Menteur. C'est l'une des première chose que j'ai remarqué sur toi. Aucun d'entre nous ne se connaissait mais j'ai tout de suite sentit qu'il y avait un truc qui clochait avec toi. Tu étais trop familier, trop souriant. Ça sonnait faux.
Tout au long de notre voyages entre les dimensions tu n'as cessé de nous mentir, encore et encore. Je t'ai clairement fait comprendre que ça ne prenait pas, mais tu as continué. Et plus tu me repoussait, plus j'avais envie de voir ce qu'il y avait de l'autre côté du masque.
Je t'ai sauvé la vie et tu m'as haï pour ça. J'ai été trop égoïste pour te laisser t'en aller alors tu t'es complètement fermé. Moi qui étais si prêt de percer tes défenses, tout mes efforts avaient été réduit à néant. J'aurai voulu t'expliquer que si je t'avais retenu c'est parce que ta mort m'aurais rendu fou, mais tu te serais enfuit alors je me suis tu.
Tu ne me laissais plus te parler, ni t'approcher. Je crois que tu n'as pas idée de la souffrance que tu m'as infligé à ce moment là. J'étais en train de te perdre et je n'avais aucun moyen de l'en empêcher.
À Seles mon cauchemar a recommencé et j'ai de nouveau failli te perdre ! Tu voulais te sacrifier pour qu'on reste envie, encore une fois je ne t'ai pas laissé faire.
Aujourd'hui je me suis réveillé chez moi, avec un bras en moins. Le prix à payer pour que l'on continue le voyage au complet. J'étais certain que tu ne voudrais plus jamais me voir. C'est là que le miracle s'est produit.
« Comme ça on est quitte m'sieur Kuro ! »
Tu m'as pardonné. Tu as compris.
Tu es revenu quelques heures plus tard et je t'ai donné le baiser le plus passionné que j'avais jamais eu. Des mois que cet amour me rongeait de l'intérieur, des mois passés à t'observer sans pouvoir te toucher. Avec un bruit de tissu froissé nos kimono ont glissé sur le sol et pour la première fois tu as accepter de laisser tes défenses voler en éclats.
La tête posé sur mon torse tu écoutais les battement de mon cœur en reprenant ton souffle quand tu as soudain murmuré :
-Kurogane, je t'aime...
Menteur. Un incorrigible menteur, voilà ce que tu es.
Pourtant aujourd'hui j'ai décidé de croire en toi, de croire que tu es plus que ça.
Alors puisque de toutes tes paroles, se sont les premiers mots sincères que tu m'adresse, j'ai décidé de l'être aussi.
Après un court silence, je réponds :
-Moi aussi, Fye.
