A Very Special Election

Bonsoir à tous, ou bonjour, parce que je doute que vous soyez sur ffnet à cette heure ci. Oui je sais, je devrais poster plus tôt, mais je fais partie des personnes à vivre la nuit, que voulez-vous Voilà rien que pour vous le quatrième chapitre de cette merveilleuse fanfiction, et sachez que le prochain chapitre arrivera demain ! Merci pour toutes vos reviews, auxquelles j'ai répondu ce dessous, je pensais pas en avoir autant alors qu'il n'y a que 3 chapitres de postés.

Sur ce je vous laisse lire tranquillement, je vais regarder l'île de la Tentation ( rah la honte je sais, mais c'est teeellement drôle XD )

Réponse aux reviews :

Ratoune : Moi ? Je traduis très bien ? Vraiment ? Merciiiiii, ça c'est du compliment La suite est là, rien que pour toi ( hum enfin, pour tous les autres aussi hein, vous vexez pas ) j'espère que ça te plaira ! Bisous bisous.

Missmalfoy33 : Merciiii Miss ! Je t'ai pas fait attendre trop longtemps j'espère ? En plus dans ce chapitre y'a plein de passages croustillants, alors j'espère que t'aimeras !

Et merci aussi à Dame Angelique Malfoy (décidément tu es là à chaque chapitre !), Myym, The lord of shadows et Drago-hermione. De gros bisous à vous, et bonne lecture !

A Very Special Election.

Chapitre 4 :

(Aujourd'hui)

Hermione se sentait beaucoup mieux au levé du jour. Oui, en effet. Elle marchait d'un bon pas et avait une toute nouvelle étincelle dans les yeux. Elle ne savait pas très bien ce qui était à l'origine de ce changement, peut-être le fait qu'elle ne détestait plus Draco Malfoy. Ne pas l'apprécier sans pour autant le haïr lui avait ôté un poids.

Elle tourna au coin d'un couloir du Ministère et fonça droit dans Harry. « Oh, Harry, bonjour. »

« Bonjour, mon ange. Waw, tu es vraiment jolie aujourd'hui, » dit Harry. Hermione lui sourit et baissa les yeux vers sa tenue. Une blouse bleue pervenche, une jupe crayon grise, des escarpins noirs, ses cheveux étaient lâchés, en gros rien de spécial.

« Qu'est-ce qui te fait dire ça ? » lui demanda-t-elle.

« Je ne sais pas, tu as l'air heureuse, et heureuse veut dire belle, enfin pour toi, » dit-il. « Et puis, cette tenue te va très bien. »

Hermione le prit dans ses bras et entendit de derrière elle, « Je suis d'accord, Potter. Mais je la trouve belle tous les jours. »

Hermione décida que son sourire ne quitterait pas son visage. Elle se tourna, toujours dans les bras de Harry, et dit à Malfoy, « Quelle surprise de te voir ici. Enfin, ce n'en est pas vraiment une, vu que tu as l'air d'être partout à la fois. » Elle refit face à Harry et dit, « Que fais-tu pour le déjeuner, mon magnifique ami ? Sur moi ? » ndlt : en gros « je t'invite ? » mais ça marchait pas avec la suite vous allez voir

Draco se pencha vers elle, posa son menton au creux de son épaule et alors qu'elle se tournait vers lui, il dit « Je pourrais manger sur toi à n'importe quel moment. Oh, et Potter a raison, tu es encore plus belle que d'habitude aujourd'hui, très jolie tenue. »

Elle voulait le dire. Elle voulait lui dire ' tu sais quoi Malfoy, je te déteste vraiment.' Mais elle avait décidé de ne plus se laisser aller comme ça. Et entendre Harry ricaner tout en retournant travailler n'aidait pas vraiment. Il lui dit, « On se voit au déjeuner, Hermione ! »

Draco était toujours tres proche de son dos. Elle se demanda que faire, ou quoi dire. Il brisa finalement le silence en disant, « As-tu reçu ton cadeau ? »

Elle se retourna et dit, « Mon cadeau ? »

« Je l'ai laissé à ton, voyons, ami intime, amoureux, escort-boy, gigolo, pseudo petit ami. » Avant qu'il ne puisse dire un autre synonyme, Hermione mit sa main devant sa bouche, pour le faire taire.

