Bonsoir, Bonjour à tous mes lecteurs ! Je reviens avec un nouveau chapitre et lève le voile sur les origines de Rose ;) Je précise que cette fiction est basée essentiellement sur la série ! Excusez pour les fautes d'orthographe qui m'ont échappé ! J'espère que ça vous plaira ! Bonne lecture !


Les deux individus se mettent alors en route. Rose sentait que la jeune fille lui cachait quelque chose. Celle-ci était encore toute tremblante, pour la rassurer, Rose engagea la conversion avec elle.

« - Vous vivez non loin du quartier où se trouve les Mousquetaires, commença Rose pour détendre l'atmosphère.

- Oui mais, nous ne sommes pas plus protéger, remarqua l'inconnue.

-Ils ont pour ordre de protéger le Roi et sa Cour, expliqua la jeune femme.

- C'est pour cela qu'ils vous ont engagé, c'est ça ? Demanda la jeune fille qui, à présent n'avait plus peur de parler.

- Mon histoire est compliquée, dit Rose.

- Nous sommes encore à dix minutes, indiqua la victime, qui commençait à être rassurée.

- Et bien, je viens de Cordes, en Occitanie. Je suis à Paris depuis seulement une année, il y a deux jours, j'ai été graciée par la Reine, relata Rose tout en évitant les flaques d'eau qui s'élargissaient de plus en plus au fur et à mesure qu'elle marchait.

- Quel crime aviez-vous commis ? Interrogea la jeune fille, interloquée de ce récit.

- J'ai tué deux hommes, avoua Rose. Ils voulaient me prendre de force, compléta-t-elle.

- Vous avez été courageuse ! S'exclama l'inconnue. Jamais je n'aurai pu faire cela, dit-elle.

- Quand votre instinct vous dicte ce que vous avez à faire, vous pouvez tout faire, assura-t-elle.

- Au fait, je ne me suis pas présentée, je suis Annabelle, annonça la jeune fille.

- Enchantez, je me nomme Rose, sympathisa-t-elle.

- Nous sommes arrivées, dit la plus jeune des deux femmes. »

Malgré la pénombre, Rose distinguait une charmante petite maison de ville. Elle était simple mais avait l'air bien entretenue enfin, de l'extérieur. Elles montèrent le petit escalier de bois pour accéder au palier de la porte. Annabelle s'avança alors et toqua sur la porte de bois. Le son résonnait dans le matériau qui devait être du chêne. Elles attendirent un moment dehors avant que celle-ci ne s'ouvrit. C'est une femme assez âgée que Rose découvrit. Celle-ci était en chemise de nuit, la femme avait de longs cheveux grisonnants ainsi que des traits marqués. Ses yeux, encore rougis par son sommeil interrompu, étaient enfoncés. Rose tourna alors la tête en direction d'Annabelle, celle-ci avait l'air terrifiée. En effet, Rose sentait que quelque chose n'allait pas. Elle ressentait un malaise de la part de la jeune fille, la vieille femme avait l'air sévère mais pas méchante. Rose décida au vue du malaise, de prendre la parole.

« - Bonsoir Madame, commença-t-elle en s'inclinant poliment.

- Bonsoir, dit-elle simplement.

- Je suis Rose, je veille à la sécurité des rues la nuit et, je vous ramène votre nièce. Elle a été attaquée par un voleur mais, elle va bien, raconta Rose sérieusement.

- Ah ! Je vous remercie ! Prenez ceci, fit-elle en lui tendant quelques pièces.

- Merci Madame, mais je ne puis accepter, répondit Rose, gênée. Vous devez en avoir plus besoin que moi, ajouta la jeune femme.

- Bon, très bien, concéda la vieille femme. En tous les cas, je vous remercie, je prierai pour vous, assura-t-elle. Allez viens Annabelle, tu vas attraper froid dehors ! Fit son interlocutrice en passant une main dans le dos de sa nièce.

- Bonne soirée, souhaita Rose.

