Bonjour tout le monde !
Me revoilà après une semaine de folie ! Put***, j'suis mariée ! ^^
Merci à Sygui d'avoir tenu la boutique en mon absence !
Sans plus tarder, voici le nouveau chapitre !
Chapitre 4 : La malédiction
Hermione galopait à toute allure sur un chemin de terre, la poussière se soulevant à chaque fois que les sabots de sa monture martelaient le sol. Il faisait une chaleur étouffante en ce début d'après-midi et elle transpirait abondamment sous son armure. Tandis qu'un imposant château apparaissait à l'horizon, elle poussa son cheval et accéléra la cadence.
Quand elle finit par pénétrer dans la cour intérieure de l'imposante architecture, elle stoppa sa monture et en descendit dans un fracas métallique. Elle lança les rennes à un palefrenier qui se courba devant elle. Sans un regard, elle prit la direction des lourdes portes et s'enfonça dans l'obscurité et la fraîcheur des couloirs de la bâtisse. D'un pas rapide, elle se fraya un chemin parmi les serviteurs qui vaquaient à leurs occupations. Les sourcils froncés, les mains croisées dans le dos, elle se dépêchait de gagner la salle du Conseil. Elle songeait à la semaine qu'elle avait passée sur les routes et son inquiétude grandissait. La situation avait dégénéré et ils n'étaient pas prêts à y faire face.
- Te revoilà... fit une femme, un sourire goguenard aux lèvres. Tu ne nous avais pas manqué...
- Retourne soigner les furoncles au cul de tes patients et lâche-moi, Pansy, rétorqua froidement Hermione.
Elle poussa la porte menant à une vaste salle et y trouva la Dame du Lac, au sourire chaleureux, attablée, discutant avec sa femme. Deux sièges plus loin, leur fille aiguisait son épée. A la vue de la brune, elle afficha un air ennuyé. La guerrière en armure s'inclina profondément et salua respectueusement les personnes présentes.
- Vivianne, Morgane, Rose...
La blonde l'invita à ignorer le protocole et lui désigna un fauteuil.
- Hermione, quel plaisir de te revoir. Comment s'est passé ton voyage ?
- Mal... grogna la sorcière. La révolte gronde dans la moitié du pays. Les pécores ont l'idée saugrenue de revenir aux anciennes traditions et l'aide militaire de la province de Perguerie ne viendra pas. La Source est derrière tout ça, à n'en point douter.
Vivianne eut l'air songeur et Morgane sourit à la guerrière.
- Et comment as-tu géré le problème ? demanda la reine d'Avalon avec amusement.
- J'ai pris les pégus les plus remontés et je les ai passés au fil de l'épée. Quant à l'Administratrice de la province, je l'ai menacée en bonne et due forme.
- Hermione... Je t'ai déjà demandé d'être plus délicate, gronda gentiment Vivianne alors que Morgane éclatait de rire.
- Tu n'en tireras rien, c'est une barbare, se moqua Rose en posant son arme sur la table.
- Une barbare qui t'a sauvé la vie... siffla la générale.
- Ca suffit, rétorqua la Dame du Lac.
- Bien, m'man, murmura la jeune femme en baissant les yeux.
- Je vous ai obéi, ma reine. J'ai renoncé aux écartèlements, répondit Hermione dans un grognement. N'empêche, ça va pas tarder à nous péter au nez. L'Origine de toutes magies corrompt vos alliés les uns après les autres. Elle est bel et bien décidée à se débarrasser de vous.
- Je sais, répliqua doucement la Dame du Lac. Mais il n'est pas dit qu'elle réussisse.
La lame du sabre de la Dame du Lac percuta une fois de plus celle de l'épieu d'Aliénor dans une gerbe d'étincelles. La Française faiblissait de plus en plus sous les attaques physiques et magiques de Vivianne.
Du sang s'écoulait de son front, gênant sa vision, et ses sorts rataient de plus en plus leur cible. Le ricanement glacial de la blonde était comme un coup de poignard dans son coeur et la Sage déchue sentait sa fin proche.
- Ta route s'achève là, traitresse... siffla Vivianne en claquant des doigts, provoquant une déflagration qui passa à quelques millimètres de l'enchanteresse de soin. Sais-tu que c'est ici que l'enveloppe physique de la Source a disparu ? Elle a voulu nous précipiter dans l'océan...
- Elle s'appelait Hermione… grinça Aliénor alors que la Dame du Lac lançait un nouveau maléfice.
