitté vers dix-huit heures pour aller à la bibliothèque et on devait se retrouver devant la salle commune une heure après pour vous rejoindre ici, sauf qu'il n'est pas venu. J'ai attendu trente minutes mais aucun signe de Ron. Alors j'ai pensé qu'il devait encore être en train de discuter avec une des élèves de pouffsouffle qui le suivent de partout depuis des jours.
Hermione, qui était assise à côté d'Harry écoutait attentivement mais ne souhaitait pas prendre part à la discussion. Elle n'avait parlé à personne de ce qu'il s'était passé dans les couloirs des cachots, et encore moins de son sauvetage surprise par Drago. Aussi, elle feignit de ne pas vraiment écouter et reporta son attention sur la table des Serpentards. Après avoir balayé la table du regard au moins trois fois, elle ne trouva pas celui qu'elle cherchait. Soudain, une boule se forma dans sa gorge et elle ne put avaler sa bouchée de viande. Elle manqua de s'étouffer en faisant le rapprochement de l'absence des deux élèves. Elle secoua la tête, comme pour repousser les pensées qui faisaient irruptions dans son esprit. Non, Ron devait surement être vexé de ce qu'il s'était passé plus tôt dans la journée, et Drago était Drago. Il avait sûrement dû louper le repas comme il le faisait de temps à autres. Pourtant elle ne put rien avaler de plus. Elle repensait à la façon dont Ron l'avait regardé d'un air si menaçant, que jamais elle ne lui avait connu.
- Hermione, il faut qu'on parle, avait dit Ron en l'interceptant dans le couloir en sortant d'un cours.
- D'accord Ron, je t'écoute, souffla Hermione.
- Eh bien, je m'attendais à ce que tu t'excuses du comportement que tu as eu mais apparemment tu le feras pas. Alors j'aimerais te dire quelque chose.
Hermione semblait interdite, comme si elle redoutait ce que Ron allait lui dire. Aussi, il continua :
- Je ne veux pas croire que tu puisses éprouver de la sympathie pour ce connard Hermione. Je refuse de penser que tu lui trouves la moindre qualité. Parce qu'il en a pas, et tu te trompes si tu crois qu'il est capable de changer.
- Tu ne comprends pas Ron, je n'éprouve pas de la sympathie pour lui. Je l'apprécie.
Hermione avait bien insisté sur le dernier mot.
- Et si tu n'es pas capable de respecter ça, alors désolé mais je crois qu'on n'a plus rien à se dire… dit-elle en esquissant un mouvement de recul pour partir.
- Attends ! cria Ron en la bloquant contre le mur.
Désormais, elle semblait choquée. Elle avait les yeux légèrement écarquillés et la bouche entrouverte. Elle semblait avoir oublié de respirer car la tête lui tourna.
- Tu ne comprends pas Hermione ! Je t'aime. Je t'aime depuis des mois et tu le sais. Mais tu m'évites. Tu ne peux pas être avec quelqu'un comme Malefoy. Alors oublie-le.
Ses yeux semblaient vouloir sortir de leurs orbites tant il était en colère. Il respirait bruyamment et il était tout rouge.
- Tu ne peux pas me forcer à t'aimer Ron. J'ai cru, j'ai cru que j'éprouvais des sentiments pour toi au début, c'est vrai… Mais il s'est avéré que ce n'était pas de l'amour. Je t'aime comme un frère Ron, pas comme un petit ami ou un potentiel mari… Hermione chuchotait, devenue muette par le mélange de tristesse et de peur qui l'envahissait.
- CE N'EST PAS SUFFISANT ! hurla Ron, plaquant ses deux mains au mur, de chaque côté du visage d'Hermione.
Cette dernière éclata en sanglot et le supplia de la laisser partir, mais il ne bougeait plus. Il se contentait de la fixer toujours rouge de colère, comme tétanisé. Jamais Hermione ne l'avait vu comme ça. Sa vue se brouilla à cause du flot de larmes qui ne cessait de s'accumuler sur son visage au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. C'est alors qu'elle avait entendu une voix. Sa voix.
