Disclamer : Harry Potter et son univers appartiennent à J.K.Rowling, je ne gagne aucun argent en m'appuyant sur ses œuvres.

Merci à mon amie Sploutch pour son aide et ses corrections.

Merci à vous pour vos encouragements et commentaires. Je vais, à partir d'ici, m'éloigner de plus en plus de l'histoire existante. Les personnages ayant étés présentés, je vais pouvoir commencer à m'amuser un peu avec. Il m'avait semblé qu'établir un parallèle avec ce qui aurait dû se passer était une façon assez efficace pour vous faire comprendre qui est Harry et essayer d'amener ainsi la décision du Choixpeau pour faire comprendre qu'elle n'est pas irréaliste.

Chapitre 4 – Sur les chapeaux de roues

Maudit chapeau ! Quatre fois borné à ne pas en douter. Dumbledore fit un sort à son paquet de bonbons citron-caramel, dévorant un par un tous ceux qui voudraient lui résister. Depuis quand un chapeau avait-il des notions de vie privée ? Bon d'accord, pas n'importe quel chapeau, n'importe quel autre n'aurait pas gardé ses secrets bien longtemps face à lui. Et puis de toutes façons ce n'était pas comme s'il n'avait pas le droit de savoir. Comment gérer correctement son école si on s'amusait à lui cacher des choses, à lui ! Et le Choixpeau qui le regardait comme s'il travaillait du chapeau. Excédé, Dumbledore sortit de son bureau, il trouverait bien un professeur à qui arracher un secret, c'était bien plus facile et plus amusant. Au diable le Choixpeau et Harry Potter ! Qu'ils continuent à lui faire des cachotteries ! Il n'était pas sûr de savoir lequel était le plus têtu.

Harry était sûrement le premier élève levé, question d'habitude, et il mettait les quelques heures ainsi à disposition avant les cours pour parcourir le château. Il avait d'ailleurs pris un carnet pour noter son chemin, ne voulant pas se perdre dans les profondeurs de Poudlard, où il n'était pas sûr qu'on le retrouve. Bien sûr, il se serait trouvé dans un château normal, il ne lui aurait fallu que peu de temps pour y trouver ses marques, mais ici, les escaliers bougeaient, les personnages dans les tableaux aussi, les armures probablement, et Harry en était presque à se demander si certains murs ne faisaient pas de même. En plus de cela les portes avaient leur caractère et il avait du renoncer devant certaines d'entre elles, se promettant de revenir plus tard. Peut-être que ce peu de persistance chez le garçon était dû au fait qu'il avait passé 10 minutes à ouvrir une peinture et qu'il avait été horriblement vexé de ne pas s'en apercevoir tout de suite. Heureusement, personne ne l'avait vu, et personne ne serait jamais au courant.

Il rejoignait ensuite Ron et Neville au petit déjeuner, ce dernier ayant été très facile à aborder comme l'avait prévu Harry, avant d'aller suivre les cours en compagnie du reste de ses camarades. Les cours parurent à Harry presque trop faciles. Bien sûr il avait besoin de plusieurs essais pour réaliser les nouveaux sorts, mais étant en avance sur le programme, il avait bien plus d'aisance que la plupart des autres élèves de son année sur le sujet, que ce soit en pratique ou en théorie. En fait, seule Hermione pouvait le concurrencer, et Harry se faisait une joie de lui laisser le plaisir de répondre aux questions de leurs professeurs. Il avait vite trouvé un intérêt pratique à son avance : il pouvait aider Neville et s'assurer ainsi de le mettre dans sa poche. D'ailleurs, Harry songeait qu'il ne faudrait pas longtemps pour que Neville ne le quitte plus : il le regardait déjà avec une admiration démesurée. Ron ne semblait pas trop heureux de la situation, mais Harry s'en moquait. De toutes façons, il penserait que Neville avait plus besoin d'aide que lui et dans le pire des cas ... Ce n'était pas bien important.

Les professeurs avaient eu des réactions diverses et variées en le découvrant parmi les étudiants. Le professeur de métamorphoses, McGonagall, l'avait simplement considéré comme un autre élève, ce qui arrangeait bien Harry, le professeur d'enchantements, Flitwick, sûrement un croisé gnome, s'était presque évanoui. En défense contre les forces du mal, le professeur Quirrell avait bégayé tout le long du cours, mais à la réflexion ce n'était peut être pas du fait de Harry ... Et Rogue, ah Rogue était vraiment un cas intéressant. Harry repensa au cours de potions de la veille en explorant les environs des cachots en ce samedi matin.