Elle abaissa sa main et dit, « J'ai compris, tu l'as donné à Anthony. Très bien. Au revoir, Draco. »

Elle commença à traverser le couloir mais il l'attrapa par le coude. « Pourquoi m'appelles-tu Draco ? »

Elle le regarda étrangement et lui répondit, « C'est ton prénom. Tu es sûr que tout va bien aujourd'hui ? »

« Je connais mon prénom, mais tu ne m'appelles jamais Draco. Ca me rend nerveux, et je ne suis pas sûr d'aimer ça. » dit-il en se renfrognant. Cela la fit sourire. Un sourire presque malveillant. Il ajouta, « Hey, ton petit sourire pourrait presque rivaliser avec le mien. Tu aimes le fait que ça me perturbe que tu m'appelles Draco. La prochaine fois, tu vas carrément m'avouer que tu ne me détestes plus. »

« Et bien, en fait, » commença-t-elle.

Il fronça les sourcils et la poussa dans la salle la plus proche. Il s'agissait d'un placard à balais. Il ferma la porte et lui dit, « N'essaye même pas de dire que tu ne me détestes plus ! »

« Si j'avais su que ne plus te haïr te mettrait si mal à l'aise, je l'aurais fait il y a longtemps. Mais ne t'inquiete pas, je ne t'aime toujours pas. J'ai même pour toi une aversion immense. J'ai décidé de ne plus te détester hier soir dans mon lit. »

Draco, l'enfoiré, lui fit un sourire malicieux et fit un pas en avant. « Tu étais dans ton lit et tu pensais à moi ? Tes mains étaient-elles au dessus ou en dessous des couvertures ? »

« Tu n'es qu'un pervers, et ce n'est pas ce que tu crois. J'ai juste décidé que te haïr était une perte de temps, et je ne veux rien perdre à cause de toi, pas même mon temps. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai du travail. Pousse toi, Malfoy. »

« Draco » corrigea-t-il.

« Je préfère retourner à Malfoy » dit-elle.

Il lui sourit, sa bouche s'étirant que d'un seul coté, « Draco. Dites le avec moi, Miss Granger. Draco. Il faut bouger la bouche comme ça. » Il prononça lentement son prénom, sa bouche formant à la fin un petit 'o'. Son visage était presque collé au sien.

Hermione se sentait extrêmement mal à l'aise. « S'il te plaît, écarte toi de mon chemin, » dit-elle.

« Tu me diras si mon cadeau t'a plu. Je serai à mon bureau, » dit-il. Il ouvrit la porte, et juste devant eux se tenaient une journaliste et un photographe de la Gazette du Sorcier.

Et bien entendu, Hermione, qui regardait ses vêtements en réajustant sa jupe ( se demandant encore une fois ce que Draco et Harry lui trouvaient de particulier aujourd'hui), releva la tête pile au moment où le reporter prenait la photo.

Draco sourit et mit son bras autour de ses épaules. « Prenez-en une autre, c'est mon meilleur profil. » dit-il au photographe, qui s'exécuta. Il se tourna vers Hermione et lui dit, « Ne t'en fais pas pour tes vêtements, tu les as remis à l'endroit. »

Hermione était enragée. Elle le repoussa et la journaliste dit, « Vous aviez une réunion privée, ou y a-t-il quelque chose que les électeurs devraient savoir ? »

« Nos vies privées ne les regardent pas. »

Hermione eut envie de vomir.

Elle les poussa tous les trois, et s'en alla vers son bureau.

