Coucou ! Me revoilà après ces quatre longs mois d'absence non désiré. Vraiment désolé, mais j'ai eu quelques soucis avec mon précédent fournisseur d'accés, qui était un vrai . . . hem, enfin bref, là n'est pas le sujet.
Je vous laisse avec ce chaître 4 que vous aurez longtemps attendu la venue !
Bonne lecture
Chapitre 4 : Discussion au coin du feu
- Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats, chats, chats; chapeau de pailles, chapeau de pailles, chapeau de pailles, pailles, pailles, paillasson, paillasson, paillasson, son, son, somnambule, somnambule, somnambule, bulle, bulle; bulletin, bulletin, . . .
La chanson tournait depuis près d'un quart d'heure dans la salle commune de Gryffondor. La faute à qui ? A deux jeunes Weasley de 1ère année, Rébecca et Marie, je crois. Ron ne les lâchait pas des yeux depuis que nous avions réintégré notre tour. Je me demandais encore si cette surveillance constante était dûe à sa fascination envers l'avenir ou seulement qu'il se retenait de les étrangler pour qu'elles se taisent.
Personnellement, je savais très bien ce que je voulais faire, mais le regard fusillant d'Hermione m'empêchait de lever mes fesses du confortable divan dans lequel elles étaient installées, et de mettre à exécutions mes menaces.
Mais-euh, t'es pas marrante, Hermy !
Je boudais donc dans mon coin. J'aurais bien été interroger une ou deux personnes sur mon avenir, mais le professeur Dumbledore ne voulait pas qu'on le fasse.
Et, euh . . . Depuis quand tu obéis à ce que dit Dumbledore ?
Mouais, pas faux la petite voix ! Mais d'un autre côté, connaître l'avenir, c'est pas vraiment ma tasse de thé. Suffit de regarder le carnage avec Trelawney.
Mais là, ce ne sera pas la vieille chouette, ce sera des gens qui ont vécu ton avenir !
Euh . . . Ouais, pas faux non plus. Mais est-ce qu'ils voudront bien m'en apprendre un peu ? Et puis, si Hermione me voyait faire ça, elle m'étriperait j'en mettrais ma main en feu !
Hey, ho ! Hermione c'est ta meilleure amie, hein, pas ta mère !
Dis donc, la petite voix, tu pourrais arrêter de dire du mal de notre amie, s'te plait !
Pff, si on peut même plus plaisanter . . .
Je laissai là mes divagations intérieures, et envoyait gentiment bouler ma conscience et me tournais vers Hermione. Elle ne se lassait pas de détailler les " nouveaux " élèves.
- Qu'est-ce que tu fais Hermione ?
L'intéressée se tournas vers moi et me répondit :
- J'essaye de savoir qui est qui. Grâce aux noms de familles, on connaît le père, mais pour la mère c'est plus dur à deviner.
- Dis plutôt que t'essayes de trouver une quelconque ressemblance avec toi dans certains des ces nouveaux !
Une rougeur prit aussitôt possession de ses joues et son regard fuyait le mien. Elle était gênée que je découvre aussi vite ses véritables attentions. Sa réaction me fit sourire.
- T'inquiète, Hermy, je ne te blâme pas. Qui n'en aurait pas envie ? Personnellement, je fais exactement la même chose.
- Mais tu sais déjà qui sont tes futurs enfants, Harry ! Me dit-elle, en ne comprenant visiblement pas où est-ce que je voulais en venir.
- Je le sais, mais le nom de leur mère n'est pas inscrit sur leurs fronts !
Elle me sourit et replongea dans sa contemplation, au moment même où Ron s'installa dans le fauteuil en face du moins. Je remarquai alors, que l'on n'entendait plus la stupide comptine moldue que les deux jeunes Weasley avaient entamée.
- Enfin ! Ca fait du bien quand ça s'arrête ! Dit Ron.
- Tu leur as demandé de se taire ?
