Dois-je encore inventer une excuse pour me retard? Eh bien... l'inspiration n'est pas venue assez vite voilà!

Zororonoa: Moi j'ai décidé du loup dés le premier chapitre à vous de voir juste ou non. Je suis contente que mes chapitres te plaisent et vraiment désolée de mes retards à répétitions -'

Bon, je vous lance un défi! Trouver à quoi se rapporte le titre dans ce chapitre! ;)

Chapitre 3 : Le sang sur les dents.

Akira traversa le couloir en hurlant le prénom de sa sœur, il essaya d'ouvrir toutes les portes qui lui tombaient sous la main, si l'une d'entre elle était ouverte elle ne pouvait être que là-dedans puisqu'elle avait utilisé son code. Lorsqu'un vieux placard lui céda il s'arrêta, interdit.

Le reste du groupe le rejoignit en courant, Mikan se pencha pour voir ce qui avait arrêté Akira puis recula violemment, blanche comme un linge :

-Ah... Mon Dieu...

Elle se percuta à Yori qui lui fit un sourire de réconfort... qui n'eut pas l'effet escompté et s'estompa aussitôt.

Akira fixait ce qu'il avait sous les yeux, n'arrivant toujours pas à y croire. Le cadavre de Sakura se calait dans un coin, privé de tête et tordu dans une position inhumaine. Son frère serra les points à se les faire saigner. Il frôla des doigts la main sans vie de la jeune fille. Mikan supplia :

-Akira... arrêtes ça tu te fais du mal...

Il donna rageusement un coup de pied dans un sceau, le tintement métallique fit sursauter Mikan qui attrapa instinctivement le bras de Yori. Akira vociféra :

-Si je tenais le salop qui a fait ça !

Il hurla encore une fois puis ses jambes lui cédèrent. Les larmes qu'il avait contenu lui échappèrent et roulèrent le long de ses joues. Aidan posa une main réconfortante sur son épaule qui fut violemment repoussée. Akira grogna :

-Dire que le tueur est peut-être l'un de vous.

Il se releva, leur lança un regard furibond et repartit au pas de charge. Les autres l'observèrent puis Aidan remarqua :

-On ne peut pas le laisser seul, il risquerait de se faire avoir !

Mikan hocha la tête et le suivi, le visage encore livide. Yori poussa un soupir manifeste et leur emboîta le pas, non sans un regard triste au corps gisant de Sakura.

Akira marmonnait tout seul tout en bifurquant à un embranchement. Où se cacherait-il s'il était le tueur ? Mais comment le savoir, il y avait tellement de portes... Le jeune homme s'arrêta devant l'une d'entre elles, entrebâillée. Il la poussa et jeta un regard à l'intérieur, ce qu'il vit le pétrifia.

L'étroite pièce comprenaient quatre étagères collées aux murs blancs tâchés de rouge. Sur celles-ci reposait tout un arsenal d'armes diverses et variées, de la simple aiguille à l'imposante masse à pointes. La plupart de ces ustensiles de meurtre se couvraient de sang séché.

Akira s'avança mais buta contre quelque chose. Il baissa les yeux et identifia l'objet, un masque absolument affreux de lapin borgne. Il l'expédia contre un mur d'un coup de pied et s'apprêtait à faire demi tour lorsqu'une des armes attira son attention. Une scie semblait avoir été jetée à la hâte sur une caisse de fer. Les dents se couvraient de sang parfaitement frais. Il ne pouvait s'agir que de l'outil qui avait tué sa sœur.

La porte grinça dans son dos, il se retourna brusquement, sur la défensive. Aidan entra et s'arrêta, interdit.

-Qu'est-ce que... c'est que cet endroit ?

Il parcourra rapidement des yeux la pièce, Akira eut un geste désinvolte.

-Ce n'est plus rien, sortons.

Il bouscula le blond en grognant et sortit en hâte, il constata que les autres attendaient sur le seuil de la porte. Le brun attendit qu'Aidan sorte et s'adossa au mur avant de remarquer :

-Cette porte est visiblement le repaire d'armes du tueur. Elle possède un dispositif électronique identique aux autres, selon moi seul l'assassin peut l'ouvrir avec son code. Yori et moi ne testerons pas car nous ne pouvons pas nous permettre de perdre une chance de sortir d'ici mais Mikan et Aidan n'ont rien à perdre eux. Nous allons vérifier si l'un de vous deux est le tueur.