Elle vit un paquet en papier marron, avec un nœud autour. Ca devait être son 'cadeau'. Elle l'ouvrit et cria ! Elle courra jusqu'au bureau d'Anthony. Il était au beau milieu d'une réunion avec deux autres membres de sa campagne. Elle jeta le paquet sur son bureau et demanda, « Qu'est-ce que c'est que ça ? »

« Les directives pour ton débat avec Draco Malfoy. C'est organisé par la Gazette du Sorcier, et aura lieu dans deux jours, » dit-il calmement. Il reprit sa discussion avec les deux autres sorciers présents. Hermione mit ses mains sur son bureau en un claquement sonore. Il la regarda droit dans les yeux.

« Je lui ai dit que je ne ferai pas ce débat ! » lui hurla-t-elle dessus.

« Et bien, je lui ai dit que tu le ferais. C'est important. Tu veux gagner, n'est-ce pas Hermione ? Et bien cela nous aidera, je veux dire, t'aidera à le faire. Tu sais très bien que tu n'en feras qu'une bouchée. Pourquoi es-tu si inquiète ? »

« Messieurs, veuillez nous laisser seuls un moment, s'il vous plaît, » demanda la brunette. Ils s'en allèrent, et Hermione reprit, « Anthony, tu vois bien qu'il a décidé des conditions. Il va utiliser ça contre moi. Regarde, il vient juste de mettre un photographe et une journaliste devant un placard à balai, et lorsqu'on en est sortis, ils ont cru que nous étions en train de nous bécoter. »

Anthony se mit à rire, et la rejoignit de l'autre côté du bureau. « Tu me trompes, Hermione ? Un placard à balai. Et dire que tu ne me laisses même pas te peloter dans la cuisine. »

« Anthony ! » dit-elle, le frappant légèrement sur l'épaule. Elle rigola et reprit, « Je suis sérieuse ; Je ne veux pas le faire. »

« Trop tard, c'est dans deux jours, et notre équipe bosse déjà sur les réponses que tu devras donner aux journalistes. Tu devrais écrire ton discours. Tiens toi prête. Je suis très occupé aujourd'hui, alors je ne peux pas aller déjeuner. » Dit-il, l'abandonnant.

« Je comptais déjeuner avec Harry, de toute façon. » Elle sortit de son bureau. Anthony avait intérêt à avoir raison. Elle éspera que ce débat tourne en sa faveur, ou elle le ferait regretter à Anthony Goldstein et Draco Malfoy.

Elle retourna à son propre bureau et commença à lire les papiers présents dans le paquet. Puis elle se rappela à quel point elle avait été proche de Draco dans le placard à balais. Cela lui rappelait ce qu'il s'était passé juste après la remise de diplômes. Il ne s'en souvenait probablement pas, vu qu'il ne se rappelait même plus de l'histoire du discours.

Elle posa sa tête sur son bureau et ferma les yeux, essayant de ne surtout pas se remémorer ce souvenir, mais n'y parvenant pas.

(Flash-back)

Draco venait de proposer à Hermione de venir se soûler avec lui. Lorsqu'elle lui demanda pourquoi elle ferait ça, alors qu'il venait de lui faire manquer son discours, et que soit dit en passant, elle le détestait, il dit, « Je sais, et pour répondre à ta question pourquoi est-ce que je voudrais que tu te joignes à moi et bien, je voulais que tu te joignes à moi parce que je t'aime. Vraiment. » Hermione releva la tête vers lui soudainement, mais il était déjà parti.

Elle se leva et se tint debout dans l'allée, essayant de reprendre ses esprits. Pourquoi lui dirait-il qu'il l'aimait ? Ils n'étaient même pas amis. Ils ne se voyaient presque jamais. Il était juste soûl, c'était tout ce qu'il était.

Elle décida de ne pas retourner à l'intérieur de la salle, pas encore. Elle devait réfléchir, sans oublier qu'elle regrettait d'avoir laissé tomber son discours pour lui. Hermione n'était pas certaine que Draco soit vraiment la personne à blâmer. L'ancien Serpentard ne l'avait pas forcée à l'aider. C'était de sa faute à elle. Elle se demanda si la cérémonie était déjà terminée. Elle venait juste de décider de retourner à l'intérieur, lorsqu'elle vit Draco remonter l'allée.

