Bonjour ! J'espère que vous allez bien, que vous soyez encore en cours ou bien en vacances comme moi. D'ailleurs, je ne me suis jamais autant ennuyé et je pars en vacances dans un bon bout de temps, alors franchement, je ne sais pas quoi faire de mes journées. Enfin, nous sommes vendredi et voici le chapitre trois. Bonne lecture !
RAR:
Jadounette : Tiens même toi tu adoptes ce surnom ahah. Merci de me le dire, car étant donner que je connais les films et chaque caractère des personnages par coeur vaut mieux que j'y arrive ! Et oui Jean et Alli se ressemble beaucoup dans un sens, mais elles sont aussi très différentes, tu verras. Kiss Jadounette :)
Disclaimer : Les personnages viennent de MARVEL -excepté le principal- et le corps de l'histoire est inspiré des films X2 et X3, les répliques des films seront en italique.
Chapitre 3 : Cadeau de bienvenue
Ce lit était extrêmement confortable et cependant, elle ne pouvait pas s'empêcher de tourner et se retourner encore à l'intérieur. Elle avait faim. C'était exaspérant de penser cela à cette heure tardive de la nuit, c'était certain, pourquoi elle ne s'était pas forcée à manger au repas cela l'aurait au moins aidé à dormir.
Elle entendait la respiration régulière de Malicia qui devait bien sommeiller. Alors elle poussa la couette au bout du lit à l'aide de ses pieds et se redressa. Sentant un courant d'air, elle rajusta son t-shirt noir, avant d'enfiler son cardigan marron. Elle s'empara de l'élastique posé sur sa table de chevet et rassembla ses longs cheveux emmêlés en un chignon négligé d'ou plusieurs mèches rouges s'échappaient. Ça faisait peine à voir.
— Pssss Malicia ! chuchota-t-elle.
Aucune réaction. Elle s'avança vers le lit de sa colocataire, fit de grands signes et tapota doucement le buste de la brune.
— Malicia !
Toujours aucune réaction. Aly se redressa et analysa longuement la situation avant de se rabaisser de crier :
— BOUH !
Encore et toujours, aucune réaction. Malicia avait le sommeil lourd, très lourd, plus que lourd. Aly, presque contente d'elle-même, quitta sa chambre à pas furtifs. Mais une fois dans le couloir, elle regretta vite ses gestes. Où était-ce foutu ascenseur ? Finalement, elle le trouva plus rapidement qu'elle ne l'aurait espéré.
Elle se retrouva vite au rez-de-chaussée et se dirigea -méfiante parce qu'elle avait peur de se perdre- vers la petite cuisine. En passant devant le grand salon elle entendit le bruit qu'émanait la télé en marche, un petit garçon la regardait en changeant les chaines d'un simple clignement de l'œil. Ce n'est pas étrange, se dit-elle, tu es pareille ce n'est pas étrange.
Elle entra dans la petite cuisine vide, il y avait un comptoir avec des tabourets en plein milieu, un immense frigo et beaucoup de placards. En fouillant un peu partout, elle trouva rapidement un pot de beurre de cacahuète ainsi qu'un paquet de brioches. Prenant place au comptoir, elle dévissa le bouchon du pot et à l'aide d'un couteau étala la pâte à tartiner sur une brioche qu'elle engouffra dans sa bouche sans aucune grâce.
Malheureusement pour elle au bout de sa troisième tartine, sa tranquillité fut perturbée par un jeune homme qui pénétra dans la pièce en claquant son Zippo. Elle tenta vainement de ne pas y prêter attention et se fit une quatrième tartine. Malgré la chaleur presque étouffante qui venait de faire irruption dans la pièce lorsqu'il était entré, Aly tenait fermé son cardigan contre la naissance de sa poitrine. Son t-shirt baillait fortement et il valait mieux pour elle de garder sa marchandise cachée.
Comme s'il allait te regarder de toute manière.
— Salut.. osa t-elle.
Il fallait faire bonne figure. La voix de Logan résonnait encore dans sa tête : arrête de regarder et de sourire aux gens de cette façon, on dirait un pauvre chat de gouttière à la recherche de nourriture. Alors elle afficha une moue peu intéressée. Au bout d'une minute n'ayant toujours pas de réponse, elle fut plus attirée par ses tartines de beurre de cacahuète.
