(Spin-Off ''Dans l'Ombre de la Souveraine'')

Hello All !

Un autre chapitre dans cette rubrique qui vient d'une de mes parties de LoL récentes.

Syndra VS Ahri à la midlane.

Les deux me cassaient les oreilles en passant plus de temps à s'envoyer les Taunts de leurs Champions à la figure qu'à farmer voir même à combattre. Du coup ça m'a donné une idée que je vous laisse découvrir ci-dessous. XD

Bonne lecture !

Review :

kitsune-senpai kami-sama chapter 1 . Aug 20

Wouah... WOUAH!
Le retour! *cris de fangirl hystérique*
hem... Ça faisait vraiment longtemps, vos histoires me manquaient! Enfin, heureuse de voir que vous n'avez pas abandonné vos fictions, et (bonheur) que vous avez fait des one-shot!
Je poste pour les deux minis histoires ici présentes: encore et toujours j'ADORE. La première est juste adorable, j'ai pas trouvé comment exprimer mieux tellement c'est mignon, et la deuxième est intéressante, c'est original de confronter le même champion avant et après son rework!
Toujours présente pour lire la suite! Que la lune guide vos pas.

Merci beaucoup :D mais attention à ne pas faire un malaise je me sentirai mal après :D

La première vient d'une idée assez vieille sur comment j'allais faire intéragir Syndra et Serena après sa naissance même si au final ça a (beaucoup) divergé^^.

Le seconde c'est plus une frustation qu'autre chose qui en est à l'origine. Je jouais beaucoup Irelia Toplane avant mais avec le rework c'est devenu trop compliqué à jouer pour s'amuser avec (à mon sens). Du coup elle est partit au placard. Sic...


Tentations et châtiments

Syndra et Soraka sont au chevet de la Vastaya blessée que nous avons recueilli il y a un environ deux jours. Son état de santé est excellent maintenant si ce n'est qu'elle est encore inconsciente. L'Enfant des Étoiles tient absolument a continuer de veiller sur elle au cas où. La femme que j'aime reste à ses côtés pour maîtriser la combattante dans le cas d'un réveil en fanfare.

Serena et Irelia dont je m'amuse parfois à appeler ''le cinquième membre de la famille'' quand mon épouse ne peut pas m'entendre, rien que pour sa manière de devenir plus cramoisie qu'un homard passé dans l'eau bouillante, sont sorties pour s'amuser. Ce qui fait que je me retrouve seul à lire des livres et bien que ça ne soit pas sans intérêt je ne lis pas encore assez bien le ionien pour tout comprendre. Je suis donc parfois lassé.

Au milieu d'un de ces rares ennuis prononcés j'ai croisé Adamas qui partait chasser notre repas de ce soir. Voulant surtout sortir mais aussi éprouver un peu mon physique retrouvé je lui ai demandé de me laisser l'accompagner ce qu'il a fait en comprenant que de toute façon je ne changerais pas d'avis.

Une fois Syndra prévenu nous sommes partis. Mon fils est resté un court instant seul avec sa mère une fois mise au courant et je peux parier sans trop de risques qu'elle lui a fait jurer de me protéger. Une téléportation, que j'ai encore du mal à supporter à cause des nausées que cela provoque, plus tard nous voilà en plein cœur d'une forêt extraordinaire.

Adamas est partit sans dire un mot autre que ''prudence''... Je suis triste de le voir encore aussi distant de nous même maintenant. Je sais que ce jour où il n'a pas pu protéger sa sœur pèse encore lourdement sur sa conscience. Je pense malheureusement qu'il ne se pardonnera jamais complètement à cause de ce que nous lui avons dit avec Syndra... C'est étrange comment les mots qui vous permettent parfois de vous dépasser peuvent aussi vous enchaîner...

Il y a un mieux ce dernier mois cependant. Je crois bien que la Capitaine n'y est pas étrangère mais je laisse à nos enfants un peu d'intimité. Nous sommes leurs parents, pas des gardiens de prison. En plus la nature autour de moi me donne l'impression d'être dans un tableau surréaliste et me permet de me changer les idées.

Les arbres ont des formes et des teintes totalement inattendues qui vont du rouge ferreux au bleu le plus céleste. La lumière semble prendre vie au contact de la magie environnante qui imbibe tout. Il y a des sortes petites étincelles qui jaillissent parfois du feuillage lorsque que la brise souffle dans la canopée. Les fleurs se courbent pour éviter mon contact lorsque je tends la main pour les toucher alors que les feuilles s'agglutinent autour des doigts l'espace d'une seconde avant de reprendre leurs positions initiales.

