Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter ni son univers, tout cela appartient à la grande JK Rowling.

Notes de début de chapitre : Bonjour, et voilà le chapitre 4 qui m'a pris pas mal de temps à être rédigé. J'espère juste être resté encore assez crédible dans ce chapitre, les événements changerons réellement au prochain chapitre. En attendant ici, on aura du Daphné, du Harry, du Rogue et toujours du Ron et Hermione. Bonne lecture à tous.

Réponse aux reviews anonymes: Merci à black jo, braled, Guest, dims et klaude pour leurs review.

Chapitre 4 : Février

Harry jeta rapidement un coup d'œil autour de la salle, et vit le regard rempli de haine sur le visage de Malfoy le fixait intensément. Sans y faire plus attention, il se retourna et regarda Greengrass, pendant un court laps de temps, il fut persuadé de voir un drôle de sourire orner son visage. Avait-il rêvé ? Quand elle redressa son visage, il croisa ses yeux gris-bleus qui semblait ne montrer aucune émotion. Secouant la tête il se leva et se dirigea à côté de sa nouvelle colocataire de potion durant tout ce mois et finit par dire :

« Greengrass »

Ce à quoi elle répondit tout simplement, sans aucune émotion dans la voix ni même sur le visage :

« Potter. »

Harry était assis sur l'une des tables de la Bibliothèque, Greengrass avait déjà insisté pour préparer le cours de Potions. Une journée à peine, et l'idée de Dumbledore lui paraissait encore plus saugrenue que lors de son annonce. Peut-être qu'après tout Ron avait raison, et cela serait pire que mieux. Les tensions avaient étés palpables durant l'ensemble du premier cours de Potion, et Harry sans savoir comment ni pourquoi c'était retrouvé avec une retenue le Samedi. Cela ne changerait jamais, Severus Rogue le détesterait toujours, quel qu'en soit le motif. Harry jeta un bref coup d'œil à sa montre, elle avait déjà dix minutes de retard. Soupirant, il se leva près à partir, pensant que Greengrass avait oublié leur « rendez-vous ». Bien décidé à ne pas attendre plus longtemps, il se mit en marche et sortit de la Bibliothèque, prenant la direction de la Salle commune de Gryffondor. Il aurait une discussion demain, avec Greengrass, pour savoir quel était son excuse pour cet absence. Après quelques minutes de marche, il arriva dans la salle commune et trouva aussitôt Ron et Hermione, dans les fauteuils autour de la cheminée. Il s'y dirigea et s'assit lourdement dans le fauteuil libre.

« Déjà de retour ? » lui demanda Hermione.

Harry se contenta de hausser les épaules et d'essayer de lancer un regard noir à Hermione pour la dissuader de lui poser d'autre question. Manque de chance, cela ne marcha pas, bien décidé à en savoir plus, elle se lança une nouvelle fois sur Harry :

« Qu'est ce qui s'est passé ? »

« Rien. »

« Ne nous mens pas. On te connaît. »

« Je ne mens pas. Il ne s'est rien passé. Elle n'est pas venue. » répondit-il dans un soupir de lassitude.

Il avais horreur qu'on lui dise qu'il était un menteur. Que ce soit chez ses amis ou chez une autre personne. Il avait remarqué que Ron, ne semblait également pas de bonne humeur, mais savoir ses problèmes ne rajouterait qu'une dose supplémentaire aux siens. Il ne lui restait donc qu'une chose à faire, d'un simple hochement de tête, il prit congé de ses amis, et se dirigea dans son dortoir. Bien décidé à prendre une bonne nuit de sommeil. Il se changea rapidement, avant de se glisser dans son lit et de tirer les rideaux, à peine eu-t-il fait le dernier geste qu'une idée lui vint. Il était curieux de savoir. Il sortit la carte du Maraudeur, que lui avaient si gentiment offert Fred et George, et tapa avec sa baguette dessus tout en marmonnant « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. ». Comme à chacune de ses utilisations, le plan détaillé de Poudlard se mit à apparaître.

« Bon, où étais-tu Greengrass ? » murmura-t-il assez faiblement, pour na pas être entendu par l'un de ses camarades de dortoir, s'il venait à apparaître sur le pas de la porte.

Activement, il se mit à la chercher, commençant par la Bibliothèque au cas où elle serait arrivé juste après son départ. Mais rien. Sachant où se trouvait la salle commune de Serpentard, il se mit à faire le chemin du retour avec ses yeux. Rencontrant de nombreux élèves qui cherchaient à rejoindre soit la salle commune de Serdaigle, soit celle de Serpentard. Mais aucun signe de Greengrass. Soupirant, il continua de descendre son regard et arriva dans les cachots, il ne put réprimander une mine de dégoût quand il tomba sur le nom de Severus Rogue, mais poursuivit son chemin, et tomba finalement sur l'étiquette Daphné Greengrass. Malheureusement, elle n'était pas seul, avec elle se trouvait avec Draco Malfoy, Crabbe, Goyle, et Parkinson. Soupirant il se mit à la maudire :

« Ne jamais faire confiance à un serpent. Pour une fois, c'était Ron qui avait raison et non Hermione. »

Soupirant, il tapota sur la carte à l'aide de sa baguette, et la rangea soigneusement dans sa valise, avant de rejoindre les bras de Morphée. Rêvant de mettre en place, une vengeance pour avoir fait confiance à Greengrass trop rapidement.

Le lendemain, Harry était de meilleure humeur et descendit dans la Grande Salle accompagné par Ron et Hermione, qui se chamaillaient à propos des devoirs à faire, comme à leur habitude. Décidant de ne donner raison à aucun de ses deux amis, il s'assit à la table et se servit un petit déjeuner assez copieux. Regardant d'un air amusé, Hermione faire la morale à Ron sur l'importance des cours et des devoirs, il ne put s'empêcher de sourire. Il fut sorti de sa torpeur, quand à sa grande surprise un hiboux s'arrêta devant lui, une lettre à la patte. Ses deux amis avaient arrêter de se prendre la tête, regardant perplexe tour à tour le hibou et Harry. D'un haussement d'épaule, signifiant je ne sais pas au regard interrogateur d'Hermione, il détacha la lettre, caressant brièvement le hibou et se mit à lire le morceau de parchemin.