Elle leva les yeux vers lui, et il s'appuya contre le mur. Devrait-elle lui parler ? Devrait-elle le frapper ? Devrait-elle l'aider à rentrer chez lui ? Elle ne savait plus quoi faire. Il la regarda, d'un air presque las. Puis il dit, « Tu me détestes vraiment, Granger ? »

« Oh Draco, » dit-elle. « Rentre chez toi dessoûler, s'il te plait. » Elle ouvrit la porte et entra dans la salle pour sauver ce qu'il restait de sa remise de diplômes.

La cérémonie était terminée. Elle descendit de la scène, et se dirigea vers sa famille et ses amis qui l'attendaient. Ils la bombardèrent de questions, et elle finit par simplement leur dire qu'elle ne se sentait pas bien, et que c'était la raison pour laquelle elle n'avait pas fait son discours. Anthony lui tendit son diplôme. Elle lui sourit et le remercia. Elle se sentait extrêmement triste, mais elle n'y pouvait plus rien.

Tout le groupe alla manger au restaurant, sur le compte d'Anthony, bien entendu. Il adorait montrer qu'il avait de l'argent. Ils se rendirent dans un restaurant sorcier réputé, au cœur du Chemin de Traverse. Il y avait beaucoup de diplômés, célébrant eux aussi leur diplôme enfin acquit. Hermione commença à se sentir un peu mieux.

Ses parents lui donnèrent un trousseau de clés comme cadeau, appartenant non seulement à sa nouvelle voiture, mais également à une petite maison. Elle sautilla de joie sur son siège, avant de les embrasser. Harry et Ron lui avaient acheté tout plein de livres sur le Droit Magique, ce qui la fit largement sourire.

Les Weasley lui offrirent une photo du Terrier, avec toute la famille postée devant, elle incluse. Cela la toucha tellement qu'elle en pleura presque. Il ne restait plus qu'Anthony. Il lui offrit une paire de boucles d'oreilles en diamant. Hermione en resta sans voix. Ils continuèrent à fêter l'évènement, le champagne coulant à flot. Elle s'excusa, devant aller aux toilettes. En revenant à sa table, elle remarqua Draco Malfoy, installé à une table dans le coin, avec ses parents. Ils étaient en train de dîner. Bien que Draco vienne de recevoir son diplôme, aucun d'eux n'avait l'air particulièrement heureux. Hermione ne put s'en empêcher, elle devait y aller, et elle ne savait pas pourquoi.

Elle rassembla tout son courage, en bonne Gryffondor qu'elle était, et fit son chemin vers la table des Malfoy. Draco la remarqua le premier. Il se redressa sur son siège. Mrs. Malfoy leva les yeux vers elle ensuite, suivie par le regard fixe de son mari.

« Mrs. Malfoy, Mr. Malfoy, Bonjour. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, mais je suis Hermione Granger, et j'ai reçu mon diplôme avec Draco aujourd'hui,' dit-elle, le rythme de ses battements de cœurs s'emballant de plus en plus.

Mr. Malfoy se leva, et lui serra la main. « Bien sûr que nous nous souvenons de vous, Miss Granger. Félicitations, vous êtes majore de votre promotion, je crois ? Votre famille doit être si fière de vous. Nous aurions aimé être présents aujourd'hui, mais Draco ne nous a pas informé de la date de la cérémonie. Nous l'avons appris à la dernière minute. »

Hermione trouva cette information troublante, et elle était curieuse de savoir ce qui avait poussé Draco à faire ça. Elle dit, « Et bien, j'étais ravie de vous revoir. Au revoir. » Elle planta son regard dans celui de Draco. Il avait l'air énervé.

Elle marcha vers les toilettes, bien qu'elle en revienne à peine. Il la rattrapa, l'attira dans les toilettes des hommes, et verrouilla la porte.

« Je peux savoir ce qui t'a pris, Granger ? » lui demanda-t-il.