Tout ici défie la logique de mon monde d'origine et les animaux ne sont pas en reste. Je viens d'apercevoir un mélange assez improbable entre un oiseau et un singe qui se tenait à l'envers comme une chauve-souris. Il m'a observé pendant une dizaine de secondes puis s'en est aller sans se presser. Je crois que je l'ai dérangé pendant sa sieste. Je continue à me balader et je tombe nez à nez avec ce qui ressemble à un rocher de couleur ocre et brun. Pourtant il y a de petits mouvements à sa surface et lorsque je fais un pas de plus pour l'inspecter je suis surpris.

Les centaines de papillons qui formaient ce que je prenais pour une pierre s'envolent dans tout les sens et se déplacent dans le plus grand désordre en me faisant profiter d'un spectacle aux couleurs changeantes à chaque fois qu'ils battent des ailes. Ils recommencent à s'agglutiner pour former une forme plus menaçante qui me fait penser à un lion ou un tigre. Ils restent ainsi pendant environ une minute mais finissent par repartir quand ils comprennent que je ne suis pas impressionné. L'essaim tout entier se disperse entre les arbres à la manière d'une vague qui contourne des rochers. Cet endroit est vraiment magnifique. Je comprends pourquoi les ioniens sont si attachés à leurs terres.

Je poursuis ma promenade sans m'éloigner trop de mon point de départ durant une période assez longue quand je remarque que quelque chose me dérange. Partout où je regardais il y avait toujours une manifestation de vie mais c'est beaucoup moins le cas maintenant. Je deviens peut-être paranoïaque mais je crois bien que l'on m'observe furtivement...

Je me baisse pour ramasser discrètement une petite pierre sur le sol en faisant semblant de prendre une feuille aux couleurs vivaces et je commence à faire demi-tour. Je marche le plus naturellement possible mais cette sensation désagréable ne me quitte pas. Je vois un léger mouvement sur ma droite et dans un réflexe je lance le projectile que je viens de prendre et qui ricoche sur un arbre avant de se perdre en dehors de mon champ de vision.

Je suis sûr de n'avoir rien touché et un petit rire joueur aux accents étrangement séducteurs se fait entendre. Je n'arrive pas à savoir d'où il vient et en fait j'ai l'impression que c'est de partout autour de moi. Tandis que je continue à chercher du regard je commence à me demander si le compagnon de Xayah n'est pas venu accompagné d'autres personnes car ce rire était clairement féminin. Il sont donc plusieurs et moi je suis tout seul au milieu de ça... Quel crétin !

« T'aurai-je fait peur ? » Demande alors une voix charmeuse dans mon dos.

Je me retourne pour essayer de surprendre la nouvelle-venue mais c'est bien évidement inutile puisque je tombe de nouveau sur la même chose qu'avant : une forêt tranquille en apparence. Je fais plusieurs fois des gestes brusques au fur et à mesure que j'entends des petits bruits venant de ci et de là mais je comprends rapidement que ce n'est qu'un jeu et que mes chances de le gagner sont nulles. Le seul point positif c'est que, qui que se soit, elle ne veut pas me tuer sinon je pense que se serait déjà fait.

« Montrez-vous ! » Je fais sur un ton autoritaire en arrêtant de bouger.

« Voyons, voyons, » Dit-elle, d'une voix voluptueuse. « il ne faut pas presser une dame, bel homme. » Affirme mon observatrice sans pour autant se montrer. « Ce n'est pas très galant. »

« Je pourrai répondre que faire la cour à quelqu'un sans même se montrer est plus qu'impoli. » Je réplique en posant un de mes mains sur ma hanche et en levant l'autre dans un geste indolent.

« Humm... » Fait-elle en retour d'une manière qui me rappelle vaguement un ronronnement en passablement plus langoureux. « Un homme qui sait ce qu'il veut, j'aime ça. »

Cette fois cela vient de la droite et je tourne le tête le plus lentement possible toujours pour garder l'illusion que je contrôle la situation. Je me fige presque aussitôt...