Potter

Rendez vous après les cours au sommet de la tour d'Astronomie.

Greengrass

Harry regarda un long moment le morceau de parchemin d'un air perplexe, avant de le tendre à Ron qui essayait sans grand succès de lire le message par dessus l'épaule de son ami. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas Ron tendre le message à Hermione. Mais il fut vite rappelé quand il fut ramené sur terre par la voix de son amie :

« Tu comptes y aller ? » demanda-t-elle.

« Bien entendu que non, c'est un Serpentard ! Ça sens le piège à plein nez. » fit Ron, empêchant ainsi à Harry de répondre.

« Ron ! Je ne te parlais pas. Ensuite, je me suis déjà retrouver seul avec Daphné et il ne m'est rien arrivé. » s'exclama-t-elle.

« Depuis quand tu l'appel Daphné ? » répondit-il.

Harry décida de ne plus prêter attention à ses amis, les laissant se chamailler ensemble. Il ne put s'empêcher de jeter un bref coup d'œil à la table des verts et argents, et de voir Greengrass parler avec Davis. Cherchant Malfoy du regard il le trouva assis à l'opposé avec ses deux gardes du corps. Soupirant, il regarda ses amis, et vit le regard rouge pivoine de Ron et se décida à intervenir :

« J'irai. »

« Mais Harry... » commença Ron.

« J'ai la carte Ron, si je vois d'autre Serpentard aux alentours, je ferais demi-tour. »

Cet argument sembla faire réfléchir Ron, pendant un long moment, cherchant une faille dans celui-ci, n'en trouvant pas, il se contenta de dire :

« Très bien. »

Et il retourna dans son petit déjeuner, tandis qu'Hermione semblait avoir un sourire qui ne voulait pas disparaître. Secouant sa tête, devant les deux caractères qui opposaient ses amis, il se contenta de penser à ce que pouvait bien lui vouloir Greengrass, après son faux bond d'hier. La Grande Salle se vida progressivement, les élèves allant à leur premier cours de la journée.

Harry venait de terminer le dernier cours de sa journée, par un cours de Divination. Son crâne menaçait d'exploser, à entendre sans cesse son professeur lui prévoir sa mort imminente. Il écoutait d'une oreille distraite Ron se plaindre de la chaleur étouffante de cette classe, et essayer une énième fois de dissuader Harry allait rencontrer Greengrass. Arrivant en bas de la Tour, Harry regarda brièvement la carte du Maraudeur, et ne vit personne au sommet. Enfilant sa cape d'invisibilité.

« Ne t'inquiète pas Ron, je serais de retour bientôt. » fit-il à son ami qui regagna la salle commune d'un air morose.

Il monta les escaliers, et arriva au sommet de la tour. Le vent balaya ses cheveux, l'air frais lui faisait du bien. Faisant fuir son mal de tête. Il lui manquait son balai et il serais parti voler. Cette sensation lui manquait aujourd'hui. Il avait le besoin d'aérer sa tête, de pouvoir souffler un instant, et d'oublier cette journée. Il regarda la carte du Maraudeur, et vit Greengrass être au pied de la tour, seule. Il pouvait enlever sa cape, et regarda le paysage de Poudlard tranquillement, avec sérénité.

« Potter, tu es là. Pendant un instant j'ai cru que tu ne viendrais pas. » fit une voix dans la semi obscurité.

« Je me demande encore pourquoi j'ai accepté de venir, avec ce qu'il s'est passé hier. » répondit-il sans se retourner.

Il entendit un soupir provenant de la jeune fille, mais ne savait pas de quoi il s'agissait. Il ne voulais pas se retourner, pas encore.

« Tu n'es pas le centre du monde. J'ai eu un empêchement. »

« Un empêchement nommé Malfoy, je sais cela. »

« Depuis quand m'espionnes-tu Potter ? » cracha-t-elle avec hargne.

Il ne s'était pas encore retourner, mais il pouvait sentir la haine dans sa voix. Il secoua légèrement la tête, et reprit le cours de ses pensées, prenant son temps pour répondre.

« Peut-être depuis que tu m'as proposé un rendez-vous à la Bibliothèque pour travailler ? Rendez-vous auxquels tu n'as pas daigné te déplacé, je tiens à te rappeler. » fit-il d'une voix toujours calme.

« Tu n'avais pas d'amis pour passer à autre chose, Potter ? Mes affaires ne te concernent en aucun cas. » fit-elle sèchement.

« Elles me concerneront le temps que je dois faire équipe avec toi. » répondit-il, décidant de ne pas prendre en compte sa première remarque.

Si Harry avait pris la peine de se retourner, il aurait remarqué le visage fulminant de Greengrass.

« Mes affaires sont si importante pour intéresser le Grand Harry Potter. Excuse moi de ne pas l'avoir deviné. » cracha-t-elle.

Harry, cette fois se retourna brusquement, faisant sursauter de surprise la jeune fille. Il s'avança vers elle, mais ne s'arrêta pas, la dépassant et s'arrêtant au bord des escaliers avant de rajouter :

« Je vois que nous n'avons plus rien à nous dire. »

« Oh si Potter. Je tiens à te prévenir : Tu as intérêt à travailler, j'ai eu une éducation, et je ne tiens pas à me taper un Troll à cause de ta stupidité en Potion. » fit-elle visiblement vexé par le geste du Gryffondor.

Harry se retourna une nouvelle fois, son visage marquait un combat pour ne pas perdre son calme, il examina Greengrass assez rapidement, hocha les épaules et lui répondit :

« Que je travaille ou pas, qu'est ce que cela change ? Tu auras ton Optimal, et j'aurais mon Troll. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, Rogue me déteste. »

« Le Grand Harry Potter voit des choses partout. Rogue ne te déteste pas, il n'est pas comme ce lourdaud d'Hagrid. Il n'est pas à tes pieds. Tu es nul en Potion, cela s'arrête là. »

« N'insulte plus jamais Hagrid devant moi. Ron avait finalement raison, tu es comme Malfoy. » cracha-t-il avec hargne, et descendit les escaliers sans laisser le temps à Greengrass de répondre.