L'enchanteresse dévia de peu le sortilège et grimaça alors qu'une large entaille apparut sur sa paume droite. Elle recula d'un pas et son pied rencontra le bord de la falaise. Vivianne fonça sur elle à une vitesse vertigineuse et, tandis qu'un coup d'épaule la frappait en plein thorax pour la faire basculer dans le vide, une main sûre attrapa son cou pour le serrer puissamment.
- Je le sais mieux que toi, murmura la Dame du Lac tandis que ses doigts resserraient leur étreinte sur le cou gracile de la Sage. N'oublie jamais ce qu'elle était pour moi, alors qu'elle n'a été que de passage dans ta couche.
Aliénor déglutit, la respiration difficile, et ses mains se crispèrent sur l'avant-bras de Vivianne. Si la blonde la lâchait, elle ferait une chute vertigineuse de plusieurs dizaines de mètres pour s'écraser sur les rochers en contrebas. Et elle n'était pas en état de jeter un sort qui lui sauverait la vie.
- Je veux lire la peur dans tes yeux avant de te crever de mes propres mains, siffla Vivianne en serrant encore plus ses doigts autour du cou de l'enchanteresse qui hoqueta. Tu n'aurais jamais dû me défier.
« Culann, j'espère que tu ne te trompes pas… » songea la Sage.
La Française puisa dans ses dernières forces pour griffer jusqu'au sang Vivianne et appliqua durement sa propre plaie sur la blessure qu'elle venait d'infliger. Lorsque les deux liquides vermeil se mêlèrent, la Sage déchue eut un rictus qui inquiéta Vivianne.
- Qu'est-ce qui te fait sourire, garce ? tonna la blonde. C'est le fait d'avoir la même mort que la Source qui te met en joie ?
- Origine de toutes magies, Dame du Lac, je vous maudis, commença Aliénor d'une voix assurée.
Elle posa sa deuxième main sur la première et son pouvoir s'exprima en une vive lumière argentée qui entoura les deux combattantes.
Marylin s'immobilisa brusquement dans le couloir menant au fumoir, devenant soudainement pâle, et lâcha une exclamation de surprise. Merlin la bouscula par derrière et grogna en se frottant le nez.
- T'aurais pu prévenir, renâcla-t-il.
- Je peux savoir ce qui vous prend ? demanda Minerva, inquiète.
- Bon sang… murmura l'ancienne actrice d'une voix blanche.
« Merlin, Chaka, vous sentez ça ? » demanda-t-elle par télépathie.
« Ouais, la reine mère sort le grand jeu. Je ne sais pas ce qui se passe, mais elle envoie du lourd ! » fit le premier sage, admiratif.
« Elle est désespérée… Elle donne tout ce qu'elle a avant de succomber.» grogna le guerrier.
« Essaie-t-elle de gagner du temps pour que d'autres Conseillers s'enfuient ? » demanda le premier sage.
« Probable... Mais c'est peine perdue. Je pense que tous les autres vont soit mourir, soit retourner leur veste. » chuchota l'ancienne actrice.
- Je vous ai posé une question, il me semble, s'impatienta McGonagall.
- Aliénor... montre pour la dernière fois l'étendue de ses talents, répondit sombrement Marylin.
Vivianne voulait hurler son mécontentement, expédier cette traînée des dizaines de mètres plus bas pour qu'elle s'y fracasse le crâne, mais le maléfice d'Aliénor l'empêchait de se mouvoir. Son corps était devenu un bloc de marbre et ses membres refusaient de lui obéir.
- Je vous maudis ! Quand la Dernière atteindra l'âge de la maturité, elle partira en quête de votre destruction. Aidée de la Première, elle arrachera chaque bout de votre pitoyable existence de la terre des hommes. Et quand sonnera minuit du onzième jour du onzième mois, les chaînes se briseront, l'esclave de votre querelle se lèvera et vous anéantira. Je vous maudis, vous, égales en puissance et en cruauté. Je vous maudis !
Le pouvoir de la Sage gagna en intensité sur cette dernière phrase et pénétra le corps de la Dame du Lac, se glissant dans la plaie rougeoyante de son bras. La blonde se mit à crier de douleur, la magie de l'enchanteresse s'écoulant dans ses veines, la brûlant comme de l'acide.