- Lâche là, Weasley !
Hermione avait deviné en une fraction de seconde de qui il s'agissait, mais elle était comme pétrifiée et si elle intimait à son corps de bouger, il ne semblait pas lui obéir.
- Hermione, ça va ? demanda Harry en la tirant de ses pensées.
Elle releva la tête et remarqua qu'elle était toujours dans la salle commune. Quelques élèves de sa table la fixaient du regard. Elle ne comprit pas au début, mais elle renifla bruyamment et se rendit compte qu'elle pleurait à chaudes larmes. Replonger dans ce souvenir était trop dur car beaucoup trop récent. Elle s'excusa et sorti de table avant de s'éloigner de ses amis pour quitter la grande salle. Une fois dehors, elle n'entendait plus que le bruit de ses sanglots et ne se rendit pas compte que quelqu'un lui avait couru après. C'était Harry.
- Eh, Hermione ! héla Harry en l'attrapant par l'épaule, l'obligeant à se retourner vers lui. Qu'est-ce qu'il t'arrive ? demanda-t-il, inquiet.
Pour toute réponse, Hermione s'effondra dans ses bras, pleurant de plus belle. Harry fut surpris qu'elle se laisse aller ainsi alors qu'elle était si forte et indépendante en temps normal. Il n'en fut que plus inquiet en se disant que ça devait être plus grave qu'il ne le pensait.
- Ça va aller, dit-il d'une voix douce en lui caressant les cheveux d'un geste protecteur.
Le lendemain matin dans la grande salle, une agitation se faisait sentir à la table des Gryffondors. Des discussions fusaient de toute part du côté des septièmes années car Ron n'était toujours pas là. Harry avait expliqué qu'il n'était pas rentré au dortoir la veille au soir et qu'il était alors parti à sa recherche avec Dean et Seamus. A en croire les cernes qui ornaient les yeux d'Harry et ses amis, ils avaient passé une bonne partie de la nuit à arpenter chaque recoin du château. Harry commençait sérieusement à s'inquiéter pour son ami et s'il ne venait pas au premier cours de la journée, alors il irait faire part de sa disparition au professeur McGonagall.
Hermione elle, ne voulait pas croire que Drago ait un quelconque rapport avec tout ça. Elle espérait du plus profond de son cœur qu'il apparaisse comme pour lui prouver que non, il n'avait pas tué Ron avant de s'enfuir. Et ce fut le cas. Hermione souffla de soulagement lorsqu'elle vit Drago arriver dans la salle commune, son expression impassible habituelle sur le visage. Elle avait presque eut envie de sourire mais étant donné les récents évènements et sa réconciliation avec Harry, elle ne voulait pas tout gâcher en se faisant prendre à sourire à la vue du Serpentard. Tout s'était si bien passé entre eux deux ses deux dernières semaines. Malgré la disparition de Ron, elle avait soudain plus le cœur à manger son petit déjeuner.
Alors que la plupart des élèves étaient en train de quitter la grande salle, Hermione sentait le besoin d'aller voir Drago. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle en avait envie. Elle devait trouver un moyen de lui parler sans que cela paraisse bizarre auprès des autres. Alors qu'ils se dirigeaient vers la sortie, Hermione intercepta ses amis.
- Partez sans moi, je vais aller enquêter auprès des élèves qu'on connait un peu pour savoir si ils n'auraient pas vu Ron, hier soir ou peut-être même ce matin ! Peut-être que certains l'ont croisé ou aperçu, qui sait…
- Bonne idée Hermione, dit Neville, rejoins nous dès que tu peux, on va refaire un tour juste au cas où.
- D'accord, à tout à l'heure.