« Pour être honnête, je voulais juste m'assurer que tu allais bien, » dit-elle, sincèrement. « Pourquoi ne les as-tu pas prévenus pour la cérémonie ? »

« Ca ne m'est pas vraiment venu à l'esprit, » répondit-il, tout à coup ennuyé.

« Est-ce que tu es sobre cette fois ? » demanda-t-elle.

« Aussi sobre que toi, j'imagine, » dit-il. « On dirait que tu as reçu beaucoup de cadeaux aujourd'hui. J'ai vu ton petit ami te donner une petite boîte noire. Le mariage approche ? »

Elle ne put se retenir de rire, et dit, « Grand dieu, non, on vient juste de recevoir notre diplôme. On a toute la vie devant nous. Il faut déjà qu'on se pose, qu'on trouve un travail, tu vois. Non, pas de mariage, pas encore. Il s'agissait juste de boucles d'oreilles en diamant. »

« Je peux les voir ? » demanda-t-il. Elles étaient dans son sac, alors Hermione les en sortit et les lui montra.

Il ouvrit la petite boîte, et toucha les diamants. Elles avaient l'air plutôt chères. Il avait toujours détesté ce Serdaigle de Goldstein. Draco les lui rendit, et dit, « si tu étais ma petite amie, je t'aurais offert des perles grises et des saphirs. Si tu étais ma petite amie. »

« J'aime bien celles-là, elles sont jolies. » Elle regarda encore une fois les boucles d'oreilles, puis les remit dans son sac. Lorsqu'elle releva la tête, Draco se trouvait juste en face d'elle.

« Elles ne le sont pas tellement, comparées à toi, Granger. » dit-il en souriant.

Elle le fixa. Sa bouche s'ouvrit légèrement, mais elle ne savait pas quoi dire. D'abord il lui disait qu'il l'aimait, et maintenant il lui disait plus où moins qu'il la trouvait jolie.

« Je dois y aller, » dit Hermione, détournant le regard vers la porte fermée.

« Est-ce que tu m'autorises à te donner ton cadeau, d'abord ? » demanda-t-il.

« Tu as déjà essayé, avec la rose, et ça a plutôt mal tourné. » dit-elle. Elle s'avança vers la porte.

« Pourquoi es-tu comme ça, Granger ? » dit-il, répétant ce qu'elle lui avait dit une fois.

« Comment suis-je ? » demanda-t-elle. Sa voix était emplie de curiosité, pas de colère.

« Tu me rends… Je ne sais pas. Ca n'a pas d'importance, tu me détestes, » dit-il. « Peu importe, laisse moi t'offrir ton cadeau maintenant. »

Alors qu'Hermione était appuyée contre la porte, il s'approcha jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres d'elle. Il chercha quelque chose dans sa poche. Elle baissa les yeux vers sa main. Il sortit son poing fermé de sa veste. Elle continuait à la fixer, attentivement. Il l'amena devant son visage. Elle était en pleine admiration. Draco mit son poing juste en dessous du nez de la jeune fille, et se pencha pour être aussi près que possible, sans la toucher. Il ouvrit sa main lentement, ses doigts se défaisant millimètre par millimètre. Elle se rapprocha. Il en fit de même. Finalement, il ouvrit sa main, et la plaça doucement sur sa joue, la tira vers lui, et l'embrassa tout aussi doucement sur les lèvres. Les lèvres du blond étaient douches et chaudes contre celles d'Hermione. Leur pression dura quelques secondes, puis disparut. Elle posa le bout de ses doigts sur ses lèvres. Elle ne pouvait plus respirer, encore moins parler.

Draco lui sourit. C'était peut-être la première fois qu'elle le voyait sourire véritablement. Il ouvrit la porte, contre laquelle Hermione était toujours appuyée, et elle dû se déplacer pour le laisser sortir. Il partit rejoindre sa table, et elle s'appuya à nouveau contre la porte des toilettes pour hommes, mortifiée et choquée au-delà du possible.

