plus de 6 ans après le début de la fic, voici la suite!

Comme le dit l'expression consacrée, mieux vaut tard que jamais...

Narcissa dormit peu cette nuit là car elle se leva en même temps que sa sœur et son beau frère, c'est à dire vers trois heure et vers sept heure trente. Mais une sorte d'excitation l'empêcha de ressentir la moindre fatigue avant l'après-midi qui suivit.

S'être échappée ainsi de chez elle et savoir qu'elle avait la moitié de sa famille à ses trousses lui inspirait à la fois angoisse et euphorie, elle l'avait fait!

Le lendemain matin, Androméda lui prêta des habits moldus afin qu'elle n'aie pas à remettre sa robe. C'est ainsi que vêtue d'un jean noir, d'une chemise à carreaux blancs-roses et d'une paire de souliers en cuir, Narcissa vit débarquer la bande de son cousin dans la maison au milieu de l'après-midi.

Potter en tête, Sirius bien-sûr, Lupin et Petigrow en dernier, ils avaient un an de moins que la jeune fille.

Avec la fatigue qui la rattrapait et le fait qu'elle prenne peu à peu conscience de la situation, Narcissa eut bien du mal à rire à leurs exubérances. Elle dut même, par moment, retenir les larmes d'angoisse et de lassitude qui menaçaient de perler.

Androméda avait remarqué son état et lui adressa plusieurs signes interrogateurs discrets. Ne parvenant pas à se défaire de son état et pour éviter d'avoir à tenir la vedette, Narcissa se rapprocha de Peter Pettigrow avec qui elle commenta les performances théâtrales de leurs trois acolytes, surtout celles de James et Sirius. Lupin tenait un rôle plus discret mais toujours capital. Il n'ouvrait la bouche que pour des phrases qui constituaient souvent la chute de pitreries savamment élaborées par les deux autres.

L'après-midi se déroula ainsi, sans heurts mais avec une tension de plus en plus pesante pour Narcissa. Elle fit un effort considérable pour se dérider lorsqu'Androméda sortit du frigider un magnifique Cheesecake, son dessert préféré.

Alors que Sirius le découpait méticuleusement, une lumière bleutée envahit soudain la salle à manger et plusieurs convives tirèrent précipitamment leur baguette, Narcissa la première.

Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'ils virent un magnifique oiseau lumineux se poser au milieu d'eux : un patronus.

- C'est Dumbledore ! S'écria Lupin avec soulagement.

Mais déjà, l'apparition parlait et Narcissa se tendit encore plus à ces paroles :

- Chère Androméda, je vous remercie de m'avoir prévenu si vite. Je viendrai dès ce soir discuter avec Narcissa.

Puis le phénix disparut par la fenêtre.

- Voilà les choses sérieuses qui commencent… Commenta sentencieusement James.

Narcissa sentit sa gorge se nouer tandis que sa sœur servait le cheesecake en tentant de cacher son inquiétude. A présent elle n'avait plus faim du tout et dut se forcer à avaler le gâteau dans un premier temps. Soudain, Peter Pettigrow décréta :

- On va rester là, si Narcissa veut retourner à Poudlard elle a besoin de personnes capables de la protéger. Nous devons être au courant de ce qui va se faire.

Tout le monde le regarda avec stupéfaction tandis qu'il rougissait lui-même de ses propres paroles. Jamais encore on ne l'avait entendu prendre ainsi l'initiative, encore moins les commandes du groupe. Lupin regarda Sirius qui répondit :

- Queudver a raison, nous devons rester.

Androméda regarda à son tour Ted, qui donna son assentiment. L'affaire semblait entendue :

- Nous verrons ce que Dumbledore décide, répondit-elle à tout le monde.

La conversation avait redonné des forces à Narcissa qui attaquait à présent son gâteau avec plus d'appétit. Elle parvint également à se mêler aux conversations et aux plaisanteries, riant même de l'imitation de Bellatrix hystérique réalisée par Sirius.

Dumbledore arriva après le repas du soir, posé mais plutôt grave. Il sourit au jeunes gens réunis dans le salon et accepta volontiers le thé au citron que lui servit Androméda.

- Bien, dit-il, nous sommes donc confrontés à un important problème de famille. Déclara pensivement le directeur tandis que Narcissa, angoissée, se rapprochait de Peter. Vous avez bien fait de m'envoyer ce message Androméda, sans quoi j'aurai désinscrit Narcissa sur ordre de votre père. Mais racontez moi en détail ce qui s'est passé hier.

Narcissa comprit que c'était à elle de parler. Un peu hésitante d'abord, elle commença son récit, prenant de l'assurance au fur et à mesure qu'elle parlait.

Lorsqu'elle eut achevé de parler, Androméda ajouta :

- Avec Ted nous avons décidé de prendre ma sœur en charge le temps qui sera nécessaire. Vous acceptez donc que Narcissa revienne à Poudlard finir sa septième année ?

- C'est évident de mon côté, mais un problème se pose d'ors et déjà.

Tout le monde se tendit. Qu'allait annoncer le vieil homme ?

- Une pétition circule actuellement auprès d'un grand nombre de familles, elles veulent vous éloigner de Poudlard Narcissa, par crainte que votre comportement n'influence d'autres jeunes filles. Je ne suis pas homme à céder à ce genre de chantage abject, mais votre sécurité est menacé, d'autant que vous partagez les dortoirs de Serpentard.

- Narcissa n'a qu'à changer de dortoir ! S'exclama Sirius. Dans la tour Griffondor elle sera en sécurité.

- Changer de dortoir implique changer de maison Sirius. Cela s'est rarement produit et c'est mal vu. Mais nous sommes dans un cas où la question se pose sérieusement.

Narcissa se mit à trembler à l'idée de devoir repasser sous le choixpeau, à 17 ans et en pleine année scolaire ! Quelle honte !

Mais déjà Dumbledore reprenait :

- Narcissa, vous devez faire un choix. Voulez-vous changer de maison ? Et si oui, pour aller dans laquelle ?

La jeune fille, pâle, regardait ses camarades, serait-elle digne de Griffondor ?

La question lui sembla soudain bien bête, elle venait d'affronter sa famille réunie pour éviter un mariage non désiré !

- Si l'on m'en estime digne, répondit-elle, je souhaiterais rejoindre la maison Griffondor.

- Et moi, marmonna Sirius, je viens de perdre mon exclusivité...