- Non, c'est Sarah qui l'a fait. Elle leur a dit d'aller se coucher. Merci Merlin, elles l'ont fait. D'ailleurs, ton fils est aussi parti se coucher.
Je regardai dans la salle commune, et effectivement, Sarah était en train de passer à travers les élèves pour dire aux plus jeunes de monter dans leurs dortoirs. Hermione s'était elle aussi levée, et donnait un coup de main à la jeune femme. Seuls restaient les 6ème et 7ème années qui terminaient leurs devoirs, ou qui, tout simplement, profitaient d'un soir de tranquillité pour discuter.
Hermione revint s'installer avec Ron et moi, accompagnée par Sarah. Les deux filles s'assirent dans le canapé qui faisait face au feu, entre les deux fauteuils dans lesquels Ron et moi étions installés. Avachis, serait plus juste.
Un sourd silence s'installa entre nous. En même temps, que dire à une personne qui vient de l'avenir et qui côtoie ses parents ? Personnellement, je ne saurais pas quoi dire, quel sujet entamer. Je me sentirais horriblement gêné de faire intrusion ainsi dans la vie d'adolescent appartenant à des personnes que je ne connaissais qu'à l'état adulte.
- Je sais qu'on nous a déconseillé de le faire, mais je ne peux pas m'empêcher de le faire, alors de quel Weasley est-tu la fille ?
Je fus étonné. En fin de compte, c'était Hermione qui avait décidé de poser la question fatidique. Je regardai Sarah, intéressé par la réponse qu'elle allait sortir. Leur mentirait-elle ?
Son regard croisa le mien, et je lui fis comprendre que je savais pertinemment qui elle était, et d'un sourire engageant, je la poussai silencieusement à leur dire la vérité. Un sourire espiègle s'épanouit sur ses lèvres, et elle eut un imperceptible hochement de tête à mon égard.
- Ronald Weasley est mon père.
Je coulai mon regard vers Ron, curieux de voir sa réaction. Je retins un éclat de rire.
Yes, Ron ! C'était exactement ça !
Il regardait la jeune fille, partagé entre l'émerveillement, la peur, la curiosité et tout autres sentiments qui ne se voyaient pas dans ces yeux. Je fis ensuite dévier mon regard vers Hermione. Elle, elle semblait plutôt encline à fusiller Ron du regard. La pauvre, d'habitude elle comprenait tout super vite, mais quand il s'agissait de sa vie privée, elle devenait aveugle. C'était pourtant gros comme une maison que Sarah était sa fille.
- Et . . . Qui . . . Qui est ta . . . Mère ?
Ron avait enfin ouvert la bouche et en plus pour poser une question intelligente. Il s'améliorait le petit Ronny ! Bien que ça se voyait toujours autant qui était la mère de Sarah. Et on se demandait encore, pourquoi il ne sortait toujours pas ensemble ? Les élèves de Poudlard attendaient ça depuis tellement longtemps qu'il y avait même des paris en cours sur le quand ils allaient se mettre ensemble. Même les Serpentard avaient pris part à ces paris. Dumbledore devait être fier de Ron et Hermione car, à leur insu, ils procédaient à un " rapprochement des maisons " inespéré.
Hin, hin, hin ! Je serais curieux de savoir combien avait parié cet abruti de Malefoy ! Oui, oui, je savais de source sûre qu'il avait parié. Malheureusement, Colin n'avait pas voulu me dire combien, ni sur quand. Car, c'était bien Colin qui récoltait les mises des paris, aidé par Ginny. Forte heureusement pour elle, Ron ignorait tout de ces jeux basés sur sa vie amoureuse, autrement, il l'aurait certainement lapidé. Moi, j'avais assuré mes arrières et n'avait parié sur rien du tout. Je préférais garder mes amis plutôt que de gagner de l'argent.
Mais, euh . . . On ne s'écarte pas un peu du sujet principal, là ?!