John ouvrit le frigo et s'empara d'un soda avant de s'asseoir juste devant la jeune adolescente. Cette derrière soupira, elle n'aimait pas ce genre de situation gênante où on entendait l'autre mâcher ou boire d'une façon peu attrayante.
— Tu ferais mieux de ne pas en manger une autre où tu vas être plus grosse que tu ne l'es déjà.
Enterre-toi.
— Merci du conseil. fit-elle ironiquement en avalant sa tartine et en croquant dans une autre sans quitter le jeune homme du regard.
Ce dernier ne fit aucun mouvement, il ne répondit pas, et se contenta de la regarder comme si elle était la pire créature au monde. Il se leva but une dernière gorgée de son soda et laissa traîner la bouteille sur le rebord de l'évier. Abruti, pensa la jeune rousse.
Tout le monde gentil et généreux plus un, tout le monde arrogant et mauvais plus deux.
Elle allait adorer cet imbécile.
.
.
— Bonjour Aly.
La jeune adolescente se redressa sur le bord de son lit et grogna quelque mots incompréhensible.
— Sal..ut..Mali..cia.
Ta mère ne t'a pas appris à t'exprimer correctement ?
La brune esquissa un petit sourire et aida sa colocataire à se relever. Aly regarda l'horloge, il était 8h du matin et si elle avait bien écouté le Professeur hier les cours commençaient dans tout juste une demi-heure. Elle qui, se levait d'habitude assez tôt pour prendre un copieux petit-déjeuner et se préparer tranquillement sans avoir la pression du temps qu'elle prendrait au-dessus de sa tête, telle une épée de Damoclès.
Malicia haussa un sourcil et la regarda de haut en bas.
— Tu as mal dormi ?
— Disons que j'ai pris mon petit-déjeuner à 2h du matin. grommela t-elle.
— Je t'attends dépêche-toi.
— Je ne voudrais pas que tu sois en retard par ma faute.
— Sans moi tu ne trouverais même pas une seule salle de classe, Aly. rit-elle.
La jeune fille soupira, elle avait raison en effet. Alors elle se précipita sous la douche et en sorti au bout de dix minutes, elle entendit Malicia derrière la porte qui s'amusait à la chronométrer. Elle entoura son corps d'une petite serviette qui s'arrêtait juste à la limite du haut de ses cuisses et, encore trempée, elle démêla rapidement ses cheveux et fit un chignon qui ne ressemblait -encore une fois- pas à grand chose puis elle se brossa les dents en trois minutes cette fois-ci. Elle se sécha rapidement et se précipita vers la chambre, la serviette pendante autour du corps. Malicia rigola et se dirigea vers la porte en s'adossant dessus. Aly enfila un leggings noir, car c'était plus rapide à enfiler qu'un jean, un petit t-shirt noir puis un long pull en laine. Elle fourra ses pieds dans ses indémodables converses et sauta devant Malicia.
— Tiens on m'a demandé de te donner ça.
Malicia lui fourra les bouquins dont elle aurait besoin et quelque cahier pour écrire dans les bras. Elle en montra quatre et expliqua qu'Aly n'aurait besoin que d'eux pour aujourd'hui. Cette dernière posa les autres sur son lit et s'empara de son sac à main et le vida sur le lit. Elle mit les quatre bouquins et deux cahiers à l'intérieur et trouva rapidement un stylo dans ses affaires, elle prit son sac à son épaule et suivit Malicia à l'extérieur.
Les couloirs étaient plein d'élèves de tout âge. Elle entendait chuchoter autour d'elle, comme quoi elle était la nouvelle mutante de l'Institut. Comme quoi elle avait des cheveux étranges et qu'ils ne savaient pas s'ils devaient l'appeler "la rousse" ou "la rouge" et bien évidemment, ils trouvaient plus approprié de l'appeler "la rousse". Elle n'aimait pas cela, je ne suis pas rousse se disait-elle sans cesse. Comme quoi elle était mignonne selon quelque garçons, comme quoi elle était bizarre, car elle traînait avec Malicia selon quelque filles.
Elles arrivèrent toutes les deux devant une porte entrouverte qui renfermaient quelque élèves dont Bobby -qui fit un petit signe à Malicia- et l'addict des flammes. C'était une immense pièce aux grandes fenêtres. Décidément, cet immense château recevait bien la lumière du soleil, mais c'était beau, Aly aimait ça. Il y avait des plantes un peu partout et un grand tableau noir en plein milieu, devant des dizaines de tables occupées par les élèves.