Dire que Rogue ne l'aimait pas aurait été trompeur. Celui-ci lui vouait une haine viscérale. Harry nota plus tard cette antipathie comme Mystère de second ordre. (Il avait décidé de les classer, pour savoir sur lesquels se pencher en premier)

Neville s'était mis avec Hermione pour changer, et Harry devait se féliciter de ce choix par la suite. Le maître des potions savait maintenir le silence dans sa salle de classe et avait porté sa manière de faire cours jusqu'à en faire un art. Tout y était : depuis le claquement de la cape jusqu'à la voix promesse de milles tourments, le souci du détail avait impressionné Harry. Il se faisait ces réflexions alors que Rogue faisait son discours. Chaque mot avait été choisi.

- Potter ! dit soudain Rogue. Quelle est la différence entre le napel et le tue-loup ?

Facile ! Il connaissait la réponse depuis ses six ans. Il prit toutefois le temps de réfléchir à sa réponse, la possibilité d'offrir à Rogue l'exutoire qu'il cherchait l'avait à peine effleuré et dit :

- L'aconit napel et l'aconit tue-loup font toutes les deux partie de la même famille. On les trouve en général ensemble dans les prairies ou à l'orée des bois. En fait, il n'est pas aisé de les différencier si ce n'est par leurs fleurs : la première les a de couleur violette tandis que la seconde jaune. Elles ont de nombreux points en commun, notamment le fait d'être mortelles pour l'homme.

Harry ponctua sa phrase par un grand sourire et regarda Rogue dans les yeux. Celui-ci n'aurait pas été depuis longtemps habitué à cacher ses réactions, il aurait affiché une mine surprise. Et de fait, il avait du mal à conserver son impassibilité. Se reprenant bien vite, il profita du contact visuel pour user de légilimancie sur son élève, ayant moins de scrupules que Dumbledore à l'utiliser sur ses enfants chéris.

Harry ressentit une étrange impression. Comme s'il s'égarait dans ses pensées, mais indépendamment de sa volonté. Cela ne dura qu'un bref instant avant que Rogue, arpentant la pièce ne disparaisse de son champ de vision.

- En effet. On l'utilise généralement dans la conception de poisons et anti-poisons. Expliqua Rogue. Weasley ! Qu'obtient-on en ajoutant de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ?

Devant l'incapacité de répondre de Ron, Rogue avait enlevé des points à Harry, prétextant punir son orgueil trop important.

Harry lui lança un sourire qu'il ne sembla pas apprécier et le cours reprit sans événement notable si ce n'est la manie de Rogue à s'acharner sur les gryffondors et la maladresse de Neville réussissant à agresser plusieurs élèves et l'envoyant lui-même à l'infirmerie.

Oui, décidément, cette première semaine avait été très intéressante. Son année avait démarré sur les chapeaux de roues, songea Harry, une petite pensée pour les jumeaux.

En effet, le dimanche soir, alors qu'il entrait à son tour dans la salle commune après le festin, les jumeaux qui étaient arrivés avant lui s'exclamèrent :

- Chapeau bas messieurs. Messire Potter à l'air de perturber les couvre-chefs.

Et Harry éclata de rire. Après cela, Fred et Georges s'ingénièrent plusieurs jours durant à trouver de nouvelles idées sur les chapeaux à chaque fois qu'ils croisaient Harry. Allant même jusqu'à échafauder une théorie comme quoi ce serait un don unique, responsable de la coiffure désastreuse de Harry, et peut-être même des odeurs que dégageait le turban du professeur Quirell.

Ils avaient l'air d'apprécier Harry qui participait volontiers à ces défis fantaisistes, et leur intérêt s'accrut quand celui-ci leur expliqua qu'il avait entrepris de découvrir le château à ses heures perdues et ils lui permirent de recopier une carte qu'ils avaient en leur possession. Harry s'était d'ailleurs demandé par la suite si c'était bien le courage qui caractérisait les Gryffondors et non pas la confiance aveugle.