Ah oui, merci de me le rappeler, petite voix !
Enfin, bref, tout ça pour dire, que Sarah devait choisir entre dire et pas dire la vérité sur sa mère.
C'est à ce moment-là que le tableau coulissa, pour laisser passer Gabrielle. Le mouvement fit redresser la tête de toutes le personnes présentes dans la pièce, et instantanément, leurs regards passèrent de elle à moi. Comme si, je n'avais pas assez de notoriété comme ça, tiens !
Elle nous vit, et s'approcha de nous, puis se laissa tomber sur la dernière place de libre, entre Sarah et Hermione. Elle passa une main lasse sur son visage et soupira.
- Alors ? Lui demanda Sarah, oubliant consciemment - ou pas - la précédente question qui lui avait été posé.
- Alors, rien. Il nous laisse le champ libre. Quand je lui ai demandé ce qu'on pouvait ou pas révéler sur l'avenir, il m'a dit que c'était à nous de juger. Il ne nous facilite pas les choses, le vieux.
Des hoquets de stupeur fusèrent dans toute la salle, provenant exclusivement des élèves de mon temps. Tous avaient compris l'allusion à Dumbledore de Gabrielle. Intérieurement, ça me fit rire. Elle n'avait pas tout à fait tort, Dumbledore était vieux, et puis, dans sa bouche, cela avait plutôt une résonance affective que péjorative pour lui. Après, c'était peut-être moi qui jugeais mal les choses.
L'éclat de rire de Sarah allégea l'ambiance de la pièce.
- Dumbledore a toujours été comme ça, tu le sais bien. Nos parents nous l'ont suffisamment rabaché pour que tu ne t'étonnes pas de ses faits et gestes.
- Il y a une différence entre en entendre parler, et l'expérimenter. Je ne me souviens pas que papa m'ait déjà dit qu'il avait ce petit sourire en coin, comme si il savait tout mieux que les autres. En plus que dans ce cas-là, c'est nous qui savions mieux que lui !
Suite à cette tirade, Gabrielle croisa les bras sur sa poitrine et fis mine de bouder. Je ne la connaissais pas, et je commençais déjà à l'apprécier. Bien que sa réaction soit tout à fait infantile, ça donnait l'envie de la câliner.
- C'est sûr qu'il serait bien étonné par certaines choses que tu pourrais lui apprendre sur son avenir, dit Sarah en éclatant de rire.
Gabrielle eut un petit sourire. On sentait dans celui-ci qu'elle se forçait à ne pas rire avec son amie.
- Quel genre de choses ?
Les deux demoiselles tournèrent leur regard surpris vers Hermione, puis échangèrent une œillade angoissée.
- Rien. Oublie, lui répondit finalement Gabrielle. De toute façon, ça fait partie des choses que l'on ne doit pas révéler.
- Je croyais que Dumbledore vous laissait le choix sur ce que vous pouviez ou pas révéler, objectai-je.
C'est vrai, quoi ! Moi aussi, je voulais savoir de quoi est-ce qu'elles parlaient !
- Oui, mais nous sommes des personnes responsables et James et moi avons réuni les Préfets pour leur dire ce qu'ils avaient le droit ou pas de révéler aux personnes de ce temps. Il y a certaines choses que vous ne devez pas savoir.
- Et pourquoi ? Demanda Ron.
- Réfléchis un peu de temps en temps, Ron ! S'exaspéra Hermione. C'est comme avec les Retourneurs de Temps. On n'a pas le droit de trop les utiliser sous peine de faire quelque chose qui pourrait modifier l'avenir.
Puis, elle tourna son regard vers les deux filles du futur et continua :
- Si vous nous révéler certaines choses, il y a des risques que ça change votre présent. Certaines données de notre futur, qui est votre passé, pourraient bien se révéler dangereuses pour nous et pour le déroulement de l'Histoire, c'est cela ?