- Oui, bonne soirée … s'empressa de prononcer la vieille femme avant de fermer la porte presque violemment. »

La jeune femme tourna alors les talons, elle était rassurée que sa première nuit de garde se soit déroulée sans grand incident. En la graciant, la Reine avait donné une seconde chance à Rose. Ce qui lui plaisait le plus c'était de regarder le ciel étoilé au fur et à mesure de sa ronde. Elles semblaient si lumineuses, si lointaines. A cette pensée, elle eut un profond soupir qui fit hausser ses épaules. Mais, un cri la fit sortir de ses rêveries. Elle eut à peine le temps de tourner la tête pour voir d'où provenait ce cri, qu'Annabelle était déjà sur le pas de la porte. La jeune fille avait été mise à la porte, à moitié découverte. Celle-ci était agenouillée sur le palier et sanglotait, choquée. Rose se précipita alors vers elle. Annabelle avait été frappée à plusieurs reprises. La jeune femme ôta son manteau pour la couvrir un peu. Un sentiment d'incompréhension traversait le visage de Rose, même si elle avait des doutes sur la sois disant tante de la jeune femme.

« - Annabelle, qui vous a fait cela ? Interrogea prestement Rose.

Mais, celle-ci ne répondait pas, évitant les yeux emplis de larmes, le regard de la jeune femme.

- Annabelle, regardez-moi, reprit-elle en soulevant le menton de la jeune fille en guise de réconfort.

- C'est … c'est … ma tante … réussit-elle à prononcer.

- C'est elle qui vous a fait ça ? Redemanda Rose en plissant le front.

- Oui, et mon oncle aussi … avoua Annabelle, honteuse.

- Ne vous inquiétez pas, venez avec moi, nous allons à l'Hôtel des Mousquetaires, affirma Rose en aidant la jeune fille à se relever.

- Non, je ne peux pas, paniqua son interlocutrice.

- On vous offrira un lit pour la nuit, avança la jeune femme. De plus, vous avez besoin que l'on nettoie vos blessures, compléta-t-elle.

- Bon, je vous suis, céda Annabelle qui avait fini par se calmer. »

Les deux femmes marchèrent une dizaine de minutes pour arriver à l'auberge. Rose se présenta alors aux gardes qui, la reconnurent tout de suite. Ils la firent alors passer, s'écartant au préalable. Rose et Annabelle se dirigèrent alors vers la chambre de Rose, elle décida pour y voir plus clair, d'allumer une bougie et, commanda à Annabelle de ne pas faire de bruit afin de ne pas réveiller les locataires des chambres. Elle la fit assoir sur le lit et, nettoya les blessures d'Annabelle avec un linge propre ce que la jeune fille apprécia.

« - Je vous laisse mon lit pour la nuit, fit-elle.

- Merci mais, où allez-vous dormir ? S'enquit Annabelle.

- Ne vous inquiétez pas pour moi, je m'arrangerai, dit-elle. Je vous souhaite une bonne nuit, conclut Rose.

- Pareillement, répondit Annabelle, encore déboussolée par les évènements. »

Rose quitta la jeune fille. Mais, une question vint à se poser : Où aller-t-elle dormir ? Elle eut alors une idée, elle toqua doucement à la porte d'Aramis. Celui-ci ouvrit alors la porte et découvrit Rose, une bougie à la main, épuisée par la veillée qu'elle venait de faire.

« - Rose, que faites-vous ici, vous ne devriez pas patrouiller à cette heure-ci ? Interrogea-t-il.

- C'est une longue histoire, précisa-t-elle avant de soupirer.

- Venez, entrez, racontez-moi, invita-t-il avant de refermer la porte derrière Rose.

- J'ai emmené ici une jeune fille, son nom est Annabelle, elle s'est faite agressée par un voleur dans une ruelle non loin d'ici. Je l'ai donc ramené chez elle, mais, il s'est avéré que, sa tante ainsi que son oncle la maltraite, dit-elle d'un trait. Je l'ai donc invité à passer la nuit ici, compléta-t-elle. Sauf, qu'il s'avère que j'ai dû lui céder mon lit et que, je n'ai pas de lit où dormir, ajouta Rose avant de sourire de toutes ses dents afin que sa demande soit acceptée plus facilement.

- Je peux vous laisser mon lit, proposa-t-il, tel un homme galant.

- Non, non, je peux dormir par terre, refusa la jeune femme, qui commençait à s'endormir sur place.