— Bonjour Malicia. fit la voix tendre d'Ororo, elle pencha la tête et aperçu la jeune rousse. Aly, je t'attendais justement.
La jeune femme ordonna à Malicia de prendre une place et cette dernière s'assit à la table aux côtés d'IceBerg. Qui ne prêta plus attention à la rousse, mais s'empressa de demander de ses nouvelles à Macilia. Excepté ces deux-là, tous les élèves avaient le regard rivé vers le Professeur et la petite nouvelle. Mais Alli en sentait surtout pesant et presque insupportable, elle croisa le regard brûlant de l'addict aux flammes et reporta rapidement son attention sur Tornade qui avait posé sa main sur son épaule.
— Le Docteur Grey doit venir te chercher pour mettre certaine chose au point à propos de ta mutation et .. Tiens la voilà.
La porte s'ouvrit et le Docteur Grey entra en saluant tout le monde, qui eux, répondirent par un joyeux "Bonjour". Elle chuchota quelque mots à l'oreille de Tornade et cette dernière acquiesça et retourna à son cour sur la biologie. Aly suivit alors le Docteur à l'extérieur.
— Je suis désolé d'interrompre ton premier cours qui devait surement être très intéressent..
— Je déteste la biologie. grommela Aly.
— Tant mieux. rigola le Docteur Grey. Mais le Professeur Xavier à dû te parler des effets de ta mutation et je sens que tu brûles d'envie de le découvrir bien que tu en aies peur.
Aly fronça les sourcils, comment cette femme pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert ? C'était une sensation qu'elle ne supportait pas, à vrai dire, elle ne supportait pas grand chose. Dont la biologie.
— Je suis télé-kinésiste comme toi mais aussi télépathe c'est-à-dire que je peux lire dans tes pensées.
Tout s'explique désormais. Le Docteur l'emmena aux sous-sols de l'école. Aly n'en avait pas entendu parler ou que très peu. En effet, les sous-sols étaient une toute autres pairs de manche. Tout au fond, il y avait une porte ronde ornée d'un X. Aly leva les yeux au ciel, trop de rondeurs dans cette Institut se dit-elle. Des vêtements qui ressemblaient énormément à des combinaisons en cuir étaient entreposés derrière une grande vitre. Il y avait au moins quatre portes rondes qui cachaient d'autres secrets.
— Par ici.
Le Docteur Grey passa sa main devant une sorte de code digital et la porte coulissa. C'était une petite pièce vide, il y avait juste une table et deux armoires. La jeune femme avança vers la table et regarda l'une des deux armoires, les portes s'ouvrirent et plusieurs disques en pierre jaune lévitèrent jusqu'à la table et se déposèrent en deux rangés. Elle se tourna vers Aly et l'invita à s'avancer, ce qu'elle fit. Laissant tomber son sac sur le sol froid et métallique, elle écouta le Docteur Grey.
— Ce qui m'intéresse, c'est que ta mutation est identique à la mienne et pourtant tu peux faire des choses que moi-même je ne peux pas faire.
— Comme quoi ? s'empressa t-elle de demander
— Nous allons en rester aux principales si tu veux bien, tu le découvriras par toi-même.
Aly acquiesça sans broncher et remonta les manches de son pull tout en se frottant les mains d'excitation. Elle avait compris sa mutation, elle était capable de déplacer les objets par la pensée, mais selon le Professeur, elle était capable de plus. Mais de quoi ? Elle qui était peu patiente avait vraiment hâte de le découvrir. Sentant son excitation monter le Docteur Grey tenta de calmer ses ardeurs.
— Ce n'est pas un jeu Aly. Si le Professeur a bridé tes pouvoirs, c'est pour une bonne raison, tu ne les contrôles pas, ils te contrôlent.
— Bien apprenez-moi alors.
Jean Grey esquissa un petit sourire moqueur, c'était la première fois qu'elle avait à faire à une élève qui paraissait aussi enthousiaste à l'idée d'apprendre ses pouvoirs, mais qui pourtant cachait bien sa peur et sa confusion au fond d'elle-même.
— Concentre toi et vois sa trajectoire. fit-elle en faisait léviter l'un des disques avant de l'envoyer valser en pièce contre le mur.