(Aujourd'hui)

Hermione se demanda s'il se souvenait de ce baiser. Apparemment c'était son cas. C'était il y a si longtemps. Si il ne se rappelait pas avoir gâché sa remise de diplômes, il devait sûrement avoir oublié cet incident. Ca ne devait probablement pas être un grand évènement de sa vie. Ce n'était qu'un petit et innocent baiser, rien de spécial. Maintenant qu'elle y réfléchissait, elle se rendit compte qu'elle n'y avait presque jamais repensé.

Elle détestait Draco Malfoy. Elle baissa la tête, ayant une soudaine envie de pleurer. Et elle ne savait même pas pourquoi.

Plus tard dans cette même journée, alors que la plupart des employés du Ministère étaient rentrés chez eux, Hermione Granger se trouvait encore dans son bureau. Elle s'était minutieusement lancée dans l'étude de tout le paquet, qui contenait le plan et les directives du débat. Elle avait commencé son discours, et travaillé la liste de questions et réponses que son équipe lui avait donné. Elle était épuisée. Elle était stressée. Elle ne voulait pas participer à de débat. Peut-être devrait-elle abandonner, et laisser Malfoy gagner cette foutue élection.

Hermione marchait jusqu'à la sortie du Ministère, lorsqu'elle vit, par Merlin, Draco Malfoy dans le lobby, en train de parler à un groupe de journalistes. Que fichait-il ici ? Il ne travaillait pas au Ministère ! Elle tourna les talons, dans l'espoir de regagner les ascenseurs quand il dit, « Et voilà ma rivale ! » Hermione se retourna lentement, alors que le flot de journaliste se dirigeait droit vers elle. Elle n'eut d'autre choix que de s'avancer vers eux.

Les reporters commencèrent à poser des questions sur débat. Draco répondit à la majorité des questions. Ils posèrent des questions à Hermione, à propos du don qu'elle avait fait à Sainte Mangouste. Ils lui demandèrent notamment si elle l'avait fait pour copier Draco. Il la regarda et lui fit un sourire machiavélique. Il se demandait comment elle allait répondre à cette question.

« C'est une cause très importante, et peu importe qui en a eu l'idée le premier, les orphelins de la Guerre bénéficieront de ce don, » dit-elle de façon diplomate.

'Waw, elle est douée' pensa Draco.

« Et qu'avez-vous à dire sur le fait que vous ayez été trouvée avec M. Malfoy dans un placard à balais aujourd'hui, en train de faire des choses inappropriées ? » demanda la journaliste qui les avait surpris.

Draco commença à répondre, mais Hermione le coupa, « Il n'y a eu aucune impropriété aujourd'hui. Mr. Malfoy et moi-même nous sommes rendus dans un endroit privé, afin de discuter de notre prochain débat. C'est tout. Je suis désolée si ce ne sont pas les ragots que vous attendiez, mais je ne sais que dire la vérité, alors si vous voulez un mensonge, Mr. Malfoy devrait répondre à vos questions. Si vous voulez la vérité, venez me voir, maintenant veuillez m'excuser, mais je dois retourner à mon bureau. Merci à tous. » Elle sourit et reprit son chemin vers les ascenseurs.

Draco sourit lui aussi. Il avait appris il y a longtemps à ne pas sous-estimer Hermione Granger ! Sa réponse avait été plutôt géniale !

Il répondit à quelques autres questions, puis alla à son bureau.

Il la trouva la tête posée sur son bureau, ses bras étendus de chaque coté. Elle n'avait pas fière allure. Hermione sut que c'était lui avant même qu'il n'ait à parler. « Ils sont partis ? Parce que je veux réellement rentrer chez moi. »

« Oui, ils sont tous partis, » dit Draco. Elle releva la tête.

« C'était quoi, ça ? Pourquoi était-ils en bas, et aussi, pourquoi es-tu tout le temps là ? » demanda-t-elle.

« Je veux me familiariser avec l'endroit où je travaillerai bientôt, » dit-il. Elle leva les yeux au ciel. Il ajouta, « Tu peux garder ton emploi, comme sous-secrétaire, avec une promotion bien sûr. »

Elle secoua la tête et dit, « Tu es impossible. Je dois rentrer chez moi. Tu peux t'en aller. Non attends, tu peux même te jeter dans une cage d'ascenseur. » Elle se leva et passa devant lui.