Sur ces mots, elle les laissa partir. Elle était donc maintenant libre d'aller parler à Drago, cependant ce dernier était toujours assis à la table des Serpentards à discuter avec Blaise. Ne voulant éveiller les soupçons de personne et ne souhaitant surtout pas donner de quoi commérer aux élèves, elle se contenta de s'adosser au mur près de la grande porte et d'attendre. Elle se contentait de le regarder de temps à autre, en espérant qu'il ne tarderait pas à sortir ou à comprendre peut-être qu'Hermione voulait lui parler. Au bout d'une ou deux minutes, Drago leva les yeux vers elle, avant de retourner à sa discussion. Hermione, étonnée, s'apprêta à abandonner et à partir mais elle le vit se lever et se diriger vers la sortie. Elle s'empressa alors de sortir et de l'attendre à l'extérieur de la grande salle. Quelques secondes plus tard, il se tenait à côté d'elle.
- J'ai eu l'impression que tu attendais quelqu'un. Mais ça ne pouvait pas être moi, évidemment, dit-il avec un sourire en coin.
- Evidemment, répondit Hermione.
Ils commencèrent à marcher côté à côte et Hermione perdit soudain tous ses moyens. Elle ne savait pas quoi dire et commença à regretter sérieusement d'avoir voulu lui parler. Drago se moquerait d'elle à coup sûr en se rendant compte qu'elle l'avait attendu sans raison particulière, juste parce que l'envie lui avait pris. Elle leva les yeux vers Drago et remarqua que son sourire, bien que très discret, ne l'avait pas quitté. Elle s'efforça de trouver quelque chose à lui dire mais il intervint avant elle :
- Alors, tu comptes m'escorter jusqu'à ma salle commune ?
- Heu, non je… bafouilla-t-elle, en fait je voulais te demander si tu avais vu Ron…
- Weasley ? Non, pas aujourd'hui.
- Et hier ? tenta-t-elle.
Drago se tendit. Hermione n'était pas au courant pour hier soir. Pourquoi ? Est-ce que Ron avait masqué ses blessures avec un sortilège d'evanesco ? Non impossible, jamais Ron n'aurait loupé une occasion de se faire plaindre. Alors pourquoi Hermione agissait comme si elle ne savait rien ? Il ne put s'empêcher de poser la question.
- Dis-moi Granger, quand est-ce que tu l'as vu pour la dernière fois ?
- Au même moment que toi, Malefoy.
Hermione avait dit ça d'un ton légèrement plus sec que ce qu'elle aurait voulu mais l'angoisse semblait vouloir ressurgir à la moindre évocation de ce qu'il s'était passé entre elle et Ron. Drago resta interdit quelques secondes avant de comprendre de ce dont elle parlait. Elle n'était pas au courant que la dernière fois où Drago avait croisé Ron, ce n'était pas pour dégager Hermione des sales pattes de ce nigaud.
Ils étaient maintenant arrivés devant la salle commune des Serpentards, bien plus vite qu'ils n'auraient voulus.
- Tu sais Granger, je suis désolé mais je ne te permettrais pas de me suivre jusqu'à mon dortoir, dit-Drago avec un regard moqueur.
- Très drôle Malefoy, lanca-t-elle en rougissant. Je m'en vais, mais promets-moi de me prévenir si tu croises Ron, s'il te plait.
Drago qui avait soufflé la formule magique permettant d'ouvrir la porte en forme de tableau de sa salle commune, s'y engouffra en grognant quelque chose qu'Hermione comprit être un « c'est ça Granger ». Le tableau reprit sa place au mur et Hermione entreprit de rejoindre ses amis Gryffondors.
Depuis une heure, c'était l'effervescence dans la salle commune. Ron était revenu, le visage bien abîmé comme s'il s'était battu. Il n'avait pas voulu donner de détail et s'était contenté de monter dans sa chambre. Harry l'avait alors suivi, désireux de savoir pourquoi son meilleur ami n'avait pas donné signe de vie pendant plus de douze heures. Hermione entra dans la salle commune sans trop comprendre pourquoi tout le monde s'agitait, formant un brouhaha assourdissant dans la salle qui semblait désormais trop petite pour contenir tous les élèves qui s'y été entassé. C'est alors que Neville lui fonça dessus :
- Il est revenu, Hermione ! cria-t-il.