Daphné était resté au sommet de la Tour, encore choqué par la dernière phrase de Potter. Rien ne s'était passé comme prévu, elle s'était senti agressé et comme son père ne cessait de lui rappelait la meilleur défense c'est l'attaque. Peut-être y avait-elle été trop fort ? Soupirant, en pensant qu'elle avait peut-être gaspillé toute ses chances de pouvoir découvrir l'énigme Potter, elle descendit de la Tour et se dirigea en direction de la Salle Commune de Serpentard. Après tout, Tracey pourrait lui donner un ou deux conseils pour améliorer la situation.

Les jours passèrent et rien ne pouvait améliorer la mauvaise humeur d'Harry. Les cours de Potions étaient devenu un plus grand supplice que par le passé. Greengrass refusant de laisser Harry ne rien faire, et critiquant chacun de ces gestes. Pour une mauvaise coupure, Rogue en avait encore profité pour lui donner une heure de retenu. A ce moment là, il avait eu l'envie de donner un regard à la jeune fille qui signifiait « Je te l'avais bien dit. » Mais il s'était promis de ne pas faire le premier pas, le temps qu'elle ne se serais pas excuser sur les propos qu'elle avait tenu sur son ami. En parlant d'Hagrid, Harry avait décidé d'aller le voir avec Ron et Hermione après les cours. Le jugement de Buck venait d'avoir lieu, et le demi-géant aurait certainement envie d'en parler ou tout au pire envie de soutien. Justement, actuellement ils se dirigeaient dans le Parc, en direction de la cabane du garde chasse. Tapant à la porte ils entendirent les aboiements de Crockdur, et le raclement d'une chaise sur le sol, puis la porte s'ouvrit laissant apparaître Hagrid, la mine déconfite, les yeux rougies. Cela n'augurait rien de bon.

« Harry, Ron, Hermione que faîtes vous là ? » demanda-t-il.

« Hagrid, que s'est-il passé là bas ? » demanda timidement Hermione.

« Ouais, raconte nous ? » surenchérit Ron.

Harry entendit Hagrid renifler, signe d'une longue série de pleurs, se rapprochant d'Hagrid il lui tint le bras pour lui faire comprendre qu'il était avec lui. Comme ci ce geste l'avait motivé, leur professeur se mit à parler :

« Le conseil de discipline a décidé de me garder en tant que professeur... »

« C'est une bonne nouvelle ça. » s'exclama Ron, qui n'avait pas vu le regard noir lancé par Hermione.

« Mais ils ont décidé d'exécuter Buck.. » finit-il en larme.

« Il doit bien y avoir une solution. C'est injuste, c'est totalement de la faute de Malfoy. » s'écria Hermione.

« Malfoy.. Voilà le problème, ils ont tous peur de son père.. » fit Hagrid.

Le reste de la discussion toucha Malfoy, Ron se fit un plaisir de l'insulter par tout les noms, surnoms inimaginable. Ce qui améliora quelque peu l'humeur d'Hagrid. D'après ce qu'avais suivi Harry, l'exécution n'aurait pas lieu avant le mois de Mai. Cela laissait un peu de temps, pour trouver une faille dans le jugement, bien qu'en regardant Hermione, il savait que ce n'était pas possible. Cette nouvelle n'allait vraiment pas améliorer son humeur. Soupirant discrètement, il se mit à écouter d'une seule oreille, plongé dans ses pensées. Quand il entendit Ron et Hermione se lever, il se douta qu'ils prenaient congé et suivait ses amis, toujours en silence.

Le reste de la semaine se passa sans incident notable, il ne restait plus que deux heures de Potions et c'était le week-end à Pré au Lard, pour la Saint Valentin. Cette année, il n'y avait pas Lockhart pour avoir la brillante idée d'organiser un événement dans la Grande Salle, ce qui signifiait pas de message stupide. Il se dirigea vers la salle de classe qu'il redoutait le plus, toujours de mauvaise nouvelle l'attendait là bas et son humeur en prenait un coup à chaque fois. Il s'assit comme à son habitude depuis l'annonce au fond de la salle, attendant l'arrivée de Greengrass pour commencer à travailler. Elle arriva à son tour, et sans un mot sorti ses affaires, attendant le professeur Rogue.

« Qu'attendez vous pour commencer ? » demanda la voix froide de leur professeur.

Harry n'étant pas d'humeur à entendre les remarques du professeur à son sujet, se leva et se dirigea vers l'armoire d'ingrédients et pris tout le nécessaire de travail. Il s'installa et sans un mot, commença à couper les divers ingrédients. S'il avait fait attention, il aurait vu le regard perplexe que posait sur lui Greengrass. Au bout d'une heure, la potion fut réussi, Harry ayant préparé les ingrédients, laissant le soin à Greengrass de préparer la mixture qui demander beaucoup de concentration et de connaissance, chose qu'il savait ne pas avoir. Assez fier de lui, il s'adossa nonchalamment sur sa chaise, attendant la visite de Rogue, qui ne tarda pas à arriver. Pendant un long moment, il examina la potion sous tout les angles possible et inimaginable, cherchant la moindre erreur. Puis il finit par prendre la parole :

« Bon travail Miss Greengrass, comme d'habitude. 5 points pour Serpentard. Quand à vous Monsieur Potter je vous avais prévenu que je ne tolérait pas que vous vous attribuez les mérites du travail des autres. 5 Points seront donc retiré à Gryffondor. »

C'en était trop pour Harry. Sa semaine avait été un véritable enfer, et Rogue continuait son cinéma. Sans prêter attention à personne, sans se rendre compte qu'il était dans une salle de cours et non en privé avec le professeur, il lui répondit :

« Où avez vous la preuve que je n'es rien fait, Monsieur ? »

Le professeur qui avait déjà tourné les talons pour aller examiné la potion des autres groupes s'arrêta et se retourna en direction d'Harry. Son visage toujours impénétrable, il fit :

« Votre niveau en potion n'est pas assez bon pour en arriver à ce résultat. Et encore 5 point de moins pour votre insolence. »

« On se demande pourquoi mon niveau en est là. » marmonna Harry.