La puissance de la Française devint un maelstrom incontrôlable, un vent violent qui balayait les falaises d'Avalon. Le regard froid et déterminé d'Aliénor était plongé dans les yeux assombris de son adversaire. Puis, la tempête se calma brusquement et la blonde retrouva la maîtrise de son corps.
- Qu'as-tu fait, garce ? hurla Vivianne, hystérique.
- Je viens de programmer la fin de ta misérable existence. Entends-tu les secondes qui s'égrènent ? Tic, tac... répondit la Française, un rictus narquois étirant ses lèvres.
- Ta magie est pathétique ! Ca ne marchera pas ! Je briserai ton enchantement ! s'exclama furieusement la Dame du Lac.
- Tu ne peux pas. Car il y a une forme de magie supérieure à toutes les autres... J'ai mis tout mon pouvoir dans ces quelques mots. Mon sortilège causera votre perte et tu ne pourras rien y faire.
La blonde resserra ses doigts tandis qu'Aliénor cherchait désespérément des bouffées d'air, l'oxygène commençant à lui manquer.
- Si tu me tues, la malédiction s'en trouvera renforcée, sourit difficilement l'enchanteresse.
- Je vais courir le risque...
De sa main libre, elle plongea son sabre dans l'abdomen de la Sage jusqu'à la garde et savoura la douleur qu'elle lut dans les pupilles dilatées de la Française. Puis, elle relâcha l'étreinte de ses doigts et le corps de l'ancienne reine tomba pour disparaître dans l'obscurité.
- Bon débarras, cracha Vivianne avant de tourner les talons. Rogue, emmène Yuki dans sa nouvelle chambre et assure-toi qu'elle reçoive son arme de Haute.
Elle rangea son sabre dont la lame était encore couverte de sang dans son fourreau et dévisagea les Conseillers qui approchaient craintivement.
- Cassandra… Tu es la voyante du lot, n'est-ce pas ? susurra la Dame du Lac. Approche et prédis-moi l'avenir.
La Sage croisa les bras et, sans prononcer un mot, défia du regard la blonde. Le sourire de Vivianne se fana et ses yeux devinrent noirs.
- Je vais t'aider à parler, fit-elle froidement en tendant sa main en direction de la Conseillère.
Une boule de feu apparut au creux de sa paume et Cassandra resta immobile, la tête haute.
« Aliénor, je vais suivre ton exemple… » se dit la Sage avec détermination.
Et elle savait que ce serait la dernière chose qu'elle ferait.
Marylin avait un air sombre qui ne lui ressemblait pas. Minerva ouvrit sans un mot la porte du fumoir et laissa passer les trois Sages avant de refermer derrière elle.
- Allez-vous enfin me dire ce qui se passe ? marmonna froidement l'Ecossaise.
- Vivianne est vivante. Elle a mis la main sur Avalon et vient d'assassiner Aliénor. Merlin, Chaka et moi-même sommes redevenus humains et...
Une boule se forma dans la gorge de l'ancienne actrice qui ne put finir sa phrase. Merlin lui tapota le dos dans un geste qu'il espérait réconfortant et Chaka, sans avoir demandé la permission à la Directrice, servit un verre de whisky à sa collègue.
- Que comptez-vous faire ? reprit doucement l'animagus.
- J'ai pas vu Culann avec l'autre dinde, fit le vieil enchanteur. Donc, il est pas forcément ami avec elle. On pourrait essayer de le retrouver.
- J'ai besoin de dormir, lâcha Chaka, renfrogné.
- Je vais vous faire préparer des chambres, fit McGonagall avant d'appeler un elfe de maison.
Elle donna quelques consignes à la petite créature qui acquiesça avant de disparaître dans un craquement sonore.
- Vous avez un plan ? Vous savez ce que Vivianne a en tête ? interrogea la Directrice de Poudlard.
- Je n'en sais rien. J'ignore ce que Vivianne a prévu et… c'est dans ces moments-là qu'Aliénor me manque. Elle aurait su quoi faire, répondit Marylin.
McGonagall grimaça, sa haine envers l'ancienne reine encore profondément ancrée en elle.
- Il va vous falloir apprendre à agir sans elle, lâcha-t-elle du bout des lèvres.
- La morue du lac va vouloir sûrement prendre la direction de la communauté sorcière. Son fantasme, s'il n'a pas changé, était d'asservir les moldus, expliqua Merlin. Perso, j'en ai d'autres bien plus réalisables.
- Je ne crois pas, non, répliqua sèchement Minerva en giflant prestement la main qui se dirigeait plus ou moins discrètement vers ses fesses.
