Bonsoir à toutes et tous
Tout d'abord désolé pour l'attente, première fois que j'ai internet depuis la dernière publication !
Ensuite, MILLE MERCIS !
Votre réaction à cet OS a été très positive et accueillante, c'est super encourageant pour moi de continuer à écrire !
Vous semblez beaucoup apprécier l'arrivée de Bruce Wayne
Je compte publier les deux fins pour plus de plaisir et contenter tout le monde même si Oliver semble le gagnant dans vos cœurs
Je référait avec plaisir des OS avec des crossovers ou des personnages spéciaux
Bonne lecture
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Bisous, Laeti*
- Je sais, lâcha-t-elle.
Oliver resta sous le choc de sa révélation alors qu'il s'attendait à l'effet inverse. Lui qui pensait la prendre au dépourvu se voyait être le plus surpris des deux. Face à sa tête, elle ajouta :
- Tu pensais vraiment que je ne ferai pas le lien ? Je suis l'actualité de Gotham et j'ai vite compris qu'il s'agissait de lui. Qui d'autre ? Il est le seul à avoir suffisamment de fonds pour pouvoir se payer la technologie de pointe qu'il utilise. Mes soupçons ont commencés lorsque mon oncle se montrait de plus en plus évasif à son sujet. Ensuite il refusait que je vienne au manoir leur rendre visite. Il prétextait de plus en plus des excuses aussi ridicules que les tiennes. Puis les infos ont commencé à parler de ce chevalier noir, en quête de justice. Mais ce n'est que lorsque j'ai su pour toi que j'ai fait le lien. Après tout vous êtes si similaires d'une certaine façon. La même façon de penser, le même caractère. Le riche milliardaire playboy le jour, le justicier la nuit. Mais tout ça n'était que suppositions, je n'étais sûre de rien. C'est alors que j'ai décidé de jeter un coup d'œil aux dossiers classés de Waynes entreprise, je te parle là de ceux auxquels personne n'est censé avoir accès. Tu t'imagines bien que ce que j'ai trouvé n'a fait que confirmer mes soupçons. Le département caché, des plans d'armures, d'un véhicule militaire ressemblant à s'y méprendre à celui qu'il utilise… je suis blonde mais pas à ce point.
- Et tu ne m'as jamais parlé de ça…
- Tout comme je n'ai jamais parlé de toi à Bruce. Cela semble logique. Je n'allais quand même pas te parler de l'identité de Batman. Et puis je ne savais pas que vous vous connaissiez et encore moins que tu savais qui il était. Et à ce jour, toi non plus tu ne m'en as jamais parlé avant.
- Tu sais qui il est et tu t'engages quand même sur cette voie ? Tu as bien vu où ça pouvait mener, regardes nous !
- À la différence près que Bruce peut être avec moi s'il le souhaite. Il fait la part des choses, il est the Dark Knight ET Bruce Wayne. Pas seulement le justicier. Il se laisse une chance de vivre, d'être heureux… avec quelqu'un. Tu as décidé de suivre une autre voie Oliver. La voie de la solitude. Sara était pareille, regardes où ça l'a menée.
Elle décida qu'il était temps de mettre fin à la conversation. Elle lui jeta un dernier regard et sortit de la pièce, le laissant seul. Elle rejoignit la salle principale au moment où Bruce finissait son discours sous les applaudissements du public.
Le reste de la soirée passa lentement et dans la solitude. Elle évitait Oliver et Bruce était sollicité de toute part. Ce fut donc lorsque tout le monde quitta l'établissement, sous le coup de quatre heures du matin, que Félicity s'autorisa à souffler. Il ne restait qu'eux trois, les deux hommes étant en pleine discussion. Tout d'un coup un blanc s'abattit et l'atmosphère changea lorsqu'Oliver déclara d'un seul trait :
- Félicity est au courant. Pour nous deux.
Les deux hommes se tournèrent vers celle-ci, qui se tassa sur sa chaise, mal à l'aise du regard qu'ils posaient sur elle. L'un était surpris et l'autre, celui d'Oliver, plein de tristesse.
- Comment ? Se contenta de demander Bruce posément.
- Pour toi elle a deviné, elle me l'a dit tout à l'heure lorsque je lui ai demandé de s'éloigner de toi. Pour ce qui est de Arrow, elle travaille aussi avec moi sur mes missions, répondit Oliver.
Tu la mets en garde contre moi alors que tu la laisses travailler pour toi en tant qu'Arrow ? Commença Bruce, tu te moques de moi j'espère... Ce n'est pas moi qui la mets en danger dans cette situation mais toi Oliver ! Son oncle refuse catégoriquement que je l'approche à cause de ce que je suis mais toi tu l'embarques dans tout ça ? Est-ce qu'au moins tu as pensé à sa sécurité ?!