Gabrielle opina de la tête.
Personnellement, je devais ressembler à Ron et Sarah, c'est à dire, à peu de choses près, à un poisson hors de son bocal. J'avais eu du mal à suivre les explications d'Hermione et j'avais été largué dès qu'elle avait parlé de temps. Présent, passé, futur, pour elles et pour nous, tout ça devenait sérieusement compliqué !
Gabrielle soupira et secoua la tête avec un air découragé sur le visage.
- Vous êtes des cas désespérés ! Heureusement que je ne tiens pas l'intelligence de papa !
- HEY !
Sympa la môme ! Elle m'insulte en plus, elle a peur de rien. Je suis quand même un meurtrier en puissance, nom d'une chouette !
- C'est pas contre toi pa . . . Har . . . Euh, comment je dois t'appeler au juste ? Me demanda-t-elle, complètement perdue.
Je devais avouer que je ne le savais pas plus qu'elle.
- Euh . . . Eh bien, je ne sais pas trop. Mais le mieux est que tu m'appelles par mon prénom. Après tout, tu n'es pas encore née. Enfin, techniquement.
Ahlàlà, j'étais de plus en plus paumé ! Bon, d'accord, techniquement, elle n'était pas née ! Elle n'était même pas en gestation dans le ventre de sa mère, alors . . . Bah, j'en savais rien. Mais tout ça, me titillait. Je savais d'ors et déjà que j'étais gay. Alors, comment se faisait-il que j'avais des enfants. A moins que j'avais fait comme Dean et Seamus ? Après tout, ils avaient bien des enfants ! Le meilleur moyen de savoir était encore de lui demander, mais est-ce qu'elle voudrait bien me répondre ?!
- Alors, je t'appellerais Harry. Ah, la vache, ça fait bizarre !
Son amie éclata de rire, vite suivie par elle, et par le reste du groupe. Je remarquai alors qu'il ne restait que nous cinq dans la salle commune.
- J'aurais une question à te poser, Gabrielle.
- Gaby.
- Pardon ?
- Tout le monde m'appelle Gaby, alors fais pareil. Et vas-y pose là ta question et je verrais si je peut y répondre.
- Ah ok. Alors, j'aimerais savoir, . . . Est-ce que tu as une mère ?
Quatre regards interloqués se posèrent sur moi.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Me demanda-t-elle, en se penchant en avant vers moi, et en croisant les mains sur ses genoux.
- Eh bien . . . Est-ce que mon couple est comme celui des parents de Sarah ou . . . Comme ceux des Thomas-Finnigan ?
Voilà, la bombe était lâchée. Je sentais les regards curieux de Ron et Hermione voyager entre Gaby et moi, mais ils n'osaient pas intervenir, certainement intrigués par la situation. Sarah elle, fixait son regard sur ma fille. Étrangement, j'avais l'impression qu'elle était inquiète de la réponse qu'elle pourrait me donner. Quand à Gaby, et bien, son regard semblait sonder mon esprit. J'avais l'impression qu'elle tentait de lire dans ma tête. Mais je me souvenais assez bien des cours d'Occlumencie de Rogue pour savoir que lire dans la tête de quelqu'un n'était pas aussi simple, et je soupçonnais fortement ma fille de ne pas être une légilimens en puissance. Après tout, je ne l'étais pas, et je ne connaissais personne à part Rogue, Dumbledore et Voldemort qui soit un légilimen doué. Et je doutais fortement que l'un de ses trois là soit mon futur compagnon. Je frissonnais à cette pensée. L'un des trois en tant que second parent pour mes enfants . . .
BEURK ! Vision d'horreur !!!!
Je calmai mon esprit beaucoup trop imaginatif pour ma santé mentale et reportai mon attention sur Gaby. Elle s'était redressée et me regardait pensivement.
- Je suppose que tu ne me demandes pas ça en toute innocence, et que tu as une idée derrière la tête ?