La femme fut réveillée par la pluie qui martelait son visage et le froid qui pénétrait sa peau. Elle grimaça et se redressa péniblement, les poumons en feu, l'abdomen atrocement douloureux. Du sang suintait de sa blessure, respirer lui faisait mal, les odeurs l'incommodaient. Elle redécouvrait ce que c'était d'être humaine et c'était insupportable. Son corps n'était que souffrance, elle avait faim, elle était gelée, elle était épuisée. La pluie flagellait sa robe de sorcier et elle sursauta alors qu'un éclair déchirait la nuit sombre.
Elle se leva en chancelant, regardant autour d'elle, une main sur son ventre.
- Culann, je vais te tuer... marmonna-t-elle, reconnaissant l'endroit, un grand parc parfaitement entretenu. Me présenter ainsi devant elle... Quelle humiliation ! Tu aurais pu avoir l'obligeance de me soigner...
Elle ramassa de sa main libre un sac à dos qui gisait à ses pieds et se dirigea d'un pas mal assuré vers la vaste demeure, ses chaussures légères foulant l'herbe trempée. Elle finit par gagner le perron et tira de toutes ses forces sur la sonnette.
- Mais dépêchez-vous, bon sang... grogna-t-elle en s'adossant contre le mur. Sinon je vais laisser ma peau sur votre perron, Primate des Hautes-Terres.
Vivianne jeta un regard dégouté au cadavre de Cassandra qui ressemblait à un pantin désarticulé.
- Clément, Jacques, débarrassez-moi de ça, ordonna-t-elle d'un ton impérieux.
Les deux Conseillers s'inclinèrent devant la Dame du Lac et attrapèrent le corps de la Sage pour le balancer des falaises. Cassandra rejoindrait ainsi Ah Puch et Talleyrand qui avaient tenté de s'interposer entre la voyante et la Première Conseillère.
- Cette Cassandra... elle a refusé de me livrer les clés de l'avenir. Elle devait me cacher quelque chose, marmonna la blonde, pensive.
- Pour l'avoir pratiquée des millénaires, je vous garantis qu'elle était incapable de prédire le temps qu'il ferait le lendemain, alors qu'il pleuvait tous les jours sur Avalon, susurra Néfertiti. Croyez-moi, elle ne vous cachait rien.
- Regrettes-tu sa mort, Haute ? s'enquit doucereusement la Première Conseillère.
- Au contraire, je vous en suis reconnaissante, répondit l'ancienne reine d'Egypte avec un rictus.
Vivianne croisa les bras sous sa poitrine et soupira, exaspérée.
- Pourquoi la Source ne s'est-elle pas manifestée ? J'ai pris son île, j'ai tué ses fidèles ! cracha la Dame du Lac.
- Elle fait peu de cas de ses Conseillers. Il en a toujours été ainsi, répondit Severus qui revenait du château. J'en sais quelque chose...
- Excellente remarque, Rogue.
Elle sembla se calmer et inspira calmement.
- Nous allons mettre en place nos pions. Rogue, Mata-Hari, venez avec moi, j'ai besoin de vos compétences.
Les deux Conseillers s'inclinèrent respectueusement devant la Dame du Lac et la suivirent sous la pluie froide et abondante de l'île.
- Que ce jour annonce la défaite de la Source... murmura Vivianne. La malédiction d'Aliénor n'y fera rien. Ma volonté est plus puissante que son pathétique pouvoir.
- Qui ça peut bien être encore ? Mon manoir n'est pas un moulin, grommela Minerva avant d'ouvrir la porte d'entrée à la volée et de brandir sa baguette à hauteur d'homme.
Le regard vert émeraude de la Directrice de Poudlard se posa sur la visiteuse avec incrédulité.
- Bonsoir, Miss McGonagall. Dites-moi que Parkinson est toujours vautrée dans vos draps et qu'elle n'est pas encore endormie... hoqueta la femme.
- Vous… vous êtes censée être morte… balbutia l'animagus avant d'aider la femme blessée à marcher jusqu'à son salon.
- Ca a bien failli. Mais Vivianne n'est plus ce qu'elle était. Moins perfectionniste, trop sûre d'elle. C'est en soi une bonne nouvelle, grimaça Aliénor en compressant un peu plus sa blessure.
Pansy quitta brusquement le canapé pour laisser la place à l'enchanteresse de soin et sortit sa baguette de la manche de son tailleur. Elle aida la Directrice de Poudlard à étendre la Sage et commença un examen minutieux.