« Excusez moi Monsieur Potter, je n'ai pas entendu ce que vous avez dit. »

« Excusez moi, Monsieur. J'ai dit : On se demande pourquoi mon niveau en es là. » fit Harry, avec une colère non dissimulé dans la voix.

Un silence s'installa dans la salle, plus personne ne travaillait et tous regardaient soit avec joie, soit avec anxiété ce qu'allais répondre le Professeur. A côté d'Harry, Greengrass ne savait plus où se mettre, elle avait repensé à la conversation sur le sommet de la Tour d'Astronomie.

« Que je travaille ou pas, qu'est ce que cela change ? Tu auras ton Optimal, et j'aurais mon Troll. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, Rogue me déteste. »

« Le Grand Harry Potter voit des choses partout. Rogue ne te déteste pas, il n'est pas comme ce lourdaud d'Hagrid. Il n'est pas à tes pieds. Tu es nul en Potion, cela s'arrête là. »

Elle voulait intervenir, peut-être que Potter n'avait pas tord finalement. Mais son rang lui interdisait, défendre Potter serait mal vu dans sa maison. Et contredire un Professeur n'était pas dans son éducation. Résigné, il ne lui restait plus qu'à suivre la conversation entre son directeur de maison et le Golden boy de Gryffondor, en spectatrice.

« Monsieur Potter, si vous avez réellement travaillé, vous pouvez me dire quel est l'étape qui a précédé et permis à la potion de devenir rouge ? »

« Il fallait tourner dix fois dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, Professeur. »

« Voyons s'il ne s'agissait pas d'un coup de chance. Quelle est la propriété principale de cette Potion ? »

« Cette potion est utilisé chez les patients qui ressente des douleurs mineurs dans les muscles. » répondit-il sans aucune hésitation.

Le professeur Rogue fixa un instant Harry, le visage toujours indéchiffrable et repris :

« Pour finir, quels sont les effets de cette potion si elle est raté ? »

Daphné avait bougé dans son siège, cela n'avait pas été encore vu en classe, à moins que Potter est lu son manuel il ne trouverait pas la réponse. Elle jeta un coup d'œil et vit que Granger en était arrivé à la même conclusion qu'elle. Jetant un bref regard à Potter, elle vit son hésitation, confirmant son hypothèse : Il ne savait pas.

« Je ne sais pas, Monsieur. » répondit-il.

« Bien, voilà qui prouve que j'avais raison. Encore 5 points de moins pour Gryffondor. » commença-t-il avant de tourner les talons et de retourner à son bureau, laissant un Harry fulminant assis sur son siège, s'installant derrière son bureau, il reprit : « Et vu que vous ne connaissez pas les effets d'une potion raté, vous testerez la potion la moins réussi dans cette salle, Monsieur Potter. »

« Professeur, vous n'avez pas le droit ! Cela peut-être dangereux. » s'écria la voix d'Hermione.

Détournant le regard de Potter, Severus Rogue examina Hermione avant d'ajouter un sourire sur les lèvres :

« Miss Granger, je suis le professeur, vous êtes l'élève, ne l'oubliez pas. De nouveau 5 points retiré pour Gryffondor. Si vous ne voulez pas que votre ami teste la potion, espérez que toute la classe la réussisse convenablement. Et bien que je le souhaiterais, je ne laisserais rien qui pourrait tuer votre ami, me suis je bien fait comprendre ? » fit-il d'un ton autorisant aucune réplique, afin de mettre fin à la discussion.

Harry s'était tassé sur sa chaise, sa mauvaise humeur visible. Il avait vu le regard de Malfoy et savait qu'il allait tout faire pour rater sa potion, et le voir la tester. Il pourrait ensuite se pavaner dans Poudlard, fier d'avoir pu jouer avec Harry en cours de potions. Il n'avait pas regardé Greengrass du cours, et ne fut pas étonné qu'elle ne l'aide pas. Soupirant, il dit la seule chose qui lui passe par la tête :

« Merci de ton aide précieuse, Greengrass. »

Pour la première fois de sa vie, elle ne savait pas quoi répondre. Elle avait entendu le ton de Potter, mais il n'y avait aucun reproche dans sa voix, juste une constatation sans faille. Et elle devait l'admettre, il n'avait pas tord. Mais elle avait été réparti à Serpentard pour une raison. Et elle ne changerais pas pour Potter, elle se décida à regarder l'ensemble de la salle, et vit une chose qui l'a choqué plus que tout autre chose : l'ensemble des Gryffondor était concentré sur leur potion, même Londubat semblait déterminé à ne pas échouer. Par contre, elle vit beaucoup de Serpentard essayait de glisser un ou deux ingrédients en douce dans la potion pour la faire rater. Secouant la tête, elle savait que désormais il ne leur restait qu'à attendre.

Harry avait bien essayé de trouver quels étaient les effets d'une potion raté, mais les termes utilisé dans son manuel de potion le dépassé. Il avait toujours détesté cette matière, et par conséquent n'avais jamais réellement pris la peine d'ouvrir un Manuel, et encore moins de déchiffrer les termes utilisé en Potion. Il soupira, il n'avait d'autre choix que d'attendre.

« Maintenant que tout le monde a fini, voyons quel est la potion la moins aboutie. » fit Rogue d'une voix enjouée, ne présageant rien de bon.

Toute la salle vit le Professeur Rogue sa balader tranquillement entre les tables et examinait les Chaudrons à sa disposition. Ne faisant aucune remarque sur aucun contenu. Pour une fois, il ne grimaça pas devant la potion de Neville, ne félicita pas l'ensemble des Serpentard. Sa vendetta personnel contre Harry semblait avoir pris le dessus sur son manque d'impartialité. Puis Harry reçut un coup de coude dans les côtes, et se retourna. Il vit le visage de Greengrass à quelque centimètre de lui, et ne put s'empêcher de regarder ses lèvres. Secouant la tête, il murmura :

« Quoi Greengrass ? »

« Potter, tout d'abord je ne fais pas ça pour toi. Prends ça, c'est un bézoard que j'ai été prendre dans l'armoire une fois. Avale le, ça t'empêcheras de tomber empoissonner. » fit-elle.