Alors qu'elle atteignait la porte, il dit « Explique moi ce que tu voulais dire l'autre soir, quand tu as dit que j'avais gâché ta remise de diplômes. »

« Tu ne te rappelles pas t'être bourré la gueule ? » demanda-t-elle. Elle se retourna pour le regarder.

« Je m'en souviens. »

« Est-ce que tu te rappelles que je t'ai amené dehors ? » demanda-t-elle.

« Plus ou moins. » répondit Draco.

« J'étais censée réciter un discours, Malfoy. Je l'ai raté à cause de toi, et je n'ai pas pu aller chercher mon diplôme. C'était déjà assez mal de ne pas avoir reçu mon diplôme à Poudlard, mais rater mon diplôme à l'Université parce que tu étais soûl, ça c'était un peu trop. »

« C'est pour ça que tu me détestes ? » demanda-t-il sincèrement.

« Je te détestais déjà avant ça, » lui répondit-elle honnêtement. « Enfin, je ne t'appréciais pas. »

« Je ne me rappelais pas que tu avais manqué ton discours. Je ne le savais vraiment pas. Je me souviens du reste. Cependant, c'était il y a longtemps, il est temps d'oublier le passé Granger. Le futur t'attend. Un futur de serveuse, femme de ménage, peu importe ce que tu feras quand je te botterai les fesses. » dit-il, avec un sourire narquois.

Hermione secoua la tête encore une fois. « Tu vois, juste quand je commence à croire que tu est un être humain normal, tu te retransformes en Draco Malfoy. » Elle ouvrit la porte du bureau et il lui barra le chemin.

« Je me souviens de quelque chose de cette journée, » dit-il.

Elle répondit, presque sans aucune émotion dans la voix, « Dis toujours. »

« Je me souviens de ça, » dit-il, alors qu'il se penchait vers elle. Elle était tellement choquée que ses pieds furent comme collés au sol. Il posa ses deux mains sur ses joues, et l'embrassa, si doucement et tendrement, qu'elle crut à un rêve. Il releva la tête alors qu'un flash aveuglant éclata devant les yeux d'Hermione.

Draco se retourna, vit les mêmes photographe et journaliste que ce matin, puis se tourna une seconde fois vers Hermione, qui avait l'air au bord des larmes.

« Merci, Mr. Malfoy. Je pense que nous avons notre première page pour la gazette de demain, » dit la jeune reporter. Elle fit un signe au photographe qui la suivit le long du couloir.

Draco se retourna lentement vers Hermione. Elle avait un air profondément horrifié sur le visage. « Je retire ce que j'ai dit. J'arrête de ne plus t'apprécier. Si tu crois que je vais débattre contre toi, après ce fiasco, tu te trompes lourdement. Pourquoi te sens-tu obligé d'être déloyal ? Tu as peur de ne pas pouvoir gagner honnêtement ? Je te hais vraiment, Malfoy. »

Elle ne lui avait pas hurlé dessus. Elle ne pleurait pas. Elle avait dit cela doucement, mais avec plus d'émotion qu'il n'avait jamais vu venir d'elle. Et pour la première fois de sa vie, Draco la crut. Elle marcha le long du couloir, traversa le hall, et entra dans un des ascenseurs. Alors qu'elle disparaissait de sa vue, Draco dit, plus à lui-même qu'à quelqu'un d'autre, « A ta place je me détesterais aussi, Granger. »

Et voilààà, fin du quatrième chapitre ! Dans le prochain chapitre, Draco essaie de convaincre Hermione que le baiser n'était pas orchestré, et il la force à faire quelque chose, et ce n'est pas une expérience plaisante !

Les candidats sont au coude à coude, Draco est à 47 dans les sondages, tandis qu'Hermione en est à 52

Le prochain chapitre arrive demain soir ! Bisoux à tous, et n'oubliez pas de reviewer

Alyssa.