- Vous êtes exténuée, j'imagine que cela ne doit pas être facile, de ne pas dormir une partie de la nuit, prononça Aramis.

- Non, non je ne suis pas fatiguée, fit-elle en ouvrant les yeux.

- Vous dormirez dans mon lit, annonça le coureur de jupons.

- Nous pouvons dormir tous les deux dans le lit, ce serait mieux pour vous et pour moi. Mais, n'y voyez aucune invitation de quelque nature que ce soit de ma part. Je veux juste ne pas vous laisser dormir à même le sol, dit-elle d'une traite, gênée de la situation.

- Bon très bien, lâcha -t-il. »

Aramis se remit donc à sa place, il s'allongea à côté de la jeune femme qui, avait enlever ses bottes. Rose défit alors ses cheveux attachés négligemment en un chignon rapide. Aramis l'observait discrètement, il scrutait la chevelure châtain de Rose qui lui arrivait jusqu'aux reins. La jeune femme porta alors ses mains sous sa nuque afin de jeter ses cheveux derrière ses épaules. Puis, celle-ci posa sa tête sur l'oreiller. Le confort et la chaleur d'un lit était appréciable après une nuit comme celle-ci. En effet ces temps-ci, les températures avaient gravement chutées dans la capitale. Malgré plusieurs efforts, la jeune femme n'arrivait pas à dormir. Elle était troublée par l'homme qui était en ce moment même à ses côtés. C'est vrai qu'il était bel homme, courtois mais coureur de jupons. La jeune femme avait eu affaire à ce genre de libertin dans la maison close où elle avait travaillé. Seulement, ils n'étaient pas aussi courtois qu'Aramis, ils la traitaient parfois de catin, d'autres fois de putain et même de chienne. Elle n'aimait pas se remémorer cette partie de sa vie, son corps le faisait pour elle. Rose n'arrivait pas à trouver le sommeil, elle fermait les yeux, les ouvrait, tournait, se retournait. Aramis lui ne bougeait pas, mais, il pouvait sentir la jeune femme bouger à côté de lui. Il décida alors de lui adresser la parole afin de l'aider à s'endormir.

« - Vous n'arrivez pas à dormir à ce que je vois, commenta-t-il.

- Non, je n'y arrive pas, répondit Rose.

- Je voulais vous posez une question, commença Aramis.

- Et bien, je vous écoute, je ne suis pas prête de dormir de si tôt, fit-elle.

- Vous aviez dit être une ancienne catin, dit-il. Mais, vous ne m'avez pas raconté comment vous vous êtes échappée de votre maison close, entreprit-il de demander à l'intéressée.

- Et bien, c'est une longue histoire, prononça Rose. Je savais que mon patron avait une attirance pour moi, je l'ai alors poussé à m'embrasser et, j'en ai profité pour lui planter ma pique à chignon dans sa jugulaire, il est mort sur le coup, conta froidement la jeune femme.

- Vous êtes courageuse, Rose, la complimenta-t-il.

- Je me devais de l'être, cet homme me battait si je ne faisais pas assez de profit, répliqua-t-elle.

- Oui, je vois, fit-il, désolé de remuer ces sentiments douloureux en elle.

- J'ai hérité du caractère de ma mère. Elle était forte et ne se soumettait à personne, c'est pour cela que mon père l'a choisi, se souvint la jeune femme avant de bailler.

- Je dois vous avouer une chose, commença-t-il.

- Je vous écoutes, dit-elle en se demandant qu'est-ce qu'il allait bien dire.

- Tout à l'heure lorsque vous vous changiez, je me suis retourné un instant et, j'ai vu ce que cet homme vous a fait, avoua Aramis. C'est inacceptable, ajouta le mousquetaire.

- Vous savez, j'y étais habituée, répondit Rose sans détour.

- Je comprend mieux maintenant pourquoi vous prenez à cœur la protection des femmes dans les rues ainsi que chez elles, constata Aramis.

- Mes blessures ont guéri avec le temps, mais pas mon indignement lorsque je vois une femme se faire agresser en pleine rue et que personne ne bouge, démontra Rose avant de bailler à nouveau.

