Et voici le 4ème chapitre ! Enjoy it =)
Rating : K+
4. Fâché à mort
Ce matin là, Merlin était encore plus pressé d'aller travailler qu'il ne l'était d'habitude.
Certes, Arthur était exigeant, râleur, égocentrique voire par moment insupportable... Bref, un « crétin royal » ou un « prince gâté » dans toute sa splendeur, comme il le nommait parfois d'ailleurs.
Mais en parallèle, le blond lui faisait confiance. Plus encore, il était son ami. Lorsqu'il avait besoin de conseils par rapport à certains problèmes auxquels il était confronté, il l'appelait. Ensemble, ils réfléchissaient et discutaient de ce qu'il y avait de mieux à faire.
Ca allait même au delà de ça. En effet, lorsque le prince allait mal, qu'il perdait confiance en lui ou qu'il doutait de ses capacités, il était capable de le rassurer. Il lui parlait alors du grand roi qu'il voyait en lui et de tout ce qu'il y avait de mieux en lui. Arthur l'écoutait et se laissait rassurer.
Et visiblement, Arthur aimait aussi sa compagnie puisqu'il lui demandait de rester le soir après son travail pour discuter avec lui de tout et de rien.
De son côté, Merlin adorait Arthur. Comme il l'avait si souvent prouvé, il était même prêt à mourir pour lui. Il savait qu'un jour, il serait quelqu'un de vraiment bien. Et puis il avait l'impression de le comprendre mieux que n'importe qui.
Enfin ça, c'était avant.
Parce que depuis quelques temps, ce n'était plus le cas. En particulier depuis hier. Ça avait commencé le matin lorsque le prince l'avait pris dans ses bras pour le réchauffer. Et le soir quand il avait caressé ses cheveux en prétextant qu'il y avait une poussière dedans. Ça ne ressemblait pas à Arthur de se comporter comme ça.
Mais le pire, c'était que ça lui plaisait.
Il aimait qu'Arthur le touche. Il avait senti de délicieux frissons le parcourir lorsqu'il avait passé la main dans ses cheveux. Lorsque le prince l'avait pris dans ses bras, une douce chaleur s'était répandue dans tout son corps. Et lorsqu'il avait commencé à lui frictionner le dos, c'était comme si une décharge électrique se propageait tout le long de sa colonne vertébrale.
Était-il possible qu'il aime Arthur ?
A vrai dire, ça ne le surprendrai pas. Ça expliquerait les paroles du dragon. « Vous êtes les deux faces d'une même pièce ». Merlin s'était souvent demandé ce que ça pouvait vouloir dire. S'il aimait le blond, ces paroles auraient un sens. Enfin en partie, car il doutait fort que le jeune Pendragon puisse être amoureux de lui. En fait, il avait plus l'impression que le blond jouait avec lui, et ça, ça ne lui plaisait pas du tout...
Comme d'habitude, Merlin pris du bois, puis il alla chercher le repas du prince. Il entra dans la chambre princière. Le blond l'attendait déjà. Il avait l'air d'être de fort méchante humeur.
« Merlin, Merlin, Merlin... En retard, comme d'habitude... Enfin, je m'y fais à force ! »
Le brun ne répondit rien. Il posa le plat sur la table. Au moment ou il retirait sa main du plateau, celle du blond effleura la sienne. Aussitôt une étrange chaleur l'envahit et son sang afflua à ses joues. Il sentit un frisson parcourir son échine. A présent il n'y avait plus aucun doute. Il était bien amoureux d'Arthur Pendragon. Ses yeux croisèrent ceux du prince tandis que leurs mains se séparaient. Puis il repris son travail habituel, à savoir nettoyer la chambre princière tout en écoutant sa liste de corvées journalières. Il soupira. Il lui semblait qu'il en avait encore plus que d'habitude. Arthur ne le ménageait pas en ce moment !
« Dis donc, Merlin, remues-toi un peu ! Le ménage ne va pas se faire tout seul !
- Oui sire.
- Et puis regarde, il y a encore des crottes de rat sous mon lit. C'est répugnant ! Trouves-moi cet animal au plus vite et fais le déguerpir.
- Oui, sire. »
Le prince renifla.
« Merlin, depuis quand n'as-tu pas pris de bain ?
- Heu... Depuis deux jours, sire.
- Tu devrais en prendre un aujourd'hui. C'est infect comme odeur ! »
Merlin se retint de lui envoyer une réplique cinglante. Arthur se comportait avec lui comme avant, lorsqu'il le considérait comme un simple valet. Cela le peinait. Mais il ne devait pas craquer, non surtout pas...