J'ai sous les yeux l'une des plus belle femme qui m'est été donner de voir de ma vie. Elle est un peu plus petite que Syndra, son visage est idéalement proportionné, elle a de longs cheveux d'un noir de jais coiffé en une unique tresse avec quelques franges qui encadrent le contour de son visage. Ses yeux ont la couleur du miel et trois paires de fin traits comme tracé à l'encre de chine décorent ses joues. Ses lèvres sont d'un pourpre intense. Elle porte une espèce de tenue qui me fait penser à un vêtement oriental avec un long lacet qui part de son bustier et soutien une étrange pièce en cuivre.

Le plus étrange se sont ses caractéristiques animales qui ne font pourtant que sublimer encore son apparence. Elle a deux oreilles sur le haut de la tête qui me font penser à celle d'un renard et neuf queues duveteuses qui se baladent de manière hypnotique comme des habits dans l'eau. Sa beauté est telle qu'elle en devient presque surnaturelle.

Elle commence à avancer dans ma direction après avoir poussé un petit gloussement amusé devant ma réaction qu'elle a caché derrière une main aux longs ongles pointues d'un rose pétulant. Elle marche d'un pas assuré et langoureux qui met en avant sa silhouette fine et sa démarche... Érotique... C'est le meilleur mot que j'ai pour la décrire à l'instant.

Malgré que son apparence puisse faire tourner la tête je reste prudent car je ne sais pas ce qu'elle veut exactement. Elle me fait penser à une Mata Hari version Vastaya. Une fois à mon niveau elle commence à jeter des petits coup d'œil discret sur moi et juste après elle prend la parole non sans poursuivre sa séduction.

« Quel regard intense... » Dit la renarde en tendant la main pour caresser mon visage. « J'en ai des frissons... » Elle commence à tourner autour de moi en passant ses longs doigts sur mon cou tandis que ses queues entament un ballet hypnotisant. « Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas eu autant de désir pour quelqu'un... » Susurre-t-elle, langoureuse, dans mon oreille. Elle fait le tour de mon dos en faisant semblant de griffer, sensuellement, au travers de mes habits. « Accepterais-tu de me tenir compagnie... ? » Me demande mon interlocutrice en revenant face à face. Elle tient mon visage entre ses mains et presse sa poitrine contre mon torse tout en me regardant dans les yeux. « Moi, je le veux... »

Sur ces mots ses yeux prennent une teinte rose délicate, profonde et envoûtante l'espace d'un battement de paupières. Ce qui provoque une espèce de vertige chez moi. Celui-ci se dissipe aussi vite qu'il est venu et je vois qu'elle est en train d'avancer son visage vers le mien sans me quitter du regard...

Je pose un doigt sur ses lèvres en jouant le jeu du refus de manière théâtrale. Elle se fige dans son geste et elle écarquille les yeux avec une surprise sincère. Ses queues cessent alors de bouger et elle me fixe avec l'air d'avoir vu un fantôme. Je profite de mon petit effet l'espace d'une seconde avant de m'exprimer.

« Vous êtes très belle mademoiselle mais il va falloir faire mieux. » Je dis avec un petit sourire moqueur. « Je suis marié et l'adultère n'est pas à mon programme. » Elle cligne des yeux, complètement perdue. « Et quand on dit qu'une femme jalouse est pire qu'un ouragan, il faut le prendre au sens littéral avec la mienne. » Je lui explique alors que mon sourire s'élargit.

La renarde garde ses yeux rivés sur les miens toujours incapable de comprendre ce qui est en train de se passer. Au bout d'un court silence elle finit par retrouver la parole.

« Qu'est-ce q... Aie ! Aie ! Aie ! Aie ! Aie ! » Commence-t-elle. Avant de se mettre à couiner bruyamment.

Adamas vient de surgir de derrière elle et l'a attrapé par une oreille puis a tiré dessus pour l'éloigner de moi. Il a cru, avec une certaine justesse, qu'elle voulait m'agresser et quand vient le moment de défendre notre famille il est aussi doux que sa mère. Du coup la femme fatale qui me charmait à l'instant a le poil de ses queues dressé à la verticale tandis qu'elle utilise ses deux bras pour essayer de se dégager de la prise de fer qui retient une partie de son anatomie probablement très sensible.

Connaissant la force de mon fils elle n'a pas beaucoup de chance de se défaire de lui et à la façon dont elle se débat et hurle il ne doit pas la ménager.