- Bien sûr que j'y ai pensé ! Mais j'ai dû lui dire qui j'étais car je n'avais pas d'autres choix ! Et depuis c'est sa décision de continuer dans tout ça. Sa sécurité m'importe autant qu'à toi Bruce ! Je te signale que je suis celui qui veille sur elle !
- Encore heureux que tu veilles sur elle ! Je suis à des centaines de kilomètres d'ici ! Sauf que cela ne devrait même pas avoir lieu, cela n'a pas à être sa décision mais la tienne ! Tu aurais dû la tenir à l'écart de tout ça ! Tu sais très bien comment les choses peuvent tourner lorsque l'on mêle nos proches à ça !
- Les garçons je vous en prie, calmez-vous... tenta-t-elle vainement.
- Ce qui est arrivé à Rachel n'arrivera pas à Félicity ! S'insurgea Oliver.
- Il vaudrait mieux pour toi que ce que tu dises soit vrai car s'il lui arrive quoique ce soit Oliver… je te promets de te tuer de mes propres mains, menaça Bruce en s'approchant dangereusement.
- Garde tes promesses pour toi Wayne. On sait très bien comment tu les tiens… y a qu'à voir ce qui s'est passé avec Rachel.
- Oliver ! Intervint Félicite outrée.
Elle n'en revenait pas qu'Olivier provoque Bruce avec la mort de son ancienne petite amie.
- Ne la mêle pas à ça Queen !
La mâchoire contracté, il serrait les poings et les deux hommes se toisaient dangereusement. Elle décida qu'il était temps d'intervenir et de les séparer. Elle se posa au milieu d'eux et prit Bruce par les bras pour le faire reculer. Elle prit son visage entre ses mains pour l'obliger à la regarder.
- Bruce, j'ai choisis de suivre Oliver. C'est ma vie…
- Son choix, acheva Oliver.
Elle se tourna vers lui et esquissa un mince sourire avant de reporter son attention sur son ami.
- Je suis consciente des risques mais j'ai pris la décision de l'aider et ce, peu importe ce que cela va me coûter.
- Liz…
- Rien de ce que tu diras ne me fera culpabiliser ou regretter mes actes.
Son regard devint triste et il lui prit les mains pour les poser sur son cœur.
- Comment est-ce que tu veux que je prenne ça ? Je ne peux pas accepter ça… pense à ton oncle. Comment pourrais-je le regarder en face s'il t'arrivait malheur ? Comment lui annoncerais-je que sa seule famille restante est morte ? Et comment est-ce que je pourrais vivre avec ça sur ma conscience en sachant que j'aurai pu l'empêcher…
- Tu n'auras pas à le faire, tu ne seras jamais confronté à ça. Je te le promets.
Il esquissa un faible sourire puis un long silence s'ensuivit.
- Je ferai mieux de rentrer, finit-il par dire en lui lâchant les mains.
Il se pencha vers elle et murmure pour qu'elle seule l'entende :
- Tu peux choisir de rester avec lui Félicity, de vivre dans l'ombre de l'archer et ne pas être heureuse. Mais tu peux aussi choisir de venir avec moi, de partir dès demain. Je raccrocherai mon costume pour toi. Et même si tu ne me suis pas, rien ne t'obliges à le suivre lui. Réfléchis-y. Je suis à l'hôtel Caruso Lake, un mot de toi et nous repartons ensemble.
Il jeta un coup d'œil à Oliver puis à elle avant de partir sans lui laisser le temps de répondre. Oliver et Félicity restèrent un instant à se toiser sans oser dire quoique ce soit puis il décida de faire le premier pas.
- Viens Félicity, rentrons. Je te ramène chez toi.
Elle hocha la tête sans rien dire, alla ramasser ses affaires et se laissa guider vers l'ascenseur. Une fois dans la voiture, il démarra le moteur et prit la route. Après un long silence, il tenta hésitant :
- Que t'a-t-il dit… avant de partir ?
Elle réfléchit un instant à la réponse à fournir. Devait-elle lui dire la vérité ? Après tout qu'avait-elle à perdre…
- Il m'a demandé de le suivre demain… de rentrer à Gotham avec lui.
- Je vois. Il ne renonce devant rien, je le reconnais bien là. Il doit être vraiment stupide pour croire que tu vas tout laisser tomber et…
- Oliver, l'interrompit-elle.