Aly sentit l'adrénaline incontrôlable monter en elle et se retint de sautiller sur place telle une petite enfant de 6 ans. Elle se retourna vers les disques en pierre et se concentra, imaginant leurs trajectoires au fin fond de ses pensées. Tendant une main vers l'un d'entre eux, elle fronça les sourcils.
Et ça aurait pu être cliché d'y arriver du premier coup, elle était certaine qu'elle ne pouvait pas et pourtant un des disques trembla et s'éleva. Il était moins fixe que celui de Jean, mais pourtant, il virevoltait dans les airs en tremblotant. Aly sourit et le dirigea vers l'un des murs, il tomba alors en petits morceaux à côté du précédent.
— On ne s'arrête pas là. fit le Dr Grey en applaudissant.
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La jeune rousse entrouva les grandes portes de la cafétéria et passa doucement sa tête à travers, apercevant Bobby lui faisant des grands signes elle pénétra dans la salle et se dirigea vers lui. Il était de dos et cachait la personne devant lui, espérant de tout cœur que se soit Malicia, son expression changea radicalement en voyant que c'était l'addict des flammes.
Elle tira sur la chaise qui grinça contre le sol et s'affala dessus en déposant son sac sur la table puis s'amusa à enrouler la bandoulière en cuir autour de son doigt.
— Qu'est-ce que tu as fait de ta journée ? On ne t'a même pas vu ce midi ? demanda Bobby en fourrant plusieurs frites à la fois dans sa bouche.
Son regard se dirigea automatiquement vers les frites du glaçon sur pattes. Elle se demandait parfois si à la place du cerveau, elle n'avait pas un deuxième estomac, heureusement que son ventre ne grossissait pas à chaque fois qu'elle s'engouffrait un paquet de biscuits entier en l'espace de dix minutes. Merci la génétique lui répétait sa mère. Qui plus est, elle venait juste de manger en la compagnie du Docteur Grey, dans la petite cafétéria qui leur est réservée.
— J'ai passé la journée avec le Docteur Grey.
Clic Clac. Elle jeta un coup d'œil vers l'addict des flammes qui s'amusait avec son Zippo, tout en terminant les quelques frites présentes dans son assiette. Clic Clac. Elle ferma longuement les yeux et tenta de calmer les cliquetis qui se répétaient dans sa tête. Clic Clac.
— Ça t'as pris la journée ? s'étonna t-il.
Merci glaçon sur patte, tu lui sauves la vie.
Les cliquetis du Zippo qui s'ouvrait et se fermait semblaient bien moins bruyant maintenant qu'elle se concentrait sur la conversation que Bobby tentait d'engager.
— C'était comme une journée au zoo, le Docteur m'a expliqué quelle sorte d'animal je suis.
Elle lorgna désormais sur le dessert de Bobby, on ne savait pas à quel point une pomme pouvait être intéressante. Glaçon sur patte eut un petit rire qui couvrait une sorte de grognement moqueur de son ami qui ouvrait son Zippo. Il alluma la petite flamme et la contempla longuement, comme absorbé. À son tour Aly fixa la petite flamme avant qu'elle ne disparaisse brutalement sous le capuchon de métal.
— Et qu'est-ce qu'elle sait faire la nouvelle ? demanda t-il sur un ton arrogant.
Aly haussa un sourcil et le dévisagea. Maintenant en croisant son regard, elle pouvait presque y voir une façon de la regarder qui paraissait supérieur et tout autant arrogante que sa façon de parler.
Levant la main vers lui, elle agita rapidement les doigts et le Zippo de l'addict des flammes lui atterrit dans la main. Elle sentit le sourire de Bobby et pourtant, elle sentait aussi le regard noir du jeune brun. S'il avait pu avoir des revolvers à la place des yeux, la rousse serait morte sur le champ, au sol baignant dans son propre sang.
— Rend moi ça. cracha t-il.
Tentant d'ouvrir le Zippo à la manière du jeune garçon, elle manqua de se couper un doigt. Elle entendit le rire moqueur des deux jeunes mutants. Alors elle obtempéra -gardant le peu de dignité qu'il lui reste- et envoya le petit objet vers son propriétaire qui l'attrapa au vol.
Bobby s'empressa alors de changer l'ambiance :
— Oh tu es télé-kinésiste ! C'est intéressant.
— Et je peux faire d'autres choses mais ils n'arrêtent pas de me conseiller d'attendre... Je ne devrais même pas dire ça. fit-elle en pinçant les lèvres, hochant les épaules.