Harry avait vite eu une connaissance suffisamment précise du château pour en être satisfait. Il trouverait le temps plus tard pour une exploration plus poussée. Il partageait donc son temps entre ses études personnelles, réfléchissant encore à un moyen de s'entraîner discrètement, les cours et l'aide qu'il apportait à Neville.

Il était satisfait de l'avancement des relations qu'il construisait. Neville s'attachait à lui de plus en plus, les jumeaux, heureuse surprise, le tenaient en haute estime, et leur frère était un bonus. Il était bien vu par la plupart des autres élèves, son statut de survivant lui assurant un certain prestige, et les professeurs semblaient contents de lui, pour la plupart. Seules ombres au tableau, Rogue et Malefoy s'escrimaient à le rabaisser sans cesse. Il faudrait qu'il comprenne les motivations de Rogue, et qu'il remette Malefoy à sa place.

Il en eut l'occasion lors de leur premier cours de vol avec les Serpentard de manière tout à fait inattendue. Neville fit preuve une fois de plus de sa maladresse légendaire et décolla avant tout le monde, très peu de temps néanmoins : malheureusement pour lui, il tomba de balai et se cassa le poignet. Alors que le professeur, Madame Bibine, emmenait Neville à l'infirmerie, Malefoy trouva un gadget appartenant à celui-ci et s'en servit pour attirer l'attention sur lui. Harry ne manqua pas cette occasion de pouvoir à la fois défendre les intérêts de Neville et essayer d'établir un ascendant sur Malefoy.

- Donne moi ça, Malefoy, dit-il calmement.

- J'ai une meilleure idée. Je vais le mettre quelque part d'inaccessible pour ce gros balourd.

- Je te le déconseille, dit Harry d'un ton dur.

Mais Malefoy avait déjà décollé et ne l'entendit pas. Harry, dans un instinct gryffondoresque le suivit, découvrant avec bonheur et surprise que voler était bien plus facile que ne semblait le dire Hermione, qui avait passé les derniers jours à tenir des conférences sur ce sport de l'extrême qu'était le vol sur balai. Harry avait d'ailleurs été bien déçu de ne pas connaître de sort de silence.

- Voyons Malefoy, tu devrais me donner ça, je le remettrai à Neville. Je ne pense pas que tu tiennes à le rejoindre à l'infirmerie pour lui donner en main propre tout de même, lui dit Harry, qui l'avait rattrapé, lui adressant un sourire cruel.

Malefoy hésita devant l'attitude de Harry mais, dans un esprit serpentardesque, il lança la boule de verre bien haut en disant :

- Attrape-le alors, si tu le veux.

Et Harry, comme s'il avait toujours fait ça, plongea à la suite du petit objet pendant que Malefoy revenait vers ses camarades. Il l'attrapa, à 50 centimètres du sol, et se posa en douceur sur le sol, inconscient de son exploit.

- HARRY POTTER !

Heureusement qu'il s'était posé, il en serait sûrement tombé de balai. Finalement, il n'avait pas été puni pour son acte inconsidéré. McGonagall l'avait fait entrer dans l'équipe de Quidditch au poste d'attrapeur. Harry avait bien demandé ce qu'il aurait s'il refusait la proposition mais un mois ou deux de retenues ne le tentait vraiment pas et il s'était dit que au moins, le Quidditch le maintiendrait en forme.

L'avantage est que cela le rapprocha des jumeaux. Eux aussi étaient dans l'équipe, comme batteurs. Le plus gros inconvénient, bien sûr, c'est qu'il avait encore trouvé un moyen pour attirer l'attention sur lui. Heureusement, il avait un peu de répit, le capitaine, Olivier Dubois, ayant tenu à le garder comme arme secrète.

Un peu plus tard dans la soirée, Malefoy vint le provoquer, l'asticotant sur la probabilité de son prochain renvoi.

- C'est étrange, Malefoy, on dirait que dès que tu es entre deux armoires tu te crois invulnérable. Je ne vois pas vraiment la différence avec tout à l'heure pourtant, dit Harry, sardonique. Oh ! Je sais, tu as peur du vide, c'est ça ?

- Je te prends où tu veux, quand tu veux, dit Malefoy, fulminant. Cette nuit par exemple. Duel de sorciers. Baguettes magiques uniquement. Oh ! pardon, tu ne sais peut-être pas ce qu'est un duel de sorciers ?