Il tourna un instant les yeux vers elle et l'expression qu'il lut sur son visage l'effraya.
- Félicity ne me dis pas que tu songes sérieusement à…
- J'envisage toutes les possibilités. Et je vais réfléchir à sa proposition.
Elle le vit serrer le volant si fort que ses jointures blanchirent. Il était tendu et elle n'osa plus parler. Une grande tristesse l'envahit. Comment en étaient-ils arrivés là ? Ils étaient amis, ils devraient se réjouir du bonheur de l'autre, s'encourager dans les décisions importantes, se soutenir peu importe les sentiments. C'est ce qu'elle avait toujours fait.
Ils arrivèrent chez elle et Oliver n'était toujours pas décidé à se dérider et desserrer les dents. Il se gara devant l'immeuble. Elle l'invita à entrer et monter à l'appartement mais il la repoussa. Elle souffla de résignation.
- Pourquoi tu es comme ça ? À agir comme un parfait abruti…
- Peux être parce que tu te comportes de manière puérile et stupide !
- Puérile ?
- Tu penses vraiment que c'est raisonnable de tout plaquer pour un homme que tu viens de retrouver et que tu n'as pas vu depuis des années tout ça parce qu'après quelques heures il te demande de le suivre ? C'est insensé. Tu as des responsabilités ici !
- Des responsabilités ? C'est ça ton argument pour me convaincre de rester ? Rien ne me retient ici Oliver, je n'ai rien à perdre ! Un travail je peux en trouver un facilement à Gotham et c'est là la seule chose qui me retient à Starling ! Alors vas-y, trouve moi un argument valable !
Il resta silencieux et elle explosa.
- Tu vois ?! Tu n'es pas foutu de trouver quelque chose à dire qui pourrait me convaincre de rester. Toi et moi savons très bien de quoi je parle mais tu n'es pas prêt à me donner ce que j'attends. Il est temps que j'arrête d'espérer l'impossible. Je n'ai plus rien à faire ici. Si je veux avancer, je ferai mieux de repartir de zéro. Et c'est exactement ce que m'offre Bruce, une chance de recommencer. Je pensais vraiment que tu arriverais à t'ouvrir un jour, à mettre de côté toute cette obscurité et cette solitude. Peut-être bien que je m'étais trompée sur ton compte… personne ne peut rien pour toi, tu as décidé de ton sort. Et je ne suis pas sûre d'avoir envie d'assister à ça, te voir risquer ta vie et dépérir seul dans cette cave. Je t'aime trop pour supporter de voir ça.
Elle posa une main sur sa joue et déposa un baiser au coin de ses lèvres. Il tourna son visage vers elle, le regard plein d'espoir mais brillant de larmes contenues.
- Au revoir Oliver…
- Ce n'est donc pas un adieu.
- Ça le sera peut-être.
Elle ouvrit la portière du véhicule prête à sortir.
- Félicity…
Elle se tourna vers lui le cœur battant, regorgeant d'espoir qu'il allait la retenir. Après quelques secondes durant lesquelles ils se toisèrent du regard sans rien dire il ajouta :
- Je… prends soin de toi.
Déçue, elle retint ses larmes et ignora la boule qui se formait dans sa gorge, l'empêchant de respirer. Elle hocha la tête et lui offrit un maigre sourire avant de quitter le véhicule et s'engouffrer dans son immeuble sans se retourner. Elle monta les escaliers dans une léthargie et ouvrit son appartement machinalement. Une fois rentrée, elle s'appuya contre la porte et ferma les yeux. La rage, la frustration, la colère et la tristesse eurent raison d'elle et elle se laissa aller contre le chambranle de sa porte, se laissant glisser au sol. Elle avait l'impression de déjà oublier son visage, que ses souvenirs avec lui s'effaçaient, comme s'ils n'avaient jamais existé, comme si elle avait rêvé tout ce qui avait bien pu se passer entre eux.
Cette décision qu'elle pensait prendre après réflexion surgit finalement dans son esprit. Il n'y avait plus vraiment de questions à se poser après l'épisode de ce soir. Au vu de tout ce qui venait de se passer, il était évident qu'elle devait partir.
Attrapant son téléphone, elle mit un réveil tôt afin de se rendre à la fonderie lorsque celle-ci serait vide. Elle y récupèrerait ses affaires, laisserait des instructions aux garçons et ferait ses adieux à l'endroit qui avait régi sa vie afin de clore définitivement ce chapitre. Elle en profita pour jeter un œil à ses contacts et supprimer définitivement un numéro qui risquerait de la hanter pendant encore longtemps. Son numéro.