- Bien sûr que non ! Lui mentis-je.
Elle haussa un sourcil, seule marque de scepticisme sur son visage d'ange.
- Te fiche pas de moi, s'il te plait. Tu oublies que j'ai vécu dix-sept ans en ta compagnie.
Je rougis. Elle avait tout à fait raison. Étant ma fille, elle devait me connaître un minimum. Et c'est là que sa phrase me percuta. Elle avait dit qu'elle avait vécu 17ans avec moi ! Je n'étais donc pas mort. Mais alors, cela voulait-il dire que Voldemort . . . ?
- Je suis encore en vie dans ton présent ?
Elle me regarda sincèrement étonnée.
- Bien sûr ! Pourquoi voudrai-tu être mort ?!
- Eh bien, la guerre et tout ça. La prophétie . . .
Et là, elle comprit. A l'entente du mot prophétie, son visage s'était éclairé.
- Ah oui, c'est vrai ! Tu nous avais dit une fois, qu'à une période de ta vie tu n'avais pas été sûr de survivre à la guerre. Et bien, je te rassure, tu y as survécu. En tout cas, jusqu'à maintenant parce qu'avec le boulot qu'ils te donnent au bureau, ils vont t'achever.
Sa petite note d'humour ne fonctionna pas avec moi.
- Et . . . Voldemort ?
Les visages du reste de l'assemblée prirent une surface concentrée. Tous attendaient d'entendre la réponse de Gaby aussi impatiemment que moi, mais pour des raisons diverses, car Sarah savait forcément ce qu'il s'était passé.
- Il bouffe les mandragores par la racine.
Un silence lourd de sens s'installa sur la pièce. Personnellement, je n'osais y croire. Mort. L'autre abruti sans un cheveu sur le caillou était mort. Enfin, serait mort. Euh . . . Sera mort. Va être mort ?!
Rhâ, putain ! Ca me gave, cette histoire de temps ! Finit le grand méchant et basta !
Je pris une grande inspiration. Dans un futur plus ou moins proche, le mage noir ne sera plus qu'un mauvais souvenir.
- Quand ? Comment ? Où ?
Elle eut un rictus méprisant.
-Tu crois que je vais te révéler quelque chose d'aussi important ? Tu le sauras en temps voulu, c'est à dire quand ça arrivera et pas avant !
Je me renfrognai. J'aurais aimé au moins un petit indice. Mais tout ça, m'avait fait oublié ma question première.
- T'as toujours pas répondu à ma question !
Elle éclata de rire.
- Effectivement. Mais qu'elle est la réponse que tu préférerais avoir ?
- Celle qui sera la vérité.
- D'accord, alors . . .
- GABY !
Le cri de Sarah nous fit pivoter vers elle. Elle s'était levée et fusillait Gaby du regard.
- Quoi ? Je ne risque rien si je lui dis ce qu'il veut savoir. Et je lui dirai que le strict nécessaire, tu te doutes bien que je ne vais pas tout lui dire maintenant !
Je n'avais rien compris à ce qu'il venait de se passer, à part peut-être que Gaby me cacherait consciemment quelque chose.
- Oui, bon, qu'est-ce que tu allais me dire Gabrielle ?
Elle se courba vers moi et dit :
- Je n'ai pas de mère. J'ai deux pères.
Malgré moi, je sentis un sourire fleurir sur mon visage. Aucune autre réponse ne m'aurait fait plus plaisir.
- Euh . . . Deux . . . pères ?!
Tiens, Ron se réveille.
- Comment ça, deux pères ?! Harry, tu es . . . T'es . . . Enfin, tu vois quoi ?! Réponds !
- Oui, Ron, je suis gay. Tu peux le dire, tu sais, ça ne va pas te mordre.
Il se leva et commença à faire les cents pas devant la cheminée. Il passa continuellement une main dans ces cheveux, ce qui les fit s'ébouriffer de plus en plus.