— Je me sens honoré alors.
— Épargnez-moi les détails.
Tout deux se tournèrent vers l'insupportable ami du Glaçon sur patte et le dévisagèrent. Ce dernier n'y fit que peu attention et continuait de trifouiller son cher Zippo. Aly posa alors ses mains sur la table et se releva, manquant de faire tomber la chaise qu'elle rattrapa de justesse.
— Je vais rejoindre Malicia, tu ne saurais pas où elle est ?
— Dans votre chambre il me semble.
Aly le remercia du regard et partit en direction de la porte, mais elle revint sur ses pas et se pencha au-dessus du brun.
— Je peux te prendre ta pomme ?
Bobby lui sourit et attrapa sa pomme. Tout en la serrant dans sa main qui semblait se geler, la pomme se transforma en un gros glaçon rond puis il la lui tendit. Aly leva les yeux au ciel en soupirant.
— Ce n'est pas très sympa.
— Cadeau de bienvenue. fit-il en souriant encore plus.
Aly le remercia en se demandant s'il lui arrivait parfois d'avoir d'horrible crampe douloureuse à force de sourire de cette façon légèrement débile. Elle entendit son nom derrière elle, ou plutôt un surnom par rapport à sa couleur de cheveux, mais elle ne se retourna pas pour autant. C'était une grande timide par moment, et venant juste d'arriver dans un domaine inconnue il en était tout à fait normal. Mais c'était aussi parce qu'au lieu d'entendre l'habituel "La rousse", pour la première fois, elle avait entendu "La rouge".
Et en effet, c'était plutôt étrange.
En entrant dans sa chambre, elle tomba sur Malicia, une serviette enroulée autour du corps et une sur sa tête. Sa mèche blanche tombait sur son visage et s'accordait parfaitement à la couleur de la serviette.
Alli s'excusa et la brune hocha les épaules en souriant pour guise de réponse. Elle déposa la pomme gelée -et désormais immangeable- sur la commode à côté des babioles de sa colocataire. Le bruit qu'elle fit ressemblait à un parpaing que l'on pose sur une planche en bois.
— C'est quoi ça ? demanda Malicia en montrant du doigt la pomme gelée.
— Cadeau de bienvenue de ton petit copain.
Malicia baissa les yeux, un sourire scotché aux lèvres et tentait vainement de cacher ses joues rosées. Alli la trouvait mignonne en cet instant. Et en cet instant, elle aurait presque aimé être à la place de Bobby et pouvoir atteindre chaque parcelle de la peau dénudée de la jeune brune, malgré qu'elle soit intouchable. Elle hocha la tête de gauche à droite, expulsant ses pensées salaces. Puis, Malicia n'approuverait surement pas que sa colocataire lorgne sur son corps de temps en temps.
Fais toi plaisir et imagine toi un plan à trois tant que tu y es.
En deux ou trois mouvements Malicia enfila sa chemise de nuit et alla étaler ses serviettes humides dans la salle de bain. Quant à sa voisine de lit, elle s'affala sur ce dernier et laissa tomber son sac dans un coin de la pièce.
Alli avait découvert énormément de chose sur ses capacités aujourd'hui et c'était étonnant qu'elle en ait d'autre qu'il fallait qu'elle "découvre" comme le Docteur Grey s'entêtait de lui répéter. Les disques de pierres jaunes avaient tous explosé sous la force de sa volonté et elle les avait débarrassés sans transpirer.
— C'est pas vraiment mon petit copain. fit Malicia, la voix drôlement faible.
Alli releva la tête en fronçant les sourcils avec une petite grimace et subit le rire moqueur de la brune face à la moue quelque peu affreuse qu'elle affichait. Face a son silence et à son regard interrogateur, elle répondit :
— Ce n'est pas facile quand tu veux être proche de quelqu'un et que ne peux même pas le toucher.
Elle regarda longuement ses mains et s'engouffra dans son lit en veillant à être entièrement couverte de la couette.
— Je suis désolé.
Malicia répondit par un grognement inaudible mais elle plongea néanmoins son regard dans celui océan de la jeune rousse et cette dernière y lut tout ce dont elle devait savoir. Puis elle s'empara de son horrible pyjama et se dirigea vers la salle de bains tout en souhaitant un "Bonne nuit" affectueux à la brune.
Merci d'avoir lu !