- Bien sûr que si, fit Ron, dans un excès de zèle. Je serai son second. Et toi ? Tu prends qui ?

- Crabbe répondit Malefoy, après s'être tourné vers ses deux acolytes. A minuit d'accord ? On se retrouve dans la salle des trophées.

Malefoy fit mine de partir mais Harry l'arrêta.

- Attends Malefoy. Je voudrais être sûr que tu seras au rendez-vous, dit-il, rompu à l'art de la négociation délicate. Échangeons nos baguettes magiques, cela me paraît une bonne garantie.

Malefoy blêmit. La baguette magique était le bien le plus précieux d'un sorcier, au même titre quasiment qu'un bras ou une jambe. Cependant il n'avait pas trop le choix, et il aurait la baguette de Potter en échange. Il tendit sa baguette et sa main libre, attendant d'avoir celle de son adversaire avant de la lâcher. Celui-ci sortit la sienne de son sac et lui remit, procédant à l'échange. Malefoy se sentit heureux de ce détail. Malgré son attitude, le Gryffondor n'avait apparemment pas les réflexes d'un combattant. Il rangea la baguette reçue dans sa manche et s'en alla d'un pas fier.

Harry était fier de lui. Il avait battu le Serpentard dans sa propre maison. Enfin c'était normal d'un autre coté. Il avait déjà vu tant de fois ce genre de tractations quand Jack décidait de travailler avec des gens peu recommandables. La plupart du temps en fait. Il alla retrouver Neville à l'infirmerie et lui raconta sur le chemin du retour ce qui était décidé.

Neville avait tenu à les accompagner. Harry en était heureux, cela voulait dire qu'il avançait. Ils étaient partis discrètement de la salle commune et étaient arrivés les premiers à la salle des trophées. Harry avait entraîné les deux autres dans un coin discret de la salle, et ils avaient attendu Malefoy et ses compagnons. Ceux-ci arrivèrent juste à l'heure, presque en retard, et Harry sortit de l'ombre pour les accueillir.

- Malefoy, dit-il, à la fois pour s'annoncer et pour le saluer.

- Potter, répondit celui-ci, un brin tendu.

Malefoy tendit la baguette de Harry, comme pour la lui rendre, probablement pressé de récupérer la sienne. Mais Harry voulait discuter des termes du duel avant.

- Tu disais tout à l'heure, uniquement à la baguette. Mais quelles sortes de magie ? Je pense que la magie noire est à proscrire, le château est sûrement truffé de détecteurs. Et jusqu'où veux-tu emmener le duel ? La perte de la baguette ? Parce que je n'ai pas l'intention de donner la mort dans une situation qui n'en vaut pas la peine.

- Arrête de faire ton malin Potter. Tu ne sais pas tuer. Tu ne dois même pas savoir faire mal avec un sort. Je propose jusqu'à la perte de la baguette ou jusqu'à ce que l'un des combattants se déclare vaincu.

- D'accord, cela me va.

Il sortit la baguette de Malefoy de sa poche et la tendit à son propriétaire, récupérant la sienne par la même occasion. Il remit alors celle-ci dans sa poche, sous le regard stupéfait de Malefoy.

- Ne me dis pas que tu abandonnes déjà, Potter. Pourquoi ranges-tu ta baguette ?

- Voyons Malefoy, tu ne crois quand même pas que je t'aurais confié ma baguette ? Je t'ai donné un morceau de bois que j'avais préparé pour ce genre d'occasion. Enfin, après avoir approfondi le sujet, je me suis aperçu que ce stratagème ne pouvais fonctionner qu'avec un gamin. Les vrais sorciers savent reconnaître un morceau de bois d'une baguette. Après tout, il s'agit d'un objet aux propriétés magiques.

En effet, Harry avait rapidement compris l'importance d'une baguette magique pour son sorcier. Et une des premières choses qu'il avait faites avait été de se procurer de quoi donner le change en cas de situation hasardeuse. Malheureusement, il avait fini par comprendre que si cela pouvait tromper un néophyte, dès que l'on acquérait une sensibilité à la magie, on pouvait découvrir la tromperie.