« Lâchez mon oreille ! » S'écrie la captive en bougeant de manière à suivre l'espèce de geste de balancier que son ''geôlier'' lui impose. « Vous allez l'arracher ! »

« C'est le cadet de mes soucis. » Répond le jeune homme avec un calme peu encourageant. « Je peux savoir ce que vous aviez l'intention de faire avec mon père ? »

« Rien ! » Affirme-t-elle, toujours en tentant de se libérer. « Je vous le jure ! »

« Mauvaise réponse... »

L'aura de mon fils explose d'un coup et plusieurs oiseaux s'envolent à tire d'aile en poussant des cris stridents. Je ne suis pas sensible aux auras magiques et pourtant même moi je sens l'envie de meurtre qui suinte de lui. Son pouvoir se matérialise et commence à s'enrouler autour de son bras et avance de manière très menaçante en direction de la tête de la demi-humaine qui stoppe aussitôt de s'agiter et se met à trembler de terreur. Je sais qu'il ne lui fera rien mais il va trop loin !

« Adamas ! » Je fais en lui agrippant le bras. « Arrête ça tout de suite ! » Je lui ordonne.

Il la lâche sans attendre et cette dernière bondit sur une distance impressionnante dès qu'elle est libre. Adossée contre un arbre elle nous observe avec des yeux emplit d'effroi. Tout son corps tremble comme une feuille et sa respiration est plus que saccadé. On dirait qu'elle regarde des monstres sortit tout droit des enfers. Elle s'enfuit entre les arbres sans se retourner.

Moi je me tourne vers mon premier enfant. Il faut qu'on parle.

« Je t'ai interdit d'agir comme ça Adamas. » Je déclare froidement. « Tu n'avais pas le droit de le menacer de cette façon. » Je lui dis sans détour.

« Je ne vois pas le problème, père. » Répond-il platement en soutenant mon regard d'une manière qui signifie ''je n'ai pas à m'excuser d'avoir sauver mon paternel''. « Je ne crois pas qu'elle mérite votre compassion puisqu'elle allait probablement vous tuer. »

« Tu ne sais pas exactement ce qu'elle avait prévu ! » Je rétorque, en colère. « Ses yeux m'ont montré qu'elle voulait quelque chose de moi mais certainement pas me tuer ! »

« Peut-être avez-vous raison, père. » Concède mon premier né en haussant les épaules. « De toute façon ça n'a plus d'importance. »

Je vais lui demander ce qu'il entend par là quand je vois la fuyarde passer à côté de nous à pleine vitesse. Cependant elle ne contrôle pas son déplacement et elle s'écrase à moitié sur le sol. On dirait qu'elle vient d'être projeté après avoir percuté un camion. Elle se rétablit pourtant à allure impressionnante et entame un geste pour s'enfuir de nouveau quand elle est arrêté nette en poussant un cri de douleur. L'un de ses bras est retenu par un cercle de magie de la couleur de l'améthyste qui l'empêche de bouger.

Des flammes d'un magnifique bleu éthéré se forment autour de son poignet immobilisé pour tenter de détruire l'entrave qui la retient. Mais c'est sans le moindre succès et bientôt son jumeau apparaît sur son membre libre et elle est soulevé de terre sans effort. Ses jambes sont rapidement lié de la même façon et un dernier anneau apparaît autour de son cou ce qui a pour effet immédiat d'éteindre le feu qui brûlait encore dans une ultime tentative de la libérer. Elle crie alors en direction de la cime des arbres.

« Par pitié Syndra, épargne-moi ! » Supplie la renarde d'une voix pleine de terreur. « Je ne savais pas que c'était ton mari ! Je le jure ! »

« Quel dommage. » Répond ma ''tendre'' épouse sur un ton velouté. « Peut-être aurais-tu dû réfléchir avant de le prendre pour une proie comme les autres ? » Interroge-t-elle de façon rhétorique.

Je la vois apparaître entre les arbres en lévitant, entouré de son aura, la main tendue en direction de sa prisonnière et une expression de colère sur le visage. Elle a beau avoir des vêtements normaux sur le dos ça ne change rien à la peur qu'elle déclenche chez sa potentielle future victime si je n'interviens pas dans le sens contraire. Mas pour l'instant je vais attendre encore un peu pour jauger.

Syndra fait un petit geste de la main et la demi-humaine s'envole vers elle et ne s'arrête qu'une fois les deux face à face. Mon épouse se penche alors jusqu'à être vraiment trop près pour le confort de la captive.