Bien qu'Aidan eut l'air parfaitement d'accord, Mikan tempêta :

-Tu vas arrêter de nous accuser oui ?! J'en ai assez de cette histoire ! Je veux sortir d'ici et rien d'autre ! Pas être soupçonnée à tout bout de champ ! Qu'est-ce qui nous dit que ce n'est pas toi le tueur ?!

Elle serra les dents à se les faire grincer puis fit demi-tour rageuse, Aidan tenta de la retenir mais elle le foudroya du regard si bien qu'il ne la retint pas. Akira haussa les épaules tandis qu'elle bifurquait au bout du couloir.

-Bon débarras...

Cette fois ce fut Yori qui s'énerva :

-Toi tu vas t'arrêter ! Si tu veux te retrouver tout seul vas-y je ne te retiens pas ! Mais ne reviens pas pleurer si le loup te dévore ! Et j'espère qu'il le fera car j'en ai assez de toi !

Il partit à la suite de son amie, laissant les deux autres garçons seuls. Akira grimaça :

-Tss il m'énerve ! Et toi tu me suis u je dois décidément y aller tout seul ?

Aidan ne pensait pas qu'Akira était le loup mais fallait-il laissé Yori et Mikan seuls ? Il suffisait que l'un d'entre eux soit le tueur et cela signait l'arrêt de mort de l'autre. Malgré tout s'il ne s'agissait d'aucun d'entre, laissé seul Akira dans cet état serait une très mauvaise idée. Il soupira puis céda :

-Ok je reste avec toi mais on revient les chercher si l'on trouve une sortie d'accord ?

Avec une moue désintéressée, le brun marmonna :

-Ouais sans doute.

Cela ne rassurait pas du tout son compagnon qui n'insista pas pour autant. Ils s'éloignèrent en fixant les murs de l'interminable couloir blanc. Les portes se faisaient de plus en plus rares et les pièces sans dispositif électronique se révélaient vides. Aidan se demandait dans quel genre de bâtiment ils se trouvaient. Il était si grand et... Pourquoi n'y avait-il pas de fenêtres donnant sur l'extérieur ? Le blond s'arrêta et jeta un coup d'œil en arrière, il devait s'assurer de pouvoir faire demi-tour sans se perdre à n'importe quel moment.

Yori rattrapa difficilement son amie. Quand enfin il la rejoignit, celle-ci s'était arrêtée devant une vaste pièce ouverte. Mikan la pénétra et examina les alentours. Il s'agissait d'un ancien dortoir qui puait les draps moisis et dont les murs laissaient apparaître le plâtre qui les constituait. Sans adresser à la parole à son compagnon essoufflé elle tenta de regarder à travers une porte à barreaux.

Soudain, elle recula.

Yori jeta un coup d'œil par-dessus son épaule, il commenta :

-Nous ne sommes apparemment pas les premières victimes de ce jeu macabre.

En effet, dans un sorte de petite cellule adjacente aux dortoirs pourrissait un cadavre en décomposition. Des pieux métalliques rouillés transperçaient les articulations du corps donc la mâchoire déboîtée pendait dans un rictus moqueur.

Mikan, pâle comme un spectre, s'échappa de cette pièce qui puait la mort et s'efforça de respirer le plus calmement possible. Son ami, les dents serrées, la rejoignit et remarqua qu'elle pleurait. Il garda le silence et observa longuement la porte branlante qui cachait illusoirement un scène peu ragoûtante. La cellule, les dortoirs, la salle d'armes, il commençait à comprendre où ils pouvaient bien être retenus prisonniers...

Et voilà! Désolée cette fois pas de mort mais un magnifique cadavre et une nouvelle énigme à résoudre tant qu'à faire! (si vous voyez ce que je veux dire). Je donnerais la réponse par rapport à mon "défi" à deux clopinettes dans le prochain chapitre :)

Review? :3