Harry hésita un instant. Devait-il lui faire confiance ? Après tout ce qu'il s'était passé, elle aussi avait une raison de tenter quelque chose contre lui. Puis après tout, elle avait traîné avec Malfoy, qui pouvait lui dire que ce n'était pas l'une de ses idées pour se débarrasser de son rival ? Il n'arrivait pas à faire confiance, hormis à Ron et Hermione, alors pourquoi accepterait-il cela ? Puis il croisa le regard haineux de Rogue, et soupira. Tant qu'à finir empoissonné autant que ce le soit par Greengrass, juste pour voir la mine déconfite de Rogue à l'idée que ce n'est pas lui qui a été à la base de cela. Il sourit à cette pensée, et prit ce que lui tendait Greengrass, tout en murmurant :

« Je te préviens, si cela me fait quelque chose et que Madame Pomfresh me remet sur pied tu le regretteras Greengrass. »

« Il ne t'arrivera rien, Potter. Fais un peu confiance aux autres. » répliqua-t-elle.

« Bizarrement, tu serais l'une des dernières personnes à qui je ferais confiance. Après notre conversation de l'autre jour. Et le fait que tu traîne avec Malfoy, qui au passage doit autant me détester que Rogue. Mais aussi par le mystère de pourquoi tu m'aiderais ? Je pense avoir de bonnes raisons de ne pas te faire confiance. »

Il l'entendit soupirer, mais ne pas lui répondre. Il regarda le drôle d'ingrédient quel lui avait tendu, il avait déjà entendu Hermione lui en parlait mais ne savait plus ce qu'elle avait raconté. Intérieurement, il se jura de parler à son amie et de lui dire de parler moins, pour qu'il se rappel de tout. Voyant que Rogue lui tournait le dos, il mis le Bézoard dans sa bouche et l'avala difficilement. Il ne put s'empêcher de remarquer l'absence de goût, mais également l'absence de réaction sur son corps. Soupirant de soulagement, il regarda Rogue s'arrêter devant la potion de Dean et de Malfoy, et se retourner un grand sourire sur les lèvres dans sa direction. Il aurait dû se douter dès le début que Malfoy allait prendre un malin plaisir à saboter sa potion.

« Il me semble que Monsieur Thomas a fait pas mal d'erreur dans sa potion, et que vous devriez goûter celle là Monsieur Potter. »

Harry remarqua le regard de Dean dans sa direction, lui demandant pardon. Harry hocha discrètement la tête pour rassurer son compagnon de dortoir. Et se retourna vers Rogue, priant pour que l'ingrédient donné par Greengrass serait efficace. Il vit Rogue prendre une fiole dans le chaudron de Malfoy, et se dirigeait vers Harry. Ce dernier vit le regard apeuré de sa meilleure amie, et le regard rempli de fierté de Malfoy. A vrai dire, l'ensemble des Serpentard semblait attendre avec impatience le test de la potion, tandis que les Gryffondor avaient peur et aurait préféré entendre retentir la sonnerie et ainsi pouvoir sauver Harry de ce qu'il l'attendait.

« Tenez, Monsieur Potter. Nous allons voir ce que cela fait, et ainsi combler vos lacunes dans ma matière. »

Harry prit la fiole, sous le regard qui criait victoire de Rogue. Il regarda la couleur verte/orange à l'intérieur, très loin du rouge qui se trouvait dans son chaudron. Il porta la fiole, et ingurgita son contenu d'une seule traite. Puis attendit de voir les effets. Quelques instants plus tard, il remarqua que l'expression sur le visage de Rogue s'était transformé en fureur. Greengrass lui avait donc bien donné quelque chose d'efficace. Hochant les épaules, il regarda Rogue et dit :

« Je crois, Professeur, que la mixture ne me fait rien. J'en déduit donc qu'il n'y a aucun effet négatifs lorsque la potion est raté ? »

La remarque d'Harry énerva encore plus son professeur, lui faisant immédiatement regretté sa témérité. Cependant, il vit Rogue faire voltiger sa cape et retourner s'asseoir derrière son bureau et ensuite dire :

« Je ne sais pas encore comment vous avez fait ce tour, Potter. Mais croyez moi je le découvrirais. 5 points en moins pour Gryffondor pour votre chance insolente. Et je veux que tout le monde rédige 50 cm sur les effets qu'aurait dû produire cette potion sur Monsieur Potter. » commença-t-il. « Et avant que je n'oublie, encore 5 points en moins pour Gryffondor perdu par Monsieur Thomas pour avoir misérablement raté sa potion. Et maintenant Sortez. » finit-il.

L'ensemble de la classe ne se le fit pas dire deux fois, tout le monde se précipita dehors. Contrairement à d'habitude, Harry ne fut pas le premier à sortir, il entendit le raclement des chaises et profitant de bruit se pencha vers Greengrass et dit :

« Merci, mais je n'oublie rien. »

Il la vit le regarder, comme ci elle essayait de lire en lui, rangea ses plumes dans son sac avant de dire avec calme, et sans expression visible sur le visage :

« De rien, Potter. Nous sommes quitte dorénavant. »

Puis, il la regarda quitter la classe et rejoindre Davis qui l'attendait dehors, avant de réagir qu'il se trouvait désormais seul avec Rogue. Il prit son sac et se mit à courir pour sortir, et finit par rejoindre Hermione et Ron qui l'attendait un peu plus loin, par peur de se retrouver seul avec leur professeur. Il ne fut pas étonné quand Hermione l'agressa, et le regard de Ron qui lui disait silencieusement « Fallait s'en douter. » :

« Harry, comment tu as fait ? Tu aurais dû te retrouver endolori, avoir des nausées, et perdre connaissance. » s'exclama-t-elle avant de l'examiner de la tête au pied, en passant par le dos, comme si elle craignait que la potion agisse plus tard.

« Allons dans la Salle commune, je ne tiens pas à rester trop près de Rogue. Je vous expliquerais en chemin. » répondit-il.

Tout en prenant les divers escaliers, Harry leur raconta ce qui s'était passé durant les deux heures, n'omettant aucun détail. En passant par son travail sous le regard approbateur d'Hermione, par l'aide de Greengrass sous le regard scandalisé de Ron, sans omettre le Bézoard. Bien entendu les réactions furent totalement différentes chez ses amies.