Malefoy était abasourdi. Un Gryffondor s'était joué de lui. Impossible. Inimaginable. Par contre il y avait une chose qu'il ne comprenait pas.

- Mais alors, si je n'avais pas ta baguette, pourquoi es-tu venu ?

- Allons Malefoy, tu n'as pas l'esprit vif ce soir. Je tiens à te faire comprendre que je suis plus doué que toi, tout simplement. Et à part m'agacer, tu ne m'as rien fait. Je ne suis pas comme toi, je ne vais pas essayer de t'envoyer en retenue pour un truc comme ça.

- Cela me paraît plus représentatif de ta maison. Mais ce n'est pas suffisant, pourquoi n'es-tu pas à Serpentard ? Que t'a dit le Choixpeau ?

Harry sourit.

- C'est un secret, répondit-il.

- Que penses-tu de faire un pari alors ? Si je gagne tu me racontes ce qui s'est passé à ta répartition, si tu gagnes, je te dis ce que je sais sur la mort de tes parents. Probablement plus que toi.

Finalement, Malefoy avait dû cerner Harry mieux que celui-ci ne l'avait pensé. C'était une information qui valait bien son secret à ses yeux.

- D'accord. Bien, allons-y.

Ils se saluèrent sans se quitter des yeux et se positionnèrent.

Ils se jaugèrent quelques temps, se tournant autour, puis soudain, Malefoy passa à l'offensive.

- Locomotor Mortis, s'écria-t-il.

C'était une grotesque parodie de combat. Harry avait vu le pied de Malefoy se placer, sa main se raffermir et l'instant de l'attaque dans ses yeux. Il savait presque avant son adversaire le moment où il allait lancer son sort. D'un même mouvement, il esquiva tout en se rapprochant de Malefoy, leva sa baguette et lança un bête lumos. De sa main libre il subtilisa la baguette de son opposant au moment où celui-ci était ébloui. Rien ne valait une action prévue et un sort court. Son sort faisait deux syllabes, celui de Malefoy trois fois plus, la différence était énorme pour eux qui apprenaient à les lancer.

Malheureusement, tout ne se passa pas comme Harry l'aurait voulu. Oh, il avait bel et bien fini le duel comme il l'entendait, mais l'imprévu résidait dans une voix qui se fit entendre hors de la salle.

- Cherche ma belle, ils ne doivent pas être bien loin.

Frappés d'horreur, tous comprirent de qui il s'agissait. Sauf peut-être Crabbe et Goyle qui devaient encore analyser ce que disait le concierge. D'un commun élan, ils s'élancèrent vers la porte opposée, et avalèrent, ventre à terre, une succession de couloirs jusqu'à ce que même Harry ne sache où il se trouvait. Mais Neville avait apparemment épuisé son quota de chance, et il trébucha contre une armure. Harry était sûr que tout le château était réveillé. Ils auraient pu encore s'en sortir si, en plus de Rusard dont le bruit des clés s'entrechoquant leur signalait qu'il s'approchait dangereusement, il n'y avait pas eu les Professeurs Rogue et Quirrell dans les parages, qui entendaient maintenant le bruit de leur course.

Harry avisa une porte, pesta qu'elle soit fermée avant de lancer un alohomora. Ils rentrèrent tous les quatre précipitamment dans la pièce ainsi déverrouillée, Crabbe et Goyle ayant, grâce à la promptitude de leur réaction, réussi à se perdre au bout de trois intersections. De justesse apparemment. Ils entendirent au-dehors les adultes discuter.

- Qu'est-ce que c'était que ce bruit ? demanda Quirrell.

- A priori ce devait être quelqu'un qui n'a rien a faire ici, dit Rogue d'une voix glaciale.

- Je les poursuis depuis la salle des trophées, ils ne doivent pas être très loin.

- Les ... ? commença Rogue.

- Là bas, s'écria Quirrell.

Et ils s'élancèrent à la poursuite de ce qui devait être nos deux gorilles égarés. Harry daigna alors prêter attention à Neville qui lui tirait la manche, et regarda ce qu'il voulait lui montrer. C'était un chien à trois têtes, atteignant presque le plafond, et dont le souci à l'heure actuelle semblait être de savoir par lequel des arrivants commencer.


La suite dans quelques jours, la correctrice part en vacances.