- Oh, vraiment ! dit-elle en devinant qu'il parlait forcément de Ron.
- Oui oui, oh tu aurais dû voir ça, il a du se prendre un sacré coup parce qu'il est vraiment bien amoché ! C'est à croire qu'il s'est pris une branche de sol cogneur en plein visage !
- Qu..quoi ? balbutia Hermione.
- Oh mais si tu veux mon avis, il a dû se battre avec quelqu'un. C'est même sûr !
- Il n'a rien précisé sur ce qu'il lui été arrivé ?
Hermione commençait à devenir blanche. C'est à ce moment que Dean s'approcha d'eux.
- Je vais dire à Harry que tu es là Hermione, il te cherche depuis plusieurs minutes !
- Oh d'accord, merci Dean.
Quelques minutes plus tard, Dean revint avec Harry qui semblait très en colère. Il attrapa le bras d'Hermione au vol et il se dirigea vers la sortie de la salle commune à pas rapides, trainant son amie derrière lui. Une fois seuls, Harry lâcha, d'un ton tendu :
- C'est Malefoy.
- Pardon ?
Hermione ne comprenait pas ce que Drago venait faire dans l'histoire.
- C'est Malefoy, reprit-il. C'est lui qui a frappé Ron au visage.
- Quoi ? C'est Ron qui t'as dit ça ?
- Evidemment, même si j'aurais presque pu le deviner tout seul. Malefoy a toujours rêvé de nous tomber dessus. Il suffit que Ron l'ai un peu trop provoqué au mauvais moment…
Harry se tut, ne pouvant plus contenir sa colère. Hermione parut troublée.
- Attends, tu n'as pas l'air sûr. Qu'est-ce que t'as dit Ron, exactement ?
- Que Malefoy l'avait violemment frappé au visage.
- C'est tout ?
- Mais oui, pourquoi ?
- Il n'a donné aucune autre explication ? Pourquoi il l'aurait frappé comme ça, sans raison ? C'est absurde…
Hermione ne voulait pas voir la vérité en face. Il lui avait pourtant dit qu'il ne l'avait pas croisé depuis un petit moment ! Mais c'est Malefoy, il a forcément menti, lui souffla sa conscience. Hermione secoua la tête pour s'éclaircir les idées.
- Ecoute, il faut que je parle à Ron. Maintenant !
- Tu as l'air au courant de quelque chose qui m'échappe… dit Harry d'un air surpris. Explique-moi Hermione, il y a quelque chose que je devrais savoir ?
- Pas pour le moment ! Je dois parler à Ron d'abord ! s'emporta Hermione.
- Ok, je vais le chercher reste ici. Ce n'est pas la peine que tout le monde entende ce que vous avez à vous dire, dit-il en repassant par le tableau.
Quelques minutes plus tard, il en ressorti avec Ron. Ce dernier ne leva même pas les yeux vers Hermione. Elle s'attendait à le voir énervé mais il paraissait au contraire contrit et coupable. Harry ne chercha pas à s'immiscer puisqu'Hermione lui avait bien précisé qu'elle voulait lui parler seule, alors il s'en alla. Hermione ne savait pas par où commencer. Tout se mélangeait dans sa tête : la colère, la tristesse, la peur.
- Ou est-ce que tu étais passé Ron ? Tu te rends compte du souci que tu as causé à tout le monde ?
- J'avais besoin d'être seul.
- Tu aurais pu prévenir quelqu'un avant de t'en aller, les garçons ont passé la nuit à te chercher, et…
- J'ai cru que c'était toi qui l'avais envoyé au début, l'interrompit Ron. Mais à voir ta tête, je suppose que j'ai pensé faux.
- De quoi est-ce que tu parles ?