« N'as-tu rien à dire pour ta défense, voleuse ? » Questionne la geôlière de sa voix de psychotique sadique qui prend plaisir à prouver sa supériorité. « Où sont donc passé tes discours cajoleurs et tes petits tours de séductions Ahri ? »

« Je... » Bégaye-t-elle, tremblant de tout son être. « Je t'en prie Syndra... » Elle s'effondre en sanglots. « Ne me tue pas... »

« Tu as déjà échappée à ta juste punition la première fois que tu as tenté de me voler ce qui m'appartient. » Rétorque la Souveraine, doucereuse. « Il est temps que je t'apprenne ce qu'il en coûte de s'en prendre à ma famille. »

« Stop ! » Je dis à voix haute une fois que je pense que la limite a été franchie. « Personne ne va tuer personne. »

Tout les visages se tournent vers moi. Je ne vois pas celui de Adamas mais je devine une lassitude feinte. Celui de ma femme est marqué par la surprise et la colère. Celui de Ahri pour finir montre un espoir désespéré d'entendre une possibilité de s'en tirer en vie.

« Tu n'es pas sérieux William !? » S'exclame Syndra. « Elle vient d'essayer de te voler ta force vitale ! » M'explique-t-elle, furieuse. « Ton cœur ne l'aurait pas supporté ! Elle. T'aurais. Tué ! » Continue la femme que j'aime en détachant chaque mot.

« Et je remercie Adamas de m'avoir sauvé et toi d'être venu aussi vite à mon secours. » Je fais avec un grand sourire qui l'apaise un peu. « Mais je pense qu'elle ne va pas réessayer, n'est-ce pas ? »

« Non, je le jure ! » Dit la renarde si vite qu'elle en oublie presque d'articuler. « Cette fois je jure que je ne m'en prendrai plus jamais à vous ! »

« Je n'ai pas confiance en elle ! » Rétorque la puissante mage toujours sceptique. « Elle pourrait recommencer pour essayer de se venger ! »

« Je vous jure que non ! » Ajoute une nouvelle fois Ahri précipitamment. « Si vous me laissez partir je ne reviendrai plus jamais par ici, je vous le promets ! »

« Tu vois Syndra. » Je dis sur un ton apaisant. « Tu lui a fait assez peur pour la convaincre alors laisse lui une chance de prouver sa bonne foi. »

« Votre confiance excessivement optimiste et naïve m'étonnera toujours père... » Déclare quelqu'un qui n'a rien dit de puis longtemps en poussant un soupir lassé.

« Méfie-toi Adamas, » Je réponds en tournant la tête vers lui avec un air menaçant. « Tu n'es pas encore assez grand pour ne plus terminer au coin. »

Un sourire moqueur apparaît sur les lèvres de la souveraine en voyant la grimace de contrariété qui se forme sur le visage de son fils aîné.

Un quart d'heure plus tard une fois que William a réussi à convaincre sa femme et son fils de le laisser seul avec la pauvre demi-humaine terrorisé ils sont seuls. Bien sûr Syndra n'est pas partit sans envelopper son époux dans un cocon de protection magique ''au cas où''. La renarde est en train de se masser les poignets pour passer la douleur malgré qu'il n'y ait pas de trace sur sa peau.

« Je suis désolé que vous ayez dû subir ça Mlle Ahri. » Avoue-t-il avec sincérité d'une voix qui résonne étrangement. On dirait qu'il est à l'intérieur d'une bouteille en verre. Elle bredouille un vague ''je vous en prie'' sans oser lever les yeux. Il s'assoit sur un petit rocher et invite la seule autre personne à faire de même. « Je sais que vous n'avez probablement pas envie de rester ici mais je voudrais que vous répondiez à certaines questions. » Dit le mari, diplomate.

« Que... Que voulez-vous savoir ? » Demande-t-elle.

« Dans un premier temps ce que Syndra entendait par ''voler mon énergie vitale''. » Répond William. « Puis j'aimerais que vous me parliez un peu de vous. »

La Renarde à Neuf Queues se crispe en entendant les demandes qui lui sont faites et pour être honnête avec elle-même elle n'a pas envie d'en parler. Mais elle se doute que ce qu'elle va lui dire ici sera rapporté à son épouse forcenée et elle est passé bien trop près de la mort aujourd'hui pour rester muette. Elle commence donc son récit.