- C'est très moche, mais je vais te remettre sur pied, murmura la vert et argent en palpant la plaie.
- Toujours à tenter de ne pas tuer vos patients, Première Haute ? Médicomage ratée un jour... Vous connaissez la suite, rétorqua Aliénor, pince sans rire.
Bibine raviva les flammes de l'âtre et apporta une couverture à la blessée.
- Qui est-ce ? chuchota-t-elle à l'intention de sa compagne.
- Une vieille connaissance qui a décidé de venir rendre son dernier soupir chez moi, je ne sais pas encore pour quelles raisons, répondit Minerva, sentant la colère monter en elle.
- Je suis Rolanda Bibine, enchantée, se présenta la jeune retraitée. Et vous êtes…
- …ennuyée par votre présence, répondit froidement la quatrième Sage avec un regard dédaigneux pour la femme. Je n'ai pas de temps à perdre avec de simples sorciers. McGonagall, je ne pensais pas que vous tomberiez aussi bas. Passer d'Hermione à...ça, je ne vous félicite pas.
- Vous êtes ici en ma demeure. Je vous prie d'être aimable avec mes invités, menaça Minerva. Et surtout avec ma compagne.
Parkinson, continuant ses soins, souriait comme au jour de Noël. Si la Présidente des Conseils prenait en grippe Bibine, elle serait un allié de poids dans son projet de faire rompre les deux femmes.
Un bruit de cavalcade se fit entendre et Merlin, Chaka et Marylin déboulèrent dans la pièce.
- Aliénor ? Mais par quel miracle es-tu… commença Marylin.
- On s'en fout ! lança Merlin, réjoui. Vivianne n'a qu'à bien se tenir, on va lui faire un deuxième trou du cul !
Pansy devint blême et se retourna pour regarder Minerva.
- Viv... Vivianne ? bégaya la médicomage. La Vivianne ?
Merlin acquiesça gravement.
- Et que faites-vous là, vous trois ? Vous êtes pas sensés être sur Avalon ? poursuivit la médicomage en donnant un coup de baguette sur le ventre de la Présidente des Conseils.
- Avalon est tombée cette nuit, essayez de suivre un peu, siffla Aliénor.
- Et on va reprendre notre île par la force ! tempêta Chaka en faisant gonfler ses muscles.
Ginny et William ne savaient que dire. La situation les dépassait complètement et ils ignoraient qui était cette Vivianne qui semblait terroriser Parkinson.
- C'est refermé. Une bonne nuit de repos et tu seras comme neuve, marmonna Pansy à l'attention de l'enchanteresse de soin.
Aliénor se redressa difficilement dans le canapé, promena son regard sur les sorciers et s'arrêta sur l'Ecossais.
- Il a du potentiel... J'arriverai à faire quelque chose de lui. La rousse, un peu moins, mais elle pourra atteindre la condition de mage. Ca pourrait lui être utile afin de rester en vie.
Ses yeux perçant se posèrent sur Pansy qui se dandina, mal à l'aise, ayant l'impression d'être passée aux rayons X.
- Beaucoup de travail vous attend mais vous pouvez espérer un jour m'arriver à la cheville. Quant à vous, Primate des Hautes-Terres, si vous arrêtez de croire que vous êtes sortie de la cuisse de Jupiter, je pourrais faire de vous une enchanteresse hors pair.
- De quoi parlez-vous ? demanda Bibine, perdue.
La quatrième Sage roula des yeux.
- Rien à espérer d'elle, ce serait une perte de temps de lui enseigner ne serait-ce que la magie sans baguette. Première Haute, je vous suis. Miss McGonagall, quand vous aurez fini de jouer au docteur, rejoignez-nous au fumoir. La situation est délicate et j'ai besoin que vous en saisissiez les tenants et aboutissants. Vous deux, poursuivit-elle à l'intention de Ginny et William en se levant, vous pouvez venir si vous voulez participer au conflit qui se prépare.
Elle quitta dignement le salon, sans un regard en arrière, suivi par les trois Conseillers.
- Moi, si y'a de la baston, ça me tente, répondit l'Ecossais en se frottant les mains. Tu viens, chérie ?
- Evidemment. Sans moi, tu ne fais que des bêtises, soupira la rousse.
Et voilà le travail ! Ca vous a plu ?
Bises et passez un excellent week-end,
Bises,
Sygui et Link9