« Elle avait un bézoard sur elle ? » demanda avec avidité Hermione.

« On s'en fou qu'elle avais un Bézoard. Tout cela est louche, c'est une Serpentard, elle n'agit jamais sans arrière pensée. Je me méfierait si j'étais toi. » fit de son côté Ron.

« Ron, arrête de dire des débilité. Elle a sauvé Harry grâce à ça. » s'exclama-t-elle.

« Justement, cela est encore plus louche. Tu connais beaucoup de gens qui se promène avec un Be-truc dans leur poche ? La seule personne qui aurait pu faire ça c'est Hagrid, et au cas où tu l'aurais oublié mais en première année il a trouvé quelqu'un se promenant avec un Dragon dans sa poche, et cette personne s'avérait être Tu-sais-qui. » répliqua-t-il.

Et à ce moment là, Harry décida de se désintéresser de la conversation, après tout ses amis étaient reparti pour se chamailler et savoir qui avait raison. Cela ne changerais décidément jamais. Arrivé à la salle commune, Harry regagna directement son dortoir, épuisé de sa journée.

Sortie à Pré au Lard. Harry soupira, l'ensemble de Poudlard semblait en effervescence, mélangé à cette sortie, la Saint Valentin. Cela donne un drôle de cocktail. Comme convenu, Harry laissa partir Ron et Hermione, leur souhaitant une bonne journée devant le Professeur McGonagall, et se dirigea vers la salle de Gryffondor. Arrivé au troisième étage, il sortie la carte du Maraudeur, et regarda si personne ne se trouvait dans les alentours, enfila sa cape et se glissa par le passage secret pour rejoindre ses amis près de chez Zonko. Sans aucun problème, il les retrouva et ils décidèrent d'aller visiter les endroits les moins fréquenté de Pré au Lard. En fin de journée, Ron décida d'aller près des trois balai, s'en suivit alors les moqueries d'Hermione et d'Harry à propos du faible de leur ami pour la serveuse Madame Rosmerta, et Harry supposa viser juste en voyant la prise de couleur des joues de Ron. Quand soudain son attention fut attiré par la voix de l'un de leur professeur :

« Bonjour, Rosmerta. »

« Bonjour, Minerva. Monsieur le Ministre. » fit-elle avec une drôle de révérence.

« Comment se porte votre commerce ? » demanda poliment le Ministre.

« Il se porterais beaucoup mieux si vous n'autorisiez pas les Détraqueurs à se promener autour de mon Auberge à la nuit tombée. » s'écria-t-elle, faisant tourner plusieurs têtes.

« Calmez vous Rosmerta. C'est une sécurité concernant Sirius Black. » murmura-t-il.

« Sirius Black ? Que viendrait-il faire à Pré au Lard ? » s'exclama-t-elle une nouvelle fois.

C'est à ce moment là qu'Harry se mit à écouter attentivement la conversation, caché sous sa cape d'invisibilité.

« Il chercherait Harry Potter. » murmura Cornélius Fudge.

« Harry Potter ? » questionna-t-elle, baissant un peu le ton de sa voix.

« Oui, Rosmerta. Il voudrait tuer Harry Potter. » murmura faiblement Minerva.

Harry écoutait et s'avança quand il les vit rentrer dans l'Auberge. Il avait vu la main de Rosmerta se plaquer sur sa bouche d'étonnement, et il savait très bien que la conversation n'était pas fini. Il était bien décidé à découvrir ce que tout le monde lui cachait avec tant d'ardeur. Sans prêter à ses amis, toujours assis sur le banc, il entra dans l'Auberge, et suivit le cortège jusque dans une petite salle privée. Cornélius Fudge se servit un whisky pur feu et s'installa dans le fauteuil tournant le dos à la cheminée. Hagrid s'était installé dans le coin opposé de la pièce, où rien de cassable ne se trouvait, tandis que Minerva et Rosmerta s'étaient installé dans le canapé deux places faisant face au Ministre.

« Expliquez moi, pourquoi Sirius Black voudrait tuer Harry Potter ? » demanda finalement la gérante de l'Auberge.

« Que savez vous de lui ? » demanda poliment le professeur de métamorphose.

« Il était toujours avec James Potter, Rémus Lupin, et un autre garçon. Une sacré bande de farceur d'ailleurs, je me rappellerais toujours leur joie de vivre quand ils arrivaient dans mon enseigne. Mais enfin, d'après ce qu'il se dit, il aurait été l'un des plus fervents partisans de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. » murmura-t-elle comme par peur d'être entendu.

« Exactement, et je dirais même plus. Sirius Black était le meilleur ami de James Potter à Poudlard. Jamais on n'en voyait un sans l'autre. » commença Minerva, laissant le temps à tous d'assimiler cette phrase. « A la sortie de Poudlard, lors du mariage entre Lily Potter et James Potter, Sirius Black était le témoin de James, c'est donc normal que James et Lily l'aient choisi en tant que Gardien du Secret. » finit-elle.

« Et le soir d'Halloween, c'est lui qui a livré son meilleur ami et sa femme à Vous-savez-qui. La suite de ses événements tragique tout le monde la connaît. Mais ceux que beaucoup ignore, c'est qu'il a été poursuivi par Peter Pettigrew, qui s'est sacrifié en l'honneur de ses amis. » surenchérit Fudge.

« Peter Pettigrew ? Le jeune garçon empoté qui suivait James et Black comme leurs ombres ? » demanda Rosmerta.

« Oui, et vous ne devinerez jamais la suite ? » commença Fudge. « Il ne s'est pas contenté de tuer Pettigrew, il la détruit. Sur les lieux du crime, avec le corps des douze moldus tués, seul un doigt a été retrouvé du corps de Pettigrew. Et Black était là, riant comme un fou. Imaginez quand le chef des Aurors a du ramener le doigt qui restait à la mère du défunt. Puis Sirius Black a été conduit à Azkaban où il est resté jusqu'à cet été. Ce qui l'a motivé à fuir aujourd'hui et non avant reste encore un mystère. » conclut le Ministre de la Magie.