Au bout d'une petite demi-heure Ahri lui a tout dit dans les grandes lignes. Sa seconde naissance sur un champ de bataille, son besoin de consommer l'énergie vitale des hommes pour conserver sa forme humaine et enfin les remords qui ont suivi peu après quand elle comprit enfin le poids des crimes dont elle se rendait coupable pour se maintenir en ''vie''. Ce pourquoi elle veillait désormais à ne pas consumer entièrement l'essence de ses victimes lors de ses voyages.

« Je vois. » Déclare William avec une douceur presque paternelle. « C'est dur pour vous aussi d'être coincé entre la régression et un idéal qui semble faire que s'éloigner alors que vous avancez de toutes vos forces vers lui. »

« Vous êtes vraiment... Spécial... Pour un humain... » Avoue Ahri étonnée par tant de compassion à son égard. Les gens qui la traitent ainsi se comptent sur les doigts d'une seule main.

« J'imagine que c'est vrai. » Concède-t-il en rigolant, amusé. « Syndra me disait souvent que j'étais bizarre avant. »

Le voyant rire, détendu et avenant la renarde, en confiance, se hasarde à lui dire ce qui lui trotte dans la tête.

« Est-ce que... je peux vous poser une question ? » Demande-t-elle, hésitante.

« Bien sûr, je vous en prie. » Assure son interlocuteur, absolument pas dérangé.

« Comment... Syndra et vous... Vous êtes-vous rencontré ? »

« C'est une longue histoire. »

Il lui raconte donc le comment de la venue de son épouse dans son monde et une grande partie de l'évolution de leur relation au fur et à mesure que le temps passait. Au bout d'un moment il se rend compte que le soleil est déjà bien descendu sur l'horizon et il termine rapidement son récit. Une fois terminé il se relève précipitamment.

« Je suis désolé de couper court à notre discussion mais je ne veux pas trop faire attendre Syndra sinon elle va être de mauvaise humeur. » Il s'incline dans sa direction. « Je suis content de vous avoir rencontré. Découvrir Ionia au travers de vos yeux était vraiment plaisant. » Il commence à s'éloigner. « Si nous nous rencontrons encore dans le futur nous pourrons discuter encore une fois. »

« A... Attendez ! » S'écrie Ahri en tendant la main vers lui.

Il s'arrête et se retourne pour voir la renarde le fixer dans les yeux comme si elle ne sait pas ce qu'elle veut. Puis elle finit par s'incliner à son tour avec un profond respect.

« Merci... De m'avoir sauvé... » Dit-elle, reconnaissante.

« Je vous en prie. » Répond-t-il avec un geste magnanime du bras. « Je ne veux plus voir la femme que j'aime se salir les mains. Même pour moi. »

Il y a un instant de silence durant lequel William semble être perdu dans ses pensées puis il reprend la parole.

« Ahri ? » Demande-t-il. Cette dernière se redresse, surprise de l'entendre l'appeler par son nom. « Je vais peut-être paraître un peu présomptueux mais je pense que vous devriez changer votre façon de voir votre problème. »

« Je ne comprends pas... » Avoue la renarde.

« Et bien quoiqu'il est vrai que juste prendre ce qu'il vous faut pour continuer votre chemin est la solution la plus simple. » Explique William avec le plus grand sérieux. « Je pense que ce n'est pas la bonne. »

« Je n'ai que celle là. » Répond Ahri avec un sourire rendu triste à cause de ses oreilles qui se couchent.

« Dans l'immédiat oui. » Concède-t-il, affable. « Et je sais que ça ne va pas être facile de faire changer le point de vue des gens sur vous mais... » Il marque une pause pour réfléchir à ses prochains mots. « Au lieu de prendre un peu de ceux que vous séduisez pourquoi n'essayeriez-vous pas de trouver un homme qui accepterait volontairement de vous donner tout ce dont vous avez besoin, aussi longtemps que nécessaire ? »


William émerge de derrière les arbres et tombe nez à nez avec sa femme qui l'accueille avec un visage inquiet mais aussi une réprimande. Il s'excuse et bientôt ils se téléportent tous en direction de leur demeure pour terminer la journée autour d'un bon repas.


De son côté Ahri est restée immobile au même endroit, complètement prise au dépourvue par les paroles de celui qui vient de partir. Trop de questions se bousculent dans sa tête et elle ne parvient pas à les trier...

La Renarde à Neuf Queues se met alors en mouvement et disparaît à son tour derrière le feuillage avec une démarche de personne perdue dans ses pensées...

Elle n'avait jamais envisagé ce genre de possibilité...


Fin de ce chapitre !

J'espère qu'il vous a plu :D