- Oui, nous, nous ne pouvons rien y faire, nous devons protéger le Roi ainsi que sa cour en priorité, dit-il.

- Le Roi ne se soucie guère des petites gens, prononça la jeune femme.

- Un jour, il changera, espéra-t-il.

- Espérons-le. Je vous ai raconté mon histoire, dites-moi la votre à présent, fit-elle comme si c'était un jeu.

- Et bien, je viens de la campagne parisienne, ma mère était boulangère, je n'ai pas connu mon père, relata le mousquetaire.

- Je suis désolé, rétorqua Rose.

- Ce n'est rien, rassura-t-il. Où vous a-t-on appris à vous battre ? Questionna Aramis.

- J'ai appris seule, durant mon temps libre. D'ailleurs, je préférais me battre contre des ennemis imaginaires que d'apprendre mes leçons ! Se remémora la jeune femme.

A cet aveu, l'homme eu un léger rire que Rose ne pouvait pas voir mais entendre.

- Je n'étais pas très appliqué non plus, dit-il. Je préférais aller séduire des jeunes filles que de me consacrer à apprendre mes prières, avoua Aramis.

- Alors, vous croyez en ce qu'il y a là-haut, intéressant, commença-t-elle.

- Oui, bien sûr, mais, j'ai une conception bien différente de la religion classique, expliqua-t-il.

- C'est-à-dire ? Demanda Rose, intéressée par ce qu'il allait dire.

- Je pense que Dieu ne nous abandonnera jamais, et que, les péchés n'existent pas, affirma l'homme.

- C'est une conception comme une autre, fit-elle.

- Si je puis vous demander, vous n'êtes pas chrétienne, c'est ça ? Sortit le mousquetaire, en ayant peur de froisser la jeune femme. Vous avez dit que le Roi voulait brûler les hérétiques à Cordes, vous en faisiez partie, n'est-ce pas ? Interrogea Aramis à voix basse.

- Je ne préfère pas m'exprimer sur ce sujet, contra-t-elle avec énervement.

- Rose, vous êtes en sécurité ici, vous pouvez vous exprimer sans détour, que ce soit sur votre présent ou passé, rassura le mousquetaire.

- Ne le dites à personne, sinon, je serai envoyée sur le bûcher ou décapitée, répondit Rose.

- Je vous le promet, prononça-t-il toujours à voix basse.

- Bien, ma mère était française, donc chrétienne mais, mon père lui était Juif. Ses parents et ses grands-parents ont subi l'exil toute leurs vies. Depuis toujours, les grands de ce monde veulent volés ce qui appartient aux Juifs. Lorsque j'étais petite, mon père m'a conté les longs voyages que son père avait entrepris. Ils fuyaient les Templiers, qui les brûlaient sous prétexte qu'ils ne croyaient pas en le même dieu. Mais, que ce soit Jésus ou Abraham, ce n'est que le nom qui change, c'est tout, raconta la jeune femme comme un conte qu'on raconter à un enfant afin qu'il s'endorme plus vite.

- Je suis navré d'avoir remuer ces souvenirs douloureux en vous, se désola Aramis.

- Ce n'est rien, c'était il y a longtemps, assura-t-elle. Maintenant, on nous laisse vivre à peu près paisiblement, ajouta Rose.

- Justement, des violences ont commencé il y a quelques jours seulement en pleine rue contre des Juifs qui voulaient trouvés asile à Paris, annonça-t-il.

- Vous voyez, nous ne sommes jamais tranquille, déplora la jeune femme.

- C'est bien cela le problème, dit-il, ne sachant plus quoi dire.

- Mes ancêtres venaient de ce qu'on l'on appelait autrefois la Judée, c'était un empire fort et prospère, jusqu'au jour où les Romains sont venus construire leur nouvel empire sur nos terres sacrées, relata la jeune femme.

- Oui, je vois, se contenta Aramis.

- Savez-vous que Jésus ainsi qu'Abraham sont nés sur la même terre ? Fit-elle savoir à son interlocuteur.

- Oui mais, peut de personne le savent ou en ont conscience, dit-il.

Il attendait sa réponse mais, la jeune femme avait sombré dans un profond sommeil, le laissant ainsi, dans une conversation inachevée. »