Rosmerta était dans un état de choc à l'entente du triste sort qu'avait eu raison de la vie de Peter Pettigrew, tandis qu'Harry semblait entendre les voix de plus en plus loin. C'était donc ça qu'on lui cachait. On lui cachait le responsable de la mort de ses parents, le responsable de sa vie chez les Dursley ? Puis une bombe explosa à l'intérieur de lui quand il entendit la voix lointaine de Minerva s'élevait :

« Ce n'est pas le pire, Rosmerta. Il faut savoir que Sirius Black était et reste le parrain du jeune Harry Potter. »

Harry ne pouvait en entendre plus, et sortit aussi vite que possible de l'Auberge. Il avait besoin de prendre l'air, de souffler, de respirer, mais surtout de pleurer, de libérer la colère qu'il ressentait contre l'homme qui avait trahi ses parents. Il se mit à courir, à bousculer les gens sans prêter attention si oui ou non, sa cape le recouvrait encore. Il ne remarqua pas que Ron et Hermione lui couraient après, ni que Greengrass avait abandonné Davis quand elle avait vu les gens tomber tout seuls et suivre discrètement la personne qu'elle savait être caché sous une cape d'invisibilité. Harry s'arrêta soudainement, assis sur un rocher près de la Cabane Hurlante, et se mit à lâcher ses émotions, pleurer pour oublier la douleur de la trahison lui faisait un bien fou. Sans s'en rendre compte, il sentit quelqu'un retirer sa cape d'invisibilité et se retrouva en tête avec Hermione, Ron se situant légèrement en retrait. Mais les larmes continuaient de couler le long de sa joue, l'empêchant de voir que derrière Ron, cachait derrière un arbre se trouvait Daphné Greengrass, curieuse de savoir pour quel motif Potter pouvait pleurer.

« Que s'est-il passé ? » demanda la voix anxieuse mais douce et réconfortante d'Hermione.

Il ne répondit pas. Plongé dans les souvenirs de cette discussion. Pourquoi avait-il trahi ses amis ? Pourquoi avait-il décidé de vendre son âme à Voldemort ? Pourquoi avait-il fait ça ? Les larmes redoublèrent et tombèrent sur le sol.

« Raconte nous, Harry. Nous sommes tes amis. » fit la voix lointaine de Ron.

Puis soudainement, la digue qui semblait retenir sa colère et sa tristesse céda, explosa, et il put enfin mettre des mots sur ce qu'il ressentait.

« Il les a trahis. Il était leurs amis ! Sirius Black a trahi mes parents. Il est la cause de leur mort. » hurla Harry.

L'étonnement était visible sur le visage d'Hermione, le choc sur celui de Ron. Tandis que derrière son arbre Greengrass n'en revenait pas, il lui avait caché ça ? Même elle était au courant, sa famille en avait parlait une fois, juste avant la rentré lors de sa première année. Pourquoi lui avait-on caché quelque chose d'aussi important ? Cela faisait parti de son passé, de son histoire. Il avait le droit plus que quiconque de savoir cela. Elle pouvait sentir la colère qui émanait de lui, et comprenait pourquoi Malfoy en avait peur. Puis elle l'entendit hurler :

« Je le tuerais. Qu'il vienne me chercher, et ce jour là, je serais prêt. »

Il n'eut aucune réponse, Hermione continuait de serrer fortement son bras, tandis que Ron s'était approché de son ami et montrait sa présence dans cette épreuve. Daphné, elle, derrière son arbre avait pris une décision et s'y tiendrait.

Harry était d'une humeur exécrable, et ses amis ne l'aidaient pas à aller mieux. Il avait écouté au début, selon Ron le chat d'Hermione avait dévoré Croutard, tandis que selon Hermione le rat de Ron s'était juste échappé. Il se souvient du scandale qu'ils avaient commis dans la Grande Salle, visiblement décidé à laver leur linge salle en public. Depuis Harry voulait les éviter, la semaine avait passé lentement, et les disputes entre les deux continuaient inlassablement. Soupirant, il s'adossa contre son arbre préféré près du Lac, cela lui faisait du bien, il sentait le vent balayer ses cheveux et le calme qui l'entourait était reposant. Il ferma les yeux, chassant toutes les pensées néfaste qu'il avaient à l'esprit. Oubliant Sirius Black, les cours de Potions, l'amitié fragilisé entre ses deux amis. Il pensa à son premier Patronus réussit avec acharnement et grâce à tout les conseils que lui avait donné le professeur Lupin.

Il se trouvait, comme chaque Dimanche, dans la salle de cours du deuxième étages avec comme seul compagnie Rémus Lupin et une vieille armoire en face de lui. Cela faisait désormais six mois qu'il travaillait d'arrache pied sur ce sort, sans grande réussite jusqu'à maintenant. Mais il n'abandonnait pas, bien décidé à réussir et à ne plus avoir besoin de revivre la mort de ses parents. Il se mit à écouter les conseils avisé de son professeur, encore une fois, essayant d'assimiler du mieux qu'il pouvait ce qu'on lui enseignait :

« Harry, il faut que tu penses à un souvenir heureux, le plus fort que tu possède dans ton esprit. Penser à ton premier vol, ou à la répartition de Poudlard ne suffit pas. Je te laisse y réfléchir un moment avant de recommencer. Et mange ton morceau de chocolat. »

Harry, tout en mangeant son chocolat, essaya de se rappeler un souvenir heureux, fort et puissant. Puis une idée lui vint, peut-être que ça marcherait après tout. Il se redressa et regarda par la fenêtre, oui ça fallait le coup d'essayer.

« Professeur, j'ai peut-être un souvenir. » murmura-t-il.