- Mais, Harry, pourquoi tu ne nous l'as pas dit ?
Je me tournai vers Hermione qui avait les sourcils froncés dans un souci de compréhension.
- Tu me vois dire aux mecs de mon dortoir que je préfère reluquer les hommes plutôt que les femmes ? Ça jetterait un froid . . .
Elle grimaça en signe d'accord. Ron lui s'était arrêté de faire la girouette et s'était rassis dans son fauteuil. Les deux jeunes filles, elles, nous regardaient, comme si elles visualisaient un feuilleton télé particulièrement prenant.
- Ca fait longtemps que tu le sais ? Demanda finalement Ron.
- Environ un an.
Il ouvrit de grands yeux sidérés.
- Tout ce temps ?!
- Bah ouais.
Il avait l'air d'avoir du mal à s'en remettre. Hermione, elle, nous regarda pensivement.
- Tu sais, Harry, on s'en fiche un peu que tu sois homosexuel ou pas, mais tu aurais quand même pu nous le dire plus tôt. Ca nous aurait évité d'essayer de te caser avec une fille.
Je me tournai vers Hermione, estomaqué par ce qu'elle venait de me dire.
- Attends, c'était à cause de vous, toutes ces demandes de la part des filles ?!
- Bah, tu vois après, la mort de Sirius, on trouvait que tu t'étais beaucoup refermé sur toi-même, alors on a décidé de te sortir de ton cocon. Et quoi de mieux qu'une histoire d'amour pour ça ?
Elle n'avait même pas l'air de ressentir de culpabilité pour ça. Je me tournai vers Ron. Il me regardait avec un petit sourire d'excuse. Je me calmai immédiatement.
Après tout, ça partait d'un bon sentiment. Mais je n'allais pas laisser ça, sans vengeance. Ils m'avaient mis dans des situations plutôt embarrassantes à plusieurs reprises, et j'allais faire de même avec eux.
Je m'en frottai mentalement les mains. Ils allaient voir ce qu'ils allaient voir. On ne s'en prend pas impunément à Harry Potter. Et j'avais déjà une idée . . .
Je me calai confortablement contre le dossier de mon fauteuil, et lâchai d'une voix nonchalante :
- Moi, je sais, qui est la mère de Sarah.
Deux paires d'yeux étonnées et impatientes me clouèrent sur place. Ouah ! Vive la tension palpable dans la pièce.
- Comment ça, tu sais qui est sa mère ?
- Bah oui, Hermione, j'ai reconnu les traits de quelqu'un sur elle.
Les deux mêmes paires d'yeux se fixèrent sur la jeune fille qui ne savaient plus ou se mettre et dont le visage prenait une couleur rouge brique, sous les éclats de rire de Gabrielle.
Je me levai et prit la direction de mon dortoir. Les quatre autres me suivaient des yeux, je sentais leurs regards dans mon dos.
Je commençai à monter les escaliers, et avant de perdre de vue la salle commune, je me penchai et jetai un coup d'œil aux autres.
Gabrielle me suivait des yeux avec un sourire goguenard. Elle avait compris ce que je faisais. Brave fille ! Je pouvais être fier d'elle, elle était loin d'être bête. Quand elle me vit me pencher, elle m'adressa un discret clin d'œil que je lui retournai.
Sarah, Ron, et Hermione, eux, se regardaient gênés. Je pense qu'ils avaient tous compris, enfin surtout Ron et Hermione.
Histoire de ne pas leur laisser le temps de douter sur leur intuition, je lançai en finissant mon ascension :
- Sarah est aussi ta fille, Hermione !
Un bruit d'étranglement, suivi d'un tonitruant éclat de rire me fit sourire.
VENGEANCE!
Voilà, the end.
Du chapitre hein, flipper pas !
La suite dans une semaine a peu près je pense, puisqu'elle est écrite et n'attends plus que vous !
Merci de m'avoir lu et bsx