Cependant, lorsque le prince fit une énième remarque à propos de sa lenteur d'esprit et que juste après il se débrouilla pour que Merlin lui tombe dans les bras, le brun craqua.
« Ça suffit, sire ! J'en ai assez que vous me traitiez proportionnellement à votre humeur ! »
Le blond, qui ne s'attendait pas à ça, lui lança un regard stupéfait.
« Merlin... »
Le brun repris.
« Je suis votre serviteur, peut-être, mais je ne suis pas votre défouloir.
- Merlin...
- Et arrêtez de jouer avec moi. Me prendre dans vos bras, me caresser les cheveux, me frôler la main, me faire tomber dans vos bras... Mais pour qui vous prenez-vous pour me manipuler de la sorte ?
- Merlin, écoutes...
- Non ! Vous n'êtes qu'un crétin ! Moi qui pensais être votre ami... Il faut croire que je me suis trompé. »
Merlin tourna les talons et se dirigea vers la sortie, fâché, mais surtout blessé.
Arthur était abasourdi. Lui qui croyait que son plan marcherait, eh bien, c'était un échec complet ! C'était pourtant une bonne idée de se comporter comme d'habitude tout en multipliant subtilement les contacts physiques, non ? Ou alors peut être qu'il n'était pas très doué lorsqu'il s'agissait de jouer la comédie face à l'élu de son cœur...
Une voix souffla au prince de courir après Merlin et de lui parler avant qu'il ne soit trop tard. Arthur décida que c'était une excellente suggestion et il se lança à la poursuite du brun.
Il finit par arriver chez Gaius. Il frappa à la porte, mais le médecin était absent et le valet refusait de lui ouvrir. Arthur finit par enfoncer la porte. Il fit de même avec celle de la chambre du brun. Il essaya de s'expliquer, mais en vain. Merlin ne voulait rien entendre. A bout de nerfs, le blond se jeta sur son serviteur, le plaqua contre le mur et l'embrassa. C'était un baiser brutal et pourtant plein d'amour. Merlin en resta coi.
« Merlin, je ne joues pas avec toi. Si je me suis comporté ainsi, en fait c'est parce que... Je ne sais pas vraiment comment te dire ça... »
Le brun sentit son cœur s'accélérer. Était-il possible que.. ?
« Essayez toujours, sire. »
Le blond rosit.
« Eh bien, en réalité, j'ai pris conscience du fait que... Tu... Eh bien que tu me plaisais bien. En réalité, je... Je t'aime, Merlin. »
La dernière phrase n'avait été guère plus qu'un murmure, pourtant Merlin l'entendit aussi clairement que si le prince l'avait crié. Le blond repris :
« En fait, j'ai paniqué. Je ne savais pas trop comment me comporter. J'ai pensé que si j'agissais comme d'habitude tout en multipliant habilement les contacts physiques tu comprendrais mais... Il faut croire que j'ai échoué.
- Sire, vous n'avez pas vraiment échoué.
- Mais tu es fâché à présent... »
Merlin pris la main du prince et lui murmura :
« Je ne suis pas fâché, mon prince. Plus après ces explications, du moins.
- Alors tu ne m'en veux pas ?
- Non, sire. Je ne vous en veux pas. Vous savez... Vous me plaisez bien, à moi aussi. Enfin je veux dire... Je vous aime moi aussi... »
Arthur lui sourit, d'un de ces sourires plein de douceur et de tendresse qui promettaient tant de belles choses. Merlin se sentit fondre. Puis il ajouta pour taquiner le prince un « quand vous n'êtes pas un crétin royal ! » qui lui valut un coup de coude dans les côtes. Mais il savait que son aveu avait profondément touché le blond.
Arthur l'embrassa de nouveau.
Entre eux, c'était le début d'une idylle. Mais c'était aussi le début de bien plus que cela...
Et voila !
Un chapitre plus long que les autres (ce qui, je crois, n'est pas pour vous déplaire ;) ) mais aussi plus important. Ou l'on voit qu'effectivement Merlin réfléchit aussi et qu'Arthur est vraiment quelqu'un de bien :). J'espère que ce n'est pas trop mièvre ou trop OOC... J'ai essayé de respecter au maximum leur comportement même dans la scène des aveux (parce que Arthur à bien compris qu'il n'y avait que la vérité qui pouvait calmer Merlin)... J'espère ne pas avoir échoué.
A bientôt !
Bisous. Chu.