« Le juge-t-il assez fort, Harry ? »

Harry se contenta d'hocher la tête en signe d'approbation, et fit face à l'armoire avec détermination. Il regardait l'armoire où se trouvait son pire cauchemar, attendant avec impatience que le professeur Lupin libère le Détraqueur. Puis l'armoire s'ouvrit, et l'épouvantard se transforma aussitôt en la pire crainte d'Harry, un sombre Détraqueur. Aussitôt les effets du monstre se firent ressentir, le froid, la peur et les souvenirs commençaient à émerger dans son esprit. Il secoua la tête, et essaya de se rappeler du souvenir qu'il avait sélectionné et il tenta le tout pour le tout en s'exclamant :

« Expecto Patronum. »

Rien ne sortit de sa baguette, mais il voyait encore ce souvenir dans son esprit, les cris de ses parents ne résonnaient pas dans sa tête, il leva sa baguette et ne pensa qu'à ce souvenir et hurla avec force cette fois :

« EXPECTO PATRONUM. »

A sa grande surprise, un gigantesque cerf sortit de sa baguette et fonça sur le Détraqueur, le faisant reculer jusqu'à l'armoire. Du coin de l'œil il put voir la fierté dans le regard de son professeur mais également l'étonnement. Puis tout s'arrêta, le Détraqueur était de retour dans l'armoire, et Harry se sentit faible. Aussitôt Rémus s'avança et lui tendit du chocolat avec un immense sourire sur les lèvres.

« Bravo, Harry. Vous savez, vous venez de vous élever au niveau de votre père et croyez moi ce n'est pas une mince affaire. »

Harry sourit faiblement, avant de prendre la parole :

« Vous connaissiez mon père, professeur ? »

« Il était l'un de mes amis à Poudlard, un sorcier particulièrement doué quand il ne décidait pas de courir après votre mère. » répondit-il, le sourire toujours présent sur son visage.

Harry sourit à la mention de ses parents, rare était les personnes qui acceptaient de lui en parler. Il avait une question à poser, mais ne pouvait s'y résoudre et secoua la tête, préférant finir son morceau de chocolat.

« Harry, puis je vous demander quelque chose ? » demanda soudainement son professeur.

« Oui, professeur ? »

« C'est très personnel, et je comprendrais que vous ne me répondiez pas. Quel souvenir avez vous utilisé ? Demanda-t-il.

Harry se perdit une nouvelle fois dans ses pensées, et se mit à réfléchir. Il avait du mal à se confier depuis son plus jeune âge, et pourrait-il le faire avec son professeur ? Il avait connu son père, sa mère, son hésitation s'évapora aussitôt.

« J'ai pensé à la seule fois, où j'ai réussi à me confier, à être moi. Sans que personne ne puisse intervenir, Professeur. » murmura-t-il, avant de relever la tête et croiser le regard de Lupin où il jura avoir vu l'espace d'un instant, une larme briller dans l'un de ses yeux.

Harry laissa ses yeux fermé, plongé dans la liberté d'être seul, de ne penser à rien. Bienheureux de pouvoir enfin souffler. Il avait finalement réussi à produire un Patronus, après tant de travail, d'heure et d'heure d'obstination. Il était fier de lui, fier du travail accompli. Quand une voix résonna à ses oreilles, et le fit redescendre sur terre :

« Potter. »

« Greengrass. » fit-il en gardant les yeux fermé, il aurait pu reconnaître sa voix parmi des milliers d'autre.

« Joli spectacle que nous ont offert tes deux amis ce midi. »

Harry hocha simplement la tête, il ne voulait pas jouer à parler avec elle, il voulait juste savoir pourquoi elle était là, et par conséquent ce qu'elle pouvait bien lui vouloir. Voyant qu'elle ne se décidait pas à parler, il se lança :

« Que viens tu faire ici ? »

« Si je te disais : passer du bon temps près d'un Lac en cette jolie journée de Février. Me croirais-tu ? »

« Sincèrement ? Non. »

« Tu n'as pas tord alors. Je préfère largement rester au chaud qu'être dehors, mais j'ai certaines choses à dire. »

Harry ouvrit ses yeux, et sonda un court instant Greengrass, que lui voulait-elle ? Pourquoi ne pouvait-elle pas aller directement au but, au lieu de tourner autour du pot pendant quatre heures ? Soupirant, il hocha la tête pour l'encourager à continuer, geste qu'elle remarqua puisqu'elle lui dit :

« Je viens m'excuser d'avoir pu insulter tes amis, et de ne pas m'être déplacer à la Bibliothèque, bien que je n'en suis pas responsable. » lâcha-t-elle.

Harry ne l'avait pas quitté des yeux et savait déjà quoi répondre :

« Tes excuses sont acceptés. » commença-t-il en voyant un mince sourire apparaître sur son visage, cependant il soupira et reprit : « Je sais à quel point cela est difficile pour un Sang Pur de s'excuser, j'en vois l'exemple tout les jours, Ron, Malfoy notamment. » continua-t-il, se dépêchant de rajouter quand il vit qu'elle allait le couper. « Oui, Ron aussi a eu une éducation, bien moins lourde que la votre, beaucoup plus souple. Mais il a sa fierté et s'excuser est dur également pour lui. Mais cela ne pardonne pas ce que tu as dit et fait, Greengrass, il faudra du temps pour que je digère cela. »

Il prit une pause, voyant le visage de Greengrass assimilé ce qu'il venait d'être dit puis reprit :

« Concernant, Malfoy, on a chacun nos secrets. Tu as tes amis, j'ai les miens. Parler avec toi me change les idées, mais tout s'arrête là. Tu es à Serpentard, je suis à Gryffondor, une amitié est impossible. Je ne regrette rien de ce que j'ai pu faire, et je te suis reconnaissant de m'avoir aidé en cours de Potions, mais même si je le voulais je ne pourrais pas être ton ami. Vois tu Harry Potter être ami avec un Serpentard ? Bien que je me moque de ce que pensent les gens, mais être pointé du doigt, être catalogué comme futur Seigneur des Ténèbres parce que je traînerais avec toi, ne m'aiderais pas. J'en suis navré. » souffla-t-il tout en se levant, et rajoutant : « Bonne fin d'après midi, Greengrass. »

Note de fin de chapitre : Et voilà, un nouveau chapitre terminé. J'en suis satisfait à vrai dire je juge le contenu assez fidèle à ce que je voulais et la longueur bonne, ni trop court, ni trop long, j'espère que vous le serez également. Je pars en vacances, donc je vous souhaite à tous de bonne vacances et à la rentrée.