- De Malefoy.
- Tu crois que c'est moi qui ai ordonné à Malefoy d'aller te casser la figure ? Vraiment Ron ?
- Ça aurait pu…
- Je n'y crois pas ! s'emporta Hermione. Comment tu peux penser ça de moi, après tout ce temps ?
- Je sais pas ! J'étais tellement en colère hier quand Malefoy m'est tombé dessus que j'ai tout de suite pensé que c'était toi. Mais alors si c'est pas toi, pourquoi il m'a fait ça ?
- Je ne sais pas… avoua Hermione.
- Il n'a jamais défendu ou aidé qui que ce soit. Pas même ses propres amis ! Alors, par Merlin, pourquoi est-ce qu'il irait te défendre toi, qu'il déteste ? C'est de la folie.
Hermione ne répondait pas, se contentant de le fixer comme si elle avait été stupéfixée.
- Je sais pas quel genre de relation malsaine tu entretiens avec ce connard Hermione, mais t'as intérêt à lui dire de plus m'approcher et de plus me menacer au passage, sinon…
- J'irais le voir, coupa Hermione. Et je suis désolée qu'il t'ai frappé. Mais ne croit pas que tout ça change quelque chose, entre nous. Je ne peux pas te pardonner ce que tu m'as fait. J'ai besoin de prendre mes distances avec toi.
- Je sais, répondit-il sèchement.
Hermione lui fit un signe de tête comme quoi leur discussion était terminée – peut-être même notre amitié, pensa-t-elle non sans tristesse- et s'en alla. Elle était furieuse. Elle devait trouver Drago et exiger des explications.
Elle ne marcha pas longtemps avant de trouver Drago. En fait, il avait l'air de la chercher aussi.
- Je voulu juste te dire que j'ai croisé Weasley, dit-il en s'approchant d'elle.
- Oui, merci. Je l'ai vu moi aussi figure toi.
- Oh, très bien, alors je peux faire demi-tour.
- Non ! cria Hermione. Tu restes là Malefoy.
Il soupira. Il se doutait qu'elle réagirait comme ça.
- Quoi, tu n'es pas contente que j'ai arrangé le portrait de ton petit ami ? ricana-t-il. Ne te désole pas, en fait il est presque mieux comme ça.
- Ce n'est pas mon… Hermione ferma les yeux afin de se concentrer pour ne pas hurler. Ecoute, dit-elle en plantant son regard dans les yeux gris du Serpentard. Tu n'avais pas à faire ça.
- Mais merde Granger, qu'est-ce qu'il te faut à la fin ? Je t'ai défendue alors que je n'avais pas à le faire.
- Exactement, tu n'avais pas à le faire ! Tu ne veux pas des remerciements, tant que tu y es par hasard ?
- Eh bien puisque tu en parles…
- N'y pense même pas.
- Très bien. Alors on se voit plus tard ? J'ai un match à préparer, il est pour dans quelques jours. Non pas que tes histoires ne m'intéresse pas mais…
Il esquissa un geste las de la main pour signifier son désintérêt évident.
- C'est ça, va-t'en.
Fatigué par les sautes d'humeur de la brune, Drago s'en alla en haussant les épaules. Avant de disparaître de la vue d'Hermione, il se retourna et lui lança :
- Au fait, tu seras gentille de me rendre ma veste ! Je vais devoir la laver plusieurs fois si je veux me débarrasser de ta puanteur de miss-je-sais-tout, et je vais en avoir besoin pour le match.
Après lui avoir fait un clin d'œil, il s'en alla pour de bon, laissant Hermione maugréer dans son coin.
Et voilà pour ce troisième chapitre ! Qu'est ce que vous pensez des personnages pour l'instant ? Perso Ron m'énerve beaucoup mais j'avoue que je suis un peu méchante avec lui haha!
Et l'intervention de Drago, vous en pensez quoi ?
Des bisous, à très vite ! :)